Archive | 15 février 2011

Abeilles, algues vertes, OGM: précisions du ministère de l’agriculture


Les abeilles sont-elles en train de disparaitre à cause de certains pesticides autorisés ? Où en est la lutte contre la prolifération des algues vertes ? Où en est la France vis à vis des OGM ? Quelques éléments de réponses en provenance du ministère de l’agriculture

Abeilles et pesticides, l’état des connaissances

Les mortalités importantes d’abeilles enregistrées en divers points du globe et en France mobilisent la communauté scientifique, les professionnels et les pouvoirs publics. Le protocole mis en place depuis 2008 améliore chaque année l’état des connaissances et soumet chaque année l’autorisation d’un pesticide, le Cruiser, mis en cause par certains acteurs, à un nouvel examen par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES).

Algues vertes, une prise de conscience, une volonté politique et des moyens


Le gouvernement a mis en place en février 2010 un plan d’action sur les algues vertes, doté de 134 millions d’euros sur la période 2010-2014. Il vise à réduire les flux de nitrates de toutes origines et à améliorer la gestion des algues vertes sur les côtes de 8 baies situées en Bretagne. La modification des pratiques agricoles et la généralisation des unités de méthanisation, en cours, y contribuent.

OGM, une politique stricte et prudente


Il n’y a plus de cultures génétiquement modifiées à vocation commerciale pratiquée sur le territoire national, suite à la décision du gouvernement de suspendre l’autorisation du maïs MON810. La loi du 25 juin 2008, suite au Grenelle de l’environnement, fixe le cadre en vigueur pour les OGM.

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Sept milliards sur la Terre: comment tous se nourrir sans détruire la planète ?

Chaque jour, il y a 200 000 personnes de plus sur Terre qu’il faut nourrir, mais les ressources de la planète ne sont pas inépuisables. Pêches à outrance, élevages intensifs, surexploitations des surfaces agricoles : tout ce qui est produit pour manger a un impact sur l’environnement. Pour mieux comprendre les conséquences de la consommation quotidienne et quelles sont les solutions qui existent, Guy Lagache mène son enquête d’un bout à l’autre de la planète. Le voyage qu’il propose emmène le téléspectateur sur quatre continents, des rayons des supermarchés occidentaux aux nouvelles réserves agricoles de l’Afrique, sans oublier les élevages géants de l’Ouest américain et les forêts tropicales d’Extrême-Orient en voie de disparition.

M6: Capitale Terre  mercredi 16 février 2011 à 22:40

A noter qu’il s’agit d’une rediffusion. Première diffusion: 24 mars 2010.

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J’achète, je jette : comment consommer sans piller la planète ?

De Paris à Shanghai, de New York à Dubaï, notre mode de vie devient quasiment le même d’un bout à l’autre de la planète : nous achetons, nous jetons, et tout ce que nous consommons a un impact insoupçonné sur la planète.

Vêtements, objets ménagers, jouets ou écrans plats, pour arriver dans nos rayons, tous ces produits ont réalisé un parcours mondialisé. Il a fallu des matières premières pour les fabriquer et aller puiser dans les ressources de notre planète aux 4 coins du globe. Et après s’en être servis, les produits que nous jetons vont encore connaître un sort en grande partie méconnu.
Capital Terre  va décrypter l’impact de notre consommation sur la planète à l’ère du tout-jetable.


Le jean par exemple, c’est devenu l’uniforme mondial, il s’en vend 2 milliards par an. Mais pour fournir la planète, cela veut dire cultiver en masse du coton, la plante la plus gourmande en eau de la planète: 11 000 litres pour un seul kilo de coton. Quels bouleversements majeurs cette culture entraîne-t-elle sur l’environnement et la vie de millions de gens ? Quelles alternatives se mettent en place ?


Une autre matière a conquis notre époque : le plastique. Emballages ou objets du quotidien, il est partout dans nos vies. Au point de l’envahir. Car une fois jetés, seule une petite partie est recyclée. Le reste se retrouve dans la nature. Que faire de tous ces déchets ? Et face à cette menace, quels nouveaux produits plus « propres » les industriels inventent-ils ?

Nous craquons aussi de plus en plus pour des appareils high-tech : ordinateurs, écrans plats ou téléphones portables. Seul souci : à force d’en changer de plus en plus souvent, on en oublie qu’il faut toujours plus de matières premières pour les fabriquer, des matières qui s’épuisent et parfois extraites au détriment de populations entières. Le recyclage de nos vieux appareils est-il une réponse satisfaisante ?

De la France au Congo, de la Chine à l’Irlande ou l’Italie, Capital Terre est parti enquêter pour comprendre dans quelles conditions, souvent extrêmes, nos ressources naturelles sont exploitées… Quelles répercussions toute cette production a sur l’environnement et la vie des hommes… Et quelles solutions existent déjà pour que nous puissions consommer tout en respectant la planète.

Un grand voyage pour enquêter sur les effets de notre mode de vie mondialisé mais aussi découvrir les innovations déjà à notre portée face à ces enjeux.


J'achète, je jette : comment consommer sans piller la planète ?

M6, mercredi 16 février 2011 20:45

Un documentaire réalisé par Guy Lagache, Jean- Bernard Schmidt et Emmanuel Leclercq. Rédaction en chef : Christophe Brulé


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Coordination Rurale: « Quand les environnementalistes dérapent »

La Coordination Rurale n’a pas tardé à réagir par rapport à la campagne choc lancée par France Nature environnement.  » C’est une campagne scandaleuse » dit-elle.

Voici sa réaction.

« Alors que « France Nature Environnement » lance aujourd’hui même une campagne d’affichage qui attaque clairement les agriculteurs, la Coordination Rurale tient à rappeler que l’utilisation facile de stéréotypes non avérés n’a rien à voir avec la protection de l’environnement et peut provoquer le chaos  !

Une campagne scandaleuse

La CR déplore cette lamentable et coûteuse campagne de communication qui a, sinon pour but, en tout cas pour effet de jeter l’opprobre sur les agriculteurs, à la veille de l’ouverture du salon de l’agriculture.
Amalgames des pesticides, des abeilles, des OGM, des nitrates et des élevages de porc… Cette campagne induit le grand public en erreur et fait de FNE non plus un expert en matière environnementale, mais un lobby environnementaliste !
« Gros menteurs » (mentionné sur l’une des affiches) est une injure proférée contre les éleveurs honnêtes, et respectueux des consommateurs qui ne font qu’appliquer la réglementation officielle sur l’étiquetage. Ces mêmes éleveurs, souvent victimes désespérées d’une mauvaise politique agricole font partie – est-il nécessaire de le rappeler ? – de la catégorie socioprofessionnelle qui détient le triste et morbide record du taux de suicide.

Les coupables sont ailleurs

La FNE dit que cela fait 40 ans qu’elle délivre ces messages. Cependant, plutôt que de dénoncer, à tort, les agriculteurs, ne devrait-elle pas dénoncer les PAC successives et l’OMC qui ont spécialisé notre agriculture ?
Les agriculteurs représentent des coupables faciles. Pourtant, dans les faits ils sont les victimes et ne peuvent accepter d’être diffamés comme ils le sont dans cette campagne !

Stop aux idées reçues !

En septembre dernier, la CR rappelait que le lien entre l’activité agricole et la prolifération des algues vertes n’avait pas été démontrée scientifiquement. Elle demandait également que des études soient réalisées pour permettre enfin de réhabiliter les agriculteurs. Il est regrettable que FNE construise sa campagne de communication à partir de ces idées reçues au mépris du travail qui a été fait pour promouvoir la  Bretagne et son tourisme…
Comment une association telle que FNE, largement financée par les pouvoirs publics et les collectivités locales a t-elle pu se lancer dans une campagne aussi polémique destinée à dresser la population contre la catégorie sociale la plus indispensable à la société ?
Si la réponse est que cette organisation tourne le dos au dialogue constructif pour s’extrêmiser et se radicaliser, alors la CR la tiendra pour responsable des troubles qui pourraient découler des attaques contre l’honneur des agriculteurs. »

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France Nature environnement: une campagne choc!

A la veille du Salon de l’Agriculture, France Nature Environnement lance une campagne choc sur les dégâts provoqués par une agriculture peu respectueuse de notre environnement.

Pour FNE il ne s’agit « pas seulement un coup de poing médiatique, mais aussi l’occasion de proposer des solutions et d’ouvrir un dialogue. »

Voici les arguments avancés par FNE:

« Notre agriculture est malade. Nous importons des OGM pour alimenter notre bétail alors que nous nous interdisons d’en cultiver et que le consommateur n’en veut pas. Des tonnes de lisier, issues des déjections  des élevages industriels, provoquent, en augmentant le taux de nitrates dans l’eau, des marées d’algues vertes. L’emploi massif de pesticides dangereux contribue au déclin des abeilles et des autres pollinisateurs. La France est le 1er consommateur européen de produits phytosanitaires.

A la veille du Salon de l’Agriculture, nous avons souhaité alerter les Français sur les dégâts provoqués par cette agriculture intensive peu respectueuse de notre environnement. Depuis l’impulsion du Grenelle, la situation se dégrade. Il paraît que «  l’environnement, ça commence à bien faire.  » Notre rôle est d’alerter l’opinion.

Nous avons choisi de communiquer de manière plus visible en élaborant ,  une campagne d’affichage aux visuels musclés, sur trois thèmes : les importations d’OGM, les pesticides et les algues vertes. »

FNE lance également  une pétition pour l’interdiction des pesticides les plus dangereux et l’application pleine et entière du plan Ecophyto 2018.  Pour la signer, cliquez sur ce lien !

Voici les différents visuels

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La Région guide ses jeunes sur les chemins de l’apprentissage et de l’enseignement professionnel

Jusqu’au 23 février prochain, la Région Rhône-Alpes et ses partenaires organisent, pour la 6ème année consécutive, la Semaine de l’apprentissage et de l’enseignement professionnel.
Portes ouvertes, conférences, visites d’établissements et d’entreprises, débats, échanges avec des professionnels et des élèves…, cette Semaine est l’occasion de découvrir les différentes filières et les nombreuses formations proposées en Rhône-Alpes.
Riche en événements, la Semaine de l’apprentissage et de l’enseignement professionnel mobilise plus de 100 établissements participant à 200 actions dans 60 villes de Rhône-Alpes. Les jeunes et leurs parents peuvent ainsi découvrir 200 métiers accessibles de CAP à Bac+5 et s’informer sur les avantages de l’alternance et de l’apprentissage.
En Rhône-Alpes, plus de 43 000 jeunes ont choisi le chemin de l’apprentissage.

Grâce aux formations dispensées dans les lycées professionnels et dans les centres de formations d’apprentis (CFA), 75 % d’entre eux trouvent un emploi à l’issue de leur formation.

Programme détaillé par département disponible sur http://emploi.rhonealpes.fr

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Avenir du régime forestier

Le député de l’Isère François Brottes, lors des questions au gouvernement a interpellé le premier ministre à propos de l’avenir du régime forestier.

Voici le contenu de son intervention faite le mardi 15 février 2011.

 » Monsieur le Premier ministre,

Tout semble indiquer que nous nous trouvons aujourd’hui à la veille d’un changement de régime…

Un rapport a dû atterrir sur votre bureau, M. le Premier ministre. Un rapport qui préconise la fin d’un régime national, codifié dès 1827, un rapport qui annonce la suppression de l’un des derniers services publics dans les communes rurales : je veux parler du régime forestier.

Avec Jean-Louis Bianco, nous pensons que le régime forestier est à la forêt française ce que la Sécurité sociale est à notre système de santé.

Il s’applique à toutes les forêts publiques, et assure leur gestion durable par la mutualisation.

La FORET, c’est le tiers du territoire continental, c’est 11 000 communes forestières.

La FORET, c’est un bien commun universel qui, au-delà de la production de bois, rend un service considérable à la société : lutte contre l’effet de serre, protection des nappes et des sols, préservation de la biodiversité et des paysages, activités de loisirs gratuites et ouvertes à tous …

A ce jour, et depuis des décennies, le régime forestier est mis en oeuvre par un opérateur public unique qui fait ses preuves :  l’Office National des Forêts.

Le rapport qui vous a été remis propose de mettre fin au régime forestier, de privatiser la gestion forestière de l’ONF, et donc de privatiser les usages de la forêt.

« Monsieur le Premier ministre,

L’Etat a-t-il l’intention de remettre en cause sa solidarité à l’égard des communes forestières?
Votre Gouvernement a-t-il l’intention de renoncer à la gestion équilibrée et durable des forêts publiques que garantit depuis toujours le régime forestier ?

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