Archive | 03 décembre 2010

Foncier: les SAFER veulent un surcroit de financement par une taxe

Chaque année, 86 000 hectares de terres agricoles disparaissent en France. Il y a dix ans, le rythme annuel était de 74 000 hectares environ. On pensait que la disparition était environ d’un département tous les dix ans. Elle serait plutôt de l’équivalant d’un département annuellement.

Il y a urgence à sauver les terres agricoles. Il y a un bel accord, des promesses.

Mais bien des responsables des SAFER, dans les coulisses du Congrès des 50 ans des SAFER, tenu à Lyon ce jeudi, sont sceptiques. Il y a les discours et les  réalités.

Le foncier a toujours été un problème. IL fut à l’origine de la création des SAFER. Mais il est devenu une question mondiale sur une planète qui s’urbanisme dont la population atteindra  9 milliards d’habitants dans 40 ans.

Certes, les SAFER sont consultées quand on construit des infrastructures, a rappelé le président. Certes les SAFER intègrent la dimension environnementale. En cinquante ans, les SAFER ont traité plus de 13 millions d’hectares mais l’appétit d’infrastructures et d’urbanisation ne  faiblit pas. Il s’accélère au contraire.

Protéger

Il faut donc protéger vraiment efficacement les terres agricoles et  naturelles. «  La disparition croissante de ces terres par artificialisation n’est pas acceptable, elle privilégie le court terme et le gaspillage sur l’effort et l’économie qui sont seuls porteurs d’avenir ».

Or actuellement la situation est difficile : fermeture, situation difficile des agriculteurs,  incertitude sur les marchés financiers qui pousse les propriétaires à retarder les ventes, hésitation des acheteurs.

Les SAFER doivent donc trouver des moyens supplémentaires. L’essentiel de leurs moyens vient du marché (86%). Les SAFER ne peuvent espérer obtenir dans le contexte fiscal actuel, le produits d’une taxe égale à celle qui est perçue par les Etablissement Publics Fonciers qui peut aller jusqu’à 20 euros par habitant, sans atteindre ce niveau.

Les SAFER espère que l’Etat donnera le feu vert à une recette fiscale qui pourrait aller jusqu’à 2 euros par habitant, de quoi permettre des opérations d’achat plus nombreuses pour mettre des terres à la disposition d’agriculteurs.

Michel Deprost

le quotidien de l’environnement
de l’innovation et de l’éco entreprise.

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Portes ouvertes à AMB Rousset

La neige puis le froid n’ont pas perturbé les portes ouvertes des établissements Rousset à Beaulieu. Il faut dire que cet évènement est devenu incontournable pour l’ensemble des acteurs de la filière noix. Certes on vient aux portes ouvertes pour découvrir le nouveau matériel, passer commande mais également pour discuter, échanger.

Implacablement, la récolte de l’année a été au coeur des débats. Les volumes sont moindres, la qualité est au rendez vous, les metteurs en marché font leur  » boulot » et chacun espère que les prix payés aux producteurs seront à la hausse. On parle de 40 à 50 cts de plus par rapport à l’année dernière. Beaucoup doutent que contrairement à ce qui se dit cette augmentation complète la baisse des volumes.

Voilà en résumé les discussions entendues…

Philippe Rousset est pour sa part heureux de la tournure des évènements.  » les portes ouvertes nous permettent de rencontrer nos clients, de les écouter de leur faire part des modifications apportées sur les machines, modifications faites suivant leurs recommandations. »

Certains visiteurs ont été déçus de ne pas voir la fameuse machine à ramasser les pommes.  » Elle est en Normandie. Ses propriétaires en sont contents. Elle a ramassé 25 tonnes de pommes à l’heure. Une démonstration a été programmée. Elle a attiré plus de 200 personnes venues de plusieurs départements. » AMB Rousset et son personnels sont vraiment fiers d’avoir fabriqué cette machine.

Nous en avons vu une autre, moins spectaculaire mais tout aussi intéressante. Un broyeur de coquilles. Comme son nom l’indique, il broie les coquilles de noix avant que celles ci servent à alimenter un poêle. Chaleur garantie, économie assurée, pollution évacuée. Ce broyeur est présenté et vendu par les établissements Acylia.

Bien entendu  d’Equip Agri a également ouvert ses portes et nous avons pu découvrir enfin la gamme de matériels Cacquevel. entreprise reprise à l’automne par AMB Rousset.

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L’Ardèche est mobilisé autour de sa filière bois

Alors que viennent de se dérouler les assises Drôme-Ardèche, voir notre précédent article, voici une présentation de la forêt d’Ardèche.

LA FORÊT ARDÉCHOISE

En Ardèche, on respire ! Avec 50 % du territoire couvert par la forêt, le département est le poumon de Rhône-Alpes. Il est également le cinquième département le plus boisé de France.
D’une terre d’élevage, l’Ardèche s’est transformée en deux siècles en une terre où la forêt couvre plus de 50% du territoire. Espace économique, d’accueil et naturel à protéger, la forêt ardéchoise (composée de feuillus et de résineux) produit de nombreux biens et services, marchands et non marchands. Modelant les paysages, elle joue un rôle dans l’attrait touristique tout en offrant des
possibilités de loisirs à tous, de la chasse à la cueillette en passant par la randonnée…
Consciente de l’importance de sa forêt (malmenée par la tempête de décembre 1999 elle a été durement touchée par les incendies des étés 2000 à 2003), l’Ardèche est mobilisé autour de sa filière bois.
613 entreprises, de l’exploitation à la seconde transformation, sont implantées en Ardèche.
Elles emploient pas moins de 1 525 personnes et génèrent un chiffre d’affaires de 118 millions d’euros. La filière bois-énergie permet notamment de valoriser les bois de faible valeur marchande.
Des plaquettes forestières, aux écorces, copeaux, sciures… les moindres sous-produits de la filière peuvent être valorisés et transformés en énergie (63 chaufferies au bois collectives réalisées ou en projet dans des structures publiques ou privées).
La filière construction permet pour sa part d’ériger le bois en matériau incontournable pour les équipements individuels, collectifs, agricoles ou industriels. Ainsi, l’entreprise Pierrefeu, créée il y a plus de 60 ans, emploie aujourd’hui 115 personnes dans le domaine de la construction de maisons en bois.
En 2006, après avoir fait le point de ses actions en la matière, le Conseil général a adopté le Plan départemental en faveur de la forêt/filière bois. Son objectif est de soutenir activement tous les projets liés à la mobilisation de la ressource forestière (principalement en forêt privée), la dynamisation et la structuration de la filière, la valorisation locale des bois en construction et en
énergie ; mais aussi de protéger ce patrimoine contre les incendies grâce à son unité de 24 forestierssapeurs chargés notamment d’entretenir pistes et citernes de DFCI. ;
Ces objectifs se traduisent dans des dispositifs d’aides à la restructuration foncière, à la création de dessertes forestières, d’appui spécifique aux filières de 1ère transformation et à la mobilisation du bois, de soutien aux investissements des communes pour les projets utilisant la ressource forestière (chaudières bois, réseaux de chaleur, constructions bois…).
Un budget de 1,4 millions d’euros est consacré à la défense de la forêt contre les incendies chaque année. …

DES FORÊTS REMARQUABLES

Les forêts ardéchoises sont des ressources économiques. Elles sont aussi des ressources de biodiversité. Plusieurs espaces naturels sensibles ont ainsi été créés autour des forêts remarquables (le bois de Païolive, les Gorges de l’Ardèche…Notre photo); espaces remarquables mais fragiles que le Conseil général a choisi de protéger et de mettre en valeur. Faune et flore y sont l’objet de toutes les
attentions et de toutes les précautions.

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La découverte est notamment offerte aux plus jeunes grâce à des actions et des animations destinées aux écoliers. Dans le cadre de classes découvertes, ils apprennent la diversité qui se cache dans ces forêts remarquables. De quoi leur permettre ensuite de mieux préserver ce patrimoine naturel que le plan départemental a vocation à étudier, évaluer, gérer, protéger…

LES BÂTIMENTS DÉPARTEMENTAUX AIMENT LE BOIS

Plusieurs bâtiments appartenant et/ou utilisés par le Conseil général font la part belle à des installations et des matériaux respectueux de l’environnement. Objectif affirmé : agir sur la consommation énergétique et utiliser des ressources locales. Le Conseil général choisit donc pour la construction ou la réhabilitation de ses bâtiments des solutions engendrant une baisse des coûts
énergétiques, tout en préservant l’environnement.
Ainsi, le Foyer de l’enfance (achevé en 2007) et le collège des Vans (2009) disposent d’une chaufferie bois qui utilise les ressources en bois locales. De plus, au collège des Vans, l’ossature est composée d’une structure bois / métal.
Le Département intervient également en faveur de la forêt/filière bois au travers des dispositifs pour les aides aux investissements des communes (bâti bois, chaufferie bois, pistes forestières…).

Le programme d’investissement 2007-2009 a permis la réalisation de 11 projets de chaufferie ou réseau de chaleur bois (soit près de 250 000 d’aides programmées sur 3 ans) et de 2 projets bois construction aidés à hauteur de 125 000 €. Enfin, et via le Pays d’Ardèche méridionale, une aide de 300 000 euros a été apportée au réseau de chaleur d’Aubenas.
C’est aussi dans son appui aux Pays et au Parc naturel régional des monts d’Ardèche que le Conseil général s’engage en faveur de la filière bois.

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Drôme-Ardèche: le bois un atout, une filière économique à développer

La forêt, qui couvre plus de 45% des deux départements de l’Ardèche et de la Drôme, ne cesse de grandir. Son poids économique est aussi en constante augmentation. Aujourd’hui la filière représente plus de 3 500 emplois: c’est un maillon incontournable de l’économie des deux départements. L’Ardèche et la Drôme possèdent du bois et les savoir-faire qui vont avec et les deux Départements ont défini des politiques d’accompagnement de ce secteur économique.
C’est dans ce cadre que se sont déroulées les 2es Assises bidépartementales de la filière forêt-bois.

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Inscrites au Plan forêt/filière bois des deux Départements de l’Ardèche et de la Drôme, les 2ème Assises Sud Rhône-Alpes de la filière forêt/bois ont été portées par les deux Conseils généraux. Elles se sont déroulées le jeudi 2 décembre 2010, à l’Hôtel du Département de l’Ardèche à Privas et ont réuni –malgré des conditions météorologiques difficiles- plus de 150 personnes, représentant la profession, mais aussi les élus et les propriétaires forestiers.

La problématique retenue pour cette 2ème édition avait trait à la structuration de la filière forêt/bois locale. Le programme, associant plénières et ateliers avec tables rondes, a permis de débattre sur l’état de la ressource locale et sa mobilisation, les nouveaux marchés et les essences locales, les acteurs de la mobilisation des bois. En clôture de ces assises, les élus ont réaffirmé leur soutien à la filière forêt-bois. Jean Paul Manifacier, vice-président du Conseil général de l’Ardèche en charge de l’environnement, Gérard Chaumontet, vice président en charge de l’économie du département de la Drôme et Michel Grégoire, vice-président à l’agriculture de la région Rhône-Alpes ont ainsi confirmé leurs axes d’intervention, dont certains conjoints.

Ainsi sur le soutien à la formation et à l’innovation, les trois partenaires ont indiqué leur volonté de coconstruire des politiques. Concernant la commande publique départementale, les deux Départements ont indiqué clairement leur souhait d’en faire un vecteur du développement de la filière boisconstruction avec utilisation de bois certifié. Chaque département a rappelé son engagement pour le secteur, au travers des Plans forêts bidépartementaux et des conventions bidépartementales avec Fibois et le CRPF.

Jean-Paul Manifacier –pour l’Ardèche- indiquant que les actions prévues au titre du Plan Forêt-bois seraient prolongées deux années supplémentaires (le Plan s’achevant initialement en 2010) avec notamment la poursuite du dispositif d’aides en faveur de la restructuration foncière forestière, la réalisation d’un annuaire bidépartemental de la filière forêt bois et la confortation du métier d’entrepreneur forestier par le regroupement de ces acteurs, la poursuite du chantier relatif à l’amélioration du transport des bois ronds…

Autre sujet sur lequel un engagement a été pris par le Conseil général de l’Ardèche devant la profession réunie pour ces assises : le soutien et l’accompagnement à l’exploitation collective des massifs forestiers privés pour mettre en marché les bois. Enfin, Gérard Chaumontet a annoncé le projet de la centrale « biomasse » qui devrait voir le jour d’ici 2012 dans la vallée du Rhône. Objectif : pallier l’arrêt d’Eurodif qui permet de fournir en énergie un important réseau de chaleur et assure les besoins en énergie des structures tricastines (Ferme aux crocodiles par exemple). Nécessitant pour son exploitation 140 000 m3 annuel, cette centrale offrira un débouché pour la filière forêt-bois bidépartementale et au-delà !

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