Archive | 15 décembre 2009

Chartreuse: le départ de Sylvain Ougier

Sylvain Ougier va donc quitter la Chartreuse après avoir exercé son métier de technicien durant de nombreuses ougierannées. Cet homme très apprécié a réussi à réunir l’ensemble de la filière pour fêter son départ. Cela se passait à la salle des fêtes de Pommiers La Placette.

Beaucoup regretteront Sylvain « qui a choisi de quitter la Chartreuse pour le Reblochon! ».   Salarié au CRPF et au Parc naturel régional de Chartreuse, l’ensemble des structures, organismes, personnes, qui ont travaillé avec lui ont apprécié  « son énergie durable mais également son sourire, sa disponibilité, sons sens de la communication et surtout ses compétences professionnelles. »

Son tableau de chasse est impressionnant: dessertes forestières, charte forestière, Asa, sans oublier bien sûr l’AOC bois de Chartreuse…c’est à son initiative.

Sylvain Ougier a précisé qu’il était habité par un double sentiment: « la tristesse de laisser la Chartreuse, ses hommes et femmes. A leurs côtés  j’ai beaucoup appris et pris plaisir de travailler avec eux. Cependant  un sentiment de joie m’habite car je vais pouvoir pleinement profiter de ma vie de famille. »  Son épouse exerce son métier d’infirmière en Suisse. « On m’offre la possibilité de travailler en Haute-Savoie agrémentée d’une promotion. Difficile de refuser…. »

Pierre Basso, président du groupement des sylviculteurs de Chartreuse a « pris beaucoup de plaisir à travailler avec Sylvain. Sa disponibilité est légendaire. Il a toujours répondu présent à nos appels. Il a su rassembler la filière. Il a traité tous les dossiers dont il avait la charge avec beaucoup d’efficacité, de compétence et il ne faut pas oublier que la démarche AOC, c’est lui qui l’a mise en place. »

Il ne restait plus qu’a boire le verre de l’amitié.. et souhaiter bonne chance à Sylvain.

ougier 2

Impossible de citer l’ensemble des personnes présentes autour d’Eliane Giraud  pour ce « pot de départ ». On reconnait ici deux ex présidents du groupement des sylviculteurs de Chartreuse: Maurice Luquain ( à gauche) et Claude Michel Mazan que l’on retrouve toujours avec beaucoup de plaisir. On retiendra également la présence de Henri Gras, nouveau président de l’UGDFI.


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La crise du lait signe la fin de l’URCVL

Confrontée à la crise européenne de la filière lait, l’Union Régionale des Coopératives de Vente de Lait (URCVL), outil coopératif qui mutualise la collecte du lait et regroupe 1900 producteurs de Rhône-Alpes et de la Haute-Loire, sera démantelée le 31 décembre prochain.

Eliane Giraud, Conseillère régionale déléguée à l’agriculture, au développement rural et aux Parcs naturels régionaux, a participé hier à une table ronde organisée à l’initiative de Jacques Gerault, Préfet de région, regroupant les différents acteurs économiques concernés.
A cette occasion, elle a rappelé l’importance de la filière lait pour l’économie de notre territoire : « Cette crise a une forte dimension sociale, non seulement pour les producteurs de lait aux revenus en forte baisse mais également pour l’avenir des 180 salariés de l’URCVL dont j’ai récemment reçu les représentants ».
Elle a également exprimé son inquiétude face à la position de certains grands groupes industriels nationaux, craignant de leur part un retrait progressif de la région.

En octobre dernier, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, avait appelé ces grands groupes à un effort de solidarité collective et saisi le Ministre de l’agriculture et le Secrétaire d’Etat à l’emploi afin de trouver une issue positive à cette crise. Aujourd’hui, le Président de la Région Rhône-Alpes demande à nouveau à l’Etat de se mobiliser au niveau national et européen pour faire jouer la solidarité et restaurer des outils publics de gestion de l’offre et de régulation des marchés.

Eliane Giraud rappelle le soutien de la Région aux producteurs rhônalpins et insiste sur la nécessité de « construire une stratégie d’avenir pour la filière lait, qui ne saurait être dictée par la stratégie financière des grands groupes. Derrière le débat sur les volumes laitiers et les flux financiers, il y a des femmes et des hommes qui ne demandent qu’à vivre de leur métier dans les territoires où ils ont ancré leur projet de vie ».

La Région Rhône-Alpes soutient les producteurs de lait au quotidien : le Contrat Régional d’Objectifs Filières (CROF) lait, adopté le 4 juin 2009 et doté de 2,3 M€, permet de fédérer les professionnels rhônalpins de la filière lait et de valoriser leur production.
En octobre, l’Assemblée régionale a voté à l’unanimité un budget supplémentaire de 1 M€ pour 2010 pour aider  les producteurs à surmonter la crise.

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L’autorisation du Cruiser sera t-elle renouvelée?

En plein sommet de Copenhague, le Ministre de l’agriculture doit prendre une décision qui engage, elle aussi, l’avenir de nos écosystèmes. Le renouvellement – ou non – de l’autorisation du Cruiser, un insecticide dangereux pour les abeilles. FNE, qui estime qu’il n’y a aucun élément rassurant, en appelle au bon sens.

« Deux ans après son autorisation, les protocoles de suivi du Ministère de l’agriculture n’ont fourni aucun élément permettant de lever les soupçons pesant sur le Cruiser : le protocole 2008 comportait des insuffisances majeures, quant au suivi 2009, il n’a même pas, à ce jour, donné lieu à un rapport !
Utilisé en enrobage des semences du maïs, ce produit est officiellement reconnu « dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages ».

Des cas de mortalités aiguës de butineuses avaient été observés au printemps en Charente-Maritime et Vendée : le lien avec le Cruiser a été confirmé par l’AFSSA.

45 000 signataires pour l’interdiction du Cruiser

Avec sa pétition, FNE a recueilli 45 000 signatures. Claudine Joly, chargée du dossier à FNE, explique : « La société se mobilise, parce que les enjeux sont considérables : les pollinisateurs interviennent pour 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, café, cacao,…) et dans la survie de 80% des espèces végétales ! La disparition des abeilles, de plus en plus redoutée par les chercheurs, aurait des conséquences incommensurables. »

Halte au déclin des abeilles !

Intensification de l’agriculture, dégradation de la biodiversité, maladies, on ne compte plus les causes du déclin des abeilles. Leur taux de mortalité, en France et dans le monde, est estimé à 30% par an par le Centre National de Développement Apicole.

Pourtant, on s’acharne. En août 2009, le Proteus, un nouvel insecticide produit par la firme Bayer, a été autorisé pour lutter contre des parasites de la fleur du colza. Or ces fleurs représentent une ressource alimentaire très importante pour les abeilles.

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable agricole de FNE : « Interdire le Cruiser est une affaire de bon sens : la situation des pollinisateurs est dramatique, et nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour stopper leur déclin. Aucun argument économique ne peut prendre le pas sur les conséquences agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementales qu’aurait la disparition des abeilles. »

FNE  a transmis hier officiellement, par courrier, au Ministre de l’agriculture sa demande, soutenue par 45 000 signataires, d’interdire définitivement le Cruiser.

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Bilan 2009: le revenu agricole moyen en baisse de 34%

La Commission des comptes de l’agriculture de la Nation s’est réunie le 14 décembre pour examiner les comptes prévisionnels de l’agriculture française pour l’année 2009.

Le revenu agricole moyen par actif connaît, déduction faite de l’inflation, une baisse de – 34 % pour l’ensemble de la branche et de – 32 % pour les exploitations professionnelles. Cette situation de forte baisse de revenu de 2009 se retrouve dans tous les grands pays agricoles, dans l’Union européenne comme aux Etats-Unis. Face à cette crise dont Bruno Le Maire avait souligné la gravité dès le 31 août 2009, le Président de la République a annoncé le 27 octobre un plan de soutien massif d’un milliard de prêts bancaires et de 650 millions d’euros de soutiens publics pour apporter une solution adaptée à la situation de chaque agriculteur.

Le ministre a récemment fait un point avec le médiateur Nicolas Forissier sur la mise en œuvre de ce plan. Ces résultats confirment la nécessité d’une régulation européenne des marchés agricoles pour stabiliser le revenu des agriculteurs, conformément à l’Appel de Paris du 10 décembre 2009.

La baisse du revenu a particulièrement touché les productions végétales pour la seconde année consécutive. Les exploitations de grandes cultures ont subi de plein fouet la hausse des prix des engrais dans un contexte de prix des céréales et des oléagineux en baisse par rapport à 2008.

La baisse de revenu pour l’ensemble des grandes cultures serait de – 47 %, dont – 51 % pour les cultures de Céréales d’Oléagineux et de Protéagineux. Les prix des fruits et légumes ont également été bas au cours de l’été. La baisse de revenu est estimée à – 53 % en arboriculture fruitière et à – 34 % en horticulture, mais les situations sont à nuancer selon les productions.

En viticulture, le volume des récoltes est en hausse sensible par rapport à 2008. En début de campagne, les prix des vins de table sont en légère amélioration, mais ceux des vins d’appellation sont plutôt orientés à la baisse. Très fluctuant et avec de grandes disparités régionales, le revenu de l’ensemble des exploitations viticoles pourrait légèrement diminuer, mais avec des situations inverses selon les catégories : amélioration estimée à + 39 % en viticulture courante (qui inclut le cognac), mais recul en viticulture d’appellation (- 8 %).

Les élevages bénéficient en 2009 du retournement à la baisse très marqué des prix de l’alimentation animale (- 11 %). De plus, les quantités d’aliments achetées pour toutes les catégories d’animaux sont également en recul. Cette situation permettrait, malgré la baisse des prix des porcs et des volailles, une progression du revenu dans les élevages hors sol (+ 10 %). Le revenu progresserait également en élevage bovin à viande (+ 17 %) et ovin (+ 22 %), mais après deux années de baisses cumulées de plus de respectivement – 52 et – 37 %. En revanche, la baisse des coûts de l’alimentation animale n’empêcherait pas une forte dégradation du revenu des éleveurs laitiers (- 54 %).

La situation conjoncturelle de l’année 2009 est marquée par un repli des charges, à l’exception notable des engrais. La baisse du coût des matières premières, qui se répercute avec un certain décalage sur les coûts de production, a joué favorablement sur les prix de l’alimentation animale et de l’énergie. Mais les prix de la plupart des productions végétales comme animales sont orientés à la baisse. Au total, la baisse du coût des consommations intermédiaires (- 2,7 %) ne compense pas celle de la valeur de la production (- 7,6 %).

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Belledonne: offre d’installation en production laitière bio

repertoiredrapeau europeen Logo Direction régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'emploi

Offre RDI n° A38-461

S’associer sur une exploitation laitière avec transformation et vente directe sur les contreforts du massif de Belledonne

Contexte :

Un G.A.E.C. à 4 associés recherche 2 à 3 personnes pour remplacer 2 associés sortant. L’exploitation est certifiée en agriculture biologique depuis avril 2009. L’exploitation se situe à 500 m d’altitude, à 30km de Chambéry et 50km de Grenoble.

Système de production :

Terres : 90ha + alpages,

Cheptel : 55 vaches laitières de race Abondance + génisses. Veaux gras, porcs.

Valorisation : 230 000L transformés. Environ 20t de fromage produits. Viande bovine (1 à 2 génisses), veaux gras (8 à 10), porcs (atelier de découpe, 18).

Commercialisation : vente à la ferme (50%), semi-direct (50%).

Profil du futur associé recherché :

Goût pour l’élevage et polyvalence conseillés.

Maturité et qualités liées aux potentiels de développement, à savoir : commercialisation en vente directe, accueil à la ferme, …

Pour 1 des candidats : avoir de bonnes références en terme de transformation fromagère (envisager ~ 80 % de l’activité pour celui là).

Réflexion à mener avec les associés afin d’avoir  à une organisation du travail visant à respecter les objectifs de chacun, notamment en terme de qualité de vie.

Proposition d’association :

Reprise de parts sociales. Capital social : 155 500 € (répartition égale entre associé).

Logement possible sur la commune.

Les atouts :

- Très fort potentiel de développement en terme de diversification et de commercialisation

- Nombreux atouts de la structure d’exploitation

- Environnement touristique

- Volonté de laisser le(s) futur(s) associé(s) développer leur projet en lien avec des objectifs commun.

Offre N°6966 - Cliquez pour fermer

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ADASEA

Contact : ADASEA de l’Isère

– Isabelle Avocat –

04.76.20.67.39

Retrouvez toutes nos offres agricoles et rurales sur le site www.repertoireinstallation.com

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Vercors: offre d’installation en production laitière bio

Logo Direction régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'emploidrapeau europeenrepertoire

Offre RDI n° A38-423

S’associer sur une exploitation laitière bio avec transformation et vente directe dans le Vercors

Contexte :

Un G.A.E.C. à 2 associés recherche une personne pour remplacer un associé sortant qui est actuellement responsable de la fromagerie. L’exploitation est certifiée en agriculture biologique depuis avril 2009. L’exploitation se situe à 900m d’altitude.

Système de production :

Terres : 75ha dont 25ha en location,

Cheptel : 30 vaches laitières de race Abondance + génisses. Alimentation pâturage et foin.

Droits à produire : quotas laitiers de 160 000 L + 40 000L de quotas fermiers.

Commercialisation : vente à la ferme, magasins de producteurs, revendeurs,  restaurants.

Profil du futur associé recherché :

Profil d’éleveur et/ou de fromager et goût du contact avec la clientèle. Le candidat devra avoir une certaine polyvalence afin de pouvoir dégager des temps libres en se remplaçant. Possibilité d’envisager un mi-temps supplémentaire sur l’exploitation (conjoint), en appui à la fois sur la partie élevage et la transformation / commercialisation.

Proposition d’association :

Reprise de parts sociales : 45 250 € (50% du capital social de 90510€).

Rémunération actuelle : 1 100 € / mois / associé

Logement possible sur la commune.


Les atouts :

- Un potentiel de développement important

- Certifié Agriculture Biologique

- Dans le PNR du Vercors


ADASEA

Contact : ADASEA de l’Isère

– Isabelle Avocat –

04.76.20.67.39

Retrouvez toutes nos offres agricoles et rurales sur le site www.repertoireinstallation.com

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L’appel de la montagne à vaches

La Fédération des alpages de l’Isère (FAI), via sa commission Tourisme-patrimoines-cultures, que préside Pierre Ostian s’efforce depuis une quinzaine d’années de valoriser les atouts touristiques que représentent les alpages de l’Isère pour la montagne estivale. Au départ, en 1993, date de la création du premier gîte d’alpage, l’objectif était essentiellement de pérenniser les emplois des bergers. Depuis quelque temps, comme l’a souligné Yves Raffin, la FAI place au rang de priorité l’accueil en alpage, mobilisant les énergies et les partenaires pour que cette forme d’hébergement trouve une  place durable dans l’offre de tourisme rural.

maison besse en oisansLa création de la Maison départementale des alpages de Besse-en-Oisans, en 2002, lieu de patrimoine autant qu’outil professionnel, conforte cette volonté d’ouverture au public d’un monde jusqu’alors assez distant car tout à sa tâche. Et elle démontre un peu plus chaque année que le public est demandeur de ces escapades en montagne à vaches, de ces pâturages haut perchés où l’on n’est jamais seul.

Aux beaux jours, la Maison des alpages propose aux touristes différentes animations qui vont de la sortie en alpage agrémentée d’une rencontre avec les bergers (1), à la démonstration des chiens de conduite, en passant par la nuit du cinéma pastoral, et des voyages en alpage à thèmes (conte, écriture, photographie, aquarelle, musique, etc.). Une invitation à l’évasion, à la portée de tous, et qui fait de plus en plus d’adeptes.

Le gîte de La Molière, dans le Vercors.

Le gîte de La Molière, dans le Vercors. On ne compte plus que quatre gîtes d'alpages en Isère.

Le bilan de l’année 2009 a été  présenté par Pierre-Julien Cournil, jeudi 10 décembre aux Adrets, en présence d’Yves Raffin, directeur de la FAI, du président de la commission Pierre Ostian, de Vincent Charrière, berger de l’alpage de La Molière (Vercors), d’Aymeric Montagnier (CG38), d’Yves Exbrayat, directeur de la Maison de la montagne de Grenoble, de Mme Josette Garcin, maire de Cordéac, et de Régine Dublet, étudiante en Master Développement et marketing des territoires et des aménagements touristiques (Lyon2), auteur d’un rapport de stage  intitulé « Le pastoralisme, les alpages, le tourisme : quel avenir commun ? ».

Ce bilan 2009 montre que tous les massifs sont concernés par des animations valorisant les patrimoines pastoraux (Belledonne, Oisans, Vercors, Matheysine). Les résultats indiquent que les projections de films (2), issus pour la plupart du Festival du film Pastoralisme et grands espaces des 7 Laux, et les sorties en alpages ont décollé.

Ce sont vraiment des « produits » qui plaisent aux estivants car, le décor aidant, c’est chaque fois une ambiance particulière, des échanges chaleureux, des moments uniques partagés, des repas tirés des sacs qui ont une saveur inattendue. Ici, pas de folklore mais des échanges directs, spontanés.

Vincent Charrière, berger sur l’alpage de La Molière depuis des lustres  et gérant du gîte du même nom, est tombé sous le charme du cinéma : « La projection en plein air, c’est prodigieux! L’écran 4×3, impressionnant ! Nous avons organisé une soirée « ciné couverture » dont je me souviens encore ». D’autres garderont longtemps en mémoire les accords du récital de violon donné sur l’alpage du Mollard.

Les gîtes d’alpages: une formule en devenir

Faute de moyens, faute d’une réelle mobilisation des partenaires, faute aussi de rentabilité parfois, le tourisme pastoral a du mal à se faire un chemin. Le nombre de structures d’accueil en alpage (Maisons des alpages, gîtes d’alpage, points de vente de produits) chute peu à peu depuis 2004. Pour ce qui est de l’hébergement, on recensait 11 gîtes en 2004. Il n’y en a plus que quatre : La Molière (Vercors), Combe madame (Belledonne), l’Oule (Belledonne) et le Pré du Mollard (Belledonne). Des gîtes qui fonctionnent bien et dont les gérants sont globalement très satisfaits de leur saison 2009.

L'alpage de Bachilianne. A côté de la bergerie, la commune de Cordéac souhaite ouvrir une chambre d'hôte.

L'alpage de Bachilianne (photo bivouak.net).

L’an prochain, ils ne seront plus que trois. La gestionnaire du gîte de Combe Madame a fait savoir qu’elle allait cesser son activité en 2010. Un projet communal de chambre d’hôte d’alpage est à l’étude à Cordéac, comme l’a confirmé Mme Garcin. Le mode de gestion n’est pas encore arrêté. Le gîte, assez grand pour accueillir une famille, se situe sur l’alpage de Bachilianne, sur l’itinéraire du Tour de l’Obiou .

Un berger a ses quartiers là-haut et une vue imprenable. Mais seul, il ne peut s’occuper du gîte. Ses brebis l’occupent à plein temps. L’idéal serait qu’il ait une compagne et plus si affinités. En attendant, la mairie cogite.

fromagerie Ch

Sur l'alpage du Charmant Som, en Chartreuse

Idem pour les points de ventes : ils sont à la baisse. La vente de laine sur l’alpage de Tignieux a cessé en 2005, la fromagerie du habert des Fanges en 2008 (le gîte d’alpage a été requalifié en refuge en alpage). Au col de Sarenne, pour cause de départ à la retraite du berger, l’élevage de chèvres s’est arrêté en 2009. L’alpage n’a pas été repris.

Une opportunité pour la montagne estivale

Régine Dubet qui a donc consacré son travail de Master au thème pastoralisme/tourisme, estime pourtant que « le pasto-tourisme est une opportunité pour renforcer l’attractivité touristique de la montagne estivale ». Elle fait néanmoins le constat que c’est encore « une offre de tourisme non reconnue ».

Contrairement aux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie qui ont une très longue tradition fromagère (Beaufort, Reblochon, Tomme des Bauges, Bleu de Termignon, etc.), l’Isère a très peu d’alpages laitiers. On dénombre trois points de vente en alpage : la fromagerie du Charmant Som (Chartreuse), la fromagerie d’Huez (Oisans), la fromagerie d’Aiguebelle (Belledonne).

La réalisation d’un Tour de Belledonne, projet conduit en partenariat avec l’association Espace Belledonne, permettrait de redynamiser le tourisme estival en alpages ou « pasto-tourisme ».

Reste à équiper cet itinéraire, à élaborer un maillage des hébergements nécessaires. Les gestionnaires de gîtes d’alpages et de refuges  contactés sont prêts à participer à ce projet. Des rapprochements avec la Savoie (La Communauté de communes de La Rochette, la commune de Saint-Colomban-les-Villards ont manifesté leur intérêt pour ce projet) ont eu lieu dans la perspective d’étendre ce Tour sur l’ensemble du massif. Une convention est en cours d’élaboration de même qu’une première cartographie des itinéraires possibles.

En ce qui concerne le financement d’un tel projet, l’hypothèse est évoquée d’une éligibilité au programme Leader, sous une appellation du type « Coordination Savoie-Isère du Tour des alpages de Belledonne ».

Le Groupement pastoral du Sénépi organise depuis longtemps des visites de l'alapge pour les scolaires

Le Groupement pastoral du Sénépi organise depuis longtemps des visites de l'alpage pour les scolaires

Dans tous les cas, chacun s’accorde à reconnaître qu’une petite campagne de communication s’impose pour faire connaître et promouvoir ces richesses encore méconnues que constituent les alpages. Le grand public a sans doute tendance à les oublier estimant que la montagne, c’est la neige et les sports d’hiver. Non. C’est aussi la montagne à vaches. Celle qui accueille les transhumants. Celle où l’on trouve en abondance herbe et eau. Cette montagne à la fois « débonnaire » et « tutélaire », comme l’écrit Roger Canac qui fut en son temps un jeune pâtre du Lagast (3) avant de s’éprendre des Alpes et de l’Oisans.

Le monde du pastoralisme reste à découvrir. Il existe depuis Mathusalem. C’est tout une histoire. Qu’on ne se lasse pas d’entendre. Si vous le voulez, elle vous sera racontée sur grand écran, ou de vive voix au gîte, à la veillée.

…………………………………………………………………………….

(1) Cette année, faute de financements, ces Rencontres avec les bergers ont été réalisées uniquement à Besse-en-Oisans. Yves Raffin a assuré bénévolement l’animation de ces journées

(2) 120  spectateurs à La Mure, cent à Villard-de-Lans. Dans les petites communes de montagne, notamment dans celles où l’on avait organisé un repas (sous forme d’ assiette du berger) avant la projection (Les Adrets, Cholonge), on a enregistré entre 30 et 60 spectateurs par projection.

(3) Le Lagast est une montagne du Rouergue qui culmine à 928m. Lire « Réganel ou la montagne à vaches », de Roger Canac, Ed.Glénat, 1994

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Agriculteurs en difficulté: ce qu’il faut savoir

Afin de venir en aide aux exploitations agricoles les plus en difficulté, un plan de soutien exceptionnel comprenant 8 mesures est mis en place dès décembre 2009.

Les deux premières mesures sont des prêts de consolidation et des prêts de reconstitution du fonds de roulement pour lesquels les agriculteurs intéressés doivent rapidement contacter leur banque.
Les prêts de reconstitution de fonds de roulement doivent en effet être demandés avant le 28 février 2010 et les prêts de consolidation avant le 30 avril 2010.
En cas de refus d’octroi d’un prêt, l’agriculteur pourra saisir le Directeur de la Banque de France, médiateur du crédit, en particulier sur le site internet suivant : www.mediateurducredit.fr

Quatre autres mesures sont gérées à partir d’un formulaire unique à renvoyer, une fois renseigné, visé par le comptable et accompagné des pièces annexes, à la DDAF.
Il s’agit des prises en charge des cotisations sociales patronales, d’intérêts bancaires sur les annuités 2010 par le Fonds d’Allègement des Charges (FAC), de l’exonération de la Taxe sur le Foncier Non Bâti (TFNB), et du dispositif «agriculteurs en difficulté ».
Les agriculteurs qui ont déjà déposé un dossier auprès de la MSA ou des services fiscaux ne sont pas tenus de renouveler leur demande via ce formulaire unique.

Attention : la date limite de dépôt des demandes de FAC est le 28 février 2010, mais la date limite de demande de prise en charge des cotisations sociales patronales est le 31 décembre 2009.
Les agriculteurs sollicitant les deux mesures doivent donc déposer leur dossier à la DDAF avant le 31 décembre 2009.

Les deux dernières mesures concernent le remboursement de la TIPP 2009 et de 75 % de la contribution climat énergie. Les formulaires seront mis à disposition des agriculteurs par la Trésorerie générale et la DDAF ( qui fera partie de la nouvelle Direction Départementale du Territoire à partir du 1er janvier 2010) début 2010.

Le formulaire unique est disponible sur demande à la DDAF (42 avenue Marcelin Berthelot – BP 31 – 38040 Grenoble cedex 9 (tel 04.76.33.45.02 ou 04.76.33.45.20) ou sur le site internet http://ddaf38.agriculture.gouv.fr

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Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
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