Archive | 07 juin 2010

Veaux des frères Drevon: que du bonheur!

Issus d’une famille d’agriculteurs, René et Gilles se lancent dans les année 70 dans l’achat et l’élevage de veaux. Très vite ils se font une réputation sur le marché de Bourg-en-Bresse. Il faut dire qu’ils ont un savoir faire inégalé pour sélectionner les meilleurs veaux et leur souci permanent est le bien-être de l’animal. A ce niveau là, on peut dire qu’ils sont des précurseurs!

Au fil des années, l’entreprise se place comme une référence en Rhône-Alpes. Très au fait sur le respect de l’animal, sur les normes de sécurité, sur les méthodes d’élevage, la société Drevon n’a qu’un seul mot d’ordre: la qualité. Pour ce, les Frères Drevon ont créé une charte unique qui révère un cahier des charges très rigoureux et des garanties sanitaires assurées par des techniciens spécialisés et des vétérinaires. La certification de conformité produit, indiquée sur tous les emballages, atteste d’une viande de qualité supérieure, tendre et savoureuse.
Aujourd’hui plus de 100 éleveurs représentent la société dans la région Rhône-Alpes.

La société a également signé des partenariats avec des distributeurs tels que Carrefour et Provencia.

veauEleveurs et partenaires se sont donc retrouvés à Charavines pour une journée de travail et de loisirs dont le thème essentiel était bien-être de l’animal et l’environnement.

Au cours des débats, il a été abordé par Béviralp la volonté de l’interprofession de mieux faire connaître les produits de notre région et leur qualité à tous les niveaux. Pour ce, une campagne a été lancée: veau – pour ma viande, je choisis Rhône-Alpes.

Le groupe Provencia est partenaire de la société Drevon, depuis près de vingt ans. « Un partenariat pas évident à mettre en place mais il est réussi » , affirmera le directeur commercial du groupe. Pour preuve,  les magasins du groupe Provincia ne vendent que du veau Drevon.

Le groupe Carrefour se fournit également auprès de la société Drevon. « C’est une référence, un label de qualité, de sérieux. Nous essayons d’avoir des rapports de confiance avec nos fournisseurs, les agriculteurs, car le bien-être animal sans le bien être des éleveurs ça n’existe pas »,  diront les interlocuteurs de Carrefour.

Un dernier mot du président de l’ association pour la  Protection mondiale des animaux de ferme: « J’ai visité plusieurs fermes « Drevon » je n’ai qu’un mot à dire: vous êtes des éleveurs exceptionnels. Vous avez compris que le bien-être animal, c’est une contrainte mais surtout un atout! ».

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Offres et demandes d’emploi, en agriculture, en Rhône-Alpes

Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . GAEC cherche un agent d’élevage laitier bovin (H/F). Missions : soins aux animaux, traite. Exp. souhaitée ms débutant motivé accepté. Formation agricole exigée. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL12-01

Drôme . Groupement d’employeurs départemental cherche un salarié polyvalent (H/F). Missions : fenaison, irrigation, entretien mécanique. Vs interviendrez aussi en arbo pr taille en vert, broyage des branches, récolte des amandes. Qualités requises : autonomie en conduite de tracteur et connaissance en mécanique. CDD tps plein 5 mois. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCM17-26

Rhône . Expl. nord de la vallée du Rhône cherche un agent viticole (H/F) polyvalent pour réaliser les travaux du vignoble. CDD tps plein 3 mois. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCM17-26

Rhône . Cherche technicien d’élevage (H/F). Missions : organiser, réaliser les opérations liées à la conduite d’un élevage de lapins. Formation BTS et expérience exigées. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OLA1-69

Savoie . Expl. cherche chauffeur (H/F) SPL en camion polybenne et remorque pour acheminer bennes de collecte au silo en Région Sud Est et Lyonnaise. Poste basé sur Nîmes avec déplacements ponctuels. Exp. demandée. CDD tps plein 5 mois. Possibilité d’être logé et nourri. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCM1-73

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . Femme cherche emploi d’agent d’élevage laitier. Débutante. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL20-01

Drôme . Femme cherche emploi de bergère. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DOV17-26

Drôme . Homme cherche emploi d’agent sylvicole. Connaissance des bois, classement des sciages, affutage, sciage de tête, scies de reprises. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DF01-26

Isère . Femme cherche emploi en élevage. Actuellement en BTS production animale. Disponible mi-juillet.

Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL13-38

Loire . Fils d’agriculteur cherche emploi d’agent d’élevage laitier dans la Loire. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL24-42

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Critérium du Dauphiné: l’Ardèche du nord au sud

Grega Bole, coureur de la Lampré a remporté, au sprint, la première étape Evian- St Laurent du Pont. Aucun changement au classement général, l’espagnol Alberto Contador conserve sa tunique or de leader.

La deuxième étape, ce mardi 8 juin, propose aux coureurs de traverser l’Ardèche du nord au sud. D’Annonay à Bourg Saint Andéol sur une distance de 117 kilomètres. Etape plus difficile qu’elle en a l’air, les routes ardèchoises étant sinueuses, étroites et rares seront les kilomètres de plat. Pour preuve trois cols sont au programme dont deux de deuxième catégorie. Certes on ne gagnera pas le critérium sur cette étape mais certains concurrents peuvent y perdre leurs illusions.

Le parcours

cri2

Le départ est programmé à 11H45, l’arrivée étant prévue aux alentours de 16h15

Le profil de l’étape

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Les étangs de Mépieu: une réussite collective

Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes, Alain Chabrolle, Vice-président délégué à la santé et à l’environnement et Sarah Boukalaa, Conseillère régionale déléguée à la jeunesse, ont visité ce matin la cimenterie Vicat, à  Montalieu-Vercieu puis la Réserve Naturelle Régionale (RNR) des étangs de Mépieu.

Située dans le nord de l’Isère, la RNR des étangs de Mépieu est remarquable par la diversité exceptionnelle de sa faune et de sa flore. Alternant zones sèches et humides, les 161 hectares du site abritent 612 espèces de plantes, 170 espèces d’oiseaux, 35 espèces de mammifères…

Classée en RNR pour une période de 30 ans par le Conseil régional en juillet 2008, cette réserve constitue l’exemple d’une collaboration réussie entre collectivité, association et industriel au service de la nature. En effet, le site appartient à la commune de Creys-Mépieu (43 hectares) et au groupe Vicat, (118 hectares), dont les carrières sont progressivement réaménagées et intégrées à la RNR.
L’association Nature Nord Isère Lo Parvi est gestionnaire du site. A ce titre, elle bénéficie de près de 260 000 € de subventions régionales sur la période 2008 – 2012 afin d’assurer des missions de protection, d’étude et d’animation.

Volontairement restrictif, le label RNR est accordé par la Région aux milieux naturels les plus emblématiques. Pour un territoire, c’est un engagement à long terme (10 ans minimum) synonyme :
• d’une réglementation spécifique qui vient compléter la législation existante,
• d’un cadre de gestion partenarial adapté à la taille et aux enjeux locaux,
• d’un territoire d’innovation pour l’expertise et la recherche,
• d’un lieu privilégié pour la pédagogie de la nature,
• de moyens financiers affectés par la Région pour impulser des projets.

Une politique régionale innovante en matière de biodiversité

Avec 22% du territoire rhônalpin considéré comme « espace naturel remarquable », Rhône-Alpes possède une biodiversité exceptionnelle sur son territoire. Afin de la protéger, la Région a mis en place, dès juillet 2006, une politique de préservation du patrimoine naturel volontariste et innovante qui a pour objectif de construire un réseau régional des espaces préservés basé sur :
• 12 RNR qui représentent une superficie totale de 2000 hectares,
• 3 corridors biologiques : naturels ou artificiels, ces espaces sont indispensables aux espèces animales pour se déplacer librement et en toute sécurité d’un territoire à l’autre,
• 14 Contrats biodiversité en Rhône-Alpes qui concernent des sites présentant une biodiversité d’intérêt régional, peu ou pas protégés.

En 2010, la Région consacre 4,7 M€ aux RNR et à la préservation du patrimoine naturel rhônalpin.

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Aide aux arboriculteurs : la hauteur du plafond en question

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO sénat du 12/11/2009 , M. Didier Guillaume (Drôme-PS) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les aides à l’agriculture annoncées par le Président de la République le 27 octobre 2009.

En effet, pour ce qui concerne la prise en charge des intérêts d’emprunts par le Fonds d’allègement des charges (FAC), cette aide entre dans le cadre de la règle des minimis prévue par la Commission européenne. Ainsi un même exploitant ne peut recevoir, à ce jour, plus de 7.500 € d’aides directes sur une période de 3 ans.

Il a indiqué que les aides annoncées le 27 octobre 2009 seraient compatibles avec les règles européennes et qu’à ce titre, le plafond des minimis serait porté à 15.000 €.

En Drôme, les arboriculteurs victimes de la sharka ont reçu des aides entrant dans le cadre de la règle des minimis, à hauteur des 7.500€ de plafond prévu.

C’est pourquoi il lui demande à quelle échéance ce nouveau plafond entrera en vigueur afin que les arboriculteurs drômois victimes de la sharka ne soient pas pénalisés par rapport à d’autres filières et puissent bénéficier de la mesure de prise en charge des intérêts d’emprunts.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO sénat du 03/06/2010

Les arboriculteurs victimes de la sharka ont bénéficié d’un plan triennal de lutte phytosanitaire, entré dans sa première phase, lors de la campagne 2007. À ce titre, une indemnisation forfaitaire de 5 000 € par hectare, contaminé par le virus à plus de 10 %, a été mise en place en 2008 au profit des arboriculteurs qui ont été contraints de procéder à des arrachages de vergers.

En outre, une aide en trésorerie leur a été octroyée dans le cadre du régime communautaire dit « de minimis », prévoyant un plafond de 7 500 € glissant sur trois ans.

La « Communication de la Commission modifiant le cadre communautaire temporaire pour les aides d’État destinées à favoriser l’accès au financement dans le contexte de la crise économique et financière actuelle » publiée le 31 octobre 2009 (n° 2009/C 261/02) permet d’octroyer une aide à montant limité (AMIL) de 15 000 € maximum en tenant compte des aides de minimis déjà versées.

La Commission a, dans ce cadre, approuvé, par décision du 2 décembre 2009 (régime N609/2009), les régimes d’aides du plan de soutien exceptionnel à l’agriculture (PSEA) annoncé le 27 octobre par le Président de la République.

Ce plan comprend 1 Md€ de prêts bancaires et 650 M€ d’aides de l’État. Plusieurs circulaires, publiées au cours des mois de novembre et décembre 2009, ont précisé les conditions de mise en oeuvre des différents dispositifs d’aides qui ont pour objet de répondre aux situations spécifiques des agriculteurs touchés par la crise après un examen au cas par cas.

Les arboriculteurs victimes de la sharka peuvent, dans la mesure où ils remplissent les conditions d’accès, prétendre à l’ensemble des mesures du PSEA, notamment celles permettant la prise en charge d’intérêts d’emprunts, à savoir le fonds d’allègement des charges (FAC) et le dispositif d’accompagnement spécifique (DACS-AGRI).

Les aides à la trésorerie octroyées en 2008 au titre du régime de minimis seront comptabilisées sous le plafond de 15 000 €. En revanche, les aides à l’arrachage des parcelles contaminées ayant été notifiées dans le cadre du règlement d’exemption, elles ne seront pas imputées sous le plafond de 15 000 €.

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Les vins de l’Y grenoblois: goûtez-y donc !

F.Blanc-Gonnet

François Blanc-Gonnet, président du concours des vins de l'Y grenoblois

Organisé par l’ADAYG depuis 1987, le concours des vins de l’Y grenoblois, réservé aux producteurs des vins de pays des Coteaux du Grésivaudan et AOC vin de Savoie en crus Abymes, s’est déroulé ce matin au Clos des Capucins à Meylan.

Une 24e édition qui, pour le président, François Blanc-Gonnet, « est assez particulière car les appellations sont en pleine évolution ».

Le jury, composé de cavistes, restaurateurs, viticulteurs, consommateurs éclairés, a consciencieusement évalué les blancs et rouges soumis à son jugement.

Sa mission : décerner la distinction « Concours Y grenoblois 2010 » aux trois meilleurs vins tranquilles en rouge et blancs et aux vins mousseux en lice.

François Blanc-Gonnet, défenseur infatigable du savoir-faire et des cépages locaux, poursuit son combat pour que les restaurateurs élargissent leur offre œnologique à ces vins du Grésivaudan (jadis baptisé « le plus beau jardin de France ») et que le grand public s’y intéresse davantage. Le persan, la verdesse, l’étraire de la Dhuy, gagnent à être connus pour peu qu’on les accompagne respectivement d’un civet de daim, d’un poulet aux morilles, d’’un civet de lapin.

vins de l'Y (1)

En lice, les vins de Pays des Coteaux du Grésivaudan qui ont passé avec succès l'une des trois comissions de labelisation "Vin de pays", et les AOC vins de Savoie (cru Abymes)

Dans l’Y grenoblois, 75 viticulteurs exploitent au total 180,90 ha de vignes. L’an dernier, 1110hl ont été labellisés en vins de pays des Coteaux du Grésivaudan . Le jury en a sélectionné 7 dans son palmarès 2010 :

Résultats du concours des vins 2010 de l’Y Grenoblois

Abymes – AOC Vin de Savoie

1er prix : Domaine Portaz – Terres d’ici (Chapareillan)

2ème prix : Sébastien Jadis (Chapareillan)

3ème prix : Domaine Labbé (Chapareillan)

Blancs – Vin de Pays des coteaux du Grésivaudan

1er prix : Cave de Bernin – Terres d’ici – Chardonnay (Bernin)

2ème prix : Ferguson – Verdesse (Meylan)

3ème prix : Domaine Finot – Chardonnay (Bernin)

Rosé – Vin de Pays des coteaux du Grésivaudan

1er prix : Domaine Finot – Pinot-Gamay (Bernin)

Rouges – Vin de Pays des coteaux du Grésivaudan

1er prix : GAEC Reymond – Persan (Chapareillan)

2ème prix : Cave de Bernin – Terres d’Ici – Etraire  (Bernin)

3ème prix : Cave de Bernin – Terres d’Ici – Persan (Bernin)

Méthode traditionnelle – AOC Vin de Savoie

1er prix : Domaine Portaz – Terres d’ici – Jaquère – AOC Vin de Savoie (Chapareillan)

Catégorie Y grenoblois, viticultureCommentaires fermés

Projet de territoire et desserte forestière

Le lundi 14 juin, de 9h30 à 16h30 , salle Vercors, Maison de l’économie de St Marcellin (38) , la Communauté de communes du pays de Chambaran accueille les animateurs des chartes forestières issues de la région Rhône-Alpes pour une journée sur le thème de la desserte forestière.

Les Chambaran sont engagés dans un projet de développement local de la filière forêt bois au travers d’une Charte forestière
signée l’année dernière. En 2009, les élus du territoire ont arrêté un programme d’actions, partagé avec les acteurs forestiers et soutenus par l’Etat, la Région, les Conseils Généraux de l’Isère et de la Drôme.

Ce programme d’actions de la Charte forestière de territoire des Chambaran cible notamment comme priorité d’intervention l’organisation de la  filière économique locale et l’implication des propriétaires forestiers du territoire. Cet axe de la politique forestière a comme principal objectif de stimuler les filières économiques des produits de la forêt, notamment en facilitant l’accès à la ressource en créant des infrastructures d’exploitation.

En Rhône-Alpes, 22 territoires de projets forestiers comme les Chambaran sont regroupés dans le réseau des Chartes forestières qui tient donc sa prochaine rencontre lundi 14 juin à Saint-Marcellin. Nombre d’entre eux sont concernés par la problématique des routes et pistes en forêt.

La journée du 14 juin  doit permettre aux techniciens forêt des collectivités porteuses d’un projet forestier de poser leurs questions,  d’exprimer leurs besoins, prendre des idées et réfléchir aux leviers sur lesquels mettre l’accent pour résoudre les problèmes communs
rencontrés:
- Projet de territoire et desserte forestière
- Comment garantir une adéquation avec les objectifs locaux ?
- Quelle interaction entre territoire et acteurs forestiers ?
- Comment  faire sortir les projets de desserte après la réalisation d’une étude ?
- Quels financements existent ?
- Comment organiser l’animation et quels sont les facteurs  de réussite ?

Toutes ces questions feront l’objet d’informations, d’échanges et de débats qui occuperont la majeure partie de la journée en s’appuyant sur l’ expérience de territoires qui témoigneront.

Les Chartes forestières de territoires réunis dans le cadre du réseau des territoires forestiers Rhône-Alpes, en présence de l’ONF, du CRPF, de la DRAAF et de la Région Rhône-Alpes. Organisation en partenariat Communauté de communes du Pays des Chambaran et Communes Forestières de Rhône-Alpes, animatrices du réseau.

Information sur la Charte forestière de territoire des Chambaran : Contact : Xavier Niveleau,  animateur CFT des Chambaran   tel : 04 76 36 21 75

Catégorie - filière bois, forêt, territoiresCommentaires fermés

Pesticides : risque élevé pour les agriculteurs

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO sénat du 04/03/2010, Mme Marie-Thérèse Hermange (Paris-UMP) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les risques pour la santé des agriculteurs exposés aux pesticides.

Selon les résultats de l’étude Agrican, il existe un lien entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant faire se développer un cancer.

Des chercheurs du centre d’immunologie de Marseille-Luminy ont ainsi présenté des travaux montrant un risque plus élevé de cancers lymphatiques chez les agriculteurs. Leur idée était de trouver des biomarqueurs prédictifs, car tous les individus exposés aux pesticides ne développent pas un lymphome.

Ils ont détecté dans les prélèvements sanguins de plusieurs dizaines de participants des cellules qui en sont normalement absentes et qui représentent les précurseurs des cellules tumorales constituant un lymphome de type folliculaire. Ils ont ainsi mis en évidence des biomarqueurs qui témoignent d’un lien moléculaire entre l’exposition des agriculteurs aux pesticides, l’anomalie génétique et la prolifération de ces cellules qui sont des précurseurs de cancer. Cet effet serait fonction de la dose et du temps d’exposition, même s’il existe d’autres anomalies comme une instabilité générale du génome.

Au regard de ces travaux inquiétants pour les ouvriers agricoles qui sont quotidiennement au contact de pesticides, elle souhaiterait savoir si des mesures sont prises afin de protéger leur santé.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO sénat du 03/06/2010

Les conséquences potentielles pour l’homme et l’environnement de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques utilisés en agriculture ainsi qu’en zones non agricoles représentent aujourd’hui un enjeu important de société.

Le Gouvernement a engagé un plan massif de réduction de 50 % de l’usage des pesticides, si possible, dans un délai de dix ans au travers du plan Ecophyto 2018.

Ce plan prévoit le renforcement de la qualification des professionnels utilisant des produits phytopharmaceutiques, mais aussi des distributeurs et des organismes de conseil, dans le but de sécuriser l’usage de ces produits, notamment pour protéger la santé des applicateurs.

Ce dispositif, appelé Certiphyto, est en cours de mise en place dès cette année, en liaison étroite avec les établissements en charge de la formation professionnelle agricole et les services de prévention de la mutualité sociale agricole.

Catégorie agriculture, recherche scientifiqueCommentaires fermés

Herd Book charolais: rester numéro un

« C’est un honneur pour nous d’accueillir le congrès national du Herd Book charolais. » C’est par ces mots que le député de la circonscription de Crémieu a ouvert les débats. Il a également fait un clin d’oeil en direction de la foire de Beaucroissant et de son concours régional charolais.

Gérard Seigle Vatte président des chambres d’agriculture départementale et régionale a lui également évoqué la foire de Beaucroissant et son concours régional charolais: » celui ci fait référence aujourd’hui. Il est attendu par l’ensemble des éleveurs de notre région, il joue également le rôle de vitrine et démontre que notre trouteau charolais est de qualité. Nous espérons qu’un jour nous puissions nous entendre afin de monter un hall d’élevage, en dur, sur Beaucroissant. « 

charolais

Le concours régional qui se déroule à Beaucroissant est devenu un rendez vous incontournable pour les éleveurs charolais.

Le président Seigle-Vatte a enfin annoncé que la région allait s’engager davantage dans l’organisation du sommet de l’élevage et de conclure: » il faut absolument réorganiser l’élevage, les structures sont  trop nombreuses. Nous n’avons pas le choix. Je pense qu’il faut le faire dans l’intelligence que dans l’obligation. »

Le président du Herd book charolais, Michel Baudot a ouvert son rapport moral en indiquant que  » les mots action, ambition et communication sont devenus des mots clés qui constituent des pistes de travail. » Il s’est insurgé contre  » le vent médiatico économique qui souffle contre nous: journée sans viande, pollution de la planète…actions qui peuvent nous faire douter de l’utilité de faire de la sélection et même de l’élevage. »

Le président Baudot a rappelé les actions dans lesquelles le Herd Book est impliqué: le programme vêlages faciles, la génomie, les concours et stations, l’OS charolais France, le livre généalogique, les concours nationaux, salon de l’agriculture, relations internationales, pôle racial charolais….

Et de conclure: « Il faut se mobiliser car même s’il se passe toujours quelque chose au Herd Book charolais, on ne peut plus vivre sur nos acquits. La concurrence est là, de plus en plus forte. Elle n’est pas meilleure que nous mais mieux organisée. A nous de relever les défis qui se présenteront à nous. Soyons ambitieux et construisons la race charolaise de demain, celle qui sera toujours numéro UN! »

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