Les éleveurs bovins se mobilisent…

Les éleveurs bovins se mobilisent…

Comme annoncé, les  éleveurs bovins du département de l’Isère, dont de nombreux jeunes, se sont rendus dans plusieurs grandes surfaces du département afin de faire connaître leur mécontentement par rapport aux prix pratiqués.

Les centres commerciaux de Bourgoin, L’Isle d’Abeau, Sassenage et St Egrève ont été visités.

A St Egrève une délégation d’éleveurs avec à sa tête Paul Dominique Rebreyend, président de la section bovine de la FDSEA, Jean Robin Brosse, président du même syndicat s’est rendue au rayon boucherie de Carrefour. Ils ont très vite été rejoints par Frédéric Maire directeur du magasin.

Yann Dherbey, JA: « nous manifestons pour faire savoir que les prix de vente de nos génisses, départ exploitation sont trop bas. Ils n’ont pas été augmentés depuis des années, à l’inverse des charges. Il n’est pas évident de tirer un revenu sur cette production.

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Pour arriver à survivre, on est obligé d’augmenter le cheptel mais cela signifie plus de travail et obligatoirement à un moment ça coince. »

Quant à encourager les jeunes à s’installer en production bovine: » oui il faut installer des jeunes. Notre métier, même s’il est difficile est passionnant et tous les éleveurs sont des passionnés. De plus il faudra toujours nourrir les hommes. Il suffit juste que l’on soit payé de façon correcte. »

Paul Dominique Rebreyend a découvert le rayon boucherie de la grande surface et les prix pratiqués.  » Ils ne sont pas scandaleux à la vue de la qualité servie. Le seul hic est qu’au prix ou elle est vendue à l’étal il ne serait pas scandaleux non plus que le producteur soit payé 50 à 60 cts d’euros en plus. L’idéal étant que notre viande qui part de chez nous aux alentours de 3 euros partent à 4! »

Et de rajouter » en 1986, les génisses partaient à 26,70 francs, aujourd’hui, si on était en francs elle partiraient à 21 francs. Le problème est qu’on nous les paye moins cher et qu’à l’étal les prix ont augmenté de 70%. Cherchez l’erreur! »

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Frédéric Maire a tenu à préciser que la totalité de la viande bovine vendue dans son magasin est de production française.  » Seule la viande chevaline est importée d’Argentine et l’agneau de Nouvelle Zélande. « 

Au niveau du boeuf le magasin vend en grande majorité du charolais et de la Limousine.

 » Carrefour St Egrève a une clientèle de terriens qui aime la bonne viande. Nous sommes obligés de lui fournir de la qualité car elle la recherche.. Voilà pourquoi nous avons encore un rayon à la coupe et de vrais bouchers. »

A la question: quelle marge appliquez vous? Le directeur semble gêné: » honnêtement je ne le sais pas. » Devant l’insistance des agriculteurs, il se fait plus précis: « entre 22 et 28% ».

Il se dit conscient de ce que vivent les éleveurs « ne comprend pas pourquoi les éleveurs, les centrales d’achats et la grande distribution n’arrivent pas à s’entendre sur une politique de prix. »

On a quitté le magasin en nous disant: « il ne manque pas grand chose pour qu’ils s’entendent…. »

Pendant ce temps une délégation d’une vingtaine d’éleveurs, participait au même type d’opération à Leclerc Bourgoin Jallieu et au Carrefour de L’Isle D’Abeau.

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Cet article a été écrit par:

Gilbert - qui a écrit 8605 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


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