Archive | 05 juin 2010

Découverte du projet d’agglomération franco-valdo-genevois

Le projet d’agglomération franco-valdo-genevois consiste à assurer un développement équilibré, pour accueillir 200000 habitants et 100000 emplois supplémentaires avec comme difficulté première le fait qu’il concerne deux pays: la Suisse et la France.

perimetre

Bien entendu l’agriculture et la forêt sont concernées au premier chef par ce projet. C’est ce que nous ont expliqué Emmanuel Ansaldi de la direction générale de l’agriculture du canton de Genève et Sébastien Beuchat chef de projet « paysage, nature et agriculture » du projet d’agglomération franco-valdo-genevois. Ceci dans le cadre de la traditionnelle journée de l’Adayg.

Un constat l’activité transfrontalière: 650 000 véhicules jour. Celle-ci est importante du fait que les transports ferroviaires sont peu attractifs et du fait que les logements disponibles à Genève sont inexistants alors que de nombreux Français travaillent en Suisse.

Au niveau agricole, l’activité de cette région est surtout basée sur les productions végétales, maraîchage et viticulture. On dénombre 2300 exploitations, seules 11 d’entre elles font de l’élevage…

Afin de préserver cette activité agricole il a fallu mettre en place un projet, une charte qui a été difficile à cadrer, ne serait ce que par le fait que l’on est basé sur deux pays. Cela n’empêche que la concertation a pu se mettre en place et les intervenants à la conférence ont eu plaisir à nous dire que les agriculteurs ont bien joué le jeu.

Ils ont très vite compris qu’ils ne devaient pas subir mais agir, proposer, être positifs. Cela a permis au projet d’avancer rapidement et dans le bon sens.

Les deux  bases de ce projets sont les suivantes:

- préserver les espaces agricoles

- favoriser les circuits courts

Ceci étant accompagné de campagnes de promotion et de communication.

suisse

L’art d’associer l’agriculture au fleuron de l’entreprise suisse!

Pour en savoir plus sur ce projet cliquer sur: www.projet-agglo.org/

Catégorie territoiresCommentaires fermés

La pomme de terre transgénique au menu du HCB

orateurDans sa question du 29/04/2010, M. Alain Fauconnier (Aveyron-PS) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la saisine, par les ministères de l’environnement et de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche, du Haut Conseil des biotechnologies (HCB), des conditions de culture de la pomme de terre transgénique Amflora.

Il semblerait en effet que l’un des motifs de la saisine du HCB serait d’établir des règles de cohabitation entre la pomme de terre transgénique Amflora et les autres variétés traditionnelles, ce qui préfigurerait l’intention du Gouvernement d’autoriser la culture de cette tubercule transgénique.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les motifs de la saisine du HCG par le Gouvernement.

Réponse du ministère de l’Alimentation publiée dans le JO sénat du 03/06/2010

La Commission européenne a adopté le 2 mars 2010 une décision d’autorisation de la culture de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora.

La pomme de terre Amflora, développée par la société BASF, produit un amidon enrichi en amylopectine, qui présente un intérêt pour certains usages industriels, tels que la papeterie. Elle n’est pas autorisée pour l’alimentation humaine.

La décision de la Commission européenne est intervenue dans le cadre de la procédure normale prévue par la réglementation, à la suite de l’absence d’accord politique entre les États membres sur ce dossier lors de la session du 16 juillet 2007 du Conseil agriculture et de plusieurs consultations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) par la Commission.

Compte tenu de la décision de la Commission, le gouvernement français a décidé de saisir le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) notamment sur la présence, dans cette pomme de terre, d’un gène marqueur de résistance à un antibiotique, ainsi que sur les possibilités de transfert de gènes vers l’environnement.

Il est également demandé au HCB de proposer les conditions techniques qui pourraient être mises en oeuvre dans le cadre de la coexistence avec les cultures de pomme de terre conventionnelle.

La France attendra donc l’avis du HCB, qui complètera l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) du 16 septembre 2005, pour arrêter sa position.

D’une façon plus générale, la France souhaite le renforcement de l’expertise scientifique communautaire, en application des conclusions adoptées à l’unanimité par les États membres lors du Conseil européen des ministres de l’environnement du 4 décembre 2008.

Catégorie OGM, agricultureCommentaires fermés

Deuil au sein des sylviculteurs du Vercors

Daniel Bonnet président du Groupement des Sylviculteurs Vercors quatre montagnes a tenu à réagir suite au décès accidentel d’ Albert Santos-Cottin.

 » Nous venons d’apprendre l’accident mortel de notre ami, administrateur du GS4M, Albert Santos-Cottin, habitant de Saint-Quentin-sur-Isère.

A 75 ans, même avec l’expérience et la prudence que nous lui connaissions, il a été victime d’ un accident survenu lors de l’exploitation de ses bois.

Nous participons à la peine de  son épouse très affligée, sa famille, et leur adressons nos sincères condoléances. Nous aurons toujours une pensée pour toi Albert. »

Catégorie - filière bois, forêt du VercorsCommentaires fermés

Adayg: Christine Joy succède à Roland Revil

 » Le XIème siècle sera le siècle de la ville et de l’agriculture. On attend dans les vingt prochaines années 100 millions de nouveaux habitants dans les villes bordant la Méditerranée. Le monde rural souffrant de malnutrition augmente à nouveau… Il faudra conduire des politiques en faveur de l’agriculture et de la forêt périurbaine dans les mégapoles du sud comme dans les agglomérations du nord. A notre niveau, ce rôle est joué par l’Adayg dont la finalité essentielle est d’oeuvrer pour le bien des habitants comme pour celui des acteurs agricoles et forestiers. » C’est par ses mots que les deux présidents de l’Adayg ont ouvert cette traditionnelle journée.

Première destination: l’abattoir du Fontanil. L’objectif étant de montrer les enjeux et l’organisation de la filière viande de proximité. Il est dimensionné pour un volume de 10 000 tonnes an et constitue un outil indispensable pour les éleveurs du territoire, en particulier ceux réalisant de la vente directe.

La volonté est de maintenir cet abattoir mais il faut noter qu’en 2009 il a produit seulement 3028 tonnes abattues, en baisse de 7% par rapport à 2008….

Une volonté de maintien qui ne fait pas l’unanimité!

Deuxième visite: l’exploitation maraîchère d’Alain Naselli, située elle également au Fontanil.  Exploitation créée en 1930! Aujourd’hui, c’est une SAU de 18 hectares, 8 à 9 ETP, vente de la production au MIN et en GMS.

Il a été noté la forte baisse d’activité du MIN : – 56% en vingt ans! 27 producteurs de l’Adayg vendent sur le carreau du MIN mais se posent la question de leur avenir à travers celui du MIN qui est un marché d’utilité publique. Il est donc nécessaire pour les producteurs de trouver de nouveaux débouchés: vente directe, production diversifiée et création d’une légumerie… Celle-ci devrait permettre de mettre sur le marché des produits locaux pré-préparés ( lavés, triés, coupés..) Onze producteurs sont intéressés dont neuf de l’Y grenoblois. Le pays voironnais se dit prêt à accueillir cette structure sur son territoire.

Au cours de l’assemblée générale de l’Adayg qui a suivi ces deux visites il a surtout été question du rôle de la forêt sur le territoire de l’Y grenoblois.

Roland Revil coprésident de l’Adayg: « Une filière bois qui doit s’organiser et qui a un rôle majeur. A nous de savoir valoriser notre forêt péri-urbaine . »

Cela sera fait puisque la filière bois à travers sept de ses structures participera aux travaux de l’Adayg au sein du 3 ème collège.

adayg

Cette AG était la dernière pour Roland Revil ( à droite) en tant que coprésident de l’Adayg, respect des statuts oblige! Il est remplacé par Christine Joy, maire de Laval et vice présidente de la communauté de communes du Grésivaudan. Elle est très au fait des dossiers agricoles… Elle coprésidera la structure au côté de Gérard Seigle-Vatte.

Catégorie Y grenobloisCommentaires fermés


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