Archive | 22 janvier 2010

Savoie: le 7e BCA sur le départ, un GPRA en gestation

En 2011, le 7ème Bataillon des Chasseurs Alpins (BCA) sera transféré en Isère, à Varces, après un demi- siècle de présence à Bourg-Saint-Maurice (Savoie). Avec le départ de 20% de la population locale permanente, cette décision de l’Etat aura d’importantes conséquences économiques et sociales pour les habitants de cette vallée de Haute-Tarentaise.

Pour exprimer la volonté de la Région d’accompagner la Haute-Tarentaise dans cette profonde mutation, Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, accompagné de Bernadette Laclais, Vice-présidente déléguée aux formations professionnelles, s’est rendu à Bourg-Saint-Maurice le 13 novembre 2009.
A cette occasion, Damien Perry, Maire de Bourg-Saint-Maurice, et les élus locaux leur ont présenté le projet engagé par le Syndicat Mixte de redynamisation du site de défense de Haute- Tarentaise, pour impulser une nouvelle dynamique de développement sur ce territoire, autour de 3 axes :
• un territoire laboratoire pour une vallée innovante et durable,
• des pôles d’excellence sportifs : Centre National de Ski de Haut Niveau, pôle Handisport,
• une filière de formation innovante autour des métiers de la montagne.

Désireuse de  soutenir l’ambition du Syndicat Mixte et  de faire émerger un véritable « pôle d’excellence pour la montagne de demain » en Rhône-Alpes, la Région  envisage la création d’un Grand Projet Rhône-Alpes (1).

Réuni ce matin en Commission permanente à Charbonnières, sous la présidence de Jean-Jack Queyranne, le Conseil régional a décidé :
• d’apporter une aide financière immédiate à l’ingénierie de ce projet  à concurrence de 150 000 €,
• d’accélérer la mise en œuvre des actions prêtes à démarrer dans le cadre du Contrat de Développement Rhône-Alpes (CDRA) de la Tarentaise Vanoise,
• de mobiliser très vite les politiques régionales au service de la construction de ce projet.
………………………………………………………………………………………..

(1) Pour aménager et développer durablement le territoire régional, la Région a initié une politique novatrice : les
Grands Projets Rhône-Alpes (GPRA). Ce sont des projets de pôle de développement structurants dont le rayonnement
bénéficie tant au territoire régional, qu’au niveau national et international. GPRA actuellement en cours : Rovaltain et
Biovallée dans la Drôme, Grotte Chauvet en Ardèche, « Ville durable » en Nord Isère, projet transfrontalier
d’agglomération franco-valdo genevois en Haute-Savoie, Cité du Design dans la Loire.

Catégorie aménagementCommentaires fermés

Revenir à une bonne qualité écologique des cours d’eau

La concurrence plus vive pour l’utilisation des ressources en eau dans les régions a conduit les décideurs à passer d’une politique de l’offre à une logique d’ajustement des prélèvements aux ressources disponibles. Dans le même temps, la montée des préoccupations vis-à-vis de la qualité de l’eau et des milieux, et l’objectif fixé par la Directive européenne de l’eau de revenir à une « bonne qualité écologique » des cours d’eau en 2015, posent la question d’un contrôle de l’impact des activités humaines, agricoles ou non, sur la qualité des milieux et de l’eau les parcourant.

L’intensification de l’agriculture liée à l’augmentation de la demande internationale de produits alimentaires, le développement de productions agricoles à usages « énergétiques », la forte croissance attendue de la population mondiale et le changement climatique annoncé, en particulier concernant les températures et la pluviosité, renforcent l’acuité de cette question. L’Inra mobilise sa capacité de recherche, d’expertise et d’anticipation, en partenariat avec le monde socio-économique pour y répondre.
Cinq types d’objectifs:

Les travaux menés sur l’eau au sein de l’Institut répondent de ce fait à cinq grands types d’objectifs de recherche finalisée:

- connaître le rôle et le devenir de l’eau dans le système nappe, sol, plante et atmosphère en présence de couverts végétaux naturels et cultivés ;

- optimiser le fonctionnement des écosystèmes agricoles et forestiers quant à leur production et leur pérennité dans les situations de sécheresse ou d’excès d’eau par des méthodes agronomiques et génétiques ;

- étudier l’incidence de la composition et de la dynamique des paysages sur la genèse de la ressource en eau, en quantité comme en qualité.

- maîtriser les impacts des activités rurales et de l’usage des terres sur le milieu tant sur la qualité des ressources en eau superficielles, souterraines, et des milieux aquatiques, que sur la disponibilité en eau dans un contexte de compétition entre usages ;

- contribuer au développement de dispositifs et d’outils de la gestion de la ressource et de suivi de la qualité de l’eau.

L’Inra dispose pour ce faire d’un savoir faire particulier dans la mise en œuvre des études couplant la question de la production à celles des impacts environnementaux. L’Institut possède en effet une communauté de chercheurs ayant une double culture, physicochimique et biologique, indispensable à l’appréhension de phénomènes physiques faisant intervenir des régulations biologiques, à l’étude des cycles de l’eau, du carbone, de l’azote… ainsi qu’à l’élaboration d’une modélisation du fonctionnement des couverts végétaux avec la double vocation agronomique et environnementale. L’Institut est ainsi un spécialiste de la connaissance des sols, de l’usage des terres et de ses conséquences sur les flux d’eau et de matière concernant les milieux cultivés et les forêts qui représentent une partie importante des surfaces continentales.
Un deuxième point fort de l’Inra tient à ses capacités en biologie intégrative pour associer biologie moléculaire, physiologie végétale, analyse des ressources génétiques, phénotypage et modélisation. Cette compétence permet une approche originale de la tolérance des plantes à la sécheresse et à la salure.
L’Institut est ensuite en mesure de traduire de façon explicite des gestes techniques dans des modèles de fonctionnement et, par là, de pouvoir mettre en œuvre une approche d’ingénierie agri-environnementale. L’articulation de travaux dans le domaine biotechnique avec ceux conduits dans le domaine socio-économique permet aujourd’hui de construire des modèles bioéconomiques d’évaluation de la ressource en eau en conditions limitées.
En tant qu’institut de recherches finalisées, l’Inra est enfin à même d’articuler des travaux de recherche sur le fonctionnement biologique des cultures et la gestion de l’eau pour la production avec des instituts techniques, des chambres d’agriculture ou des entreprises, afin d’atteindre les acteurs concernés.

Catégorie eau, recherche scientifiqueCommentaires fermés

Ambiance Grand Nord ce week-end à Méaudre

70 attelages de 2 à 12 chiens s’élanceront samedi 23 et dimanche 24 janvier à partir de 10h  au départ de l’espace nordique de Méaudre. Ils disputeront les deux manches de l’Aventure polaire, 10ème édition du Championnat national de chiens de traîneaux.

Le plateau du Vercors sera, pendant deux jours, le théâtre d’une compétition qui réunira près de 300 chiens,  de toutes races nordiques – groenlandais, siberian husky, malamute, samoyede – qui traceront leurs routes dans un cadre, notamment forestier, d’une exceptionnelle beauté. Le parcours le plus long, réservé aux attelages de 9 chiens et plus, dépasse les 30 kms. Les autres équipages, de 2 à 8 animaux, se confronteront sur des itinéraires de 15 à 25 kilomètres.

La station de ski de Méaudre s’est mobilisée pour recevoir dans des conditions idéales cette épreuve et pour garantir le spectacle, les attelages traverseront le cœur du village à deux reprises.
Elle propose des animations en marge de la course :

- durant tout le week-end, les mushers en herbe, amoureux de chiens, pourront découvrir ce merveilleux sport, en pratiquant des baptêmes.

- Une course « spécial enfant » est organisée en deux manches qui auront lieu le samedi et le dimanche après-midi.

A  l’heure où les sports nordiques sont en pleine expansion,  le Vercors est le lieu idéal pour ces pratiques. Méaudre a mis en place cet hiver un site nordique avec  un espace ludique, des pistes de raquettes  et de chiens de traîneaux.

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Photovoltaïque au sol: un danger pour le foncier agricole

Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer a publié en date du 14 janvier 2010 un arrêté fixant à la baisse les tarifs d’achat de l’électricité d’origine photovoltaïque alors même qu’il encourage le développement des énergies renouvelables dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement.

L’écart entre le prix d’achat de l’électricité produite par les centrales photovoltaïques au sol et les installations sur les toitures des bâtiments a été considérablement réduit.  Pour les  JA, cet arrêté favorise  le développement du photovoltaïque au sol.

« C’est un danger de réduire la différence entre le prix du photovoltaïque au sol et  sur les bâtiments, cela entrainera une spéculation foncière et privera à terme les jeunes de leur principal outil de production, la terre » a déclaré William Villeneuve, président de Jeunes Agriculteurs.

Cet arrêté remet en cause l’acte de production et l’installation même des jeunes.  Jeunes Agriculteurs est contre l’artificialisation des terres, pour la préservation du foncier agricole et pour le maintien de l’agriculture en France.  Ces volontés font d’ailleurs parti des objectifs du projet de Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche.

JA défend une politique qui incite les jeunes agriculteurs d’aujourd’hui et de demain à mettre en place des projets de développement durable compatibles avec l’activité de production agricole.  N’était-ce pas la volonté de Nicolas Sarkozy dans la présentation de ses vœux de nouvelle année au monde rural le 14 janvier 2010?

« Cet arrêté va à l’encontre même des démarches incitant les jeunes à développer des exploitations durables.  Encore un double discours ! », concluent les JA.

Catégorie vie syndicale, énergiesCommentaires fermés


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