AG des sylviculteurs de Chartreuse

AG des sylviculteurs de Chartreuse

C’est sous la présidence d’un Pierre Basso, totalement revigoré après ses ennuis personnels de 2010, que s’est déroulée l’assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Chartreuse Isère. Une réunion menée tambours battants tant les sujets abordés ont été nombreux et intéressants.

Bien entendu Pierre Basso dans son rapport moral a longuement insisté sur les avantages de la certification PEFC.  » Hélas il est difficile de convaincre les propriétaires à adhérer à cette certification, du moins pour l’instant. « Je le regrette vivement. » Il a également abordé les opérations de vente groupée. Une vient de se dérouler » parfaitement » en Savoie. Il pense que ce concept doit se développer sur le territoire de Chartreuse isèroise.

Il s’est bien entendu félicité de la prise de fonction de Stéphanie Gehin, technicienne forêt. Elle partagera son temps de travail entre la forêt de Chartreuse la trufficulture isèroise. Deux activités très complémentaires.

formation: programme chargé

Celle ci a présenté le programme de formation mis en place pour 2011. On peut dire qu’il est chargé:

- étude des diverses aides dédiées à la forêt ( avril)

- initiation au martelage ( juin)

- possibilité d’organisation d’un voyage dans les Landes ( date à définir)

- formation à la fiscalité ( octobre)

- formation à la trufficulture en piémonts-Chartreuse ( début d’hiver)

- initiation à l’utilisation du GPS ( début 2012).

Comme on le voit, le programme de formation, qui n’est pas figé est bien chargé et complètera à merveille les activités liées à la forêt de Chartreuse.

Pour en savoir plus sur stock de bois de Chartreuse sec et raboté: 04 79 44 03 83
Pour en savoir plus sur stock de bois de Chartreuse sec et raboté: 04 79 44 03 83

Fabien Bourhis, du parc naturel régional de Chartreuse après avoir indiqué qu’une entente parfaite existait entre le parc et les acteurs de la forêt a présenté l’opération » stock de bois de Chartreuse sec et raboté ». Quatre scieurs du massif se sont réunis afin de proposer à la vente des bois issus de Chartreuse secs et rabotés.  » Cette initiative originale permet de valoriser le bois local à travers des circuits courts. »

Afin de mieux mettre en avant la valorisation des bois de Chartreuse, il a présenté une étude qui démontre que ceux ci sont d’excellente qualité: 80% sont classés au dessus de C24.

Autre exemple, une étude réalisée par l’association des communes forestières, concernant le bilan carbone montre qu’un bois local utilisé localement c’est: 17 kge co2/m3 alors que lorsqu’il vient de Finlande c’est: 65 kge co2/m3.

Avoir le réflexe bois

Le résultat de cette étude doit permettre de sensibiliser l’ensemble des acteurs de la filière bois, consommateurs compris à utiliser le bois dans les constructions. On pense en particulier aux agriculteurs, entrepreneurs… Il faut vraiment avoir le réflexe bois.

AOC: on avance

Un point a été fait sur la démarche AOC. Elle avance, pas assez vite pour certains mais une démarche AOC peut prendre 10 à 15 ans avant d’aboutir. Celle de l’AOC bois de Chartreuse en est à sa cinquième année et toutes les étapes franchies jusqu’à présent l’ont été avec succès.

Bien entendu, certains sylviculteurs se posent la question de l’utilité d’une démarche PEFC, AOC.

Xavier Martin directeur du CRPF a apporté une première réponse. Dans les distinctions, il y a plusieurs niveaux. Le plus haut étant la légion d’honneur. Pour un produit, obtenir l’AOC, c’est obtenir la légion d’honneur. A propos de la certification des bois: » nul ne peut vous garantir de les vendre plus cher mais on peut vous certifier que vous les vendrez, qu’ils ne resteront pas en bord de route. »

Il a à nouveau rappelé qu’il faut que la filière s’industrialise « afin de pouvoir répondre à la demande et mieux valoriser nos bois locaux » et il s’est montré satisfait que la filière s’organise pour travailler unie.  » L’exemple du CIBC en Chartreuse, de France Bois Forêt au niveau national avec déclinaison régionale sont de formidables atouts. »

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Il faut mettre tout en oeuvre pour valoriser notre bois local

Henri Gras président de l’Union des groupement pour le développement forestier en Isère ( UGDFI) a lui également insisté sur la nécessité de la certification PEFC.  » On va même plus loin puisqu’on parle aujourd’hui de traçabilité, comme pour la viande bovine. »

« Le nucléaire a montré ses limites »

François Brottes, député et très impliqué au niveau de la forêt est bien entendu revenu sur l »info ONF » . « Il faut certainement faire évoluer cet organisme mais il ne doit pas  disparaître. Si c’était le cas, on mettrait un grand nombre de communes dans la « panade »".

L’assemblée générale se déroulant pendant que la terre tremblait au Japon, le député a fait la conclusion suivante:  » à travers cette catastrophe on découvre les limites du tout nucléaire.

Les solution alternatives comme le photovoltaïque et l’éolien ont montré leurs limites. Restent  la biomasse, l’énergie issue du bois, elles vont retrouver, c’est certain toutes leurs lettre de noblesse. Soyons prêts à relever ce formidable défi! »

Cet article a été écrit par:

Gilbert - qui a écrit 8604 articles sur Sillon 38 – Le journal du monde rural – (38) Isère.


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