Archive | 29 novembre 2010

Structurer la filière bois Alpes sud Isère

Dans le cadre de la préparation du prochain contrat de développement durable d’Alpes Sud Isère, les élus, professionnels et représentants institutionnels se sont réunis, à Vizille, afin de proposer des pistes d’actions prioritaires pour développer la filière bois sur le territoire.
st michel

A l’issue d’une plénière présentant des expériences menées dans différents territoires sur les thèmes du bois construction, du bois énergie, dont la plate forme de St Michel les Portes ( notre photo) et de la relation entre territoire et collectivités, trois ateliers thématiques ont permis au différents acteurs de ce forum de réaliser des propositions concrètes pour le contrat 2011-2017.
Ces échanges riches et dynamiques font ressortir des axes de travail importants pour la valorisation des compétences locales et des ressources forestières du territoire.

Pour l’atelier forêt et territoire 4 grands axes de travail sont proposés :
- Rendre accessible les massifs forestiers
- soutenir les entrepreneurs
- Communiquer sur l’exploitation et les bonnes pratiques
- Favoriser l’exemplarité des projets bois des territoires

Pour l’atelier bois construction et ressource locale 7 axes :
- Sensibiliser et former les élus et les bureaux d’études
- Communiquer auprès du jeune public
- Informer et former les bureaux d’étude généraliste, formation professionnelle et reconversion
- développer la capacité d’ingénierie pour la construction BBC
- Identifier les freins à l’utilisation du bois dans les PLU et POS
- Développer les bilans carbone pour les projets
- Aider les professionnels à se certifier Bois des Alpes, PEFC, marquage CE


Pour l’atelier bois énergie:

- Agir sur le différentiel de prix, critère développement durable
- Dépasser la problématique des subventions classique, taxe carbone (hors échelle territoire)
- Mieux mobiliser la ressource, organiser les chantiers, limiter les contraintes de prix sur les entrepreneurs de travaux forestiers
- Développer les places de stockage intermédiaire dans une logique d’approvisionnement continue
- Développement de la commande publique durable pour les collectivités

Gilles Strappazzon, chef de projet du Contrat de Développement Rhône-Alpes, très satisfait du déroulement de ce forum qui a réuni près de 60 participants, a demandé à ces derniers de prendre en compte ces propositions et de poursuivre la réflexion sur ces sujets afin de démultiplier le travail de la journée dans l’élaboration du prochain contrat. De poursuive notamment le travail en réseaux, de développer la qualité des produits et la certification ainsi que le développement des compétences humaines sur notre territoire.

Catégorie - filière bois, Forêt Alpes Sud IsèreCommentaires fermés

Créer en milieu rural: se poser les bonnes questions

La créativité est notre capacité à imaginer et mettre en œuvre des solutions originales. Pour s’exprimer, elle a donc intérêt à s’affranchir des frontières cloisonnant les différents secteurs d’activités. C’est ce qu’a tenté de  proposer le premier Forum de la « créaCtivité » organisé le mardi 23 novembre 2010 à Saint-Marcellin. De nombreux visiteurs ont fait le déplacement : porteurs d’un projet, créateurs, chefs d’entreprises en recherche d’idées nouvelles, …

Les nombreux échanges ont permis de découvrir les structures d’accompagnement et d’assister à une conférence digne d’une grande qualité.

Avec le thème de la « créativité » comme fil conducteur, ce Forum a rassemblé les acteurs de l’économie rurale, qu’ils appartiennent au secteur agricole, au monde de l’artisanat, de l’industrie ou encore des services.

L’objectif fixé est atteint: cette journée a permis en effet de réunir des personnes n’ayant pas l’habitude de se croiser, de développer les synergies afin de développer à l’avenir de nouveaux partenariats, de communiquer sur des expériences innovantes, de présenter des dispositifs méconnus et d’accueillir des porteurs de projets.

creat 2

L’évènement s’inscrivait dans le cadre de la Quinzaine de l’installation.

« Entre collectivités locales et société civile, quelle place aujourd’hui pour l’initiative, la créativité et la cohésion sociale ? », tel était le sujet de la soirée animée par Jean-Pierre WORMS, Président de France Initiative, universitaire articulant des activités scientifique et sociologique, militant politique et associatif.

« La crise que nous traversons a révélé l’importance de la mutation – à la fois économique, sociale, écologique… voire morale – à laquelle nous sommes confrontés : produire et consommer d’autres choses, autrement… Vivre ensemble dans un contexte entièrement nouveau. C’est un formidable défi pour la création d’entreprises: utiliser la force d’un ancrage territorial et l’excellence des ressources immatérielles, d’intelligence et de solidarité, pour inventer la capacité de nos entreprises et de nos territoires à s’insérer dans une économie et une société de plus en plus mondialisées ».

La conférence s’est terminée par un débat sous forme de questions-réponses et s’est prolongée par un cocktail … à base de produits locaux bien entendu !

Et si économie créative et développement économique ne faisaient qu’un ?

Des rencontres imprévues durant le forum entre professionnels de mondes divers sont apparues des convergences d’idées ou de réflexions mais également des projets et sans doute à court terme des collaborations. C’est la vérification de l’hypothèse émise durant la construction de ce Forum: au croisement des différents secteurs d’activités d’un territoire, la construction de nouveaux partenariats peuvent donner à tous un avantage concurrentiel notable. Et déboucher sur des développements innovants.

Au-delà de la définition même du concept « d’économie créative », qui reste discutée, tout l’enjeu réside dans le lancement d’une nouvelle dynamique sur le territoire du Sud Grésivaudan, d’une nouvelle manière de faire travailler les gens ensemble afin de, pourquoi pas, conquérir de nouveaux marchés.

Rassembler des personnes provenant d’horizons divers n’est qu’un point de départ vers de nouveaux projets. C’est aussi l’occasion de s’ouvrir sur d’autres pratiques et d’élargir son « réseau » concluaient les organisateurs.

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La Région Rhône-Alpes met en valeur ses entreprises éco-innovantes

Consciente de la nécessité de développer les éco-innovations, la Région Rhône-Alpes, en partenariat avec OSEO, l’ADEME, la Caisse des Dépôts et l’INPI , ont lancé un dispositif commun : INNOV’R, le booster des éco-innovations en Rhône-Alpes.
C’est un appel à projets permanent, qui vise à encourager les réponses concrètes aux enjeux environnementaux ; sources de développement économique durable et facteur de compétitivité en Rhône-Alpes.
Pour faciliter la démarche des entreprises, le guichet unique Rhône-Alpes pour les écoinnovations a été mis en place afin de centraliser toutes les candidatures.

Les projets retenus peuvent bénéficier d’un accompagnement financier (subvention ou avance remboursable), en fonction de l’état d’avancement du projet et de sa taille. En deux ans, près de 6 millions d’aides publiques ont été mobilisées (pour une centaine d’entreprises):la part de la Région s’élève à 2,5 millions d’euros.
Deux ans après son lancement, il s’agit donc d’un succès incontestable. Forts de ce constat, les partenaires INNOV’R souhaitent formaliser le cadre de ce dispositif et signent donc aujourd’hui la convention cadre INNOV’R afin d’établir des règles communes visant à garantir la meilleure gouvernance possible à ce dispositif.
Pour plus d’informations rendez vous sur le site http://eco-innovations.rhonealpes.fr

Les Trophées Rhône-Alpes des ECO-INNOVATIONS 2010

L’objectif des Trophées Rhône-Alpes des Eco-Innovations est de valoriser et mettre en lumière les entreprises régionales ayant développé des projets novateurs dans le domaine de l’environnement.
2010 est la troisième édition de cette opération conçue par la Région et l’ADEME, partenaire de Rhône-Alpes sur la politique « environnement et entreprises ». Ces trophées comptent trois catégories : « prévention des pollutions », « éco-innovations » et « démarche globale de Développement Durable ».
L’appel à candidatures s’est déroulé du 21 juin au 1er octobre : 31 dossiers ont été reçus. Le jury, présidé par Alain CHABROLLE, Vice-président délégué à la santé et à l’environnement, et composé d’experts, d’élus régionaux membres du comité technique « management de l’environnement » et de l’ADEME, s’est réuni en octobre.

Jeudi 25 novembre, 5 entreprises se voient donc remettre le Trophée des Eco-Innovations : une mise en lumière de leurs projets exemplaires.

Les lauréats 2010 des Trophées Rhône-Alpes des Eco-Innovations

CATEGORIE « PREVENTION DES POLLUTIONS

ETHERA (38 Grenoble)

ETHERA développe et commercialise des solutions simples pour la mesure de la pollution chimique dans l’air intérieur des bâtiments. La société a été créée à partir de travaux de recherches sur les capteurs nanoporeux du Laboratoire Francis PERRIN (Laboratoire commun CEA / CNRS).
Peu de solutions efficaces existaient pour la mesure de la pollution chimique de l’air intérieur, notamment les COV (Composés Organiques Volatiles) et en particulier le formaldéhyde, principal polluant de l’air.

La seule solution consistait en des prélèvements sur des échantillonneurs, suivi d’une analyse par chromatographie, laborieuse et coûteuse, réalisée en différé en laboratoire.
Des systèmes d’ETHERA sont actuellement utilisés dans la campagne de mesure de la qualité de l’air intérieur dans les crèches et les écoles sous la tutelle du ministère de l’écologie.
Le projet a permis l’embauche de 3 ingénieurs chercheurs pour réaliser la R&D. (embauche prévue de 40 personnes d’ici à 5 ans).

www.ethera-labs.com

CATEGORIE « ECO-INNOVATION »

SUDLAC (38 Echirolles)

Fabrication de peintures et produits spéciaux en phase aqueuse SUDLAC a développé le produit « Lasure Photocatalyse SPC » qui, sous l’action des rayons UV lumineux, permet la dégradation des molécules organiques déposées sur les surfaces minérales (toitures, façades, dallages extérieurs, surfaces sportives extérieures en sols synthétiques). Ce revêtement organo-minéral détruit les salissures organiques et assure un auto-nettoyage des surfaces.
Ce produit permet de diminuer l’utilisation de détergents, d’eau et d’énergie et donc permet des économies d’entretien.

www.sudlac.com

CATEGORIE « DEMARCHE GLOBALE DE DEVELOPPEMENT DURABLE »

BOTANIC (74 Archamps)

« Ecojardinerie » : 0 pesticide et 0 engrais chimique de synthèse et promotion active du jardinage écologique.
BOTANIC compte désormais 900 références de produits en faveur du jardinage écologique.
L’objectif de Botanic est également d’agir pour préserver l’environnement et la santé des clients et des collaborateurs : une étude de 2005 sur les pesticides autorisés en jardinage amateur a établi que sur 135 matières actives autorisées en jardinage amateur, 97 se sont révélées toxiques ou nocives pour la santé et 25 nocives pour l’environnement (pollution des eaux, impact sur la faune et la flore…).

www.botanic.com

1ER COUP DE COEUR DU JURY

SUNEA SARL (73 LE BOURGET DU LAC)

Entreprise adaptée pour l’insertion des travailleurs en situation de handicap, spécialisée dans la sous-traitance et la fabrication de produits propres pour la filière solaire.
SUNEA développe, produit et distribue à la demande des systèmes photovoltaïques pour des applications spécifiques tels que : chargeur solaire pour téléphones portables, panneaux ultralégers pour tricycles à assistance électrique, panneaux pour les glacières solaires …
« Une des solutions pour assurer la pérennité d’une entreprise à vocation sociale est de l’adosser à un savoir faire technologique, positionné dans une filière en forte croissance. »

www.sunea.fr

2EME COUP DE COEUR DU JURY

TOXIBIONTE (38 CHEYSSIEU)

Etudes et Expertises en Ecotoxicologie.
L’écotoxicologie se donne pour objectif de répondre aux questions suivantes : quel est le devenir des substances toxiques (chimiques, biologiques, physiques) dans l’environnement ? Quels sont les effets sur les écosystèmes et la biodiversité, voir l’homme. TOXIBIONTE propose un outil d’alerte avant les effets irréversibles sur la faune c’est-à-dire un outil de diagnostic environnemental, dans la mesure du possible non létale pour l’organisme biologique référent : l’abeille dans le cas de TOXIBIONTE.

www.toxibionte.fr

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Plan de lutte contre le cynips du châtaignier

Le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus Yasumatsu, 1951 ;Hyménoptère Cynipidé), appelé aussi Chalcide du châtaignier, est considéré au niveau mondial comme le ravageur le plus important de cette essence. Originaire de Chine, il a été introduit au Japon, en Corée, dans le Sud-Est des États-Unis, en Italie en 2002, dans le Piémont puis en Ligurie, en Émilie-Romagne et en Toscane puis en 2005 en Slovénie et en 2007 dans le sud de la France (Saint-Dalmas-le-Selvage et Valdeblore dans les Alpes-Maritimes) où il a été rapidement éradiqué en brûlant les arbres infestés.

chataignerAu printemps 2010, le cynips est repéré pour la première fois en Ardèche, la principale zone de production française.

Les adultes pondent dans les bourgeons pendant la saison de végétation.

Les larves séjournent dans les bourgeons et passent l’hiver sans que le parasite puisse être détecté. Au printemps suivant, les larves se développent et, sous l’effet des toxines qu’elles secrètent, se forme des galles plus ou moins rouges à la place de la pousse normale. Les plants infestés, au lieu de porter des feuilles et des fruits, ne donnent qu’une pousse très courte avec quelques feuilles déformées par les galles. À terme, cela provoque une perte de vigueur et la mortalité de rameaux (chute de la production fruitière pouvant atteindre 60 à 80 %) voire dans le pire des cas des arbres.

Les adultes quittent les galles entre mai et juillet pour aller pondre et recommencer un nouveau cycle (une génération annuelle).

les zones de lutte 2010-2011 et les mesures en cours

La mise en circulation de végétaux ou parties de végétaux de Castanea mill. destinés à la plantation (plants, boutures, greffons) autres que les semences et les fruits en dehors de leurs parcelles de production ou du lieu de commercialisation, est interdite à l’intérieur et à l’extérieur des zones de lutte sur une période de 3 ans. Les grumes destinées aux scieries ne sont pas concernées. Toutefois il est recommandé la destruction sur place par brûlage des branchages (portant des bourgeons ou feuilles) résultant de l’élagage des châtaigniers.


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FCO: vacciner mon troupeau, c’est protéger mes animaux

Pourquoi vacciner contre la F.C.O. ?

- Parce que la F.C.O. est une maladie grave.
Elle provoque de lourdes pertes économiques dans les élevages touchés, notamment par les avortements et les mortalités qu’elle entraîne. Seule la vaccination de masse a permis de réduire significativement le nombre de foyers cliniques et de diminuer les pertes.

Parce que la maladie n’est pas éradiquée
En 2010, il n’y a eu qu’un foyer contre 32 000 en 2008 grâce à la vaccination de masse. Mais le virus de la F.C.O. est toujours présent en France et continue de circuler. Ne pas maintenir un niveau élevé de vaccination, pourrait entraîner une forte résurgence de la maladie dans l’avenir.

- Parce que les acheteurs voudront des animaux vaccinés
Les réglementations pour les échanges d’animaux au sein de l’Union européenne et pour les exportations continueront à l’imposer dans de nombreux cas. Il est probable que de nombreux acheteurs français voudront également protéger leur cheptel.

- Parce que la FCO a une incidence grave
Vacciner et protéger les animaux d’une manière collective, c’est maintenir une activité économique au cours des prochains mois.

Pourquoi vacciner mon troupeau ?

- Je ne vois pas d’animal malade, la maladie est-elle présente chez moi ?
La vaccination protège mes animaux des symptômes cliniques et diminue le risque de transmission du virus qui peut encore être présent.

- Ayant vacciné l’année dernière, mes animaux sont-ils immunisés ?
Nous ne connaissons pas la durée exacte de la protection immunitaire vaccinale ou naturelle. Il est donc important de vacciner mon troupeau tous les ans et, en priorité, les jeunes qui n’ont jamais connu la maladie.

- Vacciner a-t-il des conséquences sur la reproduction ?
Tout vaccin peut être à l’origine d’une augmentation passagère de température, qui peut avoir des conséquences sur la reproduction. La vaccination à caractère volontaire va me permettre d’adapter la période de vaccination de mes animaux et donc d’éviter de vacciner pendant les périodes sensibles.

Trois règles d’or à respecter pour assurer l’efficacité de la vaccination

- Un vaccin bien conservé = un vaccin efficace
Je maintiens le vaccin au frais pendant le transport (entre +2°C et +8°C) , je le conserve auréfrigérateur sans le congeler.
Si le vaccin est sous forme d’une préparation à reconstituer (poudre + excipient liquide séparés), je fais le mélange uniquement au moment de réaliser la vaccination et à l’aide de matériel à usage unique.
Je sors le vaccin du réfrigérateur avant utilisation, afin qu’il soit à température ambiante (+15 à 25 °C) au moment de démarrer la vaccination, et je l’utilise immédiatement après l’ouverture ou la reconstitution.
Je dois utiliser tout flacon entamé dans les 24 heures maximum suivant son ouverture. Entre deux utilisations, je replace le flacon au réfrigérateur.

Vacciner dans de bonnes conditions = une vaccination efficace
Je vaccine uniquement des animaux en bonne santé et en âge d’être vaccinés (2,5 mois minimum pour les bovins, 3 mois minimum pour les ovins).
J’assure une contention qui préserve la sécurité des hommes et le bien-être des animaux.
J’agis calmement pour limiter le stress des animaux et ainsi réduire le risque d’apparition d’autres pathologies.
Je veille à la propreté de l’animal là où je vais le piquer.

Les bons réflexes vaccinaux = une protection efficace
J’agite le flacon avant et régulièrement pendant l’utilisation.
Je respecte la prescription de mon vétérinaire et les recommandations mentionnées sur l’ordonnance : voie d’administration, volume à injecter …
Flacon et matériel utilisés s’éliminent selon le schéma de collecte mis en place dans votre département.
Penser à enregistrer la vaccination dans le carnet sanitaire de votre registre d’élevage et à en planifier les rappels.

Précautions matérielles

Utiliser du matériel à usage unique neuf : seringue sèche et stérile munie d’une aiguille neuve. Changer au minimum de matériel entre chaque lot. Si une pathologie est connue dans l’élevage, changer d’aiguille à chaque animal ou à minima entre les animaux sains et malades.
Ne pas mélanger un vaccin avec un autre médicament vétérinaire, y compris avec un vaccin contre un autre sérotype de F.C.O « sauf autorisation dument mentionnée sur la notice. »

Trois principes pour vacciner au bon moment

-  Je vaccine de préférence pendant la période de moindre activité des vecteurs
> Mes animaux peuvent être vaccinés tout au long de l’année
> Mais il vaut mieux les vacciner – surtout les jeunes – en hiver ou au printemps pour qu’ils soient protégés en été et en automne (période de plus grande activité des moucherons responsables de la transmission du virus).
> Attention : en cas de primovaccination, mes animaux ne seront valablement protégés que trois semaines à un mois après la dernière injection.

- J’évite de vacciner lors de la mise à la reproduction
>Toute vaccination peut avoir des effets indésirables : un vaccin n’est pas un produit anodin, ses adjuvants peuvent parfois être à l’origine de poussées de fièvre qui peuvent entrainer des retours en chaleur ou une perturbation passagère de la production de spermatozoïdes.
>En FCO, les effets observés ne semblent pas liés aux vaccins eux-mêmes mais plutôt aux opérations de vaccination dans leur ensemble (manipulation, contention) ainsi qu’à la période de vaccination.

- Il est donc essentiel que :
> J’évite de vacciner les femelles dans la période d’un mois avant et d’un mois après la mise à la reproduction,
> J’évite de vacciner les mâles dans les deux mois précédant la mise à la reproduction.

- Je respecte les délais d’injection
> Pour les jeunes animaux, je veille à respecter les délais de primo-vaccination (variables selon le sérotype et l’espèce concernée).
> Je respecte le délai maximal d’un an pour la vaccination de rappel, avec une tolérance d’un mois maximum si mes animaux restent en France.
> Pour les animaux devant partir vers d’autres pays, il est impératif de respecter ce délai maximal de 12 mois, sinon mon vétérinaire devra recommencer la primo-vaccination.

POUR TOUTE INFORMATION OU RENSEIGNEMENT, JE CONTACTE MON VETERINAIRE OU MON G.D.S.

« trucs et astuces »

un calendrier permettant de noter les dates de vaccination des différents lots pour établir un plan de vaccination lors de la campagne suivante.
A savoir : si je veux recaler la vaccination par rapport à la gestion de la reproduction de mes animaux, je dois raccourcir le délai par rapport à la vaccination précédente et avancer la vaccination.

Qui vaccine qui ?

Dans le cadre des exportations d’animaux d’élevage et d’engraissement (pays tiers, hors Union Européenne), les conditions sanitaires sont négociées en bilatéral entre la France et le pays destinataire des animaux. Il faut donc que je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire pour connaître les conditions spécifiques à respecter en fonction du pays de destination vers lequel je dois commercialiser mes animaux.
Pour les échanges (au sein de l’Union Européenne), des accords bilatéraux ont été passés avec l’Italie, la Belgique et l’Espagne.

En ce qui concerne l’Italie et la Belgique :
- Pour les bovins et ovins de plus de 90 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 30 jours,
- Pour les bovins et ovins de moins de 90 jours seule la mère doit être vaccinée.
A noter que l’Italie a donné son accord pour étendre le protocole qui existait uniquement pour les bovins aux ovins, mais qu’à ce jour (26/11/2010) l’accord formel n’a pas encore été signé et donc les conditions ne sont pas encore applicables aux ovins.

En ce qui concerne l’Espagne :
> Jusqu’au 31/12/2010 :
- Pour les bovins et les ovins de plus de 120 jours, seuls les animaux échangés doivent être vaccinés depuis plus de 10 jours,
- Pour les bovins et les ovins de moins de 120 jours, tous les animaux du troupeau d’origine doivent être vaccinés,
> A partir du 1er janvier 2011 les autorités espagnoles reconnaitront l’équivalence des situations françaises et espagnoles et les animaux pourront être échangés sans exigence particulières en matière de FCO.

Pour les autres pays de l’Union Européenne :
- Les animaux de moins de 90 jours doivent être testés avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
- Pour les animaux de plus de 90 jours deux cas sont possibles selon les pays : soit vaccination des animaux dans les conditions du Règlement 1266/2007, soit possibilité de choix entre la vaccination dans les conditions du Règlement 1266/2007 ou le test avant le départ (sérologie négative ou PCR négative après 28 ou 14 jours de protection selon le test).
Pour connaître les conditions requises en fonction des pays je me renseigne auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations, de mon GDS, de mon Organisme de Sélection ou de mon vétérinaire.

- Seul mon vétérinaire peut vacciner les animaux qui devront faire l’objet d’une certification officielle de la vaccination dans le cadre d’une sortie du territoire pour exportation ou échange.
Dans tous les cas, le verso du passeport reste le support officiel de la traçabilité de cette vaccination pour les bovins dans le cadre des échanges UE et des exportations, une copie du registre d’élevage rempli par le vétérinaire pour les ovins.
- Je suis éleveur, je peux vacciner moi-même ou demander à mon vétérinaire de vacciner:
> Les animaux qui restent sur mon exploitation.
> Les animaux que je vends pour l’engraissement ou la reproduction et qui vont rester sur le territoire national.

Si je vaccine, je dois conserver :

- Le protocole de soins mentionnant la FCO.
- L’ordonnance de mon vétérinaire pour les vaccins FCO
- La facture ou le justificatif d’achat des vaccins
- Je note dans mon carnet sanitaire la date de réalisation de la vaccination, les numéros des animaux vaccinés, le nom du vaccin utilisé et sa zone d’injection.
L’ensemble de ces éléments peut servir de garantie contractuelle dans le cadre d’une vente.

Plus de renseignements auprès de votre GDS 38:

Intranet FNGDS

Catégorie Union européenne, prophylaxie, élevageCommentaires fermés

Les Safer fêtent leurs 50 ans à Lyon

Les 2 et 3 décembre, au palais des congrès à Lyon, les Safer se réunissent pour partager leur histoire commune et préparer l’avenir.
Elles rappelleront que ce sont les jeunes agriculteurs, issus de la Jeunesse agricole chrétienne, qui sont à l’origine de la réflexion sur la modernisation des structures agricoles, accompagnés par des hommes visionnaires et pragmatiques comme Eugène Forget ou
saferMichel Debatisse. Ils furent soutenus par les gouvernements de l’époque et, en particulier, Edgard Pisani, ministre de l’agriculture d’alors, qui a accepté d’être président d’honneur de ce congrès.
Au fil de ces 50 années, la mission agricole des Safer s’est élargie à l’environnement, au développement local, au point d’en faire aujourd’hui l’opérateur foncier polyvalent de l’espace rural.
C’est autour de cette histoire et de l’avenir qui en découle que se réuniront les Safer et leurs multiples partenaires : professionnels agricoles, collectivités publiques, associations et institutions de protection de la nature, organismes spécialisés, ainsi que les ministères de l’agriculture, des finances et de l’équipement, de l’environnement et du développement durable.

Régulation et gestion du foncier: enjeux majeurs.

Cet anniversaire intervient au moment où, plus que jamais, la régulation et la gestion du foncier sont des enjeux majeurs. Préserver les espaces naturels et agricoles et la biodiversité, tout en développant la vitalité des territoires, telle est la mission d’arbitrage quotidienne à laquelle sont confrontées les Safer.

Pour la mener à bien, les élus territoriaux participent depuis longtemps à leurs instances de décision et d’avis. Un nouveau pas vient d’être franchi puisqu’elles accueilleront toutes désormais dans ces instances des représentants d’associations agréées de protection de l’environnement, rassemblant ainsi la totalité des acteurs du territoire rural et périurbain.
Fortes de ces partenariats, les Safer réaffirment, à l’occasion de leur congrès, leur capacité à participer pleinement au développement durable des zones rurales dans toutes leurs composantes : agriculture, aménagement et développement local et protection de la nature et de l’environnement.

Congrès national des Safer 2 décembre 2010
Cité Centre des Congrès
50 quai Charles de Gaulle
69006 Lyon

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Renseignements et informations des « Cinquante ans des Safer » et de l’Assemblée Générale statutaire:
Hélène Martin
Tél. : 01 44 69 86 20
E-mail : helene.martin@safer.fr
www.50-ans.safer.fr

Catégorie agriculture, aménagement, environnementCommentaires fermés


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