Archive | 04 mars 2010

Lancement d’un concours des prairies fleuries

Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au Salon International de l’Agriculture.
Dans le cadre de l’ « Année internationale de la biodiversité » en 2010, les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d’agriculture, les syndicats d’AOC fromagères, les syndicats d’apiculture, et des associations de gestion et de protection de la nature cette première édition. Le concours mobilise 18 territoires de Parcs dans toute la France et près de 300 exploitations agricoles :

13 Parcs naturels régionaux : Ballons des Vosges, Brenne, Camargue, Chartreuse, Haut-Jura, Lorraine, Massif des Bauges, Morvan, Pilat, Pyrénées Catalanes, Vercors, Volcans d’Auvergne, Vosges du Nord
5 Parcs nationaux : Cévennes, Ecrins, Mercantour, Pyrénées, Vanoise

A la différence des jachères fleuries, qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage. Le concours récompense au niveau local et national les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Un jury sélectionnera localement, entre mai et juillet, deux exploitations pouvant concourir au niveau national. Le jury national constitué d’experts désignera les lauréats sur des critères d’agronomie, de qualité fourragère, de botanique, de phytosociologie, d’apiculture, d’entomologie et de faune sauvage.

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CCI de Grenoble « Les mardis de la création d’entreprise »

Pour tout savoir sur la création d’entreprise commerciale ou industrielle, les étapes, les pièges à éviter,
la Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble propose aux créateurs une réunion d’information gratuite tous les mardis.

Tous les mardis de 13 h 45 à 16 h 30
à la Chambre de commerce et d’industrie, 1, place André Malraux à Grenoble.

Première étape indispensable avant de se lancer, la réunion permet d’aborder les points suivants :
- l’étude de marché,
- l’étude financière,
- le chiffrage du projet,
- les formes juridiques,
- l’accompagnement personnalisé du créateur.

Ces réunions d’information sont gratuites.

Contact inscription : Espace Entreprendre, 04 76 28 26 47, espace.entreprendre@grenoble.cci.fr

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Biocore: transformer la biomasse en biocarburants

INRA au SIAGuy Riba, vice-président de l’INRA, Michael O’Donohue, directeur de recherche à l’INRA et coordinateur du projet BIOCORE, Bruno Schmitz et Philippe Schild, de la direction générale de la Recherche (Commission européenne) et Andreas Redl, directeur de la société Syral ont annoncé aujourd’hui au Salon de l’agriculture le lancement du projet européen BIOCORE qui vise à transformer la biomasse en biocarburants de deuxième génération et en divers produits industriels.

Aujourd’hui, les menaces du changement climatique et de la dépendance excessive à l’égard du pétrole obligent l’Europe à diversifier ses ressources énergétiques et en carbone renouvelable.

A ce titre, la biomasse est unique, car c’est la seule ressource naturelle qui peut répondre à la fois aux deux besoins, en fournissant la matière nécessaire à la production de biocarburants de 2ème génération (1) et aussi de molécules de synthèse, de polymères et de matériaux.

Le projet européen BIOCORE (BIOCOmmodity REfinery), coordonné par l’INRA, vise à concevoir et à analyser la faisabilité industrielle d’une bioraffinerie permettant de convertir les résidus agricoles et forestiers en biocarburants de 2ème génération, en molécules chimiques et en polymères plastiques biodégradables. BIOCORE couvrira ainsi une palette de polymères qui représentent plus de 70% du marché mondial de ces produits utilisés dans l’industrie textile, l’emballage, la construction, les peintures, etc.

BIOCORE rassemblera pendant 4 ans 23 partenaires européens et 1 partenaire indien : dix entreprises dont cinq PME, une ONG et 13 universités ou organismes de recherche publics spécialisés. Le projet, dont le budget total s’élève à 20,3 millions d’euros, recevra un financement de l’Union Européenne de 13,9 millions d’euros dans le cadre du 7ème Programme-cadre de Recherche et développement (PCRD).
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(1) Pour la fabrication de biocarburants de la deuxième génération, on utilise des sous-produits et déchets agricoles ou encore des plantes qui ne servent pas à l’alimentation humaine.

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SIA 2010 : le Vercors y était

Le Parc naturel régional du Vercors a choisi le Salon de l’Agriculture 2010 (1) pour innover : c’est en effet la première fois qu’était mise en œuvre une promotion du Vercors associant l’établissement, les professionnels et  les acteurs agricoles et touristiques du territoire. Tout le monde sur le pont !

De même qu’il n’a pas été facile d’unifier en un seul territoire (2) les multiples massifs, vallées, gorges, plateaux, chaînes montagneuses, plaines suspendues, contreforts et piémonts situés de part et d’autre du 45e parallèle, la réunion de tous les acteurs avec leurs spécialités, leurs préoccupations, sous une bannière unique, celle du Vercors, exige un travail patient de concertation. Cette stratégie de territoire voit donc le jour aujourd’hui et est appelée à se reproduire.

Danièle Pic, présidente du PNR Vercors, Pierre Weck, le directeur, Alexandra Couturier, responsable de la Com, étaient donc sur le pied de guerre hier sur le stand du Vercors , dans le pavillon1 (hall des animaux) pour que l’événement soit célébré comme il devait l’être.

Il le fut et plusieurs élus avaient tenu à être présents parmi lesquels Eliane Giraud,  Christian Nucci, Didier Guillaume (3) ainsi que Gérard Seigle-Vatte, président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère, et de Philippe Guérin son directeur, d’Yves Borel, secrétaire général de cette même Chambre et  président du CING (Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble), de Jean-Claude Pottier, maire d’Izeron.

Avec les représentants de  l’Association de la Race Bovine « Villard de Lans » , venus avec quelques-uns de ses plus beaux specimens (nous parlons des quadrupèdes, bien sûr), du Syndicat du Bleu du Vercors Sassenage (SIVER) et de la Coopérative Vercors Lait, de l’Association pour la Promotion des Agriculteurs du Parc (APAP),  les acteurs de la promotion touristique (ADT Vercors, OTSI du Massif), inutile de préciser que le stand était bien rempli, que les cinq AOC (Picodon, Noix de Grenoble, Clairette de Die, vins de Chatillon-en-Diois, bleu du Vercors-Sassenage) y  étaient en bonne place.

la villarde

La Villarde, star du jour, mascotte du club Vertaco

Mais on peut dire, sans vouloir fâcher qui que ce soit,  que la Villarde était la star, la mascotte du club Vertaco (c’est nous qui le baptisons ainsi) réuni à Paris. Et elle le mérite amplement. N’oublions pas que cet animal qui a fait la richesse du Vercors jusqu’au début des années soixante, a failli disparaître (l’effectif des animaux de race pure est tombé à 10 dans les années 70).

L’abandon de la traction animale, l’absence de prophylaxie contre la tuberculose et la brucellose, la spécialisation des exploitations ont failli lui être fatales.

En 1976, une poignée d’éleveurs dévoués à la cause de cette vache robuste et polyvalente, avec l’aide des services du ministère de l’Agriculture, ont sauvé in extremis la « Villard-de-Lans », appelée familièrement « la Villarde ».

Pour la présidente du Parc, « cette manifestation, d’envergure internationale, constitue une vitrine exceptionnelle pour la promotion générale du Vercors au travers de ses produits agricoles et touristiques ».

SIA Bleu

Et voilà une meule de bleu du Vercors Sassenage qui a trouvé preneur

Les visiteurs ont été nombreux à goûter au bleu du Vercors-Sassenage en vente sur le stand. Et à participer également au questionnaire qui leur était proposé.

Il fallait dire en quelle année le bleu avait obtenu son AOC, en quelle année le Vercors avait accueilli trois disciplines olympiques, et de quelle couleur est la vache « Villard-de-Lans » (voir ci-dessus).

Les heureux gagnants sont repartis qui avec un kilo de fromage bleu du Vercors sassenage, qui avec une bouteille de Clairette de Die, qui avec un séjour d’une semaine à Villard-de-Lans ou un jeu de société.

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(1) Le Salon se termine le dimanche 7 mars. Il est ouvert de 9 à 19h.

(2) Le Parc naturel régional du Vercors regroupe aujourd’hui 85 communes pour plus de 40 000 habitants. C’est l’un des premiers Parcs français par son ancienneté mais aussi par la richesse de ses patrimoines et l’importance de son bilan.

(3) Le président du Conseil général de la Drôme avait fort à faire hier au Salon de l’Agriculture, entre les stands Vercors, Rhône-Alpes, Ardèche, sans oublier celui de la Drôme, sa terre natale. Nous l’y avons croisé en train d’entonner « Les montagnards sont là » avec un choeur de Drômois fidèles.

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Domaine du Pressoir: une huile de noix de très haute qualité

Michel et Françoise Ageron gèrent depuis mars 2008 une petite entreprise familiale qui se veut artisanale mais avant tout conviviale. L’accueil réservé est de très haute qualité.

pressoir 1

Le souci permanent de cette famille est avant tout de développer l’activité de pressage et cassage de noix de Grenoble, dans un moulin du XVII siècle, pour le particulier mais aussi pour leur propre production. 2kg de cerneaux sont nécessaires pour la production d’un litre d’huile.

Le triage des noix est scrupuleux, cerneaux blancs exclusivement, avant d’entamer les différentes phases du pressage et le conditionnement de l’huile.

noix 3

Les noix seront cassées automatiquement par une machine élaborée par les établissements AMB Rousset, puis broyées pour être ensuite chauffées et atteindre la presse qui remplira sa fonction à raison d’une pression de 400 kg/cm2.

L’huile récoltée subira ensuite deux filtrages lents qui la rendront des plus limpide et pure. Elle sera conditionnée pour être vendue sous différents formats de bouteille ou restituée à son propriétaire qui n’aura qu’à s’acquitter de la location du matériel et du coût de la main d’œuvre qu’il n’aura pas effectué lui-même.

Les Ageron sont soutenus par leurs trois enfants, Magalie, Marylou et Franck dans cette toute nouvelle activité.

Effectivement, c’est après une interruption d’activité professionnelle que cette famille s’est mobilisée autour de ce projet et voit dès aujourd’hui ses efforts récompensés par une demande en progression constante et régulière.

Michel se plaît à rappeler son état d’esprit lorsqu’il décide de cette réorientation :

« Il s’agissait pour moi de me faire plaisir au travers d’une activité valorisant les produits du terroir… » et Françoise de rajouter : « Nous sommes amoureux de ce moulin et de cet endroit auquel nous redonnons vie… ».

Mais les projets vont bon train, la famille vient de passer un accord avec le réseau « France Passion » pour l’accueil des camping-cars, envisage de nouveaux investissement, et développe un site internet sur lequel vous pourrez trouver entre autres, toute une liste de recettes à base de noix.

Les partenariats se développent aussi avec d’autres entreprises qui partagent une même philosophie, pour exemple, la brasserie Mandrin qui distribue toute une gamme de bières aromatisées.

Ce pressoir est ouvert à l’année et vous pourrez découvrir les produits issus de cette exploitation sur différents marchés ou foires de notre région.

Consulter le site domainedupressoir.googlepages. Com.

pressoir 2La nuciculture se découvre aussi au travers de l’ouvrage de Bernard Giroud « fabriques  d’hier à aujourd’hui, des entreprises, des pays et des hommes…L’aventure industrielle en Sud Grésivaudan. »

N’hésitez donc plus à faire presser votre huile de noix, même en petite quantité, le meilleur accueil vous sera réservé, casse-croûte improvisé de bienvenue…

Pour plus de renseignements:

SARL Domaine du pressoir  – Michel AGERON

617, chemin des Rez  38470 ROVON - FRANCE

Tel : 04 76 64 73 01

domaine.de.michel@hotmail.fr

Thierry Devaux

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Confédération paysanne : une manifestation sous forme de cortège funèbre

manif Conf'

C’est un cortège funèbre qu’ ont mis en marche hier dans les allées du SIA 2010 les militants de la Confédération paysanne, défilant en tenant au-dessus de leurs têtes une bâche noire , lourde de symboles, et activant les sonnailles comme on sonne le tocsin. Une façon pour la Confédération d’exprimer sa solidarité avec « les paysans dont l’avenir et les revenus sont en berne ».

« Après 30 années d’impasses libérales, les revenus agricoles sont en berne et les paysans cherchent un avenir », explique la Confédération. « La loi de modernisation agricole qui doit passer devant le Parlement, opportunément après les élections régionales, s’apparente à un vaste plan de licenciement des paysans mais aussi à un nouveau désengagement de l’Etat ».

Il s’agissait par cette manifestation et en réponse « aux discours anesthésiants qui accompagnent ce salon », d’alerter le plus grand nombre, de mobiliser les citoyens : « L’agriculture nourrit les citoyens. Ils ont leur mot à dire dans l’avenir de l’agriculture », pouvait-on lire dans le tract distribué aux visiteurs du salon.

Pour renverser la vapeur, la Confédération paysanne demande notamment « une refonte entière des politiques agricoles avec des prix à la production comme principale composante du revenu des paysans ».

Conf' paysanne

Avant ce défilé, les militants de la Confédération Paysanne, arborant un brassard de deuil,  ont accueilli les paysans et les visiteurs avec un verre de lait, fourni au « cul du camion » sur le terre-plein à l’entrée principale du salon place de la porte de Versailles.

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UE27: en 3 ans, les surfaces agricoles bio ont augmenté de 21%

Dans l’ UE27 , les superficies consacrées à l’agriculture biologique  représentaient 7,8 millions d’hectares en 2008, soit une hausse de 7% par rapport à 2007. Sur une période plus longue, les données disponibles pour l’ UE25 font apparaître une hausse de 21% du total des superficies consacrées à l’agriculture biologique entre 2005 et 2008.

En 2008, les cinq États membres de l’ UE27 affichant les superficies consacrées à l’agriculture biologique les plus importantes étaient l’ Espagne (1,3 million d’hectares), l’ Italie (1 million d’ha), l’ Allemagne (0,9 million d’ha), le Royaume-Uni (0,7 million d’ha) et la France (0,6 million d’ha).

En 2007, le total des superficies consacrées à l’agriculture biologique représentait 4,1% de l’ensemble des superficies agricoles utilisées 2 dans l’ UE27 . Les plus fortes proportions de superficies consacrées à l’agriculture biologique se situaient en Autriche (15,7% du total des superficies agricoles), en Suède (9,9%) et en Italie (8,9%).

Ces données sont extraites d’un rapport  publié par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne .

Plus fortes hausses des superficies consacrées à l’agriculture biologique entre 2005 et 2008 en Pologne,en Lituanie et en Espagne

Entre 2007 et 2008, le total des superficies consacrées à l’agriculture biologique a augmenté dans tous les États membres pour lesquels des données étaient disponibles, à l’exception de l’ Italie (-13%). Les hausses plus fortes ont été observées en Espagne (+33%), en Bulgarie (+22%), en Slovaquie (+19%), en Hongrie (+15%) et en Grèce (+14%). Au cours de la période 2005-2008, les hausses les plus élevées ont été enregistrées en Pologne (+94%), en Lituanie (+89%), en Espagne (+63%) et en Belgique (+57%). Des baisses n’ont été constatées que pour l’ Italie (-6%) et la Hongrie (-5%).

Les céréales et les fourrages sont les cultures arables biologiques les plus importantes

En 2008, les trois utilisations principales des terres biologiques dans l’ UE27 ont été les pâturages et les prairies (44% des superficies converties en totalité à l’agriculture biologique 1 dans l’UE27, à l’exception de l’Allemagne), les cultures arables (37%) et les cultures permanentes (10%). Les 9% restants correspondent aux jachères et aux sols non exploités .

Dans l’ UE27 en 2008, les cultures arables les plus importantes ont été les céréales (44% des superficies converties en totalité à l’agriculture biologique et consacrées aux cultures arables), suivies des fourrages herbacés (42%), des autres cultures arables telles que les légumes secs, les pommes de terre, les betteraves à sucre, les semences et plants de terres arables (7%), les légumes frais et les cultures industrielles (4% chacun).

Les céréales ont été particulièrement importantes en Lituanie (79% des superficies consacrées aux cultures arables), au Portugal (75%) et en Irlande (73%), tandis que les parts les plus élevées de fourrages herbacés ont été observées en Lettonie (67%), en Estonie (66%) et en Suède (58%).

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