Archive | 21 novembre 2010

La conjoncture agricole en Rhône Alpes

La première lettre de conjoncture en Rhône-Alpes est disponible. Celle ci permet de connaître l’état de l’agriculture rhônalpine et ses spécificités départementales.

Cette lettre est une production du chantier Observatoire économique régional des chambres d’agriculture de Rhône-Alpes.

Elle sortira deux fois par an, en été et en automne.

Télecharger: Lettre_conjoncture_novembre2010-1

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La Commission donne les grandes lignes de la PAC tournée vers l’avenir après 2013

La Commission européenne a publié une communication intitulée «La politique agricole commune (PAC) à l’horizon 2020: Alimentation, ressources naturelles et territoire – relever les défis de l’avenir».

Cette réforme vise à faire de l’agriculture européenne un secteur plus dynamique et plus compétitif, et plus à même de répondre aux objectifs de la stratégie Europe 2020, à savoir promouvoir une croissance durable, intelligente et inclusive. Ce document décrit trois options pour la réforme à venir. À l’issue des débats sur la question, la Commission présentera à la mi-2011 des propositions législatives formelles.

Il y a quelques mois, la Commission a organisé un débat public et une grande conférence sur l’avenir de la PAC. Il ressort de la grande majorité des contributions que la PAC doit se concentrer sur trois objectifs principaux:

  • une production alimentaire viable (la fourniture de denrées alimentaires saines et en suffisance visant à garantir la sécurité alimentaire, dans un contexte de croissance de la demande mondiale, de crise économique et de volatilité accrue du marché);
  • la gestion durable des ressources naturelles et l’action en faveur du climat (les agriculteurs sont souvent contraints de faire passer les considérations environnementales avant toute considération économique, sans toutefois pouvoir répercuter ces coûts sur le marché);
  • le maintien d’un équilibre territorial et de la diversité des zones rurales (l’agriculture demeure l’un des principaux moteurs économiques et sociaux et un élément déterminant du dynamisme en milieu rural).

La communication publiée étudie les instruments susceptibles de servir la réalisation de ces objectifs. En ce qui concerne les paiements directs, la communication met l’accent sur la nécessité de redistribuer, de réaménager et de mieux cibler le soutien, en le fondant sur des critères objectifs, équitables et facilement compréhensibles pour les contribuables.

Ces critères devront être tant économiques (la fonction des paiements directs étant de garantir un «soutien au revenu») qu’environnementaux (les agriculteurs fournissant des biens d’intérêt général), et le soutien devra être davantage orienté vers les agriculteurs actifs. Les fonds devraient être répartis de manière plus équitable et dans des conditions économiquement et politiquement réalisables, moyennant toutefois une période de transition destinée à éviter une rupture brutale.

L’une des options pourrait consister à octroyer un soutien au revenu de base (qui pourrait prendre la forme d’un paiement uniforme pour chaque région – et non pas d’un paiement forfaitaire pour l’ensemble de l’UE – basé sur de nouveaux critères et plafonné à un certain niveau), auquel s’ajouteraient un paiement obligatoire à portée environnementale pour le financement d’actions supplémentaires (annuelles) allant au-delà des règles de base en matière de conditionnalité (couverts végétaux, rotation des cultures, pâturages permanents, gel des terres à des fins écologiques, etc.), un paiement octroyé aux exploitants des zones présentant des contraintes naturelles spécifiques (défini au niveau de l’UE et complémentaire des paiements versés au titre des mesures de développement rural) et un paiement «couplé» plafonné et optionnel en faveur de certaines formes d’agriculture particulièrement vulnérables (semblable au paiement optionnel introduit [au titre de l'article 68] dans le bilan de santé de la PAC).

Un régime de soutien simple et spécifique devrait renforcer la compétitivité des petites exploitations, réduire les lourdeurs administratives et contribuer à la vitalité des zones rurales.

En ce qui concerne les mesures de marché, telles que l’intervention publique et l’aide au stockage privé, il serait possible d’introduire des mesures de rationalisation et de simplification et éventuellement de nouveaux éléments touchant à l’amélioration du fonctionnement de la chaîne alimentaire. Ces mécanismes constituaient certes les instruments traditionnels de la PAC, mais les réformes successives ayant davantage axé l’agriculture européenne sur le marché, ils ont été réduits à des mesures du type «filet de sécurité», à tel point que les stocks publics ont pratiquement disparu. Alors qu’en 1991 encore les mesures de marché représentaient 92 % des dépenses de la PAC, leur part dans le budget de la PAC ne s’élevait plus qu’à 7 % en 2009.

La politique de développement rural a permis de renforcer la durabilité du secteur agricole et des zones rurales, du point de vue économique, environnemental et social, mais des voix s’élèvent toutefois pour que les aspects liés à l’environnement, au changement climatique et à l’innovation soient pleinement intégrés, de manière horizontale, dans tous les programmes. L’attention est portée sur l’importance que revêtent les ventes directes et les marchés locaux, ainsi que sur les besoins spécifiques des jeunes agriculteurs et des nouveaux exploitants. L’approche LEADER sera mieux intégrée.

Pour plus d’efficacité, il est proposé d’évoluer vers une approche davantage fondée sur les résultats, éventuellement assortie d’objectifs quantifiés. L’un des nouveaux éléments de la future politique de développement rural devrait être un ensemble d’outils de gestion des risques permettant de réagir plus efficacement aux aléas du marché et à la volatilité des revenus. Les États membres devraient pouvoir disposer de solutions pour faire face aux risques liés à la production et au revenu, solutions qui vont d’un nouvel outil de stabilisation des revenus compatible avec l’OMC à un soutien renforcé en faveur des instruments d’assurance et des fonds communs. Comme pour les paiements directs, il conviendrait de prévoir une nouvelle répartition des fonds, basée sur des critères objectifs, tout en évitant une rupture brutale par rapport au régime actuel.

La communication distingue trois options possibles pour l’orientation à donner à la PAC afin de relever ces grands défis:

– 1 remédier aux insuffisances les plus pressantes que présente la PAC par des changements progressifs;

-2 faire de la PAC une politique plus écologique, plus équitable, plus efficiente et plus efficace;

- 3 renoncer aux mesures de soutien au revenu et aux mesures de marché et concentrer l’action sur les objectifs en matière d’environnement et de changement climatique. Dans ces trois options, la Commission prévoit le maintien du système actuel à deux piliers – un premier pilier comprenant les paiements directs et les mesures de marché, dont les règles sont clairement définies au niveau de l’UE, et un deuxième pilier comprenant les mesures pluriannuelles de développement rural au sein duquel les options sont formulées au niveau de l’UE mais où le choix définitif en ce qui concerne les régimes revient aux États membres ou aux régions dans le cadre d’une gestion conjointe.

Il est un autre élément commun aux trois options, c’est l’idée que le futur système de paiement direct ne pourra pas reposer sur des périodes de référence historiques mais devrait être lié à des critères objectifs. «Le système actuel prévoit des règles différentes pour les États membres de l’UE-15 et ceux de l’UE-12; cette situation ne devra pas persister après 2013», a rappelé le commissaire Cioloş.

Des critères plus objectifs devront également être définis en ce qui concerne les dotations pour le développement rural.

Pour plus d’informations:

Annexe: description des trois options générales

Site web: http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/communication/index_fr.htm

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Comment baisser ses charges: en adhérant à une CUMA

L’assemblée générale de la fédération départementale des CUMA s’est tenue à Biol sous la présidence de Didier Veyron, agriculteur à Thodure.

On recense 146 CUMA en Isère, 126 sont adhérentes à la fédération départementale. 60% ont leur siège en zone de plaine, 30% en zone de montagne et 10% en zone défavorisée.

On note un ralentissement des demandes de création de CUMA, on peut même parler d’une baisse de leur nombre depuis quelques années. Un facteur essentiel: les adhérents arrivent à la retraite, sans succession.

Cela n’empêche pas le président Veyron de positiver.

 » Du fait de la taille restreinte de nos exploitations, les coûts de production sont élevés. Les charges de mécanisation représentent souvent 50% des charges de structures. »

Une enquête réalisée au niveau national montre qu’une réduction de 50% des charges de mécanisation sur une exploitation laitière permettrait d’économiser entre 40 et 50 euros aux 1000 litres.

Pour Didier Veyron, «  le développement de l’investissement dans du matériel collectif, passant par une nouvelle forme de travail répondrait aux problèmes des exploitations isèroises tant au niveau des difficultés économiques, humaines et permettraient même de faciliter la transmission. »

La FDCUMA a donc décidé de relancer l’esprit cumiste: » nous avons le projet d’accompagner et de former les agriculteurs afin d’essayer de lever certains freins psychologiques au changement de mentalités et d’organisation au seins des exploitations. »

Et le président de conclure: » chacun sait qu’une véritable réduction des charges passe par la traction en commun »

Indispensables règles

Marie-Thérèse Audrain, psychologue du travail, enseignante connaît depuis longtemps le fonctionnement des CUMA. On peut résumer son intervention au cours de l’assemblée générale en une phrase: chaque CUMA est un cas particulier mais des règles de fonctionnement sont indispensables.

En effet, chaque CUMA a son histoire, son originalité, son mode de fonctionnement mais elle ne peut pas se passer d’un système de fonctionnement clair et accepté par tous les adhérents. Cela passe par un projet commun mais il faut garder en mémoire que rien n’empêche  la diversité de pensée, d’ou la nécessaire écoute. »

Pour Marie-Thérèse Audrain la pérennité d’une CUMA passe invariablement par sa qualité de fonctionnement alliée à la qualité des relations entre adhérents. Le compromis ne peut se faire que dans la discussion, l’échange.

Didier Rambaud, conseiller général a conforté cette idée en rappelant que » les agriculteurs ont été des précurseurs en matière de mutualisme, à travers la mise en place des CUMA. Aujourd’hui de plus en plus de communes reprennent ce mode de fonctionnement. »

Georges Colombier pour sa part, outre le fait qu’il s’est dit ravi pour notre agriculture que Bruno Le Maire soit maintenu au poste de ministre de l’agriculture, a insisté sur l’indispensable rôle économique et social que jouent les CUMA .

Il a enfin été annoncé que la FDCUMA de l’Isère aurait la tâche d’organiser Mécafourrages. Cette manifestation se déroulera le 18 mai 2011 à Biol. Voir notre article par ailleurs.

Fédération Départementale des CUMA de l’Isère
Chambre d’Agriculture de l’Isère
Zone Grenoble Air Parc
38590 SAINT ETIENNE DE SAINT GEOIRS

Tel :    04 76 93 79 55 (animateur)
04 76 93 79 56 (assistante)
Port :  06 83 17 80 89 (animateur)
Fax : 04 76 06 42 23
fdcuma38@isere.chambagri.fr

Le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes est l’un des partenaires de la FDCUMA de l’Isère

CARSA

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Calendrier des From’Girls 2011:

En se situant à l’opposé des clichés qui banalisent trop souvent le terroir, le Calendrier des From’Girls porte un autre regard sur notre environnement gastronomique et agro-alimentaire. Rendre le fromage plus poétique, plus sensible, plus enfantin, plus féminin peut-être… c’est certainement le sortir de l’ornière sécuritaire et sanitaire pour lui redonner la place qu’il mérite dans le club très fermé des produits à haute valeur ajoutée culturelle.

Le fromage au lait cru est affaire de culture… Tout comme le vin, le fromage fait partie de notre patrimoine et est indissociable de notre histoire. Il a contribué à forger nos paysages, il est le lien entre un terroir et un savoir-faire, il est l’artisan d’un équilibre écologique.

Sans le fromage, la France ne serait pas ce qu’elle est. Sans la variété de fromages qui compose notre plateau si envié dans le monde, les races de vaches, de brebis ou de chèvres n’auraient pas pu façonner nos si beaux paysages.

C’est pourquoi, l’Association milite pour ne pas laisser notre patrimoine millénaire aux mains de groupes industriels qui falsifient les fromages et pillent notre savoir-faire. Provocation s’il en est, le Calendrier rappelle sur le ton d’un humour décalé que le Beau inspire le respect. Puissent tous les gastronomes et les jeunes générations en avoir conscience.

L’avenir de notre terroir est entre nos mains.


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Photos dans un esprit working girl

L’association a choisi un ton contemporain et réaliste qui raconte des scènettes sur un ton décalé et humoristique. Amoncèlement de fromages ou fromage unique placé au centre de la scène, les pin up font corps avec le fromage. Les photos sont signées Philippe Serieys.

Le Calendrier est en vente sur www.fromages-de-terroirs.com au prix public de 18,75 euros (hors frais de port)

Commander le calendrier

Association Fromages de Terroirs

L’Association Fromages de Terroirs a été créée à Lyon en 2001 sur un coup de gueule suite aux différentes crises sanitaires qui visent systématiquement les fromages au lait cru, par Véronique Richez-Lerouge, attachée de presse et ex-journaliste de presse écrite et audiovisuelle.

Depuis l’association n’a de cesse de donner la parole aux fabricants, aux producteurs et aux détaillants afin de sensibiliser l’opinion publique sur la dimension culturelle du fromage.

Il y a 10 ans, l’association a lancé la Journée nationale du fromage qui se déroule chaque année au printemps et édite, depuis 5 ans, le Calendrier des From’Girls. une provocation fromagère qui vise à redonner un caractère esthétique et poétique au terroir.

Vendu à 4 000 exemplaires sur le net ou via certains fromagers, le Calendrier des From’Girls connaît un succès grandissant en France mais aussi à l’étranger auprès d’un public de gastronomes nostalgiques du fromage français.

Le fonctionnement de l’Association repose sur le bénévolat et toutes le actions sont menées avec des financements privés, sans aides d’institutions professionnelles.

L’association compte à ce jour plus de 500 parrainages dont des chefs étoilés, des cuisiniers traditionnels, des journalistes, des fabricants, de nombreux fromagers et des citoyens gastronomes… Le site Internet de l’association voit son trafic augmenter chaque année et est devenu incontournable sur la toile.



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Mécafourrages 2011 à Biol (Isère)

Lors de l’assemblée générale de la FDCUMA, il a été annoncé de façon officielle l’organisation de Mécafourrages 2011 à Biol.

Cette manifestation Mécafourrages vise à coordonner sur tout le territoire, des initiatives locales autour d’un
Raid national machines.
La motivation du réseau cuma, pour l’organisation de cette journée, est de donner à tous les agriculteurs, et notamment ceux qui ne peuvent pas se déplacer dans les grands salons nationaux (Sima, Innovagri) une vitrine des nouvelles technologies, en démonstration sur leurs propres terres.
A travers différents ateliers animés par des professionnels du réseau cuma et ses partenaires, des démonstrations de machines et un forum-débat, ce salon professionnel apportera une pléiade d’informations
techniques, réglementaires et économiques sur les nouvelles techniques relatives à la production de l’herbe.

C’est le département de l’Isère qui aura la charge d’organiser Mécafourrages 2011. Cette manifestation se déroulera le 18 mai sur la commune de Biol.

Il est bien entendu trop tôt pour connaître le programme détaillé de cette journée. On sait toutefois que l’IGP Saint Marcellin en sera la trame de fond. Trois ateliers et un raid machines se dérouleront en matinée. Le forum-débat de l’après-midi tournera autour de l’herbe et de l’autonomie alimentaire. Les constructeurs pourront présenter leurs matériels et faire des démonstrations libres pendant toute l’après midi.

On en reparlera.

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