Archive | 29 janvier 2010

Elections MSA: les résultats

1 200 000 adhérents de la MSA se sont mobilisés pour élire les délégués cantonaux qui les représenteront au cours des 5 prochaines années. Avec un taux de participation global de 39 % les résultats de ce scrutin confirment l’attachement des adhérents de la MSA à leur régime de protection sociale.

La mobilisation pour ce scrutin (qui se déroulait par correspondance du 5 au 20 janvier 2010) est significative dans un contexte économique et social très difficile où les crises agricoles touchent tous les secteurs et toutes les catégories de populations affiliées à la MSA (exploitants, salariés, retraités).

Après le taux record de 2005 (50 %), la MSA retrouve le taux moyen de participation à ses élections depuis 50 ans, un taux qui reste particulièrement satisfaisant pour des élections professionnelles, et qui se ventile comme suit, par collège :
- 1er collège : 47,44 % (exploitants agricoles)
- 2e collège : 28,8 % (salariés)
- 3e collège : 44,6 % (employeurs de main d’œuvre)

Les candidats, par leur engagement sur l’ensemble du territoire, ont rendu possible l’expression démocratique des adhérents de la MSA et les nouveaux délégués, élus aujourd’hui, désigneront les conseils d’administration des
caisses MSA au cours des prochaines semaines. Ce processus électoral s’achèvera le 20 mai 2010 par l’élection du Conseil central et la désignation du président national.

Conscients des difficultés actuelles ressenties et exprimées par les adhérents lors de cette période électorale, les nouveaux représentants relèvent maintenant le défi de défendre les valeurs mutualistes de la MSA et se mobilisent, aux côtés du personnel des caisses, pour développer toutes les actions visant à améliorer la protection sociale et les conditions de vie du
monde agricole.

La MSA des Alpes du Nord et vous:

ELECTIONS MSA : les résultats
Tous les résultats des élections en Alpes du Nord et au niveau national.

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Mobilisation pour les métiers de la croissance verte

Le lancement du plan de mobilisation des filières et des territoires pour le développement des métiers de la croissance verte a eu lieu dans le cadre de la conférence nationale sur les métiers de la croissance verte jeudi 28 janvier. Jean-Louis Borloo et Valérie Létard y participaient. Les secteurs impactés par la croissance verte (1) touchent près de 12 millions d’actifs, soit 1 actif sur 2 en France et pour les filières qui ont pu évaluer le maintien/création d’emplois dans leur secteur, 600 000 emplois est une fourchette basse à l’horizon 2020.

Dans sa synthèse, le comité de la filière Agriculture et Forêts, présidé par Constant Lecoeur (2), a retenu comme emplois de la croissance verte les emplois liés à la production de biomasse dans les activités agricoles et forestières, soit un ensemble de plus de 2 millions d’emplois.

Le comité prévoit :

Pour le secteur de l’Agriculture :

- environ 10 000 créations nettes d’emplois dont 7 600 pour l’agriculture biologique et l’approvisionnement direct de proximité,

- 600 créations d’emplois au titre de la formation,

- 2 700 créations d’emplois d’éco-conseillers : conseillers de développement durable, éco énergéticiens, éco-certificateurs et qualiticiens.

Ce secteur comprend l’agriculture conventionnelle, l’agriculture biologique, l’approvisionnement direct de proximité, les entreprises de travaux, les Coopératives d’utilisation du matériel agricole (CUMA), l’ensemble des coopératives et négociants de proximité ainsi que les conseillers de l’agriculture.

Pour les industries agroalimentaires (IAA) :

-la création d’emplois d’éco-énergéticiens pour la maîtrise énergétique et l’optimisation des bilans carbone sur la base d’un emploi pour 1000 soit 600 créations,

-la croissance des emplois de la distribution de produits issus de l’agriculture biologique à hauteur de 2000 par an. Le comité retient le chiffre de 1000 par an pour l’horizon 2020 soit 10 000 emplois,

-la formation est une nécessité. En effet, il est estimé un besoin nouveau d’engager 1 jour/an pour la moitié des personnels des IAA en moyenne sur les dix prochaines années soit 300 000 jours stagiaires.

Pour les métiers d’appui de ce secteur :

-des formateurs au développement durable qui incluent les économies d’énergie dans la conduite de lignes de production, le stockage et la conduite des engins et véhicules soit 250 formateurs,

- des conseillers énergie et développement durable à raison de 1 pour 250 emplois soit 2 400 éco-conseillers.

Au total, la création d’emplois dans l’industrie agroalimentaire et la distribution spécialisée en produits de l’agriculture biologique est donc estimée à 13 250 emplois.

Pour les métiers de la forêt, de l’exploitation forestière et de la première transformation du bois,

la croissance verte devrait induire la création de :

- 23 620 emplois pérennes à l’horizon 2020, métiers d’appui inclus (techniciens d’animation et de mobilisation, éco-certificateurs, formateurs…),

- 800 emplois liés à la création des nouveaux parcs dans les cinq ans,

- 4 000 emplois attachés aux activités de gestion de la biodiversité ordinaire en relation avec la mise en oeuvre des trames verte et bleue dans les dix ans.

Actuellement, les créations d’emploi dans ces secteurs sont estimées à environ 2 500 par an. A l’horizon 2020, on devrait atteindre 22 500 emplois.

Pour les métiers d’appui de ce secteur :

La stratégie nationale de recherche et d’innovation sur l’alimentation, les biotechnologies, l’urgence environnementale due au changement climatique et les éco technologies militent pour renforcer les équipes publiques et privées de 3 000 chercheurs.

Pour la formation, le comité de filière propose de mener :

- une action prioritaire auprès des formateurs en mobilisant les acteurs de la recherche et du développement pour une agriculture écologiquement intensive, une alimentation de qualité et de sécurité sanitaire et un développement durable des espaces agricoles, forestiers et naturels,

- une labellisation des centres de formation préparant aux qualifications des métiers de la croissance verte de manière à valoriser ces métiers : label « métiers de la croissance verte »,

- des opérations de suivi des préparations aux nouvelles qualifications de la croissance verte avec appels de candidatures,

- des actions de promotions des métiers de la croissance verte auprès des institutions chargées de l’accueil, l’orientation et l’insertion des jeunes dans la vie active avec la palette de l’ensemble des diplômes offerts sans discrimination d’institutions,

- des actions prioritaires de promotion des métiers de la forêt, de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour améliorer l’image de ces secteurs auprès des jeunes par des opérations associant qualité de l’environnement et des métiers de la production en forêt et dans l’agriculture notamment, ou sur notre alimentation,

- des appels à projets auprès des fédérations professionnelles pour valoriser leurs métiers,

- une recherche des entreprises concernées pour prendre en compte la dimension sociale du développement durable notamment dans la partie conditions de travail.

Le comité s’est appuyé principalement sur les travaux engagés par l’enseignement agricole dans l’accompagnement aux métiers de « la croissance verte ». Les besoins en formation semblent identifiés et couverts, il s’agit davantage de faire évoluer les formations existantes que d’en créer sur des secteurs qui seraient non couverts. L’urgence est, par conséquent, de former les formateurs nécessaires à cette requalification de masse des acteurs avec l’appui de la recherche et de l’enseignement supérieur.

www.developpement-durable.gouv.fr

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(1) Il y avait 11 comités : Métiers de la filière « Agriculture et Forêts »,  de la filière « Bâtiment »,  de la filière « Mer », de la filière « Construction électrique, électromécanique et réseaux », de la filière « Transports »,  de la filière « Raffinage, carburants et chimie verte», de la filière « Automobile », de la filière « Biodiversité et services écologiques », de la filière « Tourisme »,  de la filière « Energies renouvelables », de la filière « Eau, Assainissement, Déchets, Air».

(2) Constant Lecoeur, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est également Président de la section « Emploi, formation, recherche » du conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER) et Président de l’observatoire des Missions et des Métiers (OMM) du ministère de l’agriculture (CGAAER).

Catégorie agriculture, economie/emploi, forêtCommentaires fermés

Le dossier Isère Amont fait des vagues

Le projet d’aménagement de l’Isère Amont pour la protection contre les crues de l’Isère, de Pontcharra à Grenoble, est en chantier depuis quatre ans. Le maître d’ouvrage en est le  syndicat mixte du bassin hydraulique de l’Isère, le SYMBHI, créé en mars 2004 par le Conseil général de l’Isère.

Le projet Isère Amont (1) qui vise à assurer la protection des populations et de leurs biens contre les risques d’inondation (crue centenale) fait l’objet d’une concertation soutenue mais toujours très tendue avec la Chambre d’agriculture. Le nœud du problème et le point majeur d’achoppement est l’indemnisation des terres situées en zone inondable.

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C’est cette question de la réparation des préjudices subis par l’activité agricole en cas d’inondation qui n’est toujours pas résolue et reste dans l’impasse. D’où la mobilisation ce matin, devant la préfecture puis dans les locaux du Département, d’une centaine d’agriculteurs et de propriétaires fonciers du Haut-Grésivaudan, venus pour certains d’entre eux en tracteurs place de Verdun et avec quelques remorques chargées de bottes de foin et une citerne de purin (qui n’a pas servi).

André Mollaret, président de l’association des maraîchers de la ceinture verte de Grenoble et Elisabeth Perrot, agricultrice à Murianette, étaient aux avant-postes pour expliquer les revendications des manifestants.

Quelles sont-elles, ces revendications ?

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Occupation pacifique ce matin des locaux du Conseil général de l'Isère, avant de s'expliquer devant les conseillers généraux réunis pour débattre des orientations budgétaires 2010

Ce que réclament avant tout les agriculteurs et propriétaires fonciers, c’est la signature sans modifications du protocole prévoyant l’indemnisation des préjudices subis en cas d’inondation des « casiers » créés à cet effet tout le long de l’Isère.

Ils souhaitent également le report des travaux de réalisation d’espaces de loisirs et d’aménagement environnementaux, estimant que la priorité doit être la préservation de l’activité agricole.

La Chambre d’Agriculture de l’Isère collabore depuis 3 ans avec le SYMBHI que préside Robert Veyret, conseiller général, à la rédaction de ce protocole qui devait être signé il y a un an, en février 2009. Il ne l’a pas été.

Ce qui bloque, c’est l’une des dispositions prévues dans le protocole, à savoir l’indemnisation à hauteur de 40% des préjudices subis en cas d’inondation. Le CG38 s’y refuse. L’échange a été assez vif, au sein de l’hémicycle Aubert-Dubayet où les élus étaient en session DOB (débat d’orientations budgétaires). Les commentaires fusent :

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"Vous allez nous mettre sur la paille!"

« Vous allez mettre tous les agriculteurs sur la paille ».

« On nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour indemniser les risques que nous courons. Pourtant, on en trouve pour créer des corridors écologiques ! ».

« Tous ces travaux sont censés nous protéger. Mais rien ne nous garantit contre le risque de rupture de la digue ».

« Nous tenons à ce que nos biens conservent leur valeur ».

Christian Nucci a souligné que « la protection des biens et des personnes est une compétence régalienne de l’Etat » (2) et que le CG38 ne peut du jour au lendemain endosser seul cette compétence. « Nous allons le 5 février, avec Robert Veyret, rencontrer la Métro et la Communauté de communes du Grésivaudan pour aborder ce sujet et tenter de mettre au point un dispositif capable de répondre à vos demandes ».

L’ambiance dans la salle est toujours houleuse.

André Mollaret interpelle le président du CG38, André Vallini. « Pourquoi n’avez-vous pas signé le protocole ? » Vallini reste muet. Puis, visiblement énervé, il répète plusieurs fois : « C’est une compétence de l’Etat, vous comprenez ? ». Il quitte l’hémicycle dans le tumulte.

Le problème est de taille et résulte en grande partie du contexte socio-économique actuel. Les recettes du Département, on le sait, ont été fortement diminuées par la crise. André Vallini le rappelait il y a quelques jours à la préfecture :

« En Isère les recettes du Département sur les droits de mutation ont chuté de 43 % depuis deux ans entraînant une perte de 60 millions d’euros pour le Conseil général. A quoi il faut ajouter la non-compensation par l’Etat des charges qu’il nous a transférées : 66 millions d’euros en 2008 et 75 millions d’euros en 2009 ». Il ajoutait :  « Les Départements sont en grande difficulté et c’est Gérard Larcher, lui- même, le président du Sénat, qui déclarait récemment qu’une quinzaine d’entre eux risquaient d’être placés sous tutelle financière. En fait ce sont tous mes collègues présidents de Conseils généraux, quelle que soit leur orientation politique qui dressent le même constat et qui sont contraints de diminuer leurs subventions et de geler, voire d’annuler certains de leurs investissements ».

Dans ces conditions, l’élaboration du budget primitif 2010 est une épreuve plus que difficile qui explique sans doute la réaction du président du CG38.

Certes, le Département, comme l’a rappelé Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture, n’a jamais laissé tomber l’agriculture. Avec la Savoie, l’Isère est le département qui investit le plus dans ce domaine. Ce conflit autour du projet Isère Amont est une épine d’autant plus douloureuse.

La ceinture verte et maraîchère de Grenoble est une richesse pour la région urbaine de Grenoble, une vitrine de l’agriculture périurbaine, prise en compte dans le cadre du SCOT. Les agriculteurs du Haut Grésivaudan en sont les premiers responsables et ils savent qu’en cas d’inondation, ils ne se relèveront pas. Cela,  ils ne peuvent l’admettre. C’est ce qui explique leur mobilisation aujourd’hui et leur insistance pour obtenir une signature rapide du protocole prévoyant l’indemnisation de leurs biens en cas de crue.

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(1) Les travaux, estimés à 108 millions d’euros visent à contenir les petites crues par un dispositif de digues, et à étaler dans des zones naturelles et agricoles (2350 hectares) les crues supérieures à la crue trentenale, ne pouvant être contenues par les digues et risquant d’inonder les zones habitées.

(2) Le CG38, dans un communiqué, a tenu à le rappeler une fois de plus : « La protection des populations et des biens contre les crues est une responsabilité de l’Etat qui depuis des décennies n’a jamais été en mesure de faire aboutir les projets. Devant l’inertie de l’Etat et parce que les collectivités locales concernées ne parvenaient pas à se décider non plus, le Conseil général a décidé de créer le Symbhi pour porter le projet sur l’Isère amont qui vise à réduire un risque d’inondation, dont les conséquences sont évaluées à 500 millions d’euros de dommages sur l’agglomération grenobloise, et à préserver le développement des territoires impactés ».

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La filière bois rhônalpine au Mondial des métiers de Lyon

L’ensemble de la filière forêt-bois rhônalpine se mobilise pour le Mondial des métiers du 4 au 7 février à Lyon Eurexpo. Sur 300 m2 un dispositif conçu et animé par FIBRA – Fédération forêt-bois Rhône-Alpes, son réseau d’interprofessions départementales et des établissements de formation, présentera les atouts de ce secteur d’activité et les opportunités de carrières qu’il offre.

Un pôle accueil « métiers de la filière forêt-bois de Rhône-Alpes »

Il sera le centre de l’ensemble du dispositif. Animé par des professionnels et les permanents des Interprofessions (départementales et régionale), il permettra d’orienter les jeunes vers un métier, une formation, une structure de formation. Le public y trouvera, en plus de la présence et des témoignages des animateurs :

-Des panneaux d’informations sur les métiers et sur le bois et son intérêt environnemental

- Des brochures ONISEP « Zoom sur les métiers du bois », (Edition 2009),

- Une borne d’accès au site internet www.metiers-foret-bois.org développé par FIBRA, (site internet de présentation des métiers de la filière et des organismes de formation en Région Rhône Alpes et d’avantage).

- Des marque-pages seront remis aux jeunes, mentionnant l’adresse du site internet www.metiers-foret-bois.org.

- Des sacs papiers issus d’une collaboration entre la filière forêt-bois et la filière papier seront distribués mettant en avant l’adresse de site www.metiers-forêt-bois.org.

- Un jeu interactif où filières bois/papier-carton/plastique/métal/textile sont associées. L’élève pourra, en répondant à un quiz, constituer sa parure de crayons fabriquée à partir des 5 matières.

Des espaces animations

Les animations seront assurées par les établissements (formateurs, élèves). Ces animations permettront de présenter les métiers aux jeunes et à leurs familles, mais surtout les opportunités d’emploi, les points forts et les aspects modernes et très techniques de ces différents métiers. Les pôles animations occuperont environ 250 m2 et présenteront les cinq secteurs suivants, en lien avec le site internet www.metiers-foret-bois.org, et proposent les activités suivantes :

- La forêt : secteur de l’exploitation forestière et du bois énergie, présentation des différents types de combustibles.

- Le matériau : secteur de la scierie, présentation d’une scierie rhônalpine en vidéo.

- La construction bois : présence d’une aire d’épure au sol pour fabrication d’une charpente, atelier de montage et assemblage d’un escalier.

- Le mobilier et l’agencement : montage sur place de caissons de cuisine

- L’art du bois : présence d’un échiquier géant

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