Archive | 15 février 2010

Offres et demandes d’emploi, en Rhône-Alpes, dans le secteur agricole

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Ain

Expl. en élevage caprin et bovin lait cherche personne (H/F) pour traite des vaches, alimentation, soins, vente, livraisons, travail en fromagerie, conduite de tracteurs. Logement pos.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL9-01

Hte-Savoie

Expl. cherche salarié polyvalent (H/F). Vous assurerez les activités liées aux deux élevages (bovin et caprin) : alimentation, soins aux animaux, transformation fromagère. Expérience et motivation exigées. CDI tps complet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OEL1-74

Hte-Savoie

Expl. cherche un salarié polyvalent (H/F). Missions : alimentation et soins aux animaux, gestion des veaux et de la nurserie. Poste évolutif vers un poste à responsabilité. Logement pos. CDI tps complet. Expérience impérative.

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Isère

GE cherche un agent d’élevage caprin (H/F). Vos missions : entretien, soins et traite du troupeau de chèvres. Exp. souhaitée. Autonomie et rigueur.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCA5-38

Loire

Expl. cherche un agent d’élevage laitier (H/F). Vous aurez en charge la traite, le soin aux animaux, les travaux liés à la culture céréalière. CDI tps plein. Débutant motivé accepté si formation agricole.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL8-42.

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain

Femme cherche emploi d’agent en cultures légumières. Titulaire du BPREA. Expériences de courte durée.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DMA9-01

Ardèche

Femme cherche emploi d’agent viticole. Titulaire du BPREA. Expériences travaux saisonniers. Mobilité : Drôme-Ardèche.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVI16-07

Hte-Savoie

Femme cherche emploi d’agent d’élevage caprin. Expérimentée. Mobilité : Hte-Savoie, Savoie.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCA5-73

Isère

Femme cherche emploi d’agent d’élevage caprin. Titulaire d’un certificat de spécialisation en AB. Expérimentée. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCA3-38

Rhône Homme cherche emploi d’agent d’élevage bovin. Expérimenté.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL24-69

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Pour FNE, la cohabitation homme-loup est possible

Décembre 2009 : battue au sanglier sur la commune d’Esparron dans les Hautes-Alpes. Surpris par l’arrivée d’une jeune louve, un chasseur l’abat. Surpris en flagrant délit, il sera jugé le 18 février prochain à Gap pour avoir détruit un individu d’une espèce protégée.
Ces faits poussent les associations de protection de la nature à se constituer partie civile et à rappeler le caractère emblématique du loup, symbole d’une nature sauvage et libre:
« Sans nier ou minimiser les difficultés qui subsistent pour le monde de l’élevage, notamment liés aux systèmes d’élevage et surtout au contexte économique de la filière ovine, nous voulons rappeler que les pertes subies par les troupeaux ne sont de loin pas le seul fait du loup (maladies, chiens errants, dérochements…) », explique FNE.

FNE, URVN et les associations de terrain SAPN, le CRAVE, Arnica Montana, conscientes des contraintes apportées à l’élevage extensif par le retour naturel des loups, ne sont pas opposées à des tirs exceptionnels résultant d’attaques répétées sur des troupeaux efficacement protégés ; elles l’ont affirmé et assumé par le passé.

Elles condamnent par contre tout acte de braconnage de loups, car la destruction d’un individu d’une espèce protégée n’est jamais anodine.

« Il faut comprendre que les causes qui ont permis ce retour naturel ne vont pas changer : les évolutions des milieux et des espèces, depuis des décennies, ont créé chez nous comme partout dans l’arc alpin les conditions d’une présence permanente des prédateurs. La présence du loup est un fait durable, dans les Hautes-Alpes comme dans d’autres territoires alpins ; l’objectif numéro un doit être d’aider la filière ovine à faire face à cette difficulté et à s’adapter ».

« Car, affirme FNE,  le loup n’est pas qu’une contrainte : en reprenant sa place au somment de la pyramide écologique il est le garant du bon fonctionnement de l’écosystème entier :

- il empêche la concentration des grands ongulés sauvages qui compromet la régénération naturelle de la forêt et les jeunes plantations,
- il élimine les individus faibles ou malades empêchant la propagation des maladies (les troupeaux de chamois sont régulièrement décimés par la kérato – conjonctivite),
- il élimine les chiens errants,
- il constitue un vecteur d’image sur la qualité des milieux naturels, support d’un tourisme respectueux de la nature essentiel pour les territoires de montagne ».
« Aussi en cette année de la biodiversité, le loup devrait pousser tous les acteurs, professionnels de l’élevage, Etat, collectivités et associations de protection de la nature, à faire évoluer les pratiques vers des modes d’élevage adaptés au territoire, à ses capacités et contraintes, vers un tourisme plus respectueux des activités agricoles et d’élevage en montagne et plus respectueux de la nature », souligne FNE.

« Nous sommes pour notre part convaincus de la nécessité de la préservation de la biodiversité, ainsi que de la possibilité d’une cohabitation entre le loup et l’homme. Si les Etats européens, de toutes orientations, ont pris depuis des décennies des mesures pour protéger de nombreuses espèces animales dont le loup, c’est bien que la conception du rôle de l’homme dans la nature a changé. Ce dont le pastoralisme a besoin, c’est de mesures de soutien réellement courageuses, non de complaisance vis-à-vis de positions anti-prédateurs venues du 19e siècle ! »

Catégorie loup, pastoralismeCommentaires fermés

LMA : l’Isère veut avoir voix au chapitre

L’Isère tient à son agriculture et veut faire entendre autant que possible sa voix dans les hémicycles du parlement. Christian Nucci et Charles Galvin, en charge des questions agricoles et de la forêt au Conseil général, rencontrent régulièrement les professionnels, le  préfet, les parlementaires pour que la partition soit la plus harmonieuse possible.

(photo Frédérick Pattou)

(photo Frédérick Pattou)

Après la table ronde du 10 février qui a réuni la profession agricole, les représentants de l’Etat, les élus et les services du CG38, sur le thème de la nouvelle PAC (horizon 2013), c’était à une  rencontre sur le thème de la LMA 2010 (loi de modernisation de l’agriculture) qu’étaient invités aujourd’hui les  parlementaires.

Christian Nucci, vice-président du CG38 à l’Agriculture et Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère,  étaient à la baguette. Outre quelques bémols , on ne peut pas dire qu’il y ait véritablement de couacs sur cette question. L’Isère fait bloc.

Objectif  de la rencontre: confronter des propositions qui doivent permettre de défendre la spécificité de l’agriculture iséroise, de plaine comme de montagne. Des propositions considérées comme complémentaires de ce projet de loi qui ne satisfait pas tout le monde (voir nos articles précédents).

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Parmi les parlementaires présents, Annie David, François Brottes, André Vallini, Georges Colombier, Jacques Rémiller (photo Frédérick Pattou)

Le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) a été présenté le 10 février par Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, au Conseil des ministres qui l’a entériné. Dans quelques semaines, les parlementaires isérois auront à se prononcer sur ce projet de loi axé autour de trois grands thèmes :

1 – Une nouvelle perspective politique sur l’alimentation

2 – Stabiliser le revenu des agriculteurs et renforcer la compétitivité de l’agriculture française

3 – Réduire le rythme de consommation des terres agricoles

Petit inventaire des propositions émises par le CG38 en concertation avec la Chambre d’Agriculture de l’Isère, visant à compléter les mesures figurant dans le texte du projet de loi:

Alimentation :

-harmoniser les méthodes et les règles sanitaires et environnementales de production, les normes de sécurité sanitaire

-rendre obligatoire l’étiquetage de la provenance des produits, notamment dans la restauration collective et d’en assurer la visibilité et la lisibilité à la clientèle

-instaurer un contrôle comparatif au stade du consommateur entre les produits français et les importations

-faire évoluer la rédaction du code des marchés publics et permettre ainsi à l’autorité administrative d’instaurer des clauses techniques et juridiques compatibles avec le droit européen, facilitant la valorisation des productions agricoles des territoires en restauration hors domicile en circuits courts ; de préserver le seuil de 20 000€ d’achat public de gré à gré de denrée alimentaire, fruits et légumes

-de confier au préfet, territorialement compétent, la diffusion de guides de bonnes pratiques en matière d’achat public responsable

-d’instaurer l’obligation de suivi-évaluation du plan national alimentaire par la constitution d’un comité de suivi dont la composition sera établie par décret

Revenu des agriculteurs

-adapter le système de cotisation sociale au revenu de l’exploitant et non de l’entreprise

-créer au sein des producteurs un collège commercialisation ayant capacité à contractualiser

-imposer à la grande distribution un coefficient multiplicateur

-garantir  la médiation par commission en cas de litige sur la conclusion ou l’exclusion de l’acte contractuel

-assurer un contrôle de la contractualisation par les services compétents, notamment du ministère de l’Economie

-cogérer au niveau des territoires la gestion des volumes de production, des transferts de droit à produire via les CDOA qui, dans un contexte de régionalisation, lieu de coordination des politiques, doivent rester un lieu d’application des politiques

- rendre obligatoire une analyse coût/avantage avec les différents acteurs des filières, de l’obligation de contractualisation avant l’élaboration du décret fixant la liste des produits pour lesquels la contractualisation est proposée

Foncier agricole

- réformer le code de l’urbanisme et confier aux EPCI la compétence d’élaboration de PLU

-affecter aux conseils généraux, en application de leur compétence de plein droit « aménagement foncier agricole et forestier, et « protection des mise en valeur des espaces agricoles et naturels périurbains » le produit de la taxe instaurée par la loi de modernisation agricole en cas de cession d’un terrain nu devenu constructible à la suite d’une modification des documents d’urbanisme

-rendre obligatoire la conclusion de périmètre de protection ou d’aménagement des espaces agricoles et naturels périurbains (PAEN) ou de zones agricoles protégées (ZAP) sur tout secteur agricole ayant été l’objet d’investissement public d’aménagement ou d’équipement

-adapter le système juridique des associations syndicales autorisées (ASA) afin de prendre davantage en compte le fermier et non plus uniquement le propriétaire.

Catégorie agriculture, collectivitésCommentaires fermés

Les baux de chasse en question

orateurM. Robert Tropeano (Hérault-RDSE), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 17/12/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les augmentations enregistrées lors du renouvellement des baux de chasse situés sur des terrains domaniaux et gérés par l’Office national des forêts.

En effet, cette hausse des loyers, proche de 50%, serait fortement pénalisante pour les associations communales de chasse agrées. Cette augmentation, si elle devait être maintenue, s’ajouterait à la charge du paiement des dégâts du grand gibier aux cultures agricoles que les chasseurs financent. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer ses intentions dans ce domaine.

Réponse du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la pêche, publiée au JO Sénat du 11/02/2010

Les modalités de contractualisation du droit de chasse en forêt domaniale sont encadrées par le code forestier (art. L. 137-3 et R. 137-6 à R. 137-29). La règle générale est que la chasse y est exploitée par location, à la suite d’une adjudication publique.

Cependant, il peut être consenti des locations amiables, sans mise en adjudication préalable, dans certaines conditions (voir les articles R. 137-7 à R. 137-12) et notamment aux associations communales et intercommunales de chasse agréées (ACCA et AICA). En effet, le territoire de chasse de ces associations, conformément à l’article L. 422-10 du code de l’environnement, ne comprend pas les forêts domaniales situées dans leur périmètre (ban communal ou intercommunal).

Ainsi, la location amiable du droit de chasse consentie aux ACCA ou AICA en forêt domaniale vise à permettre de résorber les enclaves cynégétiques ne pouvant pas, à elles seules, faire l’objet d’une exploitation cynégétique rationnelle. Il est à noter également que la réglementation prévoit que les loyers de ces locations amiables ne peuvent être inférieurs à ceux qui sont calculés sur la base du loyer moyen à l’hectare obtenu à l’occasion de l’adjudication du droit de chasse dans les forêts domaniales du département de situation ou départements limitrophes et ayant des caractéristiques cynégétiques comparables (art. R. 137-12).

L’augmentation de loyer paraît importante en valeur relative en raison de certains niveaux de loyers actuels faibles et très inférieurs à la situation normale. Elle n’est pas uniforme et tient compte par ailleurs de la valeur cynégétique des lots.

Si une location amiable ne se conclut pas, le lot concerné a vocation à être mis en adjudication publique début 2010, adjudication pour laquelle l’ACCA, ou l’AICA, si elle est locataire sortant pourrait bénéficier de la priorité prévue à l’article L. 137-3 du code forestier.

La procédure en cours à l’Office national des forêts (ONF) pour la renégociation des baux de chasse en forêt domaniale suit donc en tout point les règles prévues par la loi. L’ONF travaille en étroite concertation avec les fédérations départementales des chasseurs concernées afin de permettre la reconduction des locations à l’amiable.

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Alpages sentinelles: premières confrontations de données

Nous avons évoqué dans un précédent article le programme des « Alpages sentinelles » créé et mis en oeuvre par les partenaires de l’agriculture au sein du Parc national des Ecrins.  La gestion d’un alpage est un vrai métier,  qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs…A partir de cette réflexion, le programme « Alpages sentinelles » vise à se faire une idée globale de ces interactions grâce à une observation soutenue et une concertation étroite entre praticiens et scientifiques.
Fin janvier, à Champoléon, des éleveurs, des bergers et les organismes concernés ont fait le point sur les premières avancées de cette initiative qui commence à intéresser d’autres massifs et organismes professionnels.

« Ce que nous voulons, c’est que nos alpages gardent leur potentiel et continuent de nourrir nos bêtes » : Charles Pelissier, président du groupement pastoral d’Ancelle (Champsaur), compte parmi les éleveurs qui suivent de près et contribuent aux travaux réalisés sur les « alpages sentinelles » du Parc national des Écrins.

Devant la maison du berger, à Chamopléon (photo PNE)

Devant la maison du berger, à Champoléon (photo PNE)

À Champoléon, dans les locaux de la maison du berger, une trentaine de personnes ont participé à une réunion de restitution des premiers « résultats » enregistrés sur les neuf alpages actuellement suivis dans ce programme expérimental. Voilà trois ans, le Parc et ses partenaires (1) ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l’évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l’effet des conditions climatiques, en tenant compte aussi des multiples événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d’élevage.

Si tout va bien, ils formeront à terme un réseau de 14 alpages « sentinelles », choisis dans les différents secteurs du Parc national des Écrins, dans les Hautes-Alpes et en Isère (2). Plusieurs paramètres y sont suivis : la ressource pastorale, les pratiques, la pluviométrie, les évènements marquants, la biodiversité, le déneigement…

Images satellites et parcours du troupeau

Éleveur dans la vallée de la Durance, Laurent Giraud partage les mêmes préoccupations que son homologue du Champsaur : « pour la profession, c’est important d’avoir des références pour faire évoluer les pratiques dans le bon sens ». Chaque été, pendant qu’il fait les foins en vallée, une partie de ses bêtes rejoint l’alpage de Crouzet, dans la vallée du Fournel (L’Argentière-la-Bessée). Voilà quelques années, constatant que la sécheresse avait eu un impact sur la végétation, il a réduit l’effectif du troupeau en estive. Une décision qui convient à son berger, Michel Bisson, lui aussi totalement engagé dans la gestion de cet alpage qui cumule à peu près toute la panoplie des mesures « agri-environnementales ».

Comme les autres bergers impliqués concrètement dans le programme des « Alpages sentinelles », Michel relève le pluviomètre installé près de sa cabane, il note et analyse les événements qui marquent sa saison d’estive, mentionne l’organisation des parcours du troupeau, le calendrier de pâturage…
Il est la mémoire concrète de l’alpage qu’il partage avec les techniciens pastoraux et les agents du Parc national des Écrins.

Toutes ces données vont être croisées avec les informations rassemblées par les autres partenaires du programme : les relevés des stations météorologiques, l’évolution du déneigement du territoire à partir d’images satellites, celle de la végétation, des milieux, des paysages… mais aussi les enquêtes réalisées auprès des éleveurs sur leur manière de s’organiser sur leur exploitation.

« L’alpage est la clef de voûte des systèmes d’élevage montagnards » souligne Jean-Pierre Legeard, directeur du CERPAM. Dans l’étude réalisée par les chambres d’agriculture et le CEMAGREF auprès des éleveurs retenus dans le programme, le pâturage d’estive représente jusqu’à 40% de l’alimentation des animaux. Et pendant que les bêtes se nourrissent de la bonne herbe des montagnes, les éleveurs ont le temps de faire les foins en vallée…

L’alpage, un lieu de dialogue

Quand la ressource en herbe manque, quelle est la marge de manœuvre du berger ou de l’éleveur ? S’ils expliquent leurs manières de s’adapter, les résultats observés sur les « alpages sentinelles » peuvent aussi leur donner d’autres perspectives.

Le travail des scientifiques et celui des praticiens sont au cœur de cet observatoire partagé. Et quand il s’agit de trouver un « moyen simple » d’estimer la ressource en herbe (phytomasse), les bergers et les éleveurs peuvent aussi avoir des idées. Car pour l’instant, les scientifiques n’ont pas encore résolu ce casse-tête…

D’ores et déjà, le programme « Alpages sentinelles » est une occasion supplémentaire d’échanger, de comprendre les préoccupations et contraintes des professionnels comme celles des gestionnaires d’espaces naturels… avec le souhait d’avancer ensemble.

Ainsi, dans les débats, les problèmes liés à la maîtrise du foncier et aux changements des politiques agricoles sont abordés avec ceux de l’évolution de la biodiversité et de la préservation des espèces… Des éléments fondamentaux à prendre en compte dans l’écriture de la charte du Parc national des Écrins.

………………………………………………………………………………………………………
(1) Les partenaires du programme « alpages sentinelles »: Le Parc national des Écrins, le CERPAM (Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée), la FAI (Fédération des alpages de l’Isère), les éleveurs et bergers des alpages retenus dans l’étude, les chambres d’agriculture des Hautes-Alpes et de l’Isère, la DDT (Direction départementale des Territoires – Service Agriculture), le CEMAGREF de Grenoble : Organisme public de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, le LECA : Laboratoire d’écologie alpine, le LTHE : Laboratoire d’études des Transferts en Hydrologie et en Environnement,Olivier Senn, phytoécologue.

(2) En Isère, l’alpage du Sappey (Lavaldens, Valbonnais) et celui de Lanchâtra (Oisans) comptent d’ores et déjà dans ce réseau des alpages sentinelles.

Catégorie pastoralisme, écologieCommentaires fermés

La prime à l’herbe est-elle menacée ?

orateurM. Bernard Piras (Drôme- SOC), dans sa question écrite du 12/11/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la suppression éventuelle de la prime herbagère agro-environnementale (PHAE). Les organisations agricoles sont particulièrement inquiètes quant à une éventuelle suppression de la PHAE, décision qui, si elle était confirmée, serait incomprise car illogique.

En effet, sa suppression mettrait en péril les élevages extensifs et le pastoralisme. Or, ces types d’élevage répondent à des enjeux de nature environnementale et d’aménagement du territoire.

Il lui demande de lui confirmer que ce dispositif ne sera pas remis en cause.

Réponse du ministère de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Pêche publiée dans le JO Sénat 11/02/2010

Le maintien des systèmes d’exploitation fondés sur la mise en valeur des surfaces en herbe constitue un enjeu majeur pour les territoires français.

En effet, l’entretien et le maintien des prairies, des estives et des landes favorisent la biodiversité et préservent la qualité de l’eau, d’autant plus que ces systèmes d’exploitation sont particulièrement extensifs dans leur conduite. Ils sont par ailleurs nettement plus autonomes en matière d’alimentation du cheptel.

Enfin, les surfaces utilisées mobilisent moins d’intrants (engrais, produits phytosanitaires, énergie). Le Gouvernement partage pleinement votre souci de pouvoir accompagner les élevages fondés sur la valorisation de surfaces en herbe.

Aussi, les décisions prises dans le cadre du bilan de santé de la politique agricole commune (PAC) renforcent le soutien économique des élevages par la mise en place d’une dotation spécifique à l’herbe dès 2010.

Conscient que la prime herbagère agro-environnementale (PHAE) reste un élément essentiel pour l’équilibre économique de certaines exploitations et pour le maintien des surfaces en herbe dans certaines zones, le Gouvernement souhaite pouvoir répondre aux inquiétudes des éleveurs concernés par l’échéance de leur contrat l’année prochaine en leur permettant de bénéficier d’un renouvellement de leur engagement en 2010.

Aussi pour les contrats arrivant à échéance en 2010, une consultation a été lancée auprès de la Commission européenne afin d’obtenir son accord sur une formule permettant un basculement au même moment de tous les bénéficiaires actuels dans le dispositif qui lui succédera dans le cadre de la PAC post-2013.

Le financement des renouvellements n’a pas pu être prévu lors du dépôt du projet de loi de finances car ceux-ci dépendent du schéma juridique qui sera arrêté. En effet, selon le dispositif retenu, le taux de cofinancement communautaire n’est pas le même.

Le Gouvernement poursuit ses travaux afin de pouvoir apporter une réponse qui permette aux éleveurs, dans le cadre de l’actuelle programmation budgétaire européenne 2007-2013, de conserver le bénéfice de ce soutien.

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