Archive | 05 décembre 2010

SAFER: En finir avec 50 ans d’opacité et la politique des petits copains

La Confédération paysanne s’est invitée ce jour au 50ème anniversaire de la SAFER à Lyon. Une centaine de paysans ainsi que des paysans en devenir sont venus demander à la SAFER :

  • La transparence des opérations sur le marché foncier.
  • La représentation de tous les acteurs du foncier et la reconnaissance du pluralisme syndical, traduit ailleurs depuis plus de 20 ans !
  • La remise en cause du statut de société anonyme.

La Confédération Paysanne a remis au Président de la FNSAFER un Livre Blanc qui détaille les nécessaires évolutions pour que la SAFER s’adapte aux nouveaux enjeux : artificialisation des sols, place des collectivités territoriales, concurrence des usages agricoles (alimentaires, énergétiques,…).

De façon très concrète et urgente, la Confédération paysanne demande aux SAFER la publication des notifications notariales, de tous les projets d’acquisition amiable et des appels à candidatures pour rétrocessions sur le réseau internet en accès libre.

L’aménagement du territoire et la politique d’installation attendent des réponses d’une autre nature que la langue de bois et la compromission syndicale du Président de la FNSAFER.

Télécharger le livre blanc

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Mois de l’origine et de la qualité: la rigotte de Condrieu à l’honneur

Pour la région Rhône-Alpes, le couple lauréat régional est le magasin Carrefour de Salaise sur Sanne (38) associé au produit Rigotte de Condrieu représenté par la fromagerie du Pilat.

Le Mois de l’origine et de la qualité est une opération mise en place depuis 3 ans par le Ministère de l’agriculture et l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), en partenariat avec la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), afin de valoriser les produits sous signes officiels auprès des consommateurs.

Un jury régional coordonné par la DRAAF et composé de professionnels a examiné l’ensemble des dossiers des candidats.
Le jury a apprécié la qualité de l’animation
proposée par ce couple magasin/producteur qui a permis aux consommateurs de découvrir et/ou de mieux connaître la Rigotte de Condrieu AOC mais aussi la noix de Grenoble AOP, les vins de St Joseph AOP, les vins de pays d’Oc IGP, ainsi que les signes officiels de qualité et d’origine et leurs concepts.
Chaque lauréat régional concourt maintenant pour le prix national qui sera décerné lors d’une cérémonie en présence du Ministre le 2 décembre à Paris.

(JPG)Sur l’ensemble de la France ce sont près de 120 magasins qui ont participé à l’édition 2010 du Mois de l’origine et de la qualité.

En France, ces signes concernent plus de 1000 produits et ils représentaient un chiffre d’affaires de 19 milliards d’euros en 2009. Près d’un agriculteur sur deux est engagé dans ces signes officiels qui permettent de créer de la valeur ajoutée aux produits agricoles et perpétuent les savoir-faire des territoires ruraux.

Le Programme national pour l’alimentation, présenté par le ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire porte une attention particulière aux signes officiels de qualité et d’origine afin d’en développer la part de production et de renforcer la communication.

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La Pac prendra en compte le lien entre agriculture et territoire

Le Commissaire européen à l’Agriculture, Daçian Colos a rappelé  à LYON, lors du Congrès des 50 ans des SAFER que la Politique Agricole Commune devra prendre en compte le lien entre exploitations et territoires.

colos

Lors d’un rapide passage au Congrès de la Fédération Nationale des SAFER, le Commissaire Européen à l’Agriculture, a rappelé les grandes orientations de al Future politique agricole commune qui sera mise en place à partir der 2013.

La future PAC devra permettre à l’agriculture européenne de maintenir une fonction de production. L’objectif sera de garantir une production  suffisante pour assurer les besoins européens, en quantité et en qualité, mais aussi en sécurité. Mais les aides européennes ne devront pas seulement avoir pour objectifs le soutien aux volumes de production.

Les aides devront viser aussi d’autres fonctions agricoles comme l’environnement. Les aides devront prendre en compte le lien des exploitations avec les territoires, en prenant en considération, les spécificités et les difficultés des territoires. On pense évidemment à la prise en compte des territoires de montagne.

Michel Deprost

www.enviscope.com

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Les Safer, acteurs aux niveaux agricole, environnemental, du développement durable

Les SAFER confirment qu’elles veulent intervenir dans  trois domaines. Elles veulent intervenir dans le secteur agricole, avec l’installation des jeunes, le développement de nouvelles formes d’agriculture comme l’agriculture biologique, la restructuration parcellaire notamment forestière.

Les SAFER veulent intervenir  dans le domaine de l’environnement : qualité des eaux, zones humides, trames vertes et bleues, indicateurs de consommation d’espace.

Les SAFER veulent intervenir  dans le domaine du développement local, au niveau des infrastructures, pour prendre position dans les politiques divers des collectivités territoriales.

Le projet des SAFER prévoit l’intégration ans leurs instances des associations de protection de la nature. D’ores et déjà les SAFER travaillent avec les Conservatoires Régionaux des espaces Naturels. En effet, le maintien ‘espace naturels dépend de la présence d’une activité agricole qui permet d’éviter la fermeture des milieux. Des milieux naturels peuvent être entretenus par des agriculteurs.

Le troisième volet du projet comprend des moyens financiers qui pourraient être tirés de ressources pérennes liées à l’aspect structurant, durable, et à la dimension d’intérêt général  de leur activité.

Michel Deprost

www.enviscope.com

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La drôme choisit le bois

Après avoir découvert la forêt et la filière bois de l’Ardèche, voir notre article sur sillon38.com:

L’Ardèche est mobilisé autour de sa filière bois

Voici un panorama de la forêt et de la filière bois de son département voisin; la Drôme.

Avec près de 285 000 hectares, la forêt drômoise constitue une vraie richesse naturelle, patrimoniale et économique.
Deuxième département forestier de Rhône- Alpes, juste derrière l’Ardèche, la Drôme se caractérise par une forêt, composée d’essences variées également réparties entre feuillus et conifères.

photo drôme

Annuellement, son volume s’accroît de plus de 710 000 m3 dont seulement 240 000 sont exploités.
Géographiquement, la ressource est concentrée sur le Haut-Diois, le Vercors et les Chambaran au nord.
Ce potentiel bois est important, mais sous-exploité et insuffisamment valorisé. À cette situation, plusieurs raisons : morcellement important, manque d’accessibilité des parcelles, usages encore trop peu développés, coûts d’exploitation onéreux, faible valeur marchande.
Une conjoncture commune au territoire national, mais que le Département et les acteurs de la filière bois Drôme/Ardèche refusent de subir.
À l’initiative du Département, un plan d’actions réunissant de nombreux partenaires a été mis en place en faveur de ce secteur d’activité qui, en 2009, regroupait 649 entreprises pour 1 954 emplois et un chiffre d’affaires de 190,5 M€.
Conçu sur 4 années (2010-2013) ce programme préconise une meilleure connaissance du milieu et du matériau, une mobilisation accrue de la ressource en bois.
Les objectifs poursuivis dans ce plan pluriannuel étant la création d’emplois qualifiés, la modernisation et la compétitivité de la filière.

RENDRE LA FORÊT PLUS ACCESSIBLE

La forêt drômoise est privée à 73 %. 34 000 propriétaires possèdent des parcelles de moins de 4 hectares.
Conséquences : une absence de sylviculture, peu d’exploitation et des parcelles laissées à l’abandon.
Chargé de développer la gestion des bois et terrains à vocation forestière des particuliers, le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) a signé une convention avec le Département afin d’encourager l’échange de parcelles pour favoriser les regroupements et l’exploitation.
Dans le même ordre d’idées, le développement des dessertes forestières constitue un véritable enjeu pour exploiter le bois et améliorer l’approvisionnement de la filière. Le Département a décidé de compléter les aides européennes et nationales déjà existantes.
Cette année, l’aide départementale s’élève à 12 200 € pour 8 projets, validés par le CRPF, émanant de communes forestières et de propriétaires privés.

LE DÉPARTEMENT CHOISIT LE BOIS

Depuis 2009, le Département étudie systématiquement la possibilité d’une structure bois ou d’un chauffage bois pour tous ses programmes de réhabilitation ou de construction de bâtiment public. Et lorsque le projet est faisable, le bois utilisé provient obligatoirement de forêts gérées durablement (labels PEFC et FSC) et si possible de la Drôme.

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