Archive | 01 mars 2011

Prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA)

Catégorie PAC, élevageCommentaires fermés

Quel élevage pour demain ?

Alors que la demande alimentaire est croissante et que le changement climatique menace la production des denrées, les politiques mises en place à l’heure actuelle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) vont s’avérer insuffisantes. C’est pourquoi l’Inra, en association avec 25 partenaires lance aujourd’hui le projet européen AnimalChange (AN Integration of Mitigation and Adaptation options for sustainable Livestock production under climate CHANGE).

Ce projet a été pensé pour fournir, pour la première fois, une vision prospective et intérative des futurs du secteur de l’élevage, en tenant compte du changement climatique. Il proposera notamment des systèmes de développement durable de l’élevage en Europe, Afrique du nord et sub-saharienne et en Amérique latine. Cette annonce intervient au moment où se déroule la seconde conférence plénière des représentants des Etats membres.de la « Global Research Alliance on Agricultural Greenhouse gases » (GRA)(1). AnimalChange sera lancé officiellement le 22 mars 2011 lors d’un séminaire réunissant les participants près de Nice.


La demande alimentaire va croître d’environ 70% d’ici à 2050 selon les projections de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Les produits animaux sont particulièrement concernés par cette augmentation, en raison notamment de l’augmentation de la population dans les pays en développement, mais aussi des habitudes alimentaires. Ainsi la production de viande pourrait doubler (229 millions de tonnes dans les années 2000 contre 470 millions en 2050) et celle du lait passer de 580 à 1043 millions de tonnes.

Parallèlement, le changement climatique pourrait affecter la production et la sécurité alimentaires (conditions climatiques extrêmes plus fréquentes, prolifération de pathogènes émergents, développement de nouvelles maladies). Etant donné que l’augmentation de la production de viande aura surtout lieu dans des pays en développement (pays africains par exemple) ou à économie de transition (comme le Brésil), il sera nécessaire de mettre en place des stratégies pour réduire les émissions de GES sans provoquer des dommages sur le plan économique, social et environnemental.

L’élevage est responsable actuellement de 37% des émissions de méthane, de 65% des émissions de dioxyde d’azote et de 9% des émissions de dioxyde de carbone. Mieux comprendre la manière dont les politiques publiques mises en œuvre sur l’énergie, le climat ou l’agriculture, peuvent affecter les liens entre climat et élevage devient donc urgent.
L’ambition du projet Animal Change est de déterminer, en fonction de paramètres climatiques, économiques, énergétiques et liés à l’agriculture, les caractéristiques des systèmes d’élevage du futur. Concrètement, les partenaires d’AnimalChange développeront une série de scénarios, de modèles biophysiques et socio-économiques, qu’ils associeront à l’expérimentation. Ils pourront ainsi explorer des scénarii futurs pour le secteur de l’élevage ainsi que pour l’évolution du CO2 atmosphérique.

Différents volets vont donc être étudiés

  • la réduction des incertitudes sur les émissions de GES par les systèmes d’élevage, en intégrant notamment les données sur la séquestration du carbone dans le sol
  • l’évaluation des impacts du changement climatique sur les systèmes d’élevage (y compris les prairies)
  • l’intégration de la variabilité du climat lors de cette évaluation des impacts, ainsi que la prise en compte des capacités d’adaptation des systèmes d’élevage
  • le développement de technologies de pointe pour l’adaptation au changement climatique et l’atténuation des impacts de celui-ci sur l’élevage des ruminants et monogastriques
  • l’évaluation des coûts potentiels, sociétaux et pour le secteur de l’élevage en Europe et dans certaines régions d’Afrique et d’Amérique latine
  • l’évaluation de la vulnérabilité au changement climatique de la production animale et des émissions de GES associées
  • un soutien direct pour la mise en place de politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique pour le secteur de l’élevage.


Les partenaires d’AnimalChange informeront par la suite les politiques publiques de développement et proposeront des actions de coopération avec les petits éleveurs des pays en voie de développement sélectionnés.

AnimalChange réunit 25 partenaires publics et privés issus de 12 pays européens, du Sénégal, de Turquie, d’Afrique du Sud, du Brésil, du Kenya et de Nouvelle-Zélande.
Son budget global est de 12,8 millions d’euros dont 9 millions sont financés par la Commission Européenne dans le cadre du 7ème PCRD sur une durée de 4 ans (2011-2015).

1Cette conférence plénière a lieu en France du 28 février au 4 mars 2011. L’objectif de la GRA est de contribuer à l’amélioration de la productivité de l’agriculture tout en réduisant les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES).

Catégorie élevageCommentaires fermés

Protocole d’accord entre les Chambres d’agriculture, RTE et ERDF

Guy Vasseur, Président des Chambres d’agriculture, Dominique Maillard, Président du Directoire de RTE et Gilles Galléan, Directeur technique d’ERDF ont signé  un protocole d’accord pour renforcer leur coopération. Cet accord consolide la relation, au niveau local, entre le monde agricole, le réseau de transport d’électricité de RTE et le réseau de distribution d’ERDF.

Cette relation porte notamment sur le suivi de l’indemnisation des exploitants agricoles au titre de l’installation d’infrastructures électriques sur leurs terres.
Avec ce protocole d’accord, les Chambres d’agriculture, RTE et ERDF instituent des Commissions Locales Paritaires par région ou par département, au plus proche de la réalité agricole des territoires. Missionnées par la Commission Nationale Paritaire, les Commissions Locales Paritaires réuniront notamment un représentant de chacun des 3 signataires de
l’accord, et auront pour mission de suivre les sujets d’intérêt mutuel au plus près des préoccupations du terrain : indemnisation des dommages liés aux travaux, suivi de conventions spécifiques liées à un projet, problèmes de sécurité électrique notamment dans les élevages…
Ces Commissions se réuniront autant que de besoin et, au minimum une fois par an. Elles rendront compte de l’avancement de leurs travaux à la Commission Nationale Paritaire qui réunit la profession agricole, RTE et ERDF, afin de suivre l’application des différents protocoles relatifs au passage des lignes électriques sur des exploitations agricoles.
En instaurant ces Commissions Locales Paritaires, les Chambres d’agriculture, RTE et ERDF consolideront encore les liens initiés depuis plus de 40 ans, avec la signature de la première convention nationale.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Un terrain d’accueil pour le gibier…

Nous vous avions fait part sur sillon38 d’une initiative de l’ACCA de Beaucroissant qui consistait à valoriser les parcelles situées sous les lignes de très haute tension.

Pour relire cet article  mis en ligne sur sillon38.com le 30 septembre 2009? cliquer sur: Chasse: ensemencer les parcelles situées sous les lignes THT

Depuis ce projet a bien avancé et on peut même dire qu’il a avancé dans le bon sens.

Il est bon de rappelé que l’ACCA de Beaucroissant souhaiter utiliser les parcelles situées sous les lignes de haute tension comme lieu de vie, de refuge pour le gibier. Celui ci pouvant trouver nourriture, nicher sans être perturbé. Il sera en effet interdit de chasser sur la parcelle bien évidemment mais également aux abords de celle ci. Le gros avantage de ce projet étant le développement du gibier sauvage qui remplacera les lâchers.

Pour ce, suite à un contrat signé entre le Réseau de Transport d’Electricité, la fédération départementale de la Chasse et l’ACCA locale les travaux ont pu se faire. Il s’agissait de nettoyer une parcelle de 1 hectare environ située sous les lignes de haute tension. Une parcelle envahie par des bois. Sur notre photo on voit la parcelle nettoyée. Sur l’article du 30 septembre 2009 vous verrez l’état ou était cette même parcelle.

 » Il a donc fallu défricher et labourer en profondeur afin d’enlever un maximum de racines, pas une mince affaire » affirme Christophe Fayolle président de l’ACCA de Beaucroissant qui rajoute:  » il a fallu faire face à un autre écueil, celui de convaincre les différents propriétaires du bien fondé de cette opération. L’argument fort étant  que par notre action leurs terres inexploitables sont revalorisées. »

Une culture dense, épaisse, de plusieurs essences va être semée. Celle ci va attirer du gibier comme le faisan, la perdrix, le lièvre… L’avantage d’une telle culture est qu’elle constitue un obstacle pour le renard.

Une telle opération se chiffre à 4000 euros. Elle a été prise en charge à 80% par la fédération départementale de la chasse. Bien entendu RTE, la commune de Beaucroissant ont participé ou participeront activement à cette opération qui est selon Christophe Fayolle  » la seule en Isère et sans doute la première en Rhône-Alpes ».

La commune va assurer par exemple l’entretien des pourtours de la parcelle ensemencée. Celle ci étant entretenue par les chasseurs locaux eux-mêmes. Le plus gros travaille étant d’éviter la repousse des arbres.

Christophe Fayolle est persuadé que cette opération sera une réussite et espère qu’ »elle fera boule de neige. » Il y a tellement de terrains sous les lignes de haute tensions qui pourraient être exploités de la sorte!



Catégorie A la une, chasse, environnementCommentaires fermés

« Pour le libre choix de prophylaxie »

Un éleveur convoqué au Tribunal pour avoir refusé la vaccination FCO, le collectif FCO Isère se mobilise afin de soutenir cet éleveur.

Voici la teneur du communiqué »

Arrivée par le Nord de l’Europe dès fin 2007, la Fièvre Catarrhale Ovine est une maladie non contagieuse pour l’homme qui touche les ruminants. Elle se transmet par un moucheron autochtone. La plupart des animaux d’élevage s’immunisent naturellement et rapidement contre cette maladie.
Pourtant, en décembre 2008, un vaccin a été rendu obligatoire (même en élevage biologique) pour les vaches et moutons. Cette campagne s’est décidée dans la précipitation, sans recul sur les effets des vaccins sur les animaux, et sans réflexion à long terme sur la progression et la généralisation de cette maladie sur notre territoire. Les polémiques récentes en santé humaine (vaccination de la grippe H1N1, Médiator, etc) trouvent d’ailleurs un écho étonnant en santé animale, puisque cette vaccination contre la FCO aurait couté environ 100 millions d’euros par an.

Ainsi, nous éleveurs, avons refusé la vaccination faisant le constat par ailleurs que :
- la FCO n’est ni contagieuse, ni transmissible à l’homme ;
- l’éradication de la FCO est illusoire, puisque la faune sauvage est un réservoir infini de virus ;
- les vaccins FCO empêchent l’apparition d’une immunité naturelle et rendent nos troupeaux
dépendants d’une vaccination annuelle.
- le vaccin reste un produit chimique qui se retrouve dans les produits animaux.
Beaucoup d’éleveurs ayant vacciné se sont posés des questions suite à des pertes de productions (morts d’animaux, baisse de la fertilité, …). Et beaucoup d’éleveurs en sont arrivés au constat que la vaccination n’était pas la bonne réponse pour cette maladie.


Aujourd’hui, l’Etat a rendu facultative cette vaccination mais continue de poursuivre les refuseurs à la vaccination FCO de 2009. Ainsi, un éleveur du collectif FCO Isère est convoqué le 2 mars prochain à 9h au Tribunal de Proximité de Grenoble. Nous devrons être nombreux pour le soutenir.


Ce procès doit mettre en lumière un acte de désobéissance civile face à l’Etat. Avec le travail du collectif FCO Isère, soutenu par la Confédération Paysanne de l’Isère et l’Adabio, nous dénoncerons le camouflé de cette obligation vaccinale de 2008 à 2010.
Ce procès vient s’ajouter à tant d’autres à travers la France, où les éleveurs ont obtenu gain de cause.
Nous attendons donc la reconnaissance de l’engagement responsable des éleveurs face à un Etat soumis aux lobbys pharmaceutiques et aux logiques agro-industrielles, méprisant le savoir-faire des éleveurs quant à leurs aptitudes à soigner leurs troupeaux dans le respect de la santé animale et humaine.

Catégorie ovins, élevageCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

mars 2011
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+