Archive | 04 février 2011

2011, une année importante pour nos forêts

L’assemblée générale des Nations unies a déclarée 2011 « année internationale des forêts » afin de sensibiliser les opinions sur l’importance de la gestion durable et de la conservation des forêts.
A l’échelle de la planète, ce sont près de 300 millions de personnes qui vivent dans les forêts et plus de 1,8 milliard de personnes dont la subsistance dépend directement des forêts. Les forêts abritent, par ailleurs, 80% de la biodiversité mondiale. Cependant les forêts sont menacées ; chaque année 13 millions d’hectares sont déboisés, principalement en zone tropicale.

La forêt, un atout pour la France

En France, au contraire, la superficie forestière a augmenté de 50% depuis 1950. Aujourd’hui les forêts couvrent 30% de notre territoire.


année foret

Les forêts sont un atout majeur pour notre économie, en particulier dans les zones rurales. La filière forêt-bois française compte 425 000 emplois, soit deux fois plus que l’industrie automobile, et génère un chiffre d’affaire de 40 milliards d’euros.
Les forêts françaises rendent d’innombrables services à la société : régulation du régime des eaux, diminution des risques en montagne, biodiversité, etc.
Enfin, la France se distingue parmi les pays du Nord : c’est le seul pays à détenir des forêts tropicales avec près de 8 millions d’hectares en Guyane.

La France appuie l’année internationale des forêts

Le ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire, en charge de la politique forestière, lance, avec tous les acteurs de la filière, une campagne pour faire connaître la forêt et ses enjeux économiques et environnementaux.
Durant toute l’année, tous les partenaires organiseront des manifestations pour faire découvrir la forêt à un large public. Retrouvez toutes les informations sur le site : http://agriculture.gouv.fr/forets2011.

Un label « année internationale des forêts »

Le ministère de l’agriculture sélectionne certaines de ces manifestations et leur délivre un label « année internationale des forêts ». Pour candidater, inscrivez-vous sur le site : http://agriculture.gouv.fr/labellisation-foret2011/. Ce label permet à ces événements de bénéficier d’une promotion nationale, notamment sur l’espace dédié du site Internet du ministère de l’agriculture.

Un concours pour élire le plus bel arbre de l’année

Le ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement est quant à lui garant des objectifs suivants : préserver les forêts et leur biodiversité ; valoriser les forêts en tant qu’outils de lutte contre le changement climatique ; protéger les forêts pour lutter contre les risques naturels.

Le ministère du développement durable est partenaire de l’opération « Elisez l’arbre de l’année 2011″ aux côtés de Terre sauvage et de l’Office national des Forêts. Tout le monde peut participer, il suffit d’envoyer une photo de son arbre préféré accompagnée d’un mot expliquant son importance aux yeux du candidat. Le lauréat sera désigné en novembre 2011 et les plus belles contributions feront l’objet d’une exposition sur les grilles de l’UNESCO en fin d’année.
Le dossier d’inscription est téléchargeable sur www.terresauvage.com

Retrouvez les informations du ministère du développement durable sur l’année internationale des forêts en ligne : http://developpement-durable.gouv.fr/

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Lancement de l’Année internationale des forêts

Des millions de personnes tributaires des forêts jouent un rôle vital dans la gestion, la conservation et le développement durables des forêts de la planète. Et pourtant on tend à sous-estimer leurs droits d’utiliser et de tirer parti des ressources forestières locales, indique le nouveau rapport de la FAO Situation des forêts du monde 2011 (SOFO), présenté lors de la cérémonie d’ouverture de l’Année internationale des forêts à New York.

« L’Année internationale des forêts doit servir à mettre en lumière le lien entre peuples et forêts, et les avantages que peuvent en tirer les populations locales lorsqu’elles gèrent leurs forêts dans une optique durable et innovante », a souligné Eduardo Rojas, Sous-Directeur général de la FAO pour les forêts. Vers une ‘économie plus verte’ L’intérêt accru suscité par la durabilité sociale et environnementale constitue un enjeu singulier pour l’industrie forestière qui devra innover et se réorganiser pour être en mesure de répondre aux demandes du XXIème siècle.

Elle devra également contribuer à modifier la perception généralement négative du bois qu’ont les consommateurs, en ce sens qu’ils pensent qu’il est éthiquement incorrect d’abattre des arbres. Le rapport de la FAO souligne qu’au contraire, le secteur forestier est un élément important d’une économie plus verte et les produits ligneux présentent des caractéristiques environnementales séduisantes. Le bois et les produits ligneux, comme les matériaux naturels, sont issus de ressources renouvelables qui piègent le carbone et offrent de vastes possibilités de recyclage.

Une utilisation plus durable des ressources, le recours à davantage de résidus dans la fabrication des produits, une meilleure efficacité énergétique et la réduction des émissions sont les réponses qu’apporte l’industrie forestière aux multiples préoccupations environnementales et sociales. Par exemple, la production forestière totale en 2010 est constituée à 37 pour cent de papier recyclé, de déchets du bois et de fibres non ligneuses, pourcentage appelé à s’établir à 45 pour cent en 2030, augmentation due en grande partie à la Chine et à l’Inde.

Par ailleurs, la plupart des produits ligneux solides, comme le bois scié et le contreplaqué, sont produits avec une quantité relativement limitée d’énergie. La production et l’utilisation sont ainsi à faible empreinte carbone, d’autant plus que les produits du bois stockent le carbone.

La production de pâte et de papier est plus gourmande en énergie mais elle est soumise à une plus forte pression pour réduire son intensité énergétique et ses émissions de carbone en adoptant des technologies améliorées et les échanges de droits d’émission. De nombreux gouvernements estiment que le secteur forestier offre des possibilités importantes de promotion d’une ‘économie plus verte’, notamment par la bioénergie, les activités de promotion du bois et de nouveaux produits à base de bois et biomatériels.

Ainsi, divers pays développés ont renforcé leur soutien en faveur des industries forestières ces dernières années. REDD+ doit affronter les problèmes locaux Le rapport de la FAO souligne également la nécessité urgente de mesures destinées à protéger les acquis que procurent les forêts en matière de soutien aux moyens d’existence locaux face au changement climatique.

Les récentes décisions prises à Cancun en décembre 2010 sur REDD+ devraient s’aligner sur une plus vaste réforme de la gouvernance forestière et permettre la participation des communautés autochtones et locales. Leurs droits doivent être respectés dans le cadre des activités et stratégies nationales REDD+, suggère le rapport. En outre, les pays devront adopter des législations pour préciser les droits carbone et garantir une répartition équitable des coûts et des bénéfices tirés des mécanismes REDD+. Les stratégies d’adaptation sont sous-estimées Si les mesures REDD+ attirent une attention et des financements croissants, le rôle des forêts dans l’adaptation au changement climatique est crucial – bien que souvent sous-estimé – par les gouvernements.

Le rapport insiste sur l’importance de la contribution des forêts à la réalisation des stratégies nationales d’adaptation. Les mesures forestières ont le pouvoir d’atténuer les impacts du changement climatique sur les écosystèmes et les secteurs de la société fortement vulnérables. Par exemple, enrayer le défrichement des mangroves (dont un cinquième aurait disparu à l’échelle mondiale depuis 1980) contribuerait à protéger le littoral face aux tempêtes plus fréquentes et plus intenses et aux tsunamis. La plantation de forêts et d’arbres pour la protection de l’environnement et des revenus pourrait aider les communautés pauvres des pays arides à être moins sujettes aux sécheresses.

Parmi les exemples de mesures d’adaptation dans les pays en développement figurent l’aménagement et la conservation des mangroves au Bangladesh, la prévention des feux de brousse à Samoa et les programmes de reboisement en Haïti. Le rapport évoque les liens étroits entre forêts, moyens d’existence ruraux et stabilité environnementale, qui soulignent la nécessité d’apporter un soutien financier concret aux mesures d’adaptation des forêts.

« Faute d’accorder cette attention aux problèmes à l’échelon local, on court le risque d’affaiblir les modes de vie traditionnels et de mettre en péril certaines des forêts les plus biologiquement variées et importantes sur le plan environnemental », souligne le rapport.

En France, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie et du développement durable a lancé l’année de la forêt dans le Vercors

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