Archive | 19 avril 2010

Dimanche, passez-donc à la ferme!

Les marchés fermiers de Belledonne, ça continue !
Un marché fermier, qu’est-ce que c’est ? C’est la convivialité d’un marché de producteurs, le plaisir de trouver des produits du terroir de qualité, tout en découvrant une ferme du massif.
Vous pouvez y retrouver ou découvrir les produits des fermes de Belledonne : viandes et charcuteries, miels et pains d’épices, fromages, confitures et coulis, fruits et légumes de saison, glaces et sorbets, pain, huile de noix, plants vivaces, etc …, autant de produits qui ne demandent qu’à composer vos menus ou agrémenter votre jardin tout au long de l’année.

Forts du succès des années précédentes, pour 2010, les producteurs de Belledonne vous proposent chaque mois, un ou plusieurs rendez-vous dans l’une de leur ferme, et le prochain sera :
le dimanche 25 avril, à la ferme de Pressembois, sur Venon, de 9 à 14h.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 2 mai, 6 juin, 4 juillet, 12 septembre, 17 octobre et 12 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage,
- les dimanche 30 mai, 27 juin, 26 septembre, et 24 octobre : Ferme de Pressembois à Venon,
- le dimanche 13 juin : Ferme Les Délices de Belledonne à Revel,
- le dimanche 8 août : Ferme de la Boutière à Laval,
- les dimanche 22 août et 3 octobre : Ferme Le miel de nos montagnes aux Adrets

Les producteurs vous attendent sur leurs fermes.
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Contacts

● ADABEL (Association pour le développement de l’agriculture de Belledonne) : 04 76 20 68 45
● Commune de Venon – Anne Gibaszek : 06 87 28 50 36
● Ferme de Loutas – 220 Chemin de Loutas (route de Pinet) – Saint Martin d’Uriage – Dominique
et Jean-Claude Boufflers : 04 76 89 54 23
● Ferme Les Délices de Belledonne – Le Merger – Revel – Anne-Sophie Cosson : 04 76 51 87 72
● Ferme de La Boutière – Dominique et Francis Truc-Vallet – Laval : 04 76 71 59 58
● GAEC Le Miel de nos montagnes – Les Adrets – Elianne et Maurice Pouchot-Camoz, Gérald
Isabello : 04 76 71 02 54

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Petite redistribution de cartes au CG38

A la suite de son élection à la présidence de la communauté d’agglomération Grenoble-Métropole, Marc Baïetto a remis ses délégations au Président du Conseil général.

André Vallini a décidé de confier la responsabilité des transports et des déplacements à Didier Rambaud, Conseiller général du canton du Grand Lemps, vice-Président chargé de la jeunesse, des sports et de l’Isère numérique.

André Vallini a confié la délégation de la jeunesse et des sports à Yannick Belle, Conseiller général de Fontaine-Sassenage, et la délégation de l’Isère numérique à Charles Galvin, Conseiller général du canton de La Mure et délégué du Président à la forêt, la filière bois et la montagne.

Concernant la délégation de l’aménagement et l’organisation des territoires qu’assumait Marc Baïetto, André Vallini a décidé d’attendre la réforme territoriale en cours pour la redéfinir.

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Une coopérative laitière en projet sur Belledonne

L’ADABEL qui a tenu dernièrement son AG à Sainte-Agnès (voir notre article) a plusieurs fers au feu. Agir pour le développement de l’agriculture de Belledonne est  sa vocation et elle n’y faillit pas. L’association joue un rôle moteur dans la mise en œuvre de nombreuses démarches collectives « pour que vive l’espace agricole de Belledonne ».

L’un des projets, ambitieux mais raisonnable,  encore au stade de l’étude, est la création d’une petite coopérative de transformation laitière sur le territoire. L’objectif : un créneau artisanal de qualité.

Josée Argoud-Puy, membre du bureau de l’ADABEL, en fait une priorité :

« Ce projet de valorisation collectif du lait de Belledonne est capital pour la survie des dernières exploitations laitières sur Belledonne et peut-être que des jeunes pourront plus facilement tenter l’aventure de l’installation en lait, Ce projet a la chance d’être soutenu par les collectivités locales et de mobiliser l’ADABEL; Cela fait partie de nos actions prioritaires pour 2011 ».

Une visite de terrain est programmée très prochainement dans les Bauges où un projet similaire a vu le jour. Les Savoyards, il est vrai, ont beaucoup à apprendre aux Isérois en matière de transformation.

Pérenniser l’activité

vache Belledonne

(photos Fédération des alpages de l'Isère)

La base de la réflexion tient en quelques chiffres : en 1985, Belledonne comptait 350 exploitations laitières qui produisaient 3 millions de litres de lait.

Aujourd’hui, il reste 13 exploitations produisant 1,5 million de litres. Et la demande est forte. L’évolution de la PAC qui risque de mettre à mal l’agriculture de montagne en retenant la compétitivité pour critère principal, incite les producteurs de Belledonne à faire de la résistance et à anticiper.

L’association a réuni l’ensemble des producteurs laitiers le 13 novembre 2009 pour aborder cette question et envisager l’avenir.

Ce qu’il ressort de cette confrontation est la nécessité de procéder à une transformation, d’apporter une valeur ajoutée, pour prétendre pérenniser l’activité.

C’est facile à dire mais moins à faire : comment créer un petit outil de transformation local sans mettre en péril toute la collecte ? « Equation difficile pour les plus grosses fermes qui ont peur de perdre définitivement la collecte sans garantie de réussite de la filière locale », comme le souligne la  Lettre de l’ADABEL. Peuvent-elles se permettre de prendre ce risque pour les yeux de la belle dame ? Chacun, ici, se souvient du projet né il y a quelques années autour de la tomme de Belledonne. Un projet qui, sur le papier, avait de forts  atouts. Il n’a pu aboutir.

Ce nouveau projet a, en tout cas, le soutien du CG38 –Christian Nucci l’a rappelé à Sainte-Agnès, qui prend en charge une étude de faisabilité, et de la Communauté de communes Le Grésivaudan (CCG) que préside François Brottes, député de l’Isère.

La question de la collecte en montagne

Dans un contexte de baisse des prix, la collecte du lait en montagne est fragilisée. On estime qu’elle coûte 75% plus cher que la moyenne française.  Pour le responsable Sodiaal (1) du secteur, il est indispensable de garder des pôles de production importants et un volume global suffisant, pour assurer la continuité de cette collecte. Comme le signalait Isabelle Roblès, animatrice sur Belledonne de la Chambre d’Agriculture, « trois ou quatre fermes risquent de cesser leur activité d’ici fin 2011 ».

Dans le détail, 7 fermes vendent tout leur lait à Sodiaal, 3 transforment leur lait sur place, 3 font moitié-moitié.

La volatilité des prix, l’évolution de la PAC vers la déréglementation (fin des quotas en 2013) ne sont pas de nature à encourager  l’agriculture de montagne.

La question est de savoir pour combien de temps encore l’augmentation du quota des fermes les plus grosses compensera l’arrêt d’activité des plus petites.

C’est dans cette perspective qu’un producteur de Biviers (massif de Chartreuse) devrait être inclus dans la collecte et qu’un partenariat avec Sodiaal pourrait être envisagé.

La demande est forte

La fermme de la grangette à La chapelle-du-Bard

La ferme de Lagrangette à La Chapelle-du-Bard: tommes de Belledonne à l'affinage

Ce qui pèse dans la balance, c’est la demande. Les circuits courts ont du succès, y compris avec le lait, comme l’atteste la multiplication des distributeurs automatiques dans l’Hexagone (voir notre article). Les quelques fermes de Belledonne qui ont choisi de transformer tout ou partie de leur production pour la vendre sur place (sous forme de tomme de Belledonne, notamment) n’arrivent pas à satisfaire la demande.

Comme le souligne l’ADABEL, « de plus en plus de consommateurs recherchent des produits laitiers de proximité, à travers les AMAP, dans les magasins, en se déplaçant jusque dans les fermes. Et la restauration collective pourrait être un débouché potentiel de plus de 300 000l annuels ! ».

La Communauté de communes Le Grésivaudan soutient ce projet d’approvisionnement de la restauration scolaire (5697 repas fournis/jour dans les écoles du Grésivaudan, 3243 dans les collèges) qui doit passer, notamment pour le lait, par la mise en œuvre d’outils de transformation.

En attendant, l’édition d’un catalogue de producteurs susceptibles d’approvisionner la restauration collective est en projet (contacts, produits, périodes de disponibilité, quantités maximales…). Ce sera un outil de travail avec les services de restauration en gestion directe (on en recense 8).

Dans ce contexte économique difficile, la filière lait locale ne baisse pas les bras et avec l’ADABEL privilégie l’action collective. « La volonté existe de rester unis autour de ce projet », notait Isabelle Roblès en présentant ce dossier aux participants de l’AG.

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(1) Sodiaal Union,  coopérative basée à Vienne (Isère) produisant les marques Yoplait-Candia

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Quelles sont les missions des louvetiers ?

orateurM. Thierry Repentin (Savoie-SOC), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 04/09/2008 attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche au sujet des missions des lieutenants de louveterie, en particulier dans le département de la Savoie.

Il souhaite connaître l’état précis des missions conduites par les lieutenants de louveterie concernant les attaques de prédateurs, en Savoie, pour les années 2006, 2007 et 2008.

Réponse (tardive) du ministère de l’Ecologie publiée dans le JO Sénat du  15/04/2010

Depuis le retour du loup sur le territoire national, les lieutenants de louveterie se sont trouvés impliqués de façon croissante dans les opérations liées à la gestion de l’espèce, les préfets pouvant recourir ponctuellement à leur concours pour la mise en oeuvre d’opération d’effarouchement, de défense des troupeaux ou pour la conduite de tir de prélèvement de loup.

En Savoie, entre 2006 et 2008, les seize louvetiers du département se sont engagés à des degrés divers dans la gestion des loups. Deux lieutenants ont participé régulièrement aux deux réunions annuelles du comité départemental et, de trois à six fois par an, aux groupes techniques de ce même comité.

Trois louvetiers sont intervenus dans le protocole de suivi du loup mis en place par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) dans les zones de présence permanente (ZPP) de l’espèce en hiver et en été, ce qui correspond en moyenne à 12 journées-agents par an.

Huit louvetiers, formés pour la réalisation des constats de dommages aux troupeaux en vue d’une indemnisation, se sont placés bénévolement en appui de l’ONCFS et du parc national de la Vanoise, réalisant environ une demi-douzaine de constats par an jusqu’en 2007.

Depuis 2008, la charge de la réalisation des constats revient désormais aux seuls louvetiers, qui interviennent dans le cadre de vacations pour le compte de l’ONCFS ou du parc national de la Vanoise.

Tous les louvetiers du département ont pris part aux opérations de tir mises en oeuvre pour la prévention des dommages aux troupeaux. En l’absence d’opération déclenchée en 2006 et en 2008, l’implication des louvetiers est estimée en 2007 à 47 journées-agents pour la mise en oeuvre de deux autorisations de prélèvement encadrées par l’ONCFS.

Catégorie chasse, loupCommentaires fermés

Lait: Bruno Le Maire dévoile ses plans

Maintenir une activité laitière sur tout le territoire: c’est ce que souhaite le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, comme il l’a développé en clôture de l’AG de la FNPL, le 15 avril à Lille. Un objectif qui passe notamment par la mise en œuvre de nouveaux outils, par le développement du travail collectif, par une meilleure compétitivité. Le ministre se dit prêt à rencontrer l’interprofession pour élaborer un plan permettant d’adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier. Il souhaite que ce plan voit le jour en septembre et puisse s’articuler avec le Grand emprunt.

Nous reproduisons ici quelques extraits de son intervention :

« Que voulons-nous pour la filière laitière de demain ? Mon premier objectif est clair : je souhaite maintenir une production laitière sur l’ensemble du territoire.

Il y a de profondes différences régionales, vous les connaissez.

J’entends des gens qui me disent : pour que la France soit compétitive, il faut que toutes les exploitations produisent un million de litres de lait par an. Mais je connais des exploitations en Savoie qui produisent 100 000 litres de lait et qui sont rentables car, malgré leurs coûts de production élevés, leur lait est valorisé à plus de 400 € la tonne grâce à des fromages AOC.

J’entends d’autres personnes qui me disent qu’une vache nourrie à l’herbe produit 6 000 litres de lait par an, alors qu’une vache nourrie avec des céréales en produit 8 000. C’est vrai. Mais la qualité du lait produit, le coût de production et le bilan environnemental ne sont pas les mêmes. Il y a donc un équilibre à trouver localement.

Chaque territoire a ses atouts et ses difficultés propres. Ma responsabilité est de construire avec vous une réponse adaptée à chaque région pour maintenir une économie laitière performante sur tous les territoires ».

Comment pouvons-nous y arriver ?

« Cela passe d’abord par une compensation des handicaps naturels. Les exploitations laitières de montagne ont bénéficié du Bilan de santé de la PAC et de la revalorisation de l’ICHN. Je vous confirme que les contrats de PHAE arrivant à échéance en 2010 et 2011 sont tous en cours de renouvellement. Je vous confirme que je proposerai à la Commission de nouveaux critères de délimitation des Zones défavorisées simples. Je continuerai de soutenir l’élevage en montagne, parce que c’est, sur ces territoires difficiles, la seule production possible.

Cela passe aussi par une meilleure gestion de l’offre de lait dans certaines régions. Il faut redistribuer les 2 % de hausse de quotas dont nous disposons et en faire bénéficier en priorité les jeunes agriculteurs et les récents investisseurs. Je vois bien les oppositions à ce choix. Mais nous ne pouvons pas affaiblir les exploitations qui ont fait des efforts pour se développer. Nous ne pouvons pas les priver de ces quotas, alors que cela nous ferait encore perdre des parts de marché par rapport à l’Allemagne. Ce choix est difficile. Mais c’est un choix responsable et nécessaire.

Le maintien d’exploitations sur tout le territoire passe également par le développement du travail en commun. L’association, cela ne veut pas dire des exploitations de taille démesurée qui poseraient des problèmes environnementaux et qui ne correspondent pas au modèle agricole français. L’association, cela veut dire un amortissement plus rapide de vos investissements et la possibilité d’avoir une organisation du travail adaptée aux modes de vie actuels, la possibilité d’avoir tout simplement une vie personnelle.

Mon objectif n’est pas de concentrer la production dans une ou deux régions de France. Mon objectif est de conserver une production de lait dans toutes les régions en gagnant en compétitivité ».

Un plan pour la filière en septembre

« Car mon deuxième objectif politique est bien de gagner la bataille de la compétitivité. Gagner en compétitivité ne veut pas forcément dire s’engager dans une course à l’agrandissement des exploitations. Gagner en compétitivité, c’est aussi réduire les charges et améliorer la valorisation de vos produits.

Lorsque, dans le cadre des Etats généraux du sanitaire, nous insistons sur la prévention des maladies, nous gagnons en compétitivité. 1 euro dépensé en prévention, c’est 6 euros de gagnés sur la lutte contre les maladies déclarées.

Lorsque nous proposons dans la LMA de classer la méthanisation comme activité agricole, nous gagnons en compétitivité. Cela représente en moyenne 25 000 euros par an par exploitation.

Nous n’avons aucune raison d’être moins performants que l’Allemagne. Nous réaliserons donc une étude comparative détaillée sur la filière du lait en France et en Allemagne. Nous regarderons point par point. Et nous en tirerons les conséquences.

Il faudra associer les transformateurs à ces réflexions et à ces choix. Arrêtons, là aussi, de reporter systématiquement la charge sur les producteurs. Tous les maillons de la filière sont concernés. Nous ne réussirons à bâtir une nouvelle donne laitière en France qu’ensemble : producteurs, industriels et coopératives.

C’est pour cela que je me bats depuis des mois pour que le projet de fusion entre Entremont et Sodiaal aboutisse dans les meilleures conditions possibles. C’est l’intérêt des producteurs. C’est l’intérêt des entreprises. Et c’est l’intérêt des salariés.

Enfin, je mesure parfaitement que ces efforts de compétitivité auront un coût. Vous me demandez un plan. Je suis prêt à en discuter avec l’interprofession. Je vous demande de me faire des propositions avant le 15 mai prochain. Je souhaite que ce plan soit un plan de développement de l’ensemble de la filière laitière française et qu’il soit prêt courant septembre 2010.

ce plan devra notamment favoriser les synergies entre les opérateurs de la filière à l’amont comme à l’aval.

ce plan devra permettre d’adapter la gestion des quotas à des stratégies définies par bassin laitier.

ce plan devra enfin pouvoir s’articuler avec le Grand Emprunt voulu par le Président de la République, et les pôles de compétitivité, pour soutenir les projets d’entreprises innovants.

Construisons ensemble des perspectives durables pour votre filière ».

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