Archive | 05 mai 2010

Connaître les truffes

Un stage UCARE est organisé par la MFR de Vif  pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur la trufficulture. Il se déroulera du 17 au 21 Mai.

Pour tous renseignements s’adresser auprès de :
Madame LEBLAY Véronik formatrice MFR VIF tel : 4 76 72 51 48 email : veronik.leblay@mfr.asso.fr

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A la découverte du Maroc Oriental

La délégation isèroise a donc traversé du nord au sud la région du Maroc oriental. Une région méconnue et pourtant elle a de fameux atouts. Découvrons la.

La région de l’Oriental est l’une des plus grandes du Maroc. Elle s’étend sur 82820 km2 soit 11,6% du territoire national.

Sa préfecture est Oujda, ville en pleine restructuration, qui sera prochainement totalement désenclavée grâce à l’agrandissement de son aéroport international, à l’ouverture de l’autoroute Oujda-Fez. Elle est  constituée de six provinces: Berkane, Nador, Taourit, Figuig, Jerada et Driouech. Ses limites sont la Méditerranée au nord, l’Algérie à l’est et au sud. On passe donc de la mer au présaharien ce qui permet à la région de l’Oriental de bénéficier d’un climat méditerranéen avec influence du Sahara.

La région se caractérise également par une grande diversité écologique. On y trouve un écosystème marin et lagunaire, un périmètre irrigué, des montagnes, forêts, des zones de cultures, des plateaux et un système oasien et présaharien à l’extrême sud.

Pendant plusieurs années, le Maroc oriental a vécu grâce à son sous sol, mines de plomb de Sidi Boubker, de charbon de Jérada, de manganèse de Bouarfia…. et de son sol avec une activité agricole active.

maroc oriental

Sidi Boubker, cité minière est devenue une ville fantôme à la fermeture des mines.

Les mines ont fermé mais l’agriculture a poursuivi son expansion. Les principales productions sont les agrumes, l’olivier, vigne, amandiers, palmiers dattiers, maraîchage, céréales, luzerne, sucre… et bien sûr l’élevage.

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La région de l’Oriental se caractérise en effet par l’importance de son cheptel. Près de 3 millions de têtes dont les 2/3 sont des ovins. La race la plus connue étant la Beni Guil.

La production agricole est reconnue pour sa qualité. Pour preuve, la clémentine de Berkane, la datte Aziza de Fuiguig et la race Beni Guil ayant obtenu le label IGP.

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Au cours de notre visite, nous avons découvert la production de nèfles dans la vallée de Zegzel située en plein coeur des Monts Beni Snassen. Le néflier joue un rôle socio-économique important pour cette région. Il permet par exemple la création de près de 30 000 journées de travail annuellement au niveau des vergers et de la récolte. Nous étions en période de  pleine récolte et on a pu apprécier la qualité gustative de ce fruit trop méconnu.

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Autre produit original, la fameuse truffe appelée truffe du désert ou de sables. Elle est communément appelée Terfez. Il s’agit de champignons mycorhiziens qui vivent en symbiose avec des plantes hôtes. Leur production est fortement liée aux précipitations de l’automne. On les trouve sur les hauts plateaux.

Le tourisme est très peu développée au Maroc oriental. Seule la côte méditerranéenne est en plein essor touristique avec la mise en place d’un plan de tourisme de masse à Saidia.

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Les plans de la nouvelle station balnéaire de Saidia: 17000 lits supplémentaires sont prévus….

« Notre souhait pour notre région est le développement raisonné d’un tourisme rural dans lequel nous sommes impliqués. Un tourisme qui n’exclue personne », précise Abderrahmane Mejdoubi, éleveur de Aïn Beni mathar.

Certains Marocains nous informant qu’ils ne peuvent se rendre dans des villes comme Marrakech: « La vie y est trop chère!

En un mot les éleveurs de la région souhaitent mettre en place un système de vacances à la ferme du style gîtes de France. On en reparlera…

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Cap de l’Eau, au nord de la région…

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Les Béni Snassen au centre…

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…Fuiguig au sud, trois clichés qui montrent la diversité et à travers elle les atouts du Maroc oriental.



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Le bouquetin fait son retour en Chartreuse

Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse

Ce que l'on devrait voir prochainement sur les Hauts de Chartreuse. Le lâcher officiel du bouquetin des Alpes en Chartreuse a lieu mardi 11 mai à Entremont-le-Vieux (73)

Avec la création du Parc naturel régional de Chartreuse en 1995, puis de la Réserve Naturelle Nationale des Hauts de Chartreuse en 1997 (gérée par le Parc depuis 2001), le projet de réintroduction s’est logiquement intégré dans les perspectives d’actions de ces deux structures.

L’idée d’un retour du bouquetin parcourrait les sangles depuis les années 90. Le projet de sa réintroduction conjugue «une volonté locale et une priorité nationale» , selon Eliane Giraud, présidente du Parc naturel régional de Chartreuse : «Entre le Plan de gestion de la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, l’amélioration de la biodiversité que soutient la Charte du Parc, et le ministère de l’écologie qui prône le repeuplement des massifs pré-alpins susceptibles d’accueillir cette espèce protégée, il y a une réelle convergence.»

Les conclusions de l’étude de faisabilité conduite en 2006 par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) font de la Chartreuse un territoire particulièrement adapté aux exigences de cet animal, avis partagé par le Groupe National Bouquetin qui rassemble les spécialistes de l’espèce en France.

Cet excellent rochassier aime la verticalité, les milieux rocheux et les nombreuses vires et falaises de Chartreuse sont très propices à son installation. Au sein du Parc naturel régional, la Réserve Naturelle a été retenue pour accueillir le noyau initial de population, compte tenu qu’il présente une grande continuité de lignes de crêtes abritant une mosaïque d’habitats naturels favorables à l’espèce.

Installer la colonie chartroussine

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Des réunions publiques ont été organisées pour présenter le programme de réintroduction

Deux zones de prélèvement sont prévues, l’une dans la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage de Belledonne (plus d’un millier de bouquetins ont été recensés , il y a quatre ans, dans le massif de Belledonne) et l’autre dans le Parc national de la Vanoise.

Les 15 premiers animaux seront réintroduits au printemps 2010, et les 15 suivants au printemps 2011 sur les Hauts, entre Granier et Dent de Crolles.

« L’objectif opérationnel de ce projet est le rétablissement d’une population pérenne et autonome de bouquetins des Alpes sur la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse, susceptible de s’étendre à terme sur l’ensemble du massif de Chartreuse » précise l’équipe technique de la Réserve Naturelle.

Afin de s’assurer de l’installation viable d’une population chartroussine, de limiter les risques de perturbation et de contribuer à la connaissance de l’espèce, le Parc naturel régional de Chartreuse s’engage sur au moins 6 années de suivi scientifique.

Des protocoles de suivi réalisés en interne chercheront à renseigner l’évolution démographique des populations et leur état d’équilibre avec le milieu naturel. Chaque animal réintroduit portera un collier émetteur pour le localiser, des boucles auriculaires pour l’identifier et un détecteur de mortalité permettant de s’assurer de sa survie.

Tous les usagers de la nature peuvent participer à la réussite de cette opération en retournant une fiche « observateur » localisant les animaux marqués. Depuis cette année, des écoliers du massif sont associés au programme d’accueil et de suivi des bouquetins. Plus de 100 enfants  sont associés au programme de réintroduction.

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L’ornithogale se plaît à Valbonnais

Comme nous le signale le Parc national des Ecrins, les seules stations d’ornithogale penché connues dans les Écrins ont été très « productives » cette année.

Réparties sur à peine trois kilomètres carrés, la demi-douzaine de stations d’ornithogales penchés  (ornithogalum nutans) du Valbonnais a été particulièrement productrice en fleurs et en pieds cette année : « l’hiver long et enneigé y est peut-être pour quelque chose » s’interroge Bernard Nicollet, garde-moniteur du secteur.

« Beaucoup plus rare que l’emblématique Sabot de Vénus, cet ornithogale n’est présent dans le Parc, que dans sa zone adhésion et tout près du bourg de Valbonnais ». Bien heureusement, cette espèce figure dans la liste régionale des plantes protégées en Rhône-Alpes. Contentez-vous donc de la regarder si vous rencontrez cette fleur.

Liliacée de son état, cette star paradoxalement méconnue fait penser à la très commune dame-d’onze-heures, appartenant au même genre, qui ne tardera pas elle aussi à s’épanouir dans les champs.

(photo Parc des Ecrins)

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Suivre la trace des PCB dans nos rivières

Consulter la teneur en PolyChloroBisphényles (PCB) des poissons et des sédiments dans les cours d’eau et plans d’eau français, notamment du bassin Rhône-Méditerranée, c’est désormais possible avec le nouveau site Internet mis en place par l’Office national des eaux et des milieux aquatiques (ONEMA).

Interdits en Europe depuis plus de 20 ans, les PCB, également appelés pyralènes, peuvent en effet être présents dans la chair de nombreux poissons d’eau douce.
Le site présente les résultats d’analyses de la teneur en Polychlorobiphényles (PCB) des sédiments et des poissons échantillonnés dans le cadre du plan national d’actions sur les Polychlorobiphényles (PCB). Ces résultats sont accompagnés d’éléments relatifs à la méthodologie employée.

Voir le site des données du plan national d’actions sur les PCB:

http://www.pollutions.eaufrance.fr/pcb/

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