Archive | 20 février 2011

Assemblée générale des sylviculteurs de Belledonne Nord

C’est au Cheylas que s’est déroulée l’assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Belledonne Nord.

Une assemblée générale, dense et bien menée qui risque de devenir historique car elle sera sans doute la dernière sous cette forme.

L’ensemble des adhérents votant pour une fusion des deux groupements forestiers: le GSBN et celui de Belledonne sud.

Il est certain que cette fusion est très intelligente. Toutes les problématiques, forestières en particulier, étant identiques. Ce regroupement va donner à la forêt de Belledonne à travers un seul groupement forestier un nouvel élan. Reste bien entendu à convaincre les adhérents du groupement de Belledonne sud.

Pour Henri Gras, président du groupement de sylviculteurs de Belledonne nord, " la fusion des groupements nord et sud ne sera que positive

Pour Henri Gras, président du groupement de sylviculteurs de Belledonne nord, " la fusion des groupements nord et sud ne sera que positive"

Cela se fera au cours de son assemblée générale qui se déroulera le samedi 5 mars. On ne doute pas du résultat tant les deux présidents, Henri Gras et Roger Giraud ont mis du coeur à l’ouvrage pour expliquer le bien fondé de cette fusion.

Henri Gras, président du GSBN a une nouvelle fois motivé la salle à propos de la démarche PEFC.  » Depuis 2007 je ne cesse de répéter que la démarche PEFC sera la seule issue pour vendre son bois. Il est incroyable de voir que certains propriétaires forestiers ne veulent pas accéder à cette démarche. Le coût de l’adhésion ne pouvant pas être un frein: il est dérisoire… »

Propos repris par Michel Cochet de la scierie bois du Dauphiné.  » Dans quelques temps nous n’accepterons que du bois labellisé PEFC. Pour l’instant les propriétaires qui ont adhéré à cette démarche sont pas assez nombreux. Ceux qui réfutent PEFC ont tort. En un mot, PEFC ne coûte pas cher et peut rapporter gros »

Xavier Martin directeur du CRPF Rhône-Alpes et Charles Galvin vice président du Conseil général de l’isère ont bien entendu enfoncé davantage le clou PEFC. Le directeur du CRPF allant même plus loin: » adhérer à PEFC, c’est sauver des emplois. »

L’approvisionnement local a été abordé à travers l’exemple de la chaufferie bois d’Allevard. Celle ci très performante chauffe plusieurs structures collectives: mairie, école, gendarmerie, poste…. le souci est que son approvisionnement, 1500 tonnes de bois à ce jour n’est pas majoritairement local.  » Et pourtant on a une très belle carte à jouer sur notre secteur au niveau de bois énergie. C’est regrettable que les propriétaires ne veulent pas jouer le jeu » se plaint Gérard Arnaud ancien conseiller général et membre du GSBN.

Charles Galvin: » on doit se mobiliser autour du bois énergie. Il est inconcevable que notre département qui a des atouts forestiers incontestables à tous les niveaux, n’arrive pas à se mobiliser, s’organiser.  Cela passe en particulier par l’industrialisation de l’aval de la filière. Le conseil général  mène une forte politique d’aide de cette filière. Il continuera à le faire…. »

Il a été noté deux manifestations importantes:

14-17 avril, salon européen du bois à Alpexpo Grenoble.

24-26 juin fête de la forêt de montagne à St Martin d’Uriage.


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Les Villardes à Paris

Ça y est, ils et elles sont à Paris. Quatre éleveurs, de la race Villard de Lans, ont été sélectionnés pour le Salon de l’Agriculture à Paris.
Vercors TV les a rencontré avant la grande aventure afin de nous présenter  leurs Stars.
Une initiative qui met le pays sur l’avant de la scène. Deux épisodes, Sébasten Revol et Lionel Gaillard pour le premier reportage, suivi ensuite par Stéphane Vacher et Claude Gaillard.
vercors

Guy Meauxsoone
0476952425 / 0607793630

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Les pesticides agricoles peuvent contaminer l’intérieur des maisons!

Une nouvelle étude1 scientifique montre que les pesticides agricoles utilisés dans un rayon de 1250 mètres autour d’habitations finissent par contaminer l’intérieur de ces maisons !

L’étude

Une équipe de scientifiques américains conduite par Mary H. Ward, du National Cancer Institute, a cherché à savoir d’où provenaient les résidus de pesticides trouvés dans les moquettes et tapis de résidences. Pour cela ils ont collecté des échantillons de poussières dans les moquettes et tapis de 89 résidences en Californie et ont ensuite analysé les résidus de 7 pesticides très utilisés en agriculture (carbaryl, chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, diazinon, iprodione, phosmet et simazine).

Ils ont ensuite dressé la carte des cultures dans un rayon de 1250 m autour de ces résidences et calculé l’intensité de l’usage de ces pesticides dans un rayon de 500 m et 1250 m autour des résidences étudiées durant 3 périodes de temps différentes avant le prélèvement des poussières : 180
jours, 365 jours et 730 jours. Enfin ils ont cherché les éventuelles relations entre l’usage estimé des pesticides et les concentrations de pesticides dans les moquettes/tapis.

Résultats

En cas d’usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 m autour des habitations durant les 365 jours précédents le prélèvement de poussières, les échantillons présentaient des concentrations de pesticides significativement plus élevées que dans les maisons autour desquelles il n’y avait pas eu d’usage de pesticides agricoles, pour 5 des pesticides étudiés (chlorpyrifos, chlorthal-dimethyl, iprodione, phosmet et simazine). La corrélation la plus forte avec les concentrations de pesticides dans les moquettes était généralement pour un usage de pesticides agricoles dans un rayon de 1250 mètres autour des habitations durant les 730 jours précédents.

L’utilisation domestique ou professionnelle des pesticides par les habitants n’avait dans cette étude qu’un impact mineur sur la variabilité de la concentration des pesticides retrouvés (de 4 à 28% seulement). Les auteurs concluent que l’usage des pesticides agricoles aux alentours de ces résidences est un déterminant significatif pour la présence de ces 5 pesticides dans les moquettes /tapis de ces maisons.

Commentaires

Cette étude montre que l’utilisation de pesticides agricoles, dont certains sont soupçonnés d’être cancérigènes, a un impact sur la contamination des habitations avoisinantes, et donc de l’air que respirent chaque jour leurs habitants, dans un rayon (1250m) bien plus important qu’on ne le pensait auparavant, une précédente étude (2) ayant montré un impact dans un rayon de 750 mètres seulement.

Ces résultats sont très importants. Ils nous montrent qu’il faut absolument conserver l’arrêté du 12 septembre 2006 qui prévoit dans son article 2 que les pesticides « ne peuvent être utilisés en pulvérisation…que si le vent à un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort » (19km/h) afin de limiter leurs dispersion dans le voisinage et la contamination des riverains.

Cet arrêté est en effet contesté par la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits (FNPF), après le récent procès (3) de trois pomiculteurs de la région de Brive accusés d’avoir utilisé des pesticides par vent fort, dont le verdict a été mis en délibéré au 10 mars.
«Il faut à la fois conserver cet arrêté, unique et mince protection contre la contamination par les pesticides agricoles dont disposent les riverains des zones de cultures, et relancer la dynamique du plan Ecophyto 2018 qui prévoit la réduction de 50% des pesticides en 10 ans» déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

«Au lieu de vouloir nier les conséquences environnementales de l’usage immodéré des pesticides, le monde agricole devrait enfin accepter, alors que s’ouvre le Salon de l’Agriculture, que nous sommes face à un vrai problème de santé publique et que nous devons, ensemble, chercher à mettre en oeuvre des formes d’agricultures moins dépendantes des pesticides, afin de respecter au mieux la santé des utilisateurs eux-mêmes, et celles des consommateurs et des riverains.»

1 : Gunier RB, Ward MH, Airola M, Bell EM, Colt J, Nishioka M, et al. 2011. Determinants of Agricultural Pesticide Concentrations in Carpet Dust.
Environ Health Perspect http://ehp03.niehs.nih.gov/article/fetchArticle.action?articleURI=info%3Adoi%2F10.1289%2Fehp.1002532
2 : Ward MH, Lubin, et al. 2006. Proximity to crops and residential exposure to agricultural herbicides in Iowa. Environ Health Perspect 114:893-897.
3 : http://www.romandie.com/infos/news2/110113173751.9blevpnr.asp

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Préservation de la ressource en eau

Afin d’atteindre le bon état écologique des eaux d’ici 2015 fixé par l’Union Européenne et le Grenelle de l’Environnement, le développement de l’agriculture biologique apparaît comme une solution efficace et réaliste pour réduire les pollutions diffuses sur un territoire donné.

En Rhône-Alpes, Corabio (la Coordination Rhône-Alpes de l’Agriculture Biologique) s’est associée à la Chambre régionale d’agriculture, à Coop de France Rhône-Alpes Auvergne et à l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse pour mettre en place une grille d’analyse sur 14 territoires à enjeu, localisés essentiellement le long de la vallée du Rhône.

DES ACTEURS NATIONAUX POUR UN DÉFI AMBITIEUX : LA PRÉSERVATION DE LA RESSOURCE EN EAU

Grâce au soutien et à la participation des Ministères de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) et de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire (MAAPRAT), un groupe de travail s’est constitué en 2008. Il regroupe principalement la Fédération Nationale d’Agriculture des régions de France (la FNAB) et son réseau national de groupements de producteurs biologiques, les six Agences de l’Eau, les Chambres d’agriculture, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB), l’Agence BIO, les associations Terre de Liens et Solagro, avec la participation d’équipes de recherche de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA).

Ces différents partenaires se sont mobilisés pour co-construire une « boîte à outils » à destination des acteurs de l’eau, des conseillers et animateurs de terrain, des maîtres d’ouvrages et financeurs.

UNE GRILLE D’ANALYSE EN RHONE-ALPES

Cette boîte à outil contient entre autre une grille d’analyse permettant soit de détecter les territoires qui sont les plus favorables au développement de l’agriculture biologique, soit de déterminer les leviers permettant de créer des conditions favorables au développement de l’agriculture biologique sur le territoire étudié. En Rhône-Alpes, Corabio s’est associée à la Chambre régionale d’agriculture, à Coop de France Rhône-Alpes Auvergne et à l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse pour mettre en place cette grille d’analyse sur 14 territoires à enjeu, localisés essentiellement le long de la vallée du Rhône.

Ces diagnostics devraient permettre, une fois réalisés, un classement de ces 14 territoires afin d’en choisir quelques-uns pour un passage significatif des surfaces agricoles en agriculture biologique. Ce travail se terminera fin mars et sera présenté à l’ensemble des acteurs le 17 mars prochain à Lyon.

LES ACTEURS NATIONAUX VOUS INVITENT :

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« L’Isère peut et doit être un grand département trufficole »

L‘assemblée générale 2011 du syndicat des trufficulteurs de l’Isère fera t-elle date dans l’histoire de cette association qui compte plus de 110 adhérents? Il est trop tôt pour l’affirmer mais on peut tout de même retenir que plusieurs orientations et décisions ont été prises pour redynamiser cette filière qui mérite largement d’être connue et reconnue.

Cette importante réunion s’est déroulée à Chatelus, commune de 88 habitants située sur les contreforts du Vercors. Son maire Gilles Rey est agriculteur mais également trufficulteur et de fait, membre très actif du syndicat des trufficulteurs de l’Isère. Chatelus qui recense cinq trufficulteurs.

Danielle Pic, présidente du Parc naturel régional du Vercors: » la truffe sur le Vercors peut jouer un rôle important. C’est un produit tout à fait complémentaire des autres produits gastronomiques qui font la fierté de notre Parc. Il faut absolument soutenir les actions menées pour relancer cette culture, comme c’est le cas dans le Trièves. »

Paul Chamarbois, avec la fougue qu’on lui connaît et son légendaire franc parler a mené les débats tambour battant.

On retiendra que la truffe a toute sa place en Isère. Il ne faut pas oublier qu’elle est un acteur essentiel dans la préservation de notre territoire. Elle n’a pas d’équivalent pour remplacer la friche sur de nombreuses parcelles abandonnées et souvent difficiles d’accès.

 » L’Isère peut et doit être un grand département trufficole, encore faut il lui donner les moyens de ses ambitions » a martelé Paul Chamarbois.

En réponse, Christian Nucci, vice président du conseil général de l’Isère a confirmé qu’un demi poste pris en charge par le département est devenu effectif.

Stéphanie Gehin partagera son temps de travail pour mi-temps comme technicienne du CRPF sur la Chartreuse et pour mi temps au service de la filière trufficole de l’Isère. Elle a conscience que le travail ne manque pas et s’est déjà mise au « boulot » pour la plus grande satisfaction du STI.

Le président Chamarbois a proposé toute une série d’activités pour l’année à venir. A commencer par la restructuration du bureau. Il a demandé une plus forte mobilisation des adhérents et il a été, semble t-il entendu.

Parmi les autres pistes à retenir on mentionnera un effort important vis à vis de la communication, de la promotion de la truffe de l’Isère  » qui a tout pour plaire ». A ce propos, la volonté de relancer la fête de la truffe est forte. Une truffe qui serait associée à d’autres fleurons de notre gastronomie départementale: noix, fromages…. Le chantier est ouvert.

Bien entendu les séances de formation, voyages et toutes autres activités, actions seront maintenus et même renforcés.

Paul Chamarbois et danielle Pic: une seule ambition, que la truffe de l'isère devienne un produit connu et reconnu sur notre département

Paul Chamarbois et danielle Pic: une seule ambition, que la truffe de l'Isère devienne un produit connu et reconnu sur notre département

« La truffe de l’Isère a tout pour plaire et réussir à poursuivre son implantation sur notre département!

Liens et sites à consulter:

- syndicat des trufficulteurs de l’Isère

- truffes en Rhône-Alpes

- truffes en Grésivaudan

sillon38.com

sillon38.com poursuivra à relater les diverses activités du syndicat des trufficulteurs de l’Isère. Il en sera de même au niveau régional en partenariat avec la fédération Rhône-alpes des trufficulteurs.





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