Archive | 24 juin 2010

Dégâts de sangliers dans les truffières: pas indemnisés!

Roger Baboud-Besse, le confirme: « Nous ne pouvons pas indemniser les dégâts de sangliers dans les truffières. »

Le président de la fédération départementale des chasseurs de l’Isère est conscient que les sangliers causent des dégâts dans les truffières. « C’est d’autant plus regrettable que le sanglier retourne le terrain pour chercher des vermilles mais ne mange pas les truffes.  » Par contre on a appris que le blaireau en est friand.

Au niveau des indemnisations, sa position est sans équivoque: « Aucune règle, aucun barème d’indemnisation ne sont établis au niveau national. Nous n’avons donc pas le droit, au niveau départemental de verser une quelconque indemnité à un trufficulteur qui subit des dégâts. De plus on établit  un degré d’indemnisation en fonction de la perte de récolte, hors dans le cas des truffes il est impossible d’évaluer cette perte.

Nous avons le même cas sous les noyers. Les sangliers  retournant le sol. Les nuciculteurs ne sont pas indemnisés car il n’y a pas perte de récolte. Et croyez moi, les responsables de la noix font une pression terrible mais on ne peut pas répondre favorablement à leur demande. On se mettrait dans l’illégalité! »

Demande tout à fait légitime, à notre sens…. tout comme celle des trufficulteurs.

Roger Baboud-Besse, homme de consensus, se dit désolé pour les trufficulteurs qui subissent des dégâts: « Des jurisprudences sont en cours dans la Drôme. Peut-être qu’un jour, au niveau national ce problème sera traité et que tout rentrera dans l’ordre. »

Pour l’instant il ne voit qu’une seule parade: « La mise en place de clôtures, mais je sais que cela a un coût »

Notre département a la volonté politique de développer cette filière qui a toute sa place dans de nombreuses terres iséroises.  » Je suis inquiet » , avertit Roger Baboud-Besse, « car je crains que si aucune règlementation, au niveau des dégâts est établie, des conflits voient le jour entre trufficulteurs et chasseurs. Et franchement nul n’a envie d’en arriver là! »


Catégorie trufficultureCommentaires fermés

La France bloquée par les producteurs de lait?

Les producteurs réunis au sein de l’Association nationale des producteurs de lait indépendants se disent asservis dans le cadre de la LMA, par le biais de la contractualisation. Ils vont passer à l’action et souhaitent bloquer la France le 29 juin.

« Le lait en Nouvelle Zélande, référence mondiale du prix de base, payé 330 € au producteur néozélandais aujourd’hui, annoncé 360 à l’automne. La logique néo libérale de nos élus n’est évidemment pas respectée quand elle est à l’avantage du producteur Européen.

L’interprofession est en pleine discussion pour valider une augmentation de misère et surtout, le 30 Juin 2010, nos députés débattrons pour valider notre asservissement dans le cadre de la LMA, par le biais de la contractualisation.

Des actions Européennes, sont prévues début Juillet.

Mais l’urgence nationale, pour nous éleveurs Français, nous oblige à débuter d’autres modes d’actions dès le 30 juin 2010.  Après deux années de mobilisations pacifiques, l’APLI  reconnue, mais pas suffisamment  entendue s’est résigné à durcir ses mouvements. Après deux années de mobilisations pacifiques, l’APLI réfute toute responsabilité dans cet engrenage imposé.

Les éleveurs de l’APLI bloqueront la France entière à partir du 29 Juin 2010. »

Communiqué de l’APLI

Catégorie lait/produits laitiersCommentaires fermés

Dimanche, passez donc à la ferme!

Les marchés fermiers de Belledonne, ça continue ! Un marché fermier, qu’est-ce que c’est ? C’est la convivialité d’un marché de producteurs, le plaisir de trouver des produits du terroir de qualité, tout en découvrant une ferme du massif.
Selon les saisons, vous pouvez y retrouver ou découvrir les produits des fermes de Belledonne : viandes et charcuteries, miels et pains d’épices, fromages, confitures et coulis, fruits et légumes de saison, glaces et sorbets, pain, huile de noix, plantes vivaces, etc …, autant de produits qui ne demandent qu’à composer vos menus ou agrémenter votre jardin tout au long de l’année.

Le prochain auquel vous convient les producteurs de Belledonne aura lieu :
le dimanche 27 juin, à la ferme de Pressembois, sur Venon, de 9 à 14h.

Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 4 juillet, 12 septembre, 17 octobre et 12 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage,
- les dimanche 26 septembre, et 24 octobre : Ferme de Pressembois à Venon,
- le dimanche 8 août : Ferme de la Boutière à Laval,
- les dimanche 22 août et 3 octobre : Ferme Le miel de nos montagnes aux Adrets

Contacts

● ADABEL (Association pour le développement de l’agriculture de Belledonne) : 04 76 20 68 45
● Commune de Venon – Anne Gibaszek : 06 87 28 50 36
● Ferme de Loutas – 220 Chemin de Loutas (route de Pinet) – Saint Martin d’Uriage – Dominique et Jean-Claude Boufflers : 04 76 89 54 23
● Ferme de La Boutière – Dominique et Francis Truc-Vallet – Laval : 04 76 71 59 58
● GAEC Le Miel de nos montagnes – Les Adrets – Elianne et Maurice Pouchot-Camoz, Gérald Isabello : 04 76 71 02 54

Catégorie Y grenoblois, agricultureCommentaires fermés

Un PAT qui mobilise les énergies

Fin 2008, le Contrat de Développement Rhône-Alpes (CDRA) Alpes Sud Isère lançait la mise en place d’un Plan d’Approvisionnement Territorial (PAT) afin de répondre aux questions des collectivités sur la ressource bois énergie mobilisable sur le territoire. Une ressource qui devient un enjeu économique de territoire, un marché dont les règles sont en encore gestation, une opportunité de taille pour la filière bois.

Les acteurs du sud Isère se préparent à relever le défi de la production de chaleur à partir de la biomasse forestière. Il ne s’agit rien moins que d’exploiter un gisement et de faire de ce combustible vert qu’est la plaquette un nouveau moteur du développement durable du territoire sud Isère. Vaste programme.

Caractéristiques du territoire :

  • 95 500 ha de forêts
  • 15,4 Mm3 sur pied
  • 63%  privées, 37% publiques
  • 60% résineux, 40% feuillus
  • ressource actuellement accessible : 56% de la surface
  • 39 chaufferies consommant 4060 tonnes de bois/an

bois énergie3

Le PAT, nouvel outil issu du programme « 1000 chaufferies bois » de la Fédération Nationale des communes forestières, apporte une aide à la décision pour valoriser le bois énergie et structurer l’approvisionnement des chaufferies à partir de la ressource locale. Il permet de sécuriser l’approvisionnement par une meilleure connaissance des ressources forestières et une meilleure mobilisation.

Cet outil va permettre de répondre aux interrogations des élus et des collectivités sur la pérennité de la ressource forestière, les coûts de mobilisation pour développer des chaufferies dans des conditions économiques viables, et l’optimisation à l’échelle d’Alpes Sud Isère de l’implantation de nouvelles plateformes de stockage.

Un prix moyen de 102€/t

Les études et analyses réalisées par le CDRA (1) ont établi un diagnostic de la situation sur le territoire sud Isère. A partir de ces données, un plan  d’action a été finalisé par un comité de pilotage composé d’élus, de partenaires locaux et institutionnels ainsi que des entreprises..

Les résultats de ce travail ont été présentés mardi 22 juin à Herbeys aux élus et acteurs locaux des 109 communes d’Alpes Sud Isère, en présence de Gilles Strappazzon, Chef de projet du CDRA Alpes Sud Isère et de Jean-Claude Monin, Président de la Fédération nationale des communes forestières, Lionel Courtois, chargé de mission forêt CDRA.

Les conclusions mettent en avant trois données centrales :

plaquette1/ Le CDRA présente un potentiel aujourd’hui non valorisé de produits disponibles pour l’énergie (ou l’industrie du bois) d’environ 188 000t/an (taux d’humidité 30%) dont 25% mobilisable actuellement

2/ Le prix moyen de la plaquette forestière a été estimé à 102€/t (taux d’humidité 30%) soit 29,7€/MWh. 26% de la plaquette forestière peuvent être mobilisés à un coût inférieur à 100€/t. (2)

3/La construction de nouveaux lieux de stockage (3) est envisageable dans l’optique d’une réflexion globalisée des investissements à l’échelle du territoire. Les zones très mal desservies (route à grumier) pour la mobilisation du bois représentent 5400ha.

L’objectif est donc, à l’horizon 2015, de faire passer l’approvisionnement en PF des chaufferies actuelles du CDRA, évalué à 4060t/an, à 9311t/an. Le nombre de chaufferies est actuellement de 39 (collectif public+collectif privé et autres) mais devrait passer à 50 dans un proche avenir, 11 projets étant en cours.

Le plan d’action, prévu pour cinq ans, vise d’abord à développer la part des énergies renouvelables issues des produits forestiers, ensuite à favoriser le développement et la structuration d’activités économiques durables (avec la  création de 12 à 15 emplois équivalent temps plein) à partir de la ressource forestière.

L’or vert des forêts

bois énergie2Le sud Isère n’a pas de pétrole mais il a des forêts. Et certains peuvent rêver que, l’époque étant résolument écologique, cette biomasse forestière puisse être un jour aussi « juteuse » que l’or noir et bien plus propre. Pour l’heure, c’est surtout de volonté, d’investissement et de concertation qu’il a besoin. Le CDRA, dans ce contexte, joue pleinement son rôle.

Face à ces enjeux de territoire que génère cette évolution du marché du bois énergie, Gilles Strappazzon appelle, en effet, à l’organisation . Pour lui, il est urgent de se doter d’un organe politique, d’une gouvernance: « Notre démarche n’a de sens que si nous sommes organisés d’un point de vue institutionnel. On peut envisager, par exemple, la création d’un syndicat à vocation unique, celle du bois énergie, à l’échelle du grand sud Isère. C’est l’une des clés de notre réussite, j’en suis convaincu ».

Pour Jean-Claude Monin, il s’agit d’un nouveau défi pour la forêt , notamment la forêt privée, majoritaire dans ce territoire : « Les forestiers privés ont une responsabilité forte pour l’avenir. La demande des sociétés de chauffage s’adresse maintenant à la forêt, les autres ressources étant taries. Nous devons être en capacité de répondre à la demande. Nous aurons des choix politiques et des arbitrages à faire. Et pour cela, il est nécessaire que l’on s’organise afin d’éviter de se retrouver en situation de coupe réglée ».

L’heure est donc à la mobilisation. Les partenaires du CDRA étaient tous présents à cette réunion. Pour Jean-Claude Monin, la réponse à ce marché émergent qu’est le bois énergie doit être solidaire, c’est à dire concerner toute la filière bois : « Le deuxième déficit de la France est la filière forêt-bois. Nous devons lancer ces démarches, mettre en place des gouvernances pour renverser la vapeur. Mais il faut que ce soit par les deux bouts de la filière, aval et amont, et que la démarche associe bois énergie et bois d’œuvre ».

……………………………

(1)  Cette étude a été financée à 80% par la Région Rhône-Alpes et des fonds européens (FEDER Alpes).

(2)  Le prix varie en fonction des ressources concernées : types de gisements, localisation de la ressource, contraintes d’exploitation et logistique possible.

(3)  On recense aujourd’hui trois plateformes de stockage : Saint-Michel-les-Portes (capacité 1380), Susville (430), Herbeys (100).

Catégorie A la une, forêt, territoires, énergiesCommentaires fermés

Venez compter chamois et mouflons le 26 juin !

Cptage cerfEn dehors de la chasse, le travail des chasseurs consistent essentiellement au suivi de la faune sauvage. Chaque année, ils parcourent près de 16 000 km pour quantifier leur présence en Isère. Ces comptages se déroulent au rythme des animaux : à la tombée de la nuit pour le Cerf et au petit matin, pour le Tétras-lyre, le Mouflon et le Chamois. Cptage chamois

Voilà 2 ans que les chasseurs ouvrent gratuitement leurs comptages au public. L’occasion de partager avec eux leurs connaissances de la faune et de découvrir l’univers surprenant de la chasse…

Cette année, ce sont les cerfs du Vercors qui ont ouvert le bal en avril mais d’autres sorties sont prévues… Prenez-en note ! Mais attention ! Les places sont soumises à réservation…

Programmation 2010 :
Cptge Chamois / Mouflon : 26 juin & 31 juillet(5h-14h)/ Belledonne-Vercors-Trièves
Brame Cerf : 7, 14 et 21 sept (19h-22h)/ Chambaran

>>> Renseignements et inscriptions au : 04 76 62 61 25

Catégorie chasse, questions d'actualitéCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

juin 2010
L Ma Me J V S D
« mai   juil »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+