Archive | 11 août 2010

L’artificialisation atteint 9 % du territoire en 2009

Les sols agricoles représentent encore en 2009 plus de la moitié du territoire. Ils perdent en moyenne 93 000 hectares sur les trois dernières années. Les espaces dits naturels en occupent plus du tiers. Parmi eux, la forêt, qui a longtemps progressé, ne semble plus gagner de terrain. Les espaces artificialisés progressent donc et atteignent désormais 9 %.

Ce constat provient de l’enquête Teruti-Lucas, réalisée chaque année par les services statis-
tiques du ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Elle permet de suivre l’évolution des différentes catégories d’occupation et d’usage du sol à partir d’un ensemble de points constituant un échantillon représentatif du territoire national.

Pour connaître les détail de cette étude cliquer sur: L’utilisation du territoire entre 2006 et 2009

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Commercialisation des fruits et légumes frais sur Internet

A la demande de l’Union Nationale des Fruitiers Détaillants (UNFD), le département
Produits et Marchés du Ctifl vient de réaliser une étude économique sur la  « Commercialisation des fruits et légumes frais sur Internet ». Le e-commerce ne cesse de progresser.

Cette étude dresse une typologie des opérateurs présents sur le web, mesure leur système de fonctionnement (approvisionnement, livraison, etc.) et présente les  solutions techniques proposées par des prestataires extérieurs. Le volet consommation analyse et hiérarchise les freins des non-utilisateurs. La perception et les attentes des cyber-consommateurs de fruits et légumes frais y sont également étudiées, grâce à une enquête menée auprès de 500 consommateurs.

Ils sont globalement très satisfaits, motivés par « la praticité et le gain de temps », et soulignent en majorité la qualité du service fournie sur la toile. Si aujourd’hui 11% des internautes utilisent Internet pour l’achat de denrées alimentaires, moins de 1% l’utilisent pour l’achat de fruits et légumes frais. Cette étude est désormais disponible auprès du Ctifl.
90% des acheteurs interrogés reconnaissent la qualité des fruits et légumes livrés, et près de 70% jugent la qualité du service fournie sur la toile meilleure que celle des magasins. Globalement, la fidélité des clients est acquise : près de 90% des interviewés sont prêts à renouveler leurs achats. Le bouche à oreille est le meilleur vecteur de communication.

Une trentaine d’e-marchand ont été audités pour la réalisation de cette étude.
Si Internet est désormais entré dans les habitudes de consommation des français, les achats de produits alimentaires demeurent encore faibles à côté des produits techniques, des voyages, etc.

Au sommaire de cette étude :
- Le e-commerce dans le secteur des fruits et légumes frais
- Des motivations diverses mais une finalité commune
- Des outils très diversifiés
- Les modes de livraison
- Des solutions informatiques multiples
- Des solutions multiples au service du e-commerce
- Le cadre légal
- Consommation des fruits et légumes frais sur Internet
- Contexte et objectifs
- Méthodologie

- Le comportement des cyber-consommateurs

- Perception et attentes des cyber-consommateurs de fruits et légumes frais

- Freins pour les non pratiquants

- Perception et attentes des cyber-acheteurs

Pour la commander :

Cette étude est disponible auprès du Ctifl au prix de 23 euros + 4 euros de frais de port.
Adressez votre commande accompagnée d’un règlement (chèque à l’ordre du Ctifl) à :
Ctifl Editions – Mme Marie-France Patry. Centre de Lanxade – 41 route des Nébouts – 24130 Prigonrieux

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Ambroisie: lutte dans les chaumes en Rhône-Alpes

Le CETIOM rappelle en ce qui concerne la lutte contre l’ambroisie:

« L’ambroisie est une plante reconnue comme une source de problème de santé publique du fait de son pollen très allergène.

Cette année encore, cette plante est très présente dans les chaumes et il est important de la détruire.

Sur les chaumes de céréales, colza et pois, si en plus de l’ambroisie il y a des vivaces, il faut privilégier plutôt un désherbage chimique. Sinon, il est préférable d’opter pour le déchaumage. Attention aux passages de roues, plus difficiles à déchaumer et aux outils mal réglés ou qui ne travaillent pas sur toute la surface et laissent des alignements d’ambroisies en place.

Depuis avril 2008, la destruction de l’ambroisie sur chaumes fait l’objet d’une obligation au titre de la conditionnalité de la PAC (au même titre que l’entretien des jachères), donc est susceptible d’être contrôlée, voire sanctionnée (pénalités sur la totalité des aides PAC). »

Pour plus de renseignements: www.cetiom.fr


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Sous les lignes, prudence…

ERDF et RTE rappellent leurs conseils de prudence et de sécurité à toute personne exerçant une activité à proximité ou sous les lignes électriques. Les acteurs du monde rural et les agriculteurs sont particulièrement concernés…

ertf

Pour plus d’informations:www.sousleslignes-prudence.com

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Céréales: bonne campagne 2010

FranceAgriMer / ARVALIS – Institut du végétal viennent de publier, le premier bilan de la récolte de céréales 2010. Celui ci est positif dans son ensemble. Voici ce bilan détaillé.

Blé tendre : rendements hétérogènes, mais qualité au rendez-vous

Les récoltes sont terminées dans la majeure partie de la France, elles sont toujours en cours dans l’Est, dans le Nord et sur la bordure maritime de la Manche.
Au 10 août, l’estimation de la production est légèrement supérieure à 35 Mt. Le rendement moyen national, évalué à 71 q/ha, serait proche de la moyenne quinquennale (71,2 q/ha).
La récolte 2010 est marquée par une grande hétérogénéité de rendements à l’intérieur des
régions, en raison principalement des conditions climatiques en cours de campagne. La
sécheresse survenue durant la montaison a ainsi impacté les cultures et n’a pas toujours permis une bonne valorisation des apports d’azote. L’effet type de sol est donc marqué : les parcelles en sols séchants ont été plus particulièrement pénalisées, tandis que les terres plus profondes obtiennent de meilleurs résultats.
Dans les 2/3 sud du pays, le rendement moyen se situe autour de 65 q/ha avec des extrêmes à 40 et à 90 q/ha. Ils déçoivent notamment en Poitou-Charentes et Pays de la Loire. En revanche, les résultats sont meilleurs qu’attendu en Bourgogne et en Franche-Comté. Quant au Sud-Ouest, après des résultats décevants en 2009, il retrouve cette année un très bon niveau de rendement.
Les rendements moyens sont compris entre 70 et 90 q/ha, de la Beauce au nord du pays, avec là encore des écarts importants.
En termes de qualité, 2010 s’annonce être un bon cru. Dans la plupart des régions, les teneurs en protéines sont ainsi supérieures à 11 % en moyenne, voire même 12 %. Elles sont toutefois un peu plus faibles qu’habituellement dans le Sud-Ouest, en raison d’apports d’azote parfois insuffisants. Sur l’ensemble du pays, les poids spécifiques sont très bons, dépassant généralement 78 kg/hl en moyenne. Quelques baisses sont constatées pour les blés récoltés après des passages pluvieux. Enfin, il n’y a pas à ce jour de problème signalé de germination sur pied.

Blé dur : une récolte globalement de très bonne qualité

Les récoltes sont terminées.
Avec un rendement moyen de 49 q/ha, la production estimée est proche des 2,5 Mt.
On observe, comme en blé tendre, une hétérogénéité de rendements dans la plupart des régions.
Dans le Centre et l’Ouest, le climat sec durant la montaison a fortement contribué à diminuer le nombre d’épis et les rendements sont généralement compris entre 50 et 60 q/ha. Dans le Sud-Est, les rendements dépassent 35 q/ha en moyenne, avec des extrêmes de 20 à 70 q/ha. Les moins bonnes parcelles ont été pénalisées par l’excès d’eau hivernal, le piétin échaudage en blé sur blé, mais aussi par une moindre utilisation de fongicides et d’azote par les agriculteurs. Enfin, comme en blé tendre, le Sud-Ouest obtient de très bons rendements en blé dur, compris entre 50 et 60 q/ha en moyenne.
La récolte est globalement de très bonne qualité. Les poids spécifiques dépassent ainsi 80 kg/hl en moyenne dans la plupart des régions. Les teneurs en protéines sont également d’un bon niveau dans les régions de l’Ouest et du Centre, de 14 % à plus de 15 % en moyenne. Elles sont en revanche plus faibles dans le sud de la France, avec des teneurs généralement comprises entre 13 et 14 %. Dans tous les cas, peu de mitadinage est signalé et la moucheture est très peu présente.

Orges : rendements variables, mais bonne qualité

Toutes orges confondues, la production est évaluée à 10,4 Mt.

Orges d’hiver : 7,7 Mt. Les récoltes sont terminées.
Comme les autres céréales, les orges ont été impactées par les conditions séchantes en cours de montaison et d’importants écarts de rendements sont constatés au sein des régions. Ces derniers sont donc en retrait par rapport à 2009 sur la majeure partie du territoire, même s’ils apparaissent plutôt bons en Midi-Pyrénées. Les meilleurs résultats sont observés en bordure maritime de la Manche, ainsi qu’au nord et à l’est de la France, avec des moyennes proches des 70 voire 80 q/ha.
Les orges brassicoles sont globalement de bonne qualité. Les teneurs en protéines sont
généralement contenues entre 9 et 11,5 %, mais quelques lots peuvent dépasser 11,5 %. Les poids spécifiques sont très bons, presque toujours supérieurs à 65 kg/hl en moyenne voire supérieurs à 68 kg/hl. Les calibrages dépassent 70 % et même souvent 80 %.

Orges de printemps : 2,7 Mt. Les récoltes sont en cours dans le nord de la France.
Là encore, les rendements apparaissent généralement inférieurs à ceux de 2009 et hétérogènes. Sur le plan qualitatif, les calibrages sont bons à très bons, souvent supérieurs à 90 %. Les teneurs en protéines moyennes sont souvent situées autour de 11 %, mais quelques valeurs supérieures à 11,5 % peuvent être observées dans le Centre et le Centre-Ouest. Les poids spécifiques sont toujours d’un bon niveau.

Pois : plus de 1 Mt de production

Les récoltes sont en cours dans le nord de la France et sur la bordure maritime de la Manche.
Du fait de la forte augmentation des surfaces, la production devrait dépasser 1 Mt.
Les rendements se situent entre 20 et près de 60 q/ha sur l’ensemble des régions de production avec une moyenne nationale à 45 q/ha. Les cultures ont été pénalisées en Poitou-Charentes qui affiche un rendement moyen de 35 q/ha. Les meilleurs résultats sont observés dans le nord du pays avec des moyennes dépassant toujours 45 q/ha. Dans tous les cas, des hétérogénéités sont constatées dans les régions.

Colza : une production estimée à 4,6 Mt

Les récoltes sont toujours en cours dans le nord de la France et sur la bordure maritime de la Manche.
Les rendements sont en retrait par rapport au record de 2009 et des écarts importants sont observés dans les régions. Ceci est particulièrement vrai en Poitou-Charentes, où le rendement moyen atteint à peine 25 q/ha du fait de problèmes d’implantations de parcelles et de parasitisme.
Dans le reste de la France, les rendements sont compris entre 30 et 40 q/ha, les maxima étant observés en Picardie et Nord-Pas-de-Calais.

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