Archive | 06 mai 2010

Figuig: une oasis…

La délégation isèroise présente au Maroc a poursuivi sa visite de l’Oriental en prenant la direction du sud à destination de Figuig.

Figuig est classée parmi les oasis présahariennes et marque au Maroc la limite nord de la zone climatique du palmier dattier. Figuig, 15000 habitants compte environ 150 000 palmiers dattiers qui appartiennent à 400 propriétaires. La production de dattes étant de 400 tonnes. Le palmier dattier est la locomotive de l’économie de cet oasis.

La variété Aziza  qui représente environ 6% de la palmeraie est reconnue pour ses qualités organoleptiques, excellentes, et par une très bonne conservation des fruits. Elle est devenue un produit recherché et de très grande valeur commerciale. L’obtention de la labellisation IGP ne fait que confirmer les qualités de cette datte. Hélas, la palmeraie souffre d’une maladie cryptogamique, le bayoud, qui dessèche les arbres et les font crever.

Autre souci: la reprise des palmeraies. Adelkalek Habbal, secrétaire général de la coopérative Almassiria: « De nombreuses parcelles sont abandonnées par leurs propriétaires, trop âgés et les jeunes ne prennent pas la relève. Il faut dire que nous sommes obligés de vendre les dattes à des prix trop bas par rapport aux coûts de production à cause de la concurrence locale mais également étrangère: Algérie, Tunisie, Irak…. »

L’auberge Oasis: quel accueil!

Figuig connaît un essor touristique important qui demande un développement des structures d’accueil.

Nous avons eu la chance d’être hébergés à l’auberge Oasis tenue par Smail et sa famille. Il s’agit d’un ryad pouvant loger une vingtaine de personnes. Tout est bien pensé et la vie se fait de façon locale. Un exemple, les repas. Ils se prennent autour d’une table basse, assis sur des tapis. Les plats préparés par les femmes sont copieux et excellents. Ah, le tajine, le couscous, le petit déjeuner: croyez le connaisseur: c’est que du bonheur!

A noter que la pension complète est facturée 30 euros jour par personne.

Cet hébergement a séduit Bruno Bernabé directeur des Gîtes de France Isère qui a vu là une façon de développer un tourisme raisonné, familial, ancré dans la tradition.

figuig

Aux portes de Figuig, nous avons croisé les chameaux, signe que nous sommes en zone saharienne.

figuig 2

Vu de haut, Figuig peut être comparé à une mer de palmiers dattiers

figuig 3

Lors de notre présence à Figuig, se déroulait le 4ème festival international des cultures des oasis. Cette rencontre culturelle et artistique a pour objectif de mettre en exergue le patrimoine spécifique des oasis, leurs caractéristiques et potentialités dans les domaines socio-économiques et culturels.

figuig 5

Comme indiqué des centaines d’arbres souffrent d’une maladie: le bayoud. Les arbres désséchés, crèvent par centaines.

figuig 6Pas d’oasis sans eau!

figui 7

La pièce de vie de l’auberge l’Oasis vue de l’étage.

fuiguig 8

les soirées se terminent en musique.

fuigig 9

Smail, propriétaire de l’auberge, au centre avec à sa gauche A. Mejdoubi découvre les guides des gîtes de l’Isère que lui présente le directeur Bruno Bernabé. On reconnaît Yves Raffin directeur de la fédération des alpages de l’Isère et membre de l’association pastoralismes du monde.



Catégorie A la une, pastoralismes du mondeCommentaires fermés

Marché alimentaire: vers une nouvelle loi antitrust?

Pourquoi les prix à la production baissent-ils alors que le consommateur constate une stabilité voire une hausse des prix du produit final qu’il achète? Eviter la concentration du marché, assurer la transparence des prix et l’égalité sociale dans la chaîne d’approvisionnement, créer un médiateur du marché alimentaire de l’UE ou des incitations pour stimuler la compétitivité agricole, pourraient combler l’écart, selon les députés et les experts lors d’une audition de la commission agriculture.

L’audition a eu lieu ce mardi pour recueillir des commentaires sur la résolution préparée par José Bové (Verts/ALE, FR) concernant les moyens d’améliorer le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Les députés souhaitent faire pression sur la Commission européenne afin qu’elle réponde à la présente résolution en proposant une législation.

Le système actuel crée une « injustice sociale », estime José Bové

Les vingt plus grands négociants, transformateurs, grossistes et distributeurs alimentaires devraient être obligés, par une législation de l’UE, de présenter un rapport annuel sur leurs parts de marché de façon à permettre à tous les partenaires du marché d’estimer les évolutions de la demande, de l’offre et des prix, a déclaré José Bové. Son projet de résolution intervient en réponse à une communication de la Commission qui identifie les lacunes dans la chaîne alimentaire, telles que les pratiques contractuelles déloyales.

Une nouvelle législation s’impose également afin de limiter efficacement le développement des positions dominantes sur le marché et de renforcer le  pouvoir de négociation des agriculteurs et des producteurs, indique le texte de M. Bové, qui a été débattu par les députés pour la première fois ce mardi.

La chaîne d’approvisionnement alimentaire actuelle crée de « l’injustice sociale », avec « 8 millions de personnes qui éprouvent des difficultés à nourrir leur famille » alors que les producteurs doivent arrêter leurs activités, a-t-il souligné, ajoutant que l’UE doit promouvoir une « politique qui garantisse une compensation équitable pour le travail des agriculteurs et fournisse des « aliments à un prix abordable pour les consommateurs ».

De nouvelles mesures antitrust?

« Nous devons agir pour aider le maillon faible de la chaîne d’approvisionnement (…) sans porter atteinte à la concurrence », a déclaré Luis Capoulas Santos (PSE, PT), qui a également souligné que le modèle actuel « crée une inégalité ». « Il n’y a pas de bons ou de mauvais acteurs » dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire, a répondu Harbert Dorfmann (PPE, IT), ajoutant que l’objectif principal doit être d’établir des prix équitables pour toutes les parties prenantes.

La concentration du marché alimentaire, signifie que « la part revenant aux producteurs a continué de diminuer », a souligné Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Il a également indiqué que les autorités antitrust devraient agir pour y remédier », même « si ce n’est pas si facile » pour eux de le faire. « La législation existante (antitrust) est suffisante, mais elle devrait être mieux appliquée », a estimé Xavier Durieu, secrétaire général d’Eurocommerce, qui représente le commerce de détail, le commerce de gros et le secteur international. M. Durieu a également averti que « la transparence des prix trop entraînerait trop de bureaucratie » et donc ralentirait le commerce.

Un arbitre pour régler les litiges

« Un code européen de conduite au niveau des chaînes de supermarchés » et un médiateur de l’UE pour l’appliquer, telles ont été les idées proposées par le Professeur Roger Clarke de l’Université de Cardiff. George Lyon (ADLE, UK) lui a demandé si ce genre de méthode  pouvait être utilisé pour éviter des pratiques contractuelles de concurrence déloyale entre les producteurs et l’industrie alimentaire. M. Clarke a proposé une approche « souple », comme c’est le cas au Royaume-Uni, le médiateur ayant lui-même le pouvoir de régler les différends.

Plutôt que d’insister sur la correction du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement, l’accent devrait être mis sur l’amélioration de la compétitivité des agriculteurs en leur donnant des incitations destinées à moderniser la production, a estimé Rares-Lucian Niculescu (PPE, RO).

Un moyen de stimuler la compétitivité est de réduire les coûts qui sont externes à la chaîne d’approvisionnement et qui, en Italie, s’élèvent à 27% de tous les coûts impliqués, a déclaré Francesco Conto, professeur d’économie et de développement rural à l’Université de Foggia. Les frais de transport, l’approvisionnement en énergie, les taxes, les dispositifs technologiques et logistiques et même le conseil « pourraient être réduits et assurer ainsi un meilleur revenu aux producteurs, a-t-il suggéré.

Le vote en commission sur le projet de résolution est actuellement prévu en juin et la plénière en septembre.

Catégorie agriculture, agro-alimentaireCommentaires fermés

Salon international de l’agriculture au Maroc

La délégation isèroise qui s’est rendue au Maroc Oriental a fait une escapade à Meknes afin de visiter le salon international de l’agriculture au Maroc. Salon qui en était à sa 5ème édition et qui est devenu un rendez-vous incontournable pour l’ensemble des acteurs agricoles marocains mais également pour plusieurs pays.

Quelques chiffres relatifs à la 5éme édition corroborent l’importance de cet événement :

Une superficie de 100 000m² dont 65 000m² aménagés sous chapiteaux, 713 exposants dont 121 exposants internationaux en provenance d’une vingtaine de pays différents, 200 journalistes accrédités du Maroc et de l’international, 2 journées dédiées exclusivement aux professionnels, plusieurs conférences et tables ronde, un concours national Elevage…. Ceci attirant pas moins de 500 000 visiteurs.

Le salon a été organisé en 9  pôles bien distincts:

* Les 16 Régions du Royaume
* Sponsors & Institutionnels
* L’International
* Les Produits
* l’Agro-Fourniture
* Nature Vie et Environnement
* Le Souk
* L’Elevage
* Le Machinisme Agricole

Jouad Chami, commissaire su salon:  « Cette année, nous avons décidé de développer le concept de la cinquième édition sur le thème du développement durable, dont l’objectif principal consiste à assurer la sécurité alimentaire des populations, tout en préservant les ressources naturelles de notre planète.

Cette thématique a été élue dans le but de mettre en exergue un des atouts stratégiques de l’agriculture marocaine, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, des techniques de culture raisonnées et équilibrées, dans le pur respect des normes écologiques en vigueur.

L’Agriculture est un des paramètres fondamentaux de la souveraineté de notre pays. En s’affirmant comme un secteur clé de l’économie, elle demeure l’un des pivots de la compétitivité marocaine et constitue une spécialisation solide de notre appareil productif. »

Voici quelques clichés de ce SIAM 2010 qui a été inauguré par sa Majesté le Roi Mohamed VI.

siam 1

siam 21

siam 2

siam 4

siam 6

siam 8

siam 7

siam 12

siam 5

siam 26

siam 10

siam 11

siam9

siam 20

siam 13

siam 14

siam 15

siam 17

siam 23

siam 18

siam 16

siam 24

siam 22





sp


Catégorie pastoralismes du mondeCommentaires fermés

A Chamonix, trois jours sur la biodiversité

A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, organise du 10 au 12 mai à Chamonix la Conférence française pour la biodiversité.

Séances plénières, débats, ateliers créatifs, autant de méthodes de travail qui vont permettre de chercher des solutions en vue d’un meilleur pilotage des initiatives en faveur de la biodiversité. L’approche est d’autant plus originale que pour la première fois la perte de la biodiversité sera étudiée sous l’angle des causes et non celui des conséquences.

Pendant trois jours, 400 acteurs institutionnels ou privés (scientifiques, entreprises, associations, élus, syndicats professionnels, agriculteurs…) se réunissent à Chamonix pour réfléchir ensemble aux processus de concertation et de décision qui peuvent concourir au succès des politiques en matière de biodiversité.

En  partant des menaces directes qui pèsent sur l’ensemble du vivant : perte des habitats, espèces exotiques envahissantes, pollutions et exploitation non durable des ressources naturelles…les participants seront amenés à croiser leurs expériences pour faire émerger des pistes de réflexion pour l’avenir.

En effet, les échanges issus de la conférence française pour la biodiversité alimenteront la réflexion autour de la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB)*, dont le processus d’élaboration sera officiellement lancé à l’issue de la conférence de Chamonix.

……………………………………………………………..

*Adoptée pour la première fois en 2004, et réactualisée à la suite du Grenelle Environnement, la Stratégie Nationale pour la Biodiversité permet la prise en compte de la biodiversité dans chaque secteur d’activité. Elle se décline ainsi en 10 plans d’action sectoriels, pilotés et mis en œuvre par les ministères concernés et la coordonnés par le ministère du développement durable. Chacun de ces plans d’action a des exigences de résultats et est révisable tous les deux ans.

Catégorie écologieCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

mai 2010
L Ma Me J V S D
« avr   juin »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+