Archive | 27 mars 2010

Rhône-Alpes s’engage pour la biodiversité

Une première en France : tous les acteurs de la forêt rhônalpine ont signé vendredi à Noirétable (Loire)  un Plan d’Action pour préserver la biodiversité dans les forêts avec l’objectif de 10% de la forêt en «libre évolution » (sans exploitation), augmentation des surfaces en Réserve Biologique Intégrale, préservation des vieux arbres et création d’un réseau de forêts naturelles.
Les forêts en « libre évolution », avec l’accumulation de gros bois et de matière organique, permettent de stocker du CO2 et abritent une grande richesse de biodiversité, dont de nombreuses espèces menacées.
Le Plan pour la constitution d’un réseau de forêts en libre évolution signé par l’Etat, l’ONF, les communes forestières, les représentants de la forêt privée et les associations de protection de l’environnement est une première en France en déclinaison des accords nationaux du Grenelle de l’Environnement qui visent à produire plus de bois (matériaux écologique pour la construction, pour le bois-énergie) tout en renforçant la préservation de la biodiversité forestière, de la nature.
La région Rhône-Alpes est riche d’une variété remarquable de milieux forestiers : forêts alpines et d’altitude, méditerranéennes, grandes forêts de plaine, forêts humides des vallées et bords de rivière…
Près de Noirétable, les acteurs régionaux signataires ont pu découvrir l’initiative d’un propriétaire privé qui développe la production du bois (propriété Brias), tout en laissant une partie de ses terrains en libre évolution pour leur richesse naturelle, ainsi que le Pôle Bois du Haut Forez.

Dans la Loire, où il y a peu de forêts domaniales, atteindre les 10% en libre évolution dépendra des accords à développer avec la forêt privée et des collectivités locales.

La FRAPNA proposera notamment, du fait de leurs enjeux écologiques importants, de laisser en libre évolution 45 ha de la forêt de Lespinasse, au nord ouest de Roanne (chênais-charmais appartenant au Conseil général de la Loire) et 130 ha de la Forêt du Pont-Souvignet (Ville de Saint-Etienne, sapins blancs, épicéas, hêtres, avec un rôle important dans la régulation hydraulique du Furan et dans l’alimentation en eau potable de la ville).

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Les budgets de la politique agricole et sylvicole

Lors de la session budgétaire du CG38, jeudi et vendredi, Chistian Nucci et Charles Galvin ont respectivement présenté les choix faits en faveur de l’agriculture et de la forêt iséroises dans le cadre du budget primitif 2010.

Quelques indications sur le poids respectif de ces deux secteurs :

- avec 296 000 ha, l’agriculture occupe 40% du territoire isérois. Pour le CG38, elle  est  partie intégrante d’une politique d’aménagement des terrritoires. A ce titre, les Départements sont compétents de plein droit en protection et aménagement des espaces agricoles ainsi qu’en aménagement foncier agricole et forestier.

- avec 254 000 ha, soit 32% du territoire, la forêt iséroise est la première de la région Rhône-Alpes. S’agissant du taux d’exploitation, l’Isère se situe en 4e position, derrière le Rhône, la Loire et l’Ain. Plus de 10 000 personnes travaillent dans la filière bois en Isère.

Agriculture

Comme l’a indiqué Christian Nucci, le Conseil général est appelé à privilégier trois axes :

- Anticiper la réforme de la PAC de 2013

- Inscrire son intervention dans une logique de projets de filières ancrant l’agriculture dans les territoires

- Faire valoir un point de vue propre sur l’urbanisation diffuse des campagnes en protégeant des espaces agricoles et naturels périurbains

Le budget inscrit et adopté par l’assemblée départementale est de 4 815 399€ qui seront répartis lors des commissions permanentes.

Forêt

Le budget inscrit et adopté par l’assemblée départementale  au titre de la politique sylvicole est de 566 470€. Il a été approuvé à l’unanimité. Comme l’a détaillé Charles Galvin, les axes structurants de l’intervention du Département sont :

- L’appui au développement de l’usage du bois construction et bois énergie

- L’accompagnement de la dynamique économique des massifs forestiers

- La garantie d’une veille pour favoriser le développement des nouveaux usages de la forêt

- Le soutien au développement du tissu entrepreneurial.

Pour ce qui est des aides en forêt privée, le CG38 souhaite inciter à une exploitation collective des propriétés dans des regroupements forestiers (convention d’objectifs CRPF/SAFER), soutenir le démarrage et l’appui technique des structues de regroupement de type association syndicale libre de gestion forestière (ASLGF), d’éco-conditionner les soutiens publics aux peuplements d’avenir, de réaliser des schémas de desserte forestière.

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