Archive | 16 janvier 2010

René Blanchet repose dans « sa » terre

Une foule impressionnante a accompagné René Blanchet dans sa dernière demeure. Parmi celle-ci de nombreux élus dont le président du Conseil Général André Vallini mais également Christian Nucci, Charles Galvin, Robert Veyret, Eliane Giraud, de nombreux responsables agricoles, anciens collaborateurs, habitants de La Murette et amis de tous horizons.

Très jeune, il s’est passionné pour la terre, les animaux, il souhaitait devenir vétérinaire, les aléas de la vie feront de lui un « paysan ». Il à dû reprendre, très jeune, l’exploitation familiale au décès de son père. Très vite, il se mettra à la disposition des autres et prendra des responsabilités tous azimuts. Au sein du monde agricole, de la municipalité, des pompiers. Avec une particularité, celle d’être, en même temps maire et pompier.

Bien entendu, René Blanchet sera passionné de foot. Supporter de l’OM, il regardait les matchs de foot avec son petit fils, supporter de Bordeaux. « Le hasard de la vie fait que demain soir il y a une rencontre de championnat OM-Bordeaux, et je serai seul devant ma télé, pépé », pleurera ce dernier.

Sa fille Monique rappellera que son père « a su indiquer, malgré de longues absences, à ses enfants la route à suivre, « aidé en cela par son épouse, la très dévouée Marthe avec qui il a partagé 53 ans de sa vie. Et Monique de conclure:

« Une vie publique comme la tienne ne va pas sans claques. Tu en as prises quelques unes qui t’ont meurtries. Cela fait partie du jeu mais elles ont laissé des traces jusqu’à ce jeudi 10h20. »

Gérard Seigle-Vatte qui a succédé à René Blanchet à la présidence de la Chambre d’Agriculture de l’Isère a insisté sur le fait que « René a voué toute sa vie au service du monde agricole. De plus, tu étais un visionnaire en défendant l’agriculture familiale, en créant l’ADAYG. René, tu peux rejoindre Fréjus Michon et Albert Genin avec la fierté d’avoir accompli ton devoir. »

Michel Boursier au nom du GDS a rappelé que l’élevage « était la deuxième famille de René. Tu as mené de terribles combats sanitaires contre l’administration, les vétérinaires pour la défense des éleveurs. Ton succès: quand tu a pris en main le GDS, il n’y avait qu’une secrétaire. Quand tu l’as laissé il comptait une vingtaine de collaborateurs ».

A lire également le témoignage de son ami Robert Veyret intitulé: Robert Veyret: »René Blanchet a marqué notre département


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La production porcine en zone de montagne en danger

orateurDans sa question écrite publiée au JO Sénat du 12/11/09, M. Yves Chastan (Ardèche-PS), attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la situation de la filière porcine, et notamment celle des producteurs de porcs des zones de montagne.

Déjà fragilisés par la crise économique et le doublement des coûts de production en 2008, les éleveurs sont aujourd’hui confrontés à un brusque effondrement des cours du porc. Alors que leurs prêts de trésorerie avec différé de remboursement arrivent à leur terme, ils se retrouvent soudainement dans l’incapacité d’honorer les échéances de remboursement.

Si, en Ardèche comme ailleurs, de nombreux emplois sont menacés, c’est toute la filière du porc – de l’élevage, à la salaison en passant par l’abatage et la découpe – qui pourrait, à terme, disparaître et entraîner, avec elle, d’autres filières agricoles.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qui vont être prises afin de répondre à cette urgence et d’aider l’ensemble des éleveurs concernés à sortir de la crise.

Réponse du ministère de l’Agriculture publiée au JO Sénat du 14/01/2010

Les difficultés de marché que rencontre le secteur porcin, depuis la fin de l’année 2007, sont particulièrement importantes pour la production porcine en zone de montagne, alors que les exploitations sont majoritairement de petites structures confrontées à d’importants surcoûts de production.

Dès 2008, la filière porcine a bénéficié de dispositifs nationaux de soutien, pour lesquelles une attention particulière a été portée aux zones de faible densité, dont les zones de montagne, qui ont été privilégiées dans la répartition des crédits alloués à ces mesures. De surcroît, depuis le 9 novembre 2009, les éleveurs de porcs peuvent bénéficier du plan exceptionnel de soutien à l’agriculture française, annoncé par le Président de la république, le 27 octobre 2009, à Poligny.

La diversité des mesures de soutien proposées dans le cadre de ce plan devrait permettre une réponse adaptée aux élevages porcins en zones de montagne, caractérisés par une production mixte, avec une faible spécialisation de la production porcine.

Par ailleurs, conscient de l’importance de préserver la production porcine en zones de montagne, les services du Ministère chargé de l’agriculture ont engagé une concertation avec les organisations professionnelles, depuis le mois d’avril 2009, afin de définir de nouvelles mesures de soutien adaptées à ce secteur, compatibles avec le droit communautaire.

À cet égard, quatre réunions du groupe de travail relatif à la production de porcs en zones de montagne se sont d’ores et déjà tenues. Le dernier groupe de travail, le 11 décembre 2009, a permis de conclure sur un cadre d’intervention ouvert à la production porcine en zone de montagne, à court et moyen terme, au sein du Programme de développement rural hexagonal (PDRH) 2007-2013.

En premier lieu, pour l’année 2010, la mesure d’accompagnement des investissements agricoles pourra bénéficier aux éleveurs de porcs en zones de montagne, au travers du Plan de performance énergétique (PPE), initié en 2009 dans le cadre du plan de relance, pour lequel 38 millions d’euros sont prévus en PLF 2010. La liste des investissements éligibles à cette mesure sera déterminée, en étroite concertation avec les responsables professionnels concernés.

En second lieu, les mesures relatives à l’accompagnement des signes officiels de qualité seront mobilisées au niveau régional. Ces mesures recouvrent, notamment, la prise en charge des frais de certification inhérents aux démarches de signes de valorisation (Certification de conformité des produits) ou de signes de qualité (label rouge, IGP).

À cet égard, la production porcine en zone de montagne pourra rejoindre les démarches régionales et départementales mises en ceuvre dans le cadre de l’accompagnement des signes officiels de qualité, prévu au titre des mesures 132 (participation des agriculteurs à des régimes de qualité alimentaire) et 133 (activités d’information et de promotion des produits faisant l’objet de régimes de qualité alimentaire) du PDRH.

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Les fermes communales en Isère : tour d’horizon

Le principe de la ferme communale consiste en l’acquisition de biens agricoles  par une collectivité, pour les mettre à disposition d’un éleveur qui devient locataire.

En maîtrisant tout ou partie d’une unité agricole, cette démarche permet à la collectivité de s’assurer de la pérennité à moyen et long terme d’une activité d’élevage sur son territoire.

La ferme communale permet de dynamiser l’élevage dans des communes où les exploitants agricoles sont rares voire inexistants, de reconquérir des espaces agricoles ou pastoraux en déprise et de s’assurer de la pérennité de leur entretien.

En Isère

Grâce à Marion Canaud, conseillère transmission  à l’ADASEA ( Trièves Matheysine Oisans et Agglomération grenobloise), nous avons fait l’inventaire des fermes communales existantes en Isère –elle sont au nombre de trois (dont deux en Oisans)-  et des projets en cours –au nombre de quatre.

-La Chapelle-du-Bard (Grésivaudan)

C’est, à notre connaissance, la plus ancienne ferme communale. Elle a été créée en 1992 et agrandie en 2005 avec construction d’un second bâtiment. GAEC à 2 puis 4 associés . A noter: 2 souhaitent s’en aller. On recherche donc 2 nouveaux associés.

Vaches laitières (de race Abondance), avec transformation fromagère (tout le lait est transformé) et vente directe avec des ateliers complémentaires (viande bovine, porcs).

- Le Rivier d’Allemont (Oisans)

label OisansCette ferme coopérative, créée au milieu des années 70 par les habitants du Rivier, est devenue depuis une ferme communale. Installés en juin 2007, Philippe et Cécile gèrent un petit troupeau de 45 chèvres et chevrettes. La production de fromages fermiers est écoulée, en grande partie, sur place, au magasin.

Fabrication lactique (type « picodon »), pâtes pressées non cuites (type tommes)  fromages blancs. Vente en direct à la ferme tous les après-midi de 15h à 18h30.Fermé le lundi. Vente sur le marché d’Allemont les dimanches et le lundis matin de mi-juin à mi-septembre.

Villard-Reculas (Oisans)

Production caprins avec transformation. A la ferme du Clot, François Chabert élève avec passion ses 150 chèvres dans la tradition et l’authenticité. Il fabrique trois types de fromages frais : le crottin traditionnel, le cabrotin, la tomme de chèvre.

Quatre projets de fermes en gestation

C’est l’ADASEA qui est chargée de réaliser les études de faisabilité de ces projets  dont 3 seront des fermes intercommunales:

-Ferme intercommunale du Mûrier. C’est un projet en faveur de l’agriculture périurbaine, déjà bien avancé sur lequel l’ADAYG travaille avec la Métro. Un projet qui doit être pris en compte dans le PSADER (projet stratégique de développement rural) de la Convention d’agglomération de Grenoble Alpes Métropole dont le protocole a été signé le 11 janvier 2010.

Deux autres fermes intercommunales devraient également voir le jour dans le cadre de ce projet. Elles pourraient se situer dans le massif de Chartreuse et du Vercors.

-Huez -en-Oisans: projet de ferme communale en cours.

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