Archive | 14 janvier 2010

Sarkozy rassure les agriculteurs

C’est à Mortagne-au-Perche, dans l’Orne, que Nicolas Sarkozy a présenté ses voeux à la France rurale. Il a longuement abordé le problème agricole. « Je mettrai tout en oeuvre pour en assurer son développement. Notre agriculture va s’inscrire dans un programme ambitieux à travers la nouvelle loi agricole »…

Pour voir la vidéo de son discours cliquez sur: www.elysee.fr/webtv/

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Les enjeux des élections MSA 2010

msaUn peu plus de 70 000  adhérents à la MSA des Alpes du Nord (Isère, Savoie, Haute-Savoie) sont appelés à voter, avant le 20 janvier, pour les 654 délégués cantonaux qui les représenteront au cours des 5 prochaines années, durée de leur mandat.

Ces élus sont l’expression d’une démocratie sociale de proximité et leur rôle, notamment, dans l’animation des territoires ruraux est fondamental.

A l’échelle du canton :

Les élus sont vecteurs de lien social. Ils jouent un rôle pivot dans l’expression comme dans la satisfaction des besoins de leurs voisins et collègues.

Ces hommes et ces femmes s’investissent personnellement sur le terrain pour améliorer le service aux assurés. Porteurs des aspirations des assurés, ils sont mobilisés et présents dans les débats avec les pouvoirs publics locaux sur les sujets de la vie familiale et professionnelle : crises agricoles, accès aux soins, vieillissement et maintien à domicile des personnes âgées, accueil de la petite enfance, services à la personne …

Non seulement le vote des électeurs permettra de donner du poids et de la légitimité au travail des élus; mais il sera aussi un acte d’encouragement et de soutien à l’action qu’ils mènent, bénévolement, au nom de tous, pour consolider une protection sociale adaptée aux populations agricoles et rurales.

Au niveau institutionnel

Chacun s’accorde à reconnaître, dans ces temps de crises, la nécessité et l’utilité d’un système de protection sociale qui sert d’amortisseur en garantissant l’intervention de la solidarité nationale face aux difficultés économiques.

La MSA en est consciente et joue ce rôle,

- Par sa vision unifiée de la protection sociale, grâce au guichet qui lui permet de porter des démarches innovantes et plus anticipatrices des besoins,

- Par la défense, à l’heure des grandes réformes, d’une vision et d’une conception mutualiste et solidaire de la protection sociale. Ce sera notamment le cas en 2010, pour la réforme annoncée des systèmes de retraite en France.

Il y aura des décisions importantes à prendre. La participation et la réussite des élections MSA permettra de donner au régime le poids nécessaire pour peser dans ces débats, essentiels pour l’avenir de la protection sociale.

Comment voter

Les électeurs  ont reçu par voie postale début janvier un courrier de la MSA contenant

-   les bulletins de tous les candidats se présentant pour son collège dans son canton,

-   une enveloppe de vote,

-   une enveloppe T préaffranchie.

Ils doivent placer le bulletin de leur choix dans l’enveloppe de vote,

glisser l’enveloppe de vote dans l’enveloppe T

ne pas oublier de signer l’enveloppe T pour valider leur vote

et poster le tout avant le 20 janvier minuit  (cachet de la poste faisant foi)

Plus d’informations sur : http://www.electionsmsa2010.fr

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Les grandes lignes de la LMA

Bruno Le Maire a présenté mercredi 13 janvier le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche au Conseil des ministres, qui l’a entériné. Il est composé de 23 articles regroupés en 5 chapitres.
- Le premier objectif du projet de loi est de mettre en place une politique publique de l’alimentation, interministérielle, déclinée dans un plan national pour l’alimentation.
Celui-ci devra permettre de fournir une alimentation sûre, diversifiée, produite en quantité suffisante, dans des conditions durables, et comportant de bonnes qualités nutritionnelles. Il participera à la défense du patrimoine culinaire français, à l’éducation du public au goût et aux saveurs, et au renforcement des informations sur la qualité des produits.
- La deuxième priorité est de renforcer la compétitivité de l’agriculture française.

Pour améliorer le revenu des producteurs, le principe du contrat écrit deviendra la règle dans les relations entre ces derniers et l’aval des filières. Régulés par l’État, ces contrats permettront selon Bruno Le Maire de mettre de « l’équité et de l’équilibre dans les relations entre producteurs, industriels et distributeurs ».

Les organisations de producteurs et les organisations interprofessionnelles devront être renforcées et rendues plus performantes.
L’observatoire des prix et des marges gagnera en efficacité. Il aura un caractère législatif qui renforcera son poids institutionnel, étudiera l’ensemble des produits mais aussi les coûts de production et remettra chaque année un rapport au Parlement.
L’État développera des outils assurantiels pour les risques climatiques et augmentera son intervention à travers la prise en charge de primes d’assurances.
Il est également proposé de définir un statut de l’agriculteur-entrepreneur.

- Le troisième titre du texte vise à inscrire l’agriculture et la forêt dans un développement durable des territoires, notamment en préservant le foncier agricole. L’objectif étant de réduire de moitié le rythme annuel de consommation de terres agricoles d’ici 2020.
- Les filières pêche et aquaculture font l’objet du quatrième chapitre, qui tend à rénover et moderniser leurs outils de gouvernance et à favoriser le développement de l’aquaculture.
- Le cinquième volet de la loi, enfin, s’appuie sur les États généraux de l’outre-mer, pour prendre des dispositions spécifiques envers les agriculteurs et pêcheurs ultramarins.

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Le préfet visite Coopénoix

Le préfet de l’Isère a tenu à répondre favorablement à l’invitation du président de Coopénoix, Pierre Gallin-Martel. Il a donc visité l’entreprise située à Vinay accompagné de Christian Nucci,(voir photo) vice président du Conseil général, en charge de l’agriculture, d’Eliane Giraud, coopenoix 2son homologue à la région et de plusieurs élus locaux.

« Coopénoix une vieille dame en pleine bourre » avions nous titré notre article consacré à ses 80 ans. Elle l’est encore et ses « patrons » veulent même en faire plus!

La coopérative compte plus de 450 producteurs adhérents. Cette année elle va traiter 7000 tonnes de noix. « Une bonne année comparée aux 2000 tonnes de l’année de sècheresse 2003  » précise Pierre Gallin-Martel. Sur ses apports, 6000 tonnes sont ont les qualités requises pour l’AOC, 200 tonnes partent en noix fraîches, surtout de la Lara, 300 tonnes en cerneaux.

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Le président Pierre Gallin Martel, à droite et Marc Giraud, directeur, présentent la coopérative à leurs invités

Le président Pierre Gallin Martel, à droite et Marc Giraud, directeur, présentent la coopérative à leurs invités

Cette année Coopénoix aura un apport de 7000 tonnes de noix. Près de 80% partiront à l’exportation.

Coopénoix est une entreprise saine qui doit se battre sous tous les fronts au niveau de la commercialisation.

Voir notre article concernant ce volet.

Chacun a admis que la filière noix se porte bien même si des bémols sont à apporter. « De gros efforts restent à faire au niveau de l’installation des jeunes et du système arrachage-replantage. Ce rapport est à peine équilibré. On pourrait faire mieux surtout quand on sait que l’Europe consomme 200 000 tonnes de noix par an et n’en produit que 80000. Il faut redynamiser la plantation à travers un plan ambitieux » propose le président Gallin-Martel.

Au niveau de l’ambition, Coopénoix n’en manque pas et son avenir est tout tracé. « Nous voulons aller de l’avant et nous avons établi une feuille de route à quatre axes pour les années à venir:

1- pérenniser et conforter les approvisionnements

2- moderniser la station

3- optimiser la commercialisation et la valorisation des noix

4- Poursuive la démarche qualité

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Coopénoix est déjà munie d’outils très performants, ils seront encore améliorés.

« Ce plan de travail a été mis en place en 2008 et les premiers résultats sont très encourageants »,  ont précisé de concert le président Gallin-Martel et le directeur, Marc Giraud. Le préfet et les visiteurs du jour ont apprécié et souhaité longue vie à  » la vieille dame ».

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LMA: FNE affiche sa déception

Bruno Le Maire a présenté hier en Conseil des Ministres le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA), annoncé il y a près d’un an par Nicolas Sarkozy. En ce début d’année de la biodiversité, FNE soulève de graves lacunes, en particulier sur l’agriculture de Haute Valeur Environnementale et la forêt.

Tout d’abord, FNE s’étonne que le Ministre de l’agriculture présente le projet de loi en Conseil des Ministres avant le débat du Conseil supérieur d’orientation agricole (CSO) qui s’est tenu juste après. Ne met-on pas la charrue avant les bœufs ?

Urbanisation : des mesures dans le bon sens

76 000 ha de terres agricoles disparaissent chaque année au profit de l’urbanisation, ce qui compromet à terme la capacité de notre agriculture à nourrir la population. C’est pourquoi FNE accueille très favorablement l’objectif du projet de loi, de réduire de moitié d’ici à 2020 le rythme d’artificialisation des sols.

Agriculture HVE : un oubli scandaleux

La certification des exploitations agricoles de Haute Valeur Environnementale, qui consacrent plus de 10% de leur surface à la nature (haies, bandes enherbées, etc.) et injectent moins de 30% d’intrants (engrais, pesticides, énergie, etc.) dans leur chiffre d’affaires, est l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement.

« Des dizaines de réunions de groupes de travail ont conclu à la nécessité d’encourager financièrement l’agriculture HVE » rappelle Jean-Claude Bévillard, responsable agriculture de FNE. « La loi de modernisation était une formidable opportunité pour mettre en place un crédit d’impôt pour ces agriculteurs. Son absence du projet de loi est une grave lacune. » ajoute-t-il.

La forêt : carton rouge !

Le Grenelle de l’environnement avait donné lieu à un accord entre FNE et la profession forestière « Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité : une démarche territoriale concertée dans le respect de la gestion multifonctionnelle des forêts ». Ce texte met l’accent sur la nécessaire préservation de la biodiversité tout en répondant aux enjeux d’utilisation accrue de bois en tant que matériau et source d’énergie renouvelable.

Or, en imposant aux territoires de mobiliser leurs bois, le projet de loi n’a retenu que le « produire plus de bois » !

Pour François Lefèvre, responsable forêt de FNE : « L’Etat pousse à récolter du bois dans les espaces les moins accessibles, donc les plus préservés, sans se soucier des enjeux de biodiversité. Cela mérite un carton rouge, voire écarlate au moment même où l’on célèbre l’année d’une biodiversité dont le déclin se poursuit ! »

Pour FNE, « la politique forestière doit sortir du carcan du Ministère de l’Agriculture ! »

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LMA: l’alimentation comme fer de lance

La loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) a été présentée hier matin en Conseil des ministres. La FNSEA et les JA, dans un communiqué, font une première analyse de la situation:
« L’agriculture connaît sa plus grave crise depuis 30 ans. Aucun secteur de productionn’échappe aux conséquences désastreuses de la volatilité des prix et la fin de la gestion des marchés. Au-delà des mesures d’urgence indispensables à la survie de nombreux paysans, il s’agit malgré tout de penser l’avenir. Nous souscrivons d’ailleurs à l’idée de mettre l’alimentation comme fer de lance de la Loi dite LMAP (Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche) mais encore faut-il qu’il reste des agriculteurs, debout, pour produire et nourrir !
Le projet de Loi LMAP pésenté hier  matin en Conseil des Ministres semble afficher de nouvelles ambitions pour redonner à nos entreprises de la compétitivité et de la stabilité tout en permettant à nos terres et à nos territoires de s’inscrire dans un développement maîtrisé et durable.
Ce projet va demander à être enrichi, consolidé, développé. FNSEA et JA entendent être des forces de propositions dans le débat parlementaire et sauront faire preuve d’une extrême vigilance sur la définition et la mise en place des dispositifs contenus dans la LMAP. Une bonne loi n’est pas une belle loi, c’est une loi applicable et efficace ! »
FNSEA et JA souhaitent une bonne loi, donnant visibilité aux paysans et permettant par là même la réussite de l’installation et des transmissions d’exploitations.

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Interdiction de chasser les oiseaux de passage et le gibier d’eau

Le Préfet de l’Isère vient de prendre un arrêté visant à interdire la chasse des oiseaux de passage et du gibier d’eau, conformément au suivi exercé dans le cadre du protocole national (vague de froid).

En raison de la nécessité d’assurer la tranquillité des espèces avec l’amorce du redoux pour permettre une redistribution spatiale convenable et la reprise d’une alimentation normale, l’exercice de la chasse est suspendu sur l’ensemble du département de l’Isère du jeudi 14 janvier 2010 à partir de 6 heures au vendredi 22 janvier 2010 à 20 heures sur tout le département de l’Isère pour tous les oiseaux de passage et l’ensemble du gibier d’eau.

Cette période pourra être modifiée, écourtée ou prolongée, en fonction de l’évolution des conditions climatiques et des observations de terrain.

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