Archive | 27 janvier 2011

Rhône-Alpes accueille les 4e Assises franco-québécoises de la coopération décentralisée

Les 4ème assises franco-québécoises de la coopération décentralisée auront lieu à Lyon les 31 janvier et 1er février prochains.

Pendant deux jours, élus français et québécois vont échanger sur les thèmes de l’économie de la connaissance et du savoir, de l’innovation sociale, du développement durable, de la culture et de la gestion des territoires.
Cet événement est organisé par la Région Rhône-Alpes en partenariat avec l’Association des Régions de France (ARF), le Ministère des affaires étrangères et européennes, le Ministère des relations internationales du Québec ainsi que le Ministère des affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire du Québec.

Dès 1994, la Région Rhône-Alpes et le Québec se sont engagés dans une coopération bilatérale fructueuse dans des domaines aussi riches et variés que l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation ou encore les échanges culturels et économiques. Très dynamiques, ces derniers profitent de la présence d’ERAI (Entreprise Rhône-Alpes International) à Montréal depuis 1989.
Les Entretiens Jacques Cartier nourrissent également la coopération entre les deux territoires, en favorisant la recherche universitaire de part et d’autre de l’Atlantique. Cette année, Rhône-Alpes et le Québec signeront leur 7e Plan d’actions, pour la période 2011 – 2014.

Lundi 31 janvier à 9h00 au Centre des congrès de Lyon (50 quai Charles de Gaulle) :
séance plénière d’ouverture des 4e Assises franco-québécoise de la coopération décentralisée avec les interventions de :
· Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes
· Alain ROUSSET, Président français des 4ème Assises et Président de l’ARF
· Michel LAGACÉ, Président de la Conférence régionale des Élu(e)s du Bas Saint-Laurent
· Antoine JOLY, Délégué pour l’action extérieure des collectivités territoriales au Ministère des Affaires étrangères et européennes
· Laurent LESSARD, Ministre des affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire du Québec, Ministre de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation


Plus d’informations sur : www.4assisesfrancoquebecoises.com

Catégorie planète Terre, territoiresCommentaires fermés

UFC que choisir soulève le problème des marges….

lait-poulet Au moment même où le Président de l’Observatoire des prix et des marges tente de disculper l’industrie et la distribution de l’augmentation du prix de la viande sur la base d’un pré-rapport outrageusement partial, l’UFC-Que Choisir relance le débat sur le scandale des prix alimentaires en rendant publique une étude sur le prix de deux produits peu transformés et largement consommés : la volaille et le lait.

Dans un contexte de retour de l’inflation des prix agricoles (blé : +68 %, maïs : +56 %, soja : +35 %), l’UFC-Que Choisir, forte de ses précédentes analyses sur la décorrélation entre baisse des prix agricoles et prix en rayon, a enquêté sur l’impact de ces récentes hausses1. Le constat est sans appel, alors que sur les deux dernières années les baisses considérables observées sur les prix agricoles ont été mal ou jamais répercutées en rayon, la remontée toute récente des prix des matières premières se voit déjà sur les étiquettes :

  • Par rapport à notre enquête de l’année dernière, le lait subit une augmentation de 1,5 % qui se cumule à celle de 8 % relevée entre 2007 et 2009,
  • Quant au poulet, il subit une hausse de 3,5 % qui vient s’ajouter aux 15 % de la dernière augmentation !
  • Si l’on approfondit par type de produits pour mesurer la part de responsabilités des intermédiaires, on constate que l’augmentation des prix en rayon est essentiellement due aux marques nationales :
  • Le lait « Candia » a augmenté de 3 centimes en un an (+4 %) quand les MDD ont baissé de 1%,
  • Le filet de poulet « Le Gaulois » a augmenté de 68 centimes en un an (+6 %) quand les MDD ont augmenté de 14 centimes (+1 %).

Une nouvelle fois, industrie et distribution nous refont le coup lucratif de l’effet cliquet : ne jamais ou très peu répercuter les baisses de prix agricoles, mais toujours les hausses. Bref, à chaque variation des prix agricoles, consommateurs et agriculteurs sont dans un rapport perdant-perdant avec les deux intermédiaires qui sont les grands gagnants de cette inadmissible pratique de prix.

L’UFC-Que Choisir a voulu chiffrer l’ampleur de cette marge engrangée depuis 2000 par l’industrie et la distribution sur les deux produits étudiés, et force est de déplorer un véritable jackpot : 7,7 milliards pour le poulet et 1,6 milliard pour le lait.

Intégralement subie par les consommateurs, l’impact de ces marges, restant à ce jour sans justification, est d’autant plus scandaleux que le budget alimentaire, avec 13,5% des dépenses, est le 3ème poste budgétaire des ménages et reste une charge incompressible.

Alors que nous ne sommes qu’à l’aube d’une importante inflation des prix en rayons, et face à l’absence d’explications et d’arguments probants de la part des intermédiaires, l’UFC-Que Choisir exige :

  • que l’Observatoire des Prix et des marges se remette au travail avec l’intégralité de ses membres et identifie enfin les causes réelles de l’inflation des marges brutes de l’industrie et de la distribution,
  • que les Pouvoirs Publics instaurent sans délai un coefficient multiplicateur sur les prix des produits alimentaires bruts ou peu transformés.

N.B. : Retrouvez l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir sur le thème « Etude sur la construction des prix pour le lait de consommation et le poulet dans le contexte des hausses des prix des matières premières agricoles de 2007 et 2010  » en cliquant ici !

1. Enquête réalisée du 13 au 28/11/10 par les Associations Locales de l’UFC-Que Choisir dans 1457 magasins, dans 88 départements.

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OPG: régulation mondiale des marchés, relance de l’agriculture

Le congrès de l’organisation des producteurs de grains vient de se tenir à Troyes.

Si le cours des céréales a doublé en 6 mois, ce n’est pas une « flambée » des prix mais une correction du marché car les prix d’aujourd’hui ont simplement retrouvé leur niveau de 1987 en euros courants en Europe. Après deux années sans revenu, les producteurs de grains retrouvent certes un niveau de prix indispensable pour une agriculture durable mais restent dans l’angoisse de voir à nouveau les prix s’effondrer d’ici quelques mois, face à l’absence totale de régulation aux niveaux européen et mondial.

Les intervenants, Françoise Girard du CIRAD et Alain Le Boulanger du CER France ont démontré que la libéralisation du commerce international a, contrairement à l’objectif de ses promoteurs, accru la volatilité des prix des grains depuis 20 ans et que les contrats, chers au ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, ne permettront en rien de réguler les marchés.
Nicolas Jaquet, président de l’OPG, analysant le déficit global de la production européenne de grains (20 mio t d’exportations de blé et 50 mio t d’importations de soja), annonce un risque d’une pénurie mondiale de soja d’ici quelques années si les assolements évoluent sur le continent américain en fonction de l’attractivité des prix des différentes cultures. Les conséquences au niveau européen seraient catastrophiques. Comme mesure préventive, l’OPG demande un rééquilibrage des cultures au sein de l’UE : moins de blé et plus de protéines végétales (soja, pois, luzerne).

Les producteurs de grains sont stupéfaits de voir que face à l’augmentation du prix du blé de nombreuses voix s’élèvent pour demander encore « plus de libéralisation du commerce » pour lutter contre l’envolée des prix alimentaires. C’est un véritable aveuglement idéologique des artisans d’une forme ultralibérale de décroissance qui ne cesse de détruire les agricultures. C’est tout le contraire que propose l’OPG : au lieu de tirer sur la locomotive de l’agriculture qui redémarre, il faut y raccrocher les wagons des autres secteurs de l’économie.

Pour réguler la production mondiale, il faut en priorité augmenter la production agricole dans les pays déficitaires en mettant en place des politiques de prix élevés et différenciés en fonction des grands ensembles géographiques. Pour lutter contre la spéculation, il suffit de revenir à des prix plus stables ; elle n’aura plus d’intérêt et disparaîtra d’elle-même.

Enfin les producteurs de grains s’opposent à toute forme de charcutage en France des prix des céréales pour permettre d’approvisionner à un prix inférieur au marché les éleveurs ou les usines d’éthanol. Cette déconnexion au sein du marché européen serait digne de Cuba ou de la Corée du Nord ?
Seule une libéralisation définitive du commerce des céréales, hélas très administré en France, permettrait aux éleveurs d’acheter directement aux céréaliers, supprimant les intermédiaires et redonnant ainsi de la compétitivité.

Catégorie agriculture, céréalesCommentaires fermés


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