Archive | 10 décembre 2009

La pizza napolitaine labelisée par Bruxelles

Les Etats membres de l’UE ont enregistré mercredi la pizza napolitaine parmi les spécialités traditionnelles garanties (STG), l’un des trois signes de qualité de l’Union européenne.

Ce label signifie que les producteurs qui souhaitent utiliser le label STG pour leurs pizzas doivent respecter le cahier des charges établi pour cette spécialité. STG signifie, précise l’UE, qu’il s’agit d’un produit ou aliment agricole traditionnel ayant au moins 25 ans d’existence sur le marché européen et reconnu par l’Union européenne pour ses caractéristiques spécifiques.

Ce classement n’interdit pas aux autres producteurs d’utiliser le nom de « pizza napolitaine », même s’il ne se conforment pas aux spécifications approuvées mercredi à Bruxelles. Quant à ceux qui utilisent une recette de fabrication différente, ils ne sont pas autorisés à apposer le label STG.

Le cahier des charges sera formellement adopté par la Commission dans les semaines qui viennent.

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St-Antoine-l’Abbaye: grand marché de Noël

Les 12 et 13 décembre prochains, la Grande cour de l’abbaye de Saint-Antoine revêtira ses habits de fêtes pour accueillir le traditionnel grand marché de Noël, organisé pour la 13ème année consécutive par l’office de tourisme.

En effet, comment trouver un meilleur lieu que la Grande cour de la cité médiévale pour organiser un tel événement ? Ce cadre somptueux et st Antoinerare suffit à lui-même pour rendre l’atmosphère de cette manifestation si chaleureuse et fantastique. Ajoutez à cela des animations de qualité, des milliers de cadeaux potentiels à dénicher, et vous aurez en perspective de merveilleux moments à passer en famille.

Cette édition proposera une nouvelle fois un marché de qualité basé sur la création, l’artisanat et le terroir. Ainsi au cours de ces deux journées se côtoieront sur la soixantaine de stands des produits du terroir et de l’artisanat et les visiteurs pourront, à la veille des fêtes de fin d’année, préparer avec plaisir leurs réveillons et cadeaux.

Les artisans d’art et autres créateurs proposeront une multitude d’objets décoratifs et utilitaires. Aux côtés de ceux ci s’ajoutent des associations caritatives qui proposeront des objets créés avec beaucoup d’amour et d’imagination afin de financer des projets sociaux.

Côté gastronomie, il y aura aussi de quoi agréablement garnir la table pour ces fêtes de fin d’année! De belles découvertes gastronomiques en perspective pour les plus gourmands avec entre autres du foie gras, vins de Bourgogne, fromages de Savoie, hydromel et spiritueux, chocolats, croquants aux noix, macarons…

St antoine Dès 14h, le marché de Noël sera rythmé par de nombreuses animations gratuites qui émerveilleront petits et grands et transformeront la Grande cour l’espace de quelques heures en une véritable scène de spectacle :

Maquillage pour enfants : deux professionnelles du maquillage transformeront les petites frimousses en papillon, lion, lapin, princesse

Promenade en âne et en calèche : Les enfants pourront effectuer un petit tour à dos d’âne ou en calèche dans l’enceinte du marché.

Atelier découverte de la calligraphie médiévale : démonstrations, explications et initiations pour petits et grands

Petite exposition d’instruments de musique ancienne et démonstrations : mandole baroque, vièle à manche, oud et saz turc, derbouka, flûtes, grelots, cornemuse galicienne…

Animations musicales : le samedi le groupe « L’Accord des Muses » et ses 3 musiciens  vous feront voyager à travers le temps avec leur répertoire médiéval et traditionnel. Le dimanche le dépaysement sera de mise avec de la musique folk, irlandaise, d’Europe de l’Est…

Présence du Père Noël : qui accordera un peu de son précieux temps pour distribuer quelques bises et recevoir les lettres des enfants… Une rencontre magique en perspective.

A l’occasion du Marché de Noël, le musée départemental de Saint-Antoine l’Abbaye rouvrira ses portes et offrira aux visiteurs un « Noël au Musée » (musée et animations gratuits). Au programme :

Ateliers créatifs : réalisation d’une couronne végétale décorée avec les personnages traditionnels des crèches catalanes et provençales (sam. et dim. de 14h à 16h30).

Exposition « Métiers d’art, objets d’exception… Acte II » : Souveraineté de lignes, épure de formes, excellence de la matière, les métiers d’art ainsi célébrés offrent au regard des objets d’exception, témoins souvent inédits d’un savoir-faire éclairé (sam. de 14h à 18h et dim. de 14h à 17h)

Exposition « Jardins des cloîtres, jardins des princes… Quand le parfum portait remède » (sam. de 14h à 18h et dim. de 14h à 17h)

Mise en lumière de l’église abbatiale par Aldo Perissinotto (sam. et dim.)

Boutique du patrimoine : un large choix de livres sur Noël, le Moyen Age… et de cadeaux de qualité (sam. de 14h à 18h et dim. de 14h à 17h)

« Pessebre vivent » par Els pastorets del Conflent, groupe artistique pradéen : Crèche vivante et traditionnelle catalane : tout le peuple catalan des villages d’antan chante et joue le mystère de Noël (sous la direction de Florence Guillemat-Szarvas dans une mise en scène de Miquel Perpinyã (dim. à 17h en l’église abbatiale). En ouverture chants de Noël par la chorale de Saint-Antoine l’Abbaye à 15h et à 16h.

Ce rendez-vous convivial et festif, organisé en partenariat avec le musée départemental dans un décor féerique, permettra aux plus petits comme aux plus grands de plonger au cœur de la magie de Noël. Alors, venez faire un petit tour du côté de Saint-Antoine l’Abbaye les 12 et 13 décembre pour de merveilleux moments en perspective !

Renseignements auprès de l’office de tourisme au 04.76.36.44.46/ www.saintantoinelabbaye.fr ou du musée départemental au 04.76.36.40.68

Entrée au Marché de Noël :

Samedi 13 de 13h à 19h30 : 2 euros de 13h à 18h30 / gratuit jusqu’à 18 ans

Dimanche 14 de 10h à 18h : 2 euros de 13h à 17h / gratuit jusqu’à 18 ans

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Vercors: marché paysan de Noël

Vous rêvez de fêtes gourmandes et originales pour cette fin d’année, les producteurs du réseau des fermes du Vercors vous invitent à découvrir les nombreux produits fermiers du territoire du Parc Naturel.

Ces agriculteurs passionnés transforment eux-mêmes leurs produits et ils seront heureux de vous accueillir sur les marchés paysans qu’ils organisent. Ils vous donnent rendez-vous à Villard de Lans, place de l’ours, les mardi 22 et 29 décembre, de 9h à 19h.

marché vercors« C’est pour nous une occasion de rencontrer nos clients et de leur offrir une variété de produits locaux : foie gras, truite fumée, noix, miel, confitures et toute une gamme de fromages », explique Stéphane Paol, pisciculteur à Saint Jean en Royans.

« J‘apprécie l’ambiance conviviale de ces marchés. On prend le temps de parler, de présenter nos produits aux visiteurs », souligne Valérie Dupont, productrice de Bleu du Vercors-Sassenage à Méaudre.

N’hésitez plus et prenez un petit moment dans la journée pour leur rendre visite, vous ne le regretterez pas !!

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Consommation alimentaire: le rôle des acteurs locaux en débat

L’ADAYG organise mercredi 16 décembre à 18h, à la Maison des Agriculteurs, à Grenoble, dans le cadre de son cycle de conférence, sa deuxième soirée sur le thème de la gouvernance alimentaire : circuits de proximité et consommation alimentaire, quelle coopération entre les acteurs locaux?
Au coeur des enjeux d’une consommation responsable et d’une agriculture durable, les circuits de proximité sont confrontés à des exigences croissantes en matière de qualité, d’organisation logistique et de compétitivité. L’alimentation, traditionnellement encadrée par les politiques européennes et par celles de l’Etat devient aujourd’hui  de plus en plus présente dans les politiques communales (restauration collective, accès social) et intercommunales (circuits courts, agenda 21, plan climat).
Pour autant, la cohérence et la synergie entre ces échelons sont variables et le niveau intercommunal semble le plus pertinent pour améliorer cette gouvernance.
Il s’agit aujourd’hui de partager cette première analyse et de mettre au débat la méthode de travail proposée. L’ADAYG et ses partenaires européens proposent un débat autour des questions clés et à travers les projets prévus dans les différents territoires.
L’ADAYG s’était engagée lors de la première conférence du 10 mars 2009 à associer, au-delà des agriculteurs et des partenaires institutionnels, les acteurs de la société civile et le monde associatif à la réflexion sur le système alimentaire local et les modes de coopération entre acteurs que cela implique.
L’association, lieu d’échange et de dialogue entre monde urbain et agricole propose d’engager cette réflexion dans le cadre du programme européen Rururbal*.
Un comité de pilotage « circuits de proximité et alimentation » sera créé à l’issue de cette conférence avec les acteurs – représentants d’un groupe social ou socioprofesionnel qui souhaitent y contribuer. Un diagnostic réalisé avec le réseau national Terres en Villes permettra d’alimenter la réflexion et les propositions de ce groupe.

« Conférence circuits de proximité et consommation alimentaire »
mercredi 16 décembre à 18h, maison des agriculteurs, Grenoble

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Pour une filière bois compétitive

D’un côté de la route départementale, la première transformation, de l’autre la seconde. A Varces, la scierie Nier et fils et la SDCC (société dauphinoise Charpente couverture) se situent en effet en vis-à-vis. L’occasion pour l’association des communes forestières de l’Isère d’organiser autour de l’articulation et de la compétitivité de la filière bois, une demi-journée d’information et d’échange à l’intention des élus et des techniciens des territoires forestiers du département.

scierie Nier2

Au cours de la visite de la scierie Nier. Elus des communes forestières et techniciens des territoires forestiers du département participaient à cette demi-journée de formation et d'information organisée par la COFOR

Jacques Nier, gérant de la scierie Nier et Fils, laquelle emploie 11 salariés, a expliqué aux élus et techniciens le fonctionnement de l’entreprise  et les projets qu’elle forme :

« Cette année, on enregistre une baisse de 15% du chiffre d’affaires mais j’ai bon espoir que l’activité reparte vraiment en 2011. Une chose est sûre, c’est que nous sommes obligés d’élargir notre offre en proposant des produits finis. Les seuls produits de charpente ne suffisent pas ».

scierie Nier

Jacques Nier, gérant de la scierie, au côté de Guy Charron, président de la COFOR Isère

La scierie Nier qui a la certification PEFC, opère un contrôle visuel des bois qu’elle travaille et transforme, les répartissant en C18 (charpente traditionnelle) et C24 (charpente de qualité supérieure). Un opérateur est chargé de ce tri. L’entreprise  ne pratique pas, pour l’instant, le séchage de ses bois, même si cette opération (qui pourrait devenir obligatoire en 2010) reste un objectif.

A l’image de la scierie Nier et Fils, 57% des scieries, considérées comme « artisanales », produisent moins de 2000m3 de sciages/an à l’échelle du pays. Une production inférieure à la demande.

La concurrence scandinave et allemande dans ce domaine est redoutable, la production de ces pays étant très nettement supérieure (de 7 à 20 fois plus).

scie à ruban

Opération réglage de la scie à ruban

Valérie Nier, épouse de Jacques Nier, et gérante de la SVBT (société de valorisation des bois du Trièves qui regroupe quatre scieries et leurs gérants) explique ces retards par des différences fondamentales existant entre première et seconde transformation :

« C’est un autre métier que celui de l’ossature bois. Ce n’est pas du tout comme faire une charpente. Le charpentier traditionnel est habitué à travailler avec du bois frais de sciage. Et ils ne peuvent changer leurs habitudes d’un jour à l’autre. Mais c’est vrai que nous sommes à un tournant et qu’il faut qu’on le prenne. On se heurte en fait à un problème de structuration de la filière. D’où le retard qu’accuse la première transformation par rapport à la seconde en matière de séchage, notamment ».

Les bois alpins ont de fortes potentialités

De l’autre côté de la route, Jean-Claude Mattio, lui, ne travaille qu’avec des bois secs, avec une proportion de 55% de bois local ou régional (nous avons présenté son entreprise dans un précédent article). Le PDG de SDCC souligne que si l’on veut que cette démarche de valorisation prenne toute sa dimension et devienne la règle, il est nécessaire qu’une volonté collective soit clairement affichée, notamment pour ce qui concerne la commande publique :

« Nous travaillons avec Créabois, le CG38 et le CAUE à l’élaboration de critères techniques permettant de valoriser le bois local dans une démarche d’éco-conditionnalité. Pour moi, cela est jouable pour le bois massif de même que pour le contre-collé ou lamellé-collé ».

Les  bois alpins ont de fortes potentialités, notamment une résistance mécanique adaptée à l’utilisation en structure. Rappelons à ce sujet la demande d’AOC, toujours en cours d’instruction, déposée par le PNR de Chartreuse.

Pour le reste (KFC, contreplaqué, OSB, produits isolants, etc.), difficile de lutter, notamment avec les entreprises allemandes : « Ils nous sont passés devant pour au moins deux collèges », remarque le PDG de la SDCC. L’entreprise, qui emploie 48 salariés (dont 12 au bureau d’études, centre nerveux de la SDCC), a réalisé une dizaine de lycées et collèges dans la région.

« Bois des Alpes »

La démarche Bois des Alpes élaborée par les acteurs de la filière bois alpine va dans le même sens. Elle est le résultat d’une mobilisation collective pour répondre à la faible compétitivité des bois alpins sur le marché de la construction. Créée en juillet 2008, elle a pour objectif d’optimiser la valorisation des bois sur le massif alpin français (toutes essences) par la création d’une offre de produits et services de qualité exemplaires, certifiés. Des producteurs et gestionnaires forestiers, des entreprises de récolte et de transformation, des prescripteurs et autres prestataires de services, des organisations professionnelles ou institutionnelles, ont uni leurs forces pour tendre vers cet objectif.

Les garanties apportées par Bois des Alpes :

  • Des bois éco-certifiés (production, exploitation, transformation)
  • Des bois séchés pour utilisation en bois de construction
  • Des bois classés structurellement par machine au-delà du seuil réglementaire (C24)
  • Des bois marqués CE selon usage

A noter qu’une première réalisation en Bois des Alpes est sortie de terre sur la commune de Saint-Jean-d’Arvey (Haute-Savoie) : il s’agit d’un bâtiment multifonctionnel abritant la mairie, la bibliothèque, un pôle d’accueil petite enfance et une garderie scolaire.

D’autres sujets ont été abordés lors de cette journée de la COFOR, notamment celui des modes de vente des bois en forêt communale.

Catégorie - filière boisCommentaires fermés


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