Archive | 06 février 2011

Cohabitation élevage pastoral-loup:

Lors de la visite de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, sur le Vercors la fédération des acteurs ruraux lui a remis une note de synthèse sur la problématique de l’élevage en montagne lié à la présence du loup.

Voici la note remise à Mme la ministre de l’écologie.

L’association dite Fédération des Acteurs Ruraux (FAR) regroupe des associations régies par la loi de 1901, des syndicats, des collectivités locales, des institutions consulaires… ayant pour but le respect de la nature, la protection de la biodiversité, des traditions ancestrales de pastoralisme, ainsi que tout acteur du monde rural.

Elle a pour objet de:

  • participer au maintien de l’élevage et de son expression traditionnelle, du pastoralisme, pour le rôle qu’il joue dans la conservation de l’environnement et de la biodiversité.
  • participer à la gestion de la faune et de la flore.
  • veiller à l’entretien des paysages et à la préservation de la biodiversité dans le cadre du développement durable.
  • être un interlocuteur auprès des instances locales, départementales, régionales, nationales et européennes pour le développement de la vie pastorale et environnementale des territoires ruraux dans le cadre du développement durable.
  • communiquer sur nos idées et nos actions auprès des visiteurs de nos territoires.
  • aider si besoin tous nos adhérents, le cas échéant en utilisant les recours administratifs et juridiques
  • s’associer à toutes les actions qui peuvent aider à bien vivre dans nos pays

Problématique

Alors que beaucoup s’alarment de l’élevage industriel, l’élevage pastoral et un mode de production respectueux de l’environnement. Il participe à l’entretien des paysages et au maintient d’une biodiversité héritée de 3000 ans de présence ovine dans nos territoires. Il est un pilier dans le maintient du tissus socio-économique dans des villages où il est parfois la seule activité.

La présence des loups entraîne l’abandon des terrains les plus difficile, la fermeture des milieux par la broussaille et une utilisation intensive des surfaces plus faciles à protéger, allant même jusqu’au surpâturage. Cette  présence de prédateurs met en péril l’avenir de l’élevage dans les territoires colonisés.

La prédation a plusieurs visages. Le plus visible d’entre eux est bien sur les animaux tués lors des attaques. Mais il ne faut pas oublier le stress, la fatigue liée à la marche sur  des terrains difficiles et parfois dangereux, l’absence de repos, les amplitudes de travail que peuvent provoquer les longues périodes de veille dues au harcèlement des prédateurs. Cet ensemble entraîne des prises de risques importantes pour le berger.

Pour l’éleveur il faut ajouter le coût de la protection, certes subventionné à 80 %, mais il reste encore 20 % et les avances de trésorerie. Il faut encore prendre en compte toutes les modifications que l’agriculteur doit faire pour adapter son exploitation avec des contraintes souvent contraires à la logique économique, commerciale, agronomique, zootechnique, et même environnementale.

Vos préconisations

Vos services nous proposent des mesures dites « de protections » celle ci sont très peu efficaces, inadaptées à la grande variété des situations. Leurs règlements et leurs applications sont très technocratiques et les rendent quelques fois inutilisables.

patou

Les chiens de protections posent des problèmes de conflit avec les autres utilisateurs de l’espace (7 % des 1500 chiens présent dans les Alpes ont déjà mordu un humain et les poursuites judiciaires sont de plus en plus fréquentes) au stress lié au loup il faut ajouter celui lié au chien, au randonneur et à la justice avec des coûts d’avocat sans parler des amendes qui mettent à mal notre équilibre physique, mental et financier.

Les regroupements nocturnes provoquent érosions, surpâturages, pollutions, maladies sans pour autant garantir la sérénité du troupeau et réduisent le temps de pâturage du troupeau dans les périodes chaudes d’où une perte d’exploitation jamais chiffrée.

Le gardiennage renforcé est une hérésie économique pour tous les petits troupeaux et il ne peut pas être envisagé une présence 24 heures sur 24 d’autant plus que la prédation touche aujourd’hui des secteurs où les exploitations sont multi-espèces et conduites en parcs. Quel salarié accepterait de vivre et travailler comme au 19éme siècle, au temps ou Zola écrivait La terre et de Germinal ?

D’autres encore plus fantaisistes n’ont étés d’aucunes utilités (âne, lama, musique, lumière,…) pour l’anecdote de la solution « âne » trois se sont fait tués récemment. La preuve que la solution proposée est inadaptée.

Les protocoles de prélèvements

Alors que la prédation est récurrente le dispositif prévoit la possibilité pour les préfets de déclencher des protocoles de prélèvements. Ceux-ci sont long est difficile à mettre en place à tel point qu’ils font presque systématiquement l’objet d’un recours devant un TA. Le résultat est qu’encore une fois en 2010  aucun loup n’a été abattu  alors que 6 étaient prévu. Le protocole n’est pas sérieux. Pour être efficace, le tir doit être immédiat, au pire sous 48 heures.

Toutes les autres préconisations ne sont que fantaisies administratives sans aucun intérêt. Néanmoins le principe du prélèvement a déjà prouvé son efficacité : suite à un prélèvement en Valdaine (38) en 2005 il n’y a pas eu d’autre prédation sur ce secteur pendant 4 ans. En Belledonne (38) en 2006 les 2 prélèvements de début septembre ont permis de finir la saison sans autre attaque. En 2009 les 2 prélèvements du Petit-Bornand-les-Glières n’ont pas fait baisser significativement les attaques cette année là mais la suivante (moins 70% en 2010). En suisse un prélèvement en 2010 a apporté la même tranquillité.

Nos demandes :

Le droit à l’autodéfense qui est d’ailleurs prévu par l’article L 427.9  du code de l’environnement. Les éleveurs et bergers n’iront pas à la chasse au loup mais il est indispensable qu’ils puissent se défendre lors des attaques. Ainsi les loups seront progressivement éduqués à ne plus s’approcher des troupeaux domestiques car ils retrouveront la peur ancestrale de l’humain. C’est pour cela qu’il est urgent de mettre en place

La formation accélérée du permis de chasser proposée par le Président Sarkozy a Noyé-sur-Jabron.

Une refonte totale du protocole de prélèvement doit être réalisée afin que celui ci soit plus réactif, et poursuivit jusqu’à réalisation. Il faut aussi penser à le protéger contre l’abus judiciaire des associations environnementaliste.

Il est important que la responsabilité des éleveurs ayant appliqué la mesure chien de protection de vos services soit revue : car ils ne peuvent en aucun cas être tenus pour  responsable des morsures de ces chiens à l’encontre de randonneurs et d’autres tiers. Il serait peut être intéressant de se rapprocher des services compétents de la jeunesse et des sports pour que des formations appropriées soient dispensées autant à l’encadrement bénévole que professionnel.

L’élevage étant aussi une activité économique il faut compléter les indemnisations à  100% pour ne pas nuire à la santé des entreprises et à leurs pérennités.

Les éleveurs n’étant pas des banquiers il faut rembourser les frais en temps réel et au plus tard sous 48 heures.

La réflexion et la mise en place de nouvelles mesures ne peuvent être réfléchies que par des professionnels de l’élevage qui ont l’expérience de ce travail si particulier, en rapport avec la nature. La présence du loup en France est un fait et on ne peut plus se permettre une gestion à la « médiator » avec des experts liés aux lobbies.

Pour approfondir les solutions nous vous convions à revenir dans ce département avant l’été pour visiter une exploitation symbolique de la problématique et sur laquelle nous pourrons vous exposer en détail la complexité du sujet.

Catégorie A la une, loup, ovins, pastoralismeCommentaires fermés

Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes: 2010, un millésime de qualité

CARSAL’année 2010 a été marquée par un environnement économique contrasté, crise économique oblige! Cela n’a pas empêché le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes de travailler avec sérieux, de poursuivre ses engagements au service de ses clients et en jouant son rôle dans le financement de l’économie régionale.

Avec un résultat net de 105,3 M€, en progression de 13, 7 % et un produit net bancaire en augmentation de 12% à 441M€, le Crédit agricole Sud Rhône -Alpes affirme sa bonne santé et sa solidité.

« Ces chiffres sont excellents mais ne sont pas venus tout seuls, c’est le fruit d’une posture de développement engagée depuis plusieurs années. La croissance de ses parts de marché, en collecte et surtout en crédit témoigne quant à elle de la position incontestable de notre caisse régionale de leader. » annonce Jean-Pierre Gaillard, président de la caisse régionale.

L’augmentation des encours crédits de 9,9% confirme la volonté de cette dernière d’accompagner tous ses clients porteurs de projets. L’attractivité de ses produits bancaires et assurance a séduit plus de 31 000 nouveaux clients dont la moitié a moins de 25 ans. Avec plus de 51 000 contrats souscrits et le lancement réussi d’une assurance, pour une somme modique, sur les appareils « nomades » le Crédit agricole Sud Rhône-Alpes renforce sa position d’assureur de plein exercice.

EpargneLe Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes a su innover en étant la première banque en France à lancer des ventes privées internet, à faire une promesse:  » vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence.  » sur l’habitat en mai  » satisfait ou remplacé sur le plan épargne logement en décembre. « Nous n’avons eu aucune réclamation  » indique fièrement Christian Rouchon, directeur général.

A retenir également le succès de la vente flash  » pack e-commerce »à destination des agriculteurs et des professionnels. Opération qui inscrit le Crédit agricole Sud Rhône-Alpes dans le paysage du commerce en ligne.

Le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes participe activement à la vie économique de la région. Christian Rouchon: » nous accompagnons une entreprise sur trois, nos encours de crédit ont augmenté de 9,3% en ce qui concerne les professionnels et agriculteurs, et de 16,8% en ce qui concerne les collectivités publiques. Des chiffres qui parlent d’eux mêmes! »

AGRICULTURE: Réalisez vos projets !

Dossiers-conseils

Consultez les dossiers-conseils du Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes

Catégorie economie/emploi, zoomCommentaires fermés

AG du Groupement des sylviculteurs de Belledonne Sud

L’assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Belledonne Sud se déroulera le samedi 5 mars à St Jean le Vieux.

L’assemblée générale est un moment important dans la vie d’un groupement. Au cours de cette réunion le thèmes suivants seront abordés, outre les différents rapports et interventions: marché du bois et PEFC, Espace Belledonne et projet de fusion entre les groupements de Belledonne Nord et Sud.

Rendez vous à la salle des fêtes de St Jean le Vieux le samedi 5 mars. Début des travaux: 9 heures.

Catégorie forêt, massif de BelledonneCommentaires fermés

Un nouveau dispositif FIBRA au coeur du salon Eurobois

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Grâce au financement de la Région Rhône-Alpes, l’ensemble des organismes qui oeuvrent pour le
développement de la filière forêt-bois sera une nouvelle fois présent sous l’égide de FIBRA, la fédération forêt-bois Rhône-Alpes et son réseau d’interprofessions départementales. Partageront ce stand commun : le
Comité National pour le Développement du Bois (CNDB), PEFC Rhône-Alpes et les composantes de France
Forêt Rhône-Alpes avec le CRPF, l’ONF, les Communes forestières et COFORET.

Le bois régional à l’honneur

Les organismes graviteront autour d’un stand elliptique, conçu pour l’occasion. Réalisé en Sapin du Pilat, par
une entreprise ligérienne certifiée PEFC, cet ouvrage illustrera les atouts de l’usage de bois régional.
Le réseau FIBRA, représentant près de 600 entreprises rhônalpines, informera ses publics des actions qu’il
entreprend, au niveau départemental ou régional : formations, accompagnement individuel et collectif,
informations techniques, réglementaires, promotion… une affiche illustrant l’unité que constitue la filière
régionale leur sera offerte.

Des visites thématiques (utilisation du bois local, PEFC, innovation…) commentées du salon seront proposées aux visiteurs.
Le CNDB accueillera l’ensemble du public prescripteur et maître d’ouvrage et mettra à sa disposition de
l’information et du conseil sur les applications du bois dans la construction.
Réalisée par le CNDB, l’exposition Parcours Bois 2011 dans sa nouvelle version (la 4ème !) sera inaugurée à
Eurobois le mardi 15 février à 12h et présentée au public pour la 1ère fois avant une tournée de 2 ans. Très
attendue, cette nouvelle version abordera des solutions constructives répondant aux exigences de la
règlementation thermique 2012. 12 maquettes de systèmes constructifs avec plus d’une centaine de produits
seront présentées.
Dans le prolongement du stand FIBRA et de l’exposition Parcours Bois, un espace conférence affichera un
programme d’interventions sur des grands thèmes techniques et économiques de la construction bois.
Temps fort rituel à Eurobois, la cérémonie de remise des prix aux 4 lauréats du Palmarès bois aura lieu le jeudi
17 février à 18h. L’après-midi, les 12 finalistes soutiendront leur projet en public devant le jury présidé par
Dominique Gauzin Muller. Les 12 finalistes feront l’objet d’une exposition et d’un livre détaillant la démarche
des concepteurs.

Les assises de l’exploitation forestière

Comme en 2009, les organismes de France Forêt Rhône-Alpes organisent les Assises de l’exploitation forestière
le vendredi 18 février : plus de 450 propriétaires rhônalpins feront le déplacement. Seront abordés : La
politique et les objectifs de l’Etat concernant la forêt de Rhône-Alpes, Présentation du Plan de Mobilisation
Rhône-Alpes, Comment mobiliser plus et mieux dans les petites unités forestières.

Plus d’informations :

www.fibra.net
www.eurobois.net
www.palmares-bois.org

Catégorie - filière bois, foires/salonsCommentaires fermés


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