Archive | 08 février 2010

Les Isérois impressionnés par le marché aux truffes de Richerenches

panneau March�s aux TruffesDepuis fort longtemps, Richerenches produit la fameuse « Tuber Melanosporum » ou « rabasse » en provençal qui pousse au pied de chênes truffiers. Elle est récoltée de novembre à mars, période durant laquelle a lieu le traditionnel Marché aux Truffes.

Richerenches a été déclaré Capitale de la Truffe de Qualité et également, « Site Remarquable du Goût » par le Conseil National des Arts Culinaires. Actuellement, les Marchés aux Truffes de Richerenches sont les plus importants d’Europe par la quantité. Ils représentent plus de 50% des apports faits sur les principaux marchés du Sud-Est et 30% de la production nationale avec 200 à 800 kg de truffes commercialisées selon les samedis.

Déroulement des Marchés aux Truffes

Ces marchés débutent vers mi-novembre et se poursuivent jusqu’à fin mars. Tous les samedis matins, courtiers, trufficulteurs, acheteurs, simples badauds … se retrouvent dans le village : sur l’Avenue de la Rabasse pour la vente au détail et sur le Cours du Mistral pour la vente en gros.

Les trufficulteurs, munis de leur production, arrivent tôt le matin mais les marchés ne s’animent véritablement qu’à partir de 10h00. Les conversations tournent autour d’un seul sujet : la truffe. Après avoir fixé le cours des truffes, les transactions peuvent commencer …

richerenches 10

Paul CHAMARD-BOIS, Président des Trufficulteurs de l’Isère, Pierre BONTE, journaliste et surtout passionné par le monde rural, Cédric GUILLAUME CORBIN, Président local, Pierre BAYNAC-MAURY Président de la Société Mycologique et Botanique de Seyssinet-Pariset. Etait également présent ce samedi sur le marché le journaliste Jean- François Kahn.

Les membres de la société mycologique et botanique de Seyssinet-Pariset ont donc visité ce marché .  » J’ai été impressionné » dira Paul Chamard -Bois le président des trufficulteurs de l’Isère, d’autant plus qu’ils ont croisé du beau monde!

Pour en savoir plus sur ce marché: www.richerenches.fr

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Pays voironnais: débat sur l’agriculture bio

Le Pays Voironnais souhaite encourager le développement de pratiques respectueuses de l’environnement, notamment de l’agriculture biologique. Une réunion d’information et de débat sur l’agriculture biologique à destination des professionnels agricoles  se tiendra le :
Mercredi 10 février, de 14h à 17h, à la salle des fêtes de St-Nicolas de Macherin

Animée par l’ADAYG, cette réunion abordera les points suivants en présence d’experts techniques, notamment des techniciens de l’ADABio :
1. Précisions réglementaires d’ordre global et évolutions récentes de la réglementation : principes généraux et coûts d’une certification AB ; débouchés existants ou à créer ; évolution du cahier des charges depuis 2009, perte de sens ou
nouvelles opportunités ?
2. Deux ateliers thématiques, avec des témoignages de producteurs du territoire, en bio et en conventionnel :
- Maraichage, arboriculture et noix
- Elevage et grandes cultures
3. Attentes éventuelles vis-à-vis du Pays Voironnais et actions à mettre en œuvre.

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L’Europe a choisi son logo bio

logobio UELa Commission européenne a annoncé aujourd’hui officiellement le gagnant du concours de conception du nouveau logo de l’Union européenne pour les produits biologiques. Au cours de ces deux derniers mois, quelque 130 000 personnes ont voté en ligne pour choisir le nouveau symbole biologique parmi les projets des trois finalistes.

Le logo gagnant est celui de Dusan Milenkovic, un étudiant venu d’Allemagne dont le motif «eurofeuille» a remporté 63 % de l’ensemble des suffrages.

À compter du 1 er  juillet 2010, le logo biologique de l’Union européenne devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les États membres de l’Union et répondant aux normes requises.

Pour les produits importés, il sera facultatif. L’apposition, à côté du logo de l’UE, d’autres logos à caractère privé, régional ou national sera autorisée. Le règlement relatif à l’agriculture biologique sera modifié dans les semaines qui viennent en vue d’introduire le nouveau logo dans l’une de ses annexes.

«Je suis ravie que nous ayons maintenant un nouveau logo pour les produits alimentaires biologiques de l’Union européenne» a déclaré Mme  Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, qui est à l’origine du concours de sélection du logo. «L’exercice a permis de braquer les projecteurs sur les produits de l’agriculture biologique et nous a donné un logo que tout un chacun pourra facilement reconnaître. C’est un motif esthétique et élégant, que je suis impatiente de voir sur les produits que j’achèterai à partir du mois de juillet.»

Le logo gagnant a été choisi dans le cadre d’un concours paneuropéen ouvert aux étudiants en art et en design. Constitué de personnalités internationalement reconnues, le jury a examiné presque 3 500 propositions de logos, dont les trois meilleures ont été publiées sur le site du concours ( www.ec.europa.eu/organic-logo ) et soumises à un vote en ligne qui s’est achevé le 31 janvier 2010.

Le logo «eurofeuille» représente les étoiles de l’Union européenne réparties en forme de feuille sur un fond vert. C’est un symbole très simple qui fait clairement référence à deux concepts: la nature et l’Europe.

Le gagnant et les lauréats des deuxième et troisième prix seront récompensés par la direction générale de l’agriculture et du développement rural de la Commission européenne à l’occasion d’une cérémonie officielle qui se tiendra à Bruxelles en juillet 2010; ils recevront respectivement un prix de 6 000 €, 3 500 € et 2 500 €.

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La filière tabacole en difficulté

orateurDans sa question orale du 17 /12/2009, M. Bernard Cazeau (Dordogne-SOC) attire l’attention sur la situation préoccupante de la filière tabacole. Ce secteur compte 2 800 exploitants dans notre pays. Il emploie près de 10 000 salariés saisonniers et représente plusieurs centaines d’emplois dans la recherche et le développement technique. La diminution brutale des aides directes de l’Union européenne destinées aux producteurs de tabac, à compter du 1er janvier 2010, plonge la filière dans une difficulté profonde.

Si aucune décision compensatoire n’est prise en faveur de la filière tabacole dans des délais rapides, il n’y aura plus de planteurs en Périgord comme dans toute la France dès l’année prochaine. À la fin des années 1960, la Dordogne comptait 1 500 producteurs; ils ne sont plus que 350 aujourd’hui alors que cette culture garantit la survie des petites exploitations de sa région.

Pour les tabaculteurs, les perspectives de reconversion sont étroites, voire inexistantes, compte tenu de la structure des exploitations et de la situation économique générale de l’agriculture. À ce jour, l’Europe ne produit que 25 % du tabac qu’elle consomme. Demain, si rien n’est fait, elle en importera 100 %, mais elle aura au passage supprimé des milliers d’emplois.

Dans un contexte agricole extrêmement difficile, le risque est grand de voir disparaître une filière particulièrement bien organisée, employeuse de main-d’œuvre et qui participe au maintien des actifs dans le monde rural. En conséquence, il lui demande les mesures qu’il compte prendre pour éviter la disparition de cette filière.

Réponse de M. Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation (en l’absence de Bruno Lemaire, ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture) publiée dans le JO Sénat du 03/02/2010.

Monsieur le sénateur Cazeau, je confirme les chiffres que vous avez cités. Avec plus de 2 200 exploitations sur une surface supérieure à 6 700 hectares en 2009, la filière tabacole joue un rôle important pour nos territoires et notre économie. Cependant, elle est confrontée cette année, pour la première fois, aux conséquences de la diminution des aides à la production de tabac : l’Organisation commune des marchés, l’OCM, allouait en effet depuis 2006 des aides aux producteurs, pour un budget total de 80 millions d’euros.

Le compromis qui a été obtenu à l’issue du bilan de santé de la politique agricole commune à la fin de 2008, reprend le transfert, prévu en 2004, de la moitié des aides allouées au secteur au financement des actions qui sont cofinancées par le Fonds européen agricole pour le développement rural, le FEADER. Tout au long de l’année 2009, les contacts pris entre les professionnels et le ministère de l’agriculture ont permis de préciser un certain nombre de mesures d’aides disponibles à partir de cette année.

Tout d’abord, la France, durant sa présidence du Conseil de l’Union européenne, a obtenu un dispositif transitoire d’aide à la restructuration, qui prévoit une aide forfaitaire pour les exploitations perdant plus du quart des aides en 2010. Le montant de cette aide sera de 4 500 euros au maximum en 2011, de 3 000 euros en 2012 et de 1 500 euros en 2013. Le budget global de cette aide sur ces trois années est de 18,6 millions d’euros. Près de 60 % des exploitations sont ainsi éligibles à cette aide.

La production de tabac pourra aussi bénéficier dans le cadre du programme de développement rural hexagonal, ou PDRH, de deux mesures agro-environnementales : la MAE « rotationnelle », d’une part, et la MAE « territorialisée », d’autre part.

Les exploitations qui seront concernées peuvent également bénéficier de subventions à la modernisation des exploitations et à l’investissement, d’une part, dans le cadre des mesures communautaires destinées à favoriser le développement de cultures régionales spécialisées, d’autre part, par le dispositif national d’aide à l’investissement qui vient d’être reconduit.

En 2009, les tabaculteurs ont investi massivement dans leur outil de production. Les demandes de subvention ont atteint un montant deux fois supérieur au montant de l’enveloppe qui avait été allouée initialement. C’est la raison pour laquelle, afin d’optimiser ce dispositif, une analyse plus précise du nombre de dossiers, des montants nécessaires et des critères de sélection est en cours avec les représentants de la filière.

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Pour éviter que votre vie bascule

Le renversement de tracteur est la première cause d'accident mortel avec une machine chez les agriculteurs.

Le renversement de tracteur est la première cause d'accident mortel avec une machine chez les agriculteurs (photo MSA).

Le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et la Mutualité Sociale Agricole (MSA) lancent une campagne de prévention auprès des agriculteurs sur les risques de renversement des tracteurs, qui constituent la première cause d’accident mortel avec une machine chez les exploitants agricoles. Entre 2004 et 2007, 74 décès suite à un renversement de tracteur ont été recensés.
Cette campagne s’appuie sur des visuels et un slogan percutants : «votre tracteur bascule, et c’est toute votre vie qui bascule. »

Ce message est relayé par affichages dans différents lieux destinés aux agriculteurs (chambres d’agriculture, concessionnaires agricoles, etc.) et via la presse professionnelle locale et nationale.
La campagne implique également 5 partenaires majeurs du monde agricole et rural qui mènent des actions sur le terrain pour lutter contre ces accidents : la Fédération nationale des coopératives agricoles (FNCUMA), le Syndicat national des entreprises de service et de distribution du machinisme agricole (SEDIMA), Groupama, le Crédit agricole assurances et les Chambres d’agriculture.
Depuis le 1er janvier 2010, la mise en œuvre de la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux rend obligatoire l’équipement de tous les tracteurs présents sur une exploitation d’une structure de sécurité anti-retournement.
En accompagnement de l’application de la loi, la campagne de prévention a pour objectif de sensibiliser les agriculteurs aux bonnes pratiques permettant d’éviter les accidents : entretenir régulièrement les machines, utiliser un engin adapté, ralentir avant de tourner, utiliser le frein moteur en descente, aménager les zones d’évolution, etc.

Toutes les informations sur la campagne sur le site de la MSA : www.msa.fr

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