Archive | 15 avril 2011

Désespoir ultime: Deux agricultrices en grève de la faim !

Sharka

Deux arboricultrices qui possèdent des arbres touchés par le virus de la sharka ont été contraintes d’arracher toute leur production. Les piètres indemnisations prévues à cet effet provoquent aujourd’hui la liquidation judiciaire de leurs exploitations !

Face à un tel désarroi, ces deux arboricultrices du Gard ont entamé une grève de la faim le 4 avril dernier.

Brigitte Bois et Catherine Larouzière ont installé deux tentes de camping au bord d’un canal entre Bellegarde et Nîmes.

Par courrier, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire s’est dit « préoccupé » par leur situation en les enjoignant de mettre un terme à leur mouvement qui les « met en danger ».

Catégorie arboricultureCommentaires fermés

Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie

La création du comité parlementaire de suivi du risque ambroisie est effective. Il est mené par trois députés: Jacques Remiller et Alain Moyne-Bressand de l’Isère ainsi que Jean-Marc Roubaud du Gard. Ils présentent ce comité de suivi comme un « trait d’union » avec les pouvoirs publics.

ambroisie

Leur message est clair : l’ambroisie est en plein développement en France et en Europe, ce qui représente un risque pour la santé publique. Il faut donc l’éliminer.

L’ambroisie est une plante invasive originaire d’Amérique du Nord, qui progresse dans différentes régions. Si le quart sud-est de la France est le plus touché,en particulier la vallée du Rhône, d’autres régions comme le Poitou-Charentes, les Pays de Loire, le Centre ou encore la Bourgogne commencent à être infestés. Les spécialistes s’accordent à dire que la plante, au pollen fortement allergisant, a désormais envahi une zone allant de Bordeaux à Bucarest.

Dans les zones polluées, c’est plus de 20 % de la population qui est malade de l’ambroisie.

Catégorie natureCommentaires fermés

MFR: ouvrons les yeux sur notre territoire

L’assemblée générale de l’Union Nationale des Maisons Familiales Rurales s’est déroulée durant trois jours à Lyon. Le fil rouge de cette importante rencontre pour les MFR étant : ouvrons les yeux sur notre territoire. L’ensemble des débats, interventions, conférences, ateliers qui étaient au programme ont permis aux 2500 participants de réfléchir sur l’avenir de notre territoire et de voir comment les MFR peuvent poursuivre leurs démarches dans ce sens.

De nombreux temps forts ont donc alimenté cette rencontre. Parmi ceux ci on retiendra les espaces d’échanges ainsi que les ateliers qui ont dominé l’ensemble de la deuxième journée de cette assemblée générale.

Au niveau des espaces d’échanges, les participants ont réfléchi à la question: quels sont les métiers à vivre dans les territoires. Parmi ceux ci: l’aide à domicile, les métiers du cheval, du secteur de l’agroéquipement, de l’automobile, de l’informatique, des circuits courts en agriculture, le commerce de proximité… mais aussi les métiers saisonniers, ceux liés aux espaces naturels, à la forêt apparaissent de plus en plus d’actualité.

Huit ateliers intitulés: initiatives locales, territoires et MFR ont également permis de mieux comprendre comment les Maisons familiales rurales pouvaient, en étant à l’écoute du territoire répondre à la demande, diversifiée certes, de ses acteurs.

salle

L’un de ces ateliers, entrant dans le cadre du thème « territoires, espaces et compétences » a pris le Sud Isère et sa forêt pour exemple. Il s’agissait de voir comment valoriser une filière bois locale et maintenir de l’emploi en zone de montagne.

Patrick Chion, président de l’Association forestière Trièves-Beaumont -Matheysine a présenté cette région qui ne manque pas d’atouts: « Alpes Sud Isère est un territoire composé de 8 cantons, 109 communes et 65 000 habitants environ. Les activités des hommes se sont organisées autour d’un environnement naturel diversifié.chion
On y trouve des espaces :
- de terres agricoles, de forêts et d’alpages
- de vallées et de plaines qui ont permis l’implantation d’industries organisées autour de l’hydroélectricité en reconversion économique
- de moyenne et haute montagne centrés essentiellement autour d’une activité touristique.

La forêt joue également un rôle important sur ce territoire. Une forêt de qualité qui ne demande qu’à être exploitée de façon durable. Ses acteurs ne manquent pas d’énergie, d’esprit d’initiative. La construction d’une plateforme bois à St Michel les Portes en est l’exemple type. La mise en place du Label bois des Alpes en est un autre. »

Patrick Chion a bien entendu évoqué la certification PEFC qui sera un passage obligé pour vendre les bois et qui assure la gestion durable des forêts. Il s’est bien sûr félicité des bonnes relations qui existent avec la MFR de Vif.  » Nous manquons de bûcherons, d’entreprises de travaux forestiers… La direction de la MFR, mais également les élus locaux, dont le conseiller général Charles Galvin, en charge de la forêt, nous ont écouté et ensemble nous avons étudié la possibilité de créer un groupement d’employeurs. »

Pour Dominique Chartier, directeur de la MFR de Vif, le groupement d’employeurs « est une solution idéale car il répond aux chartierpréoccupations des entreprises et des salariés. Ces derniers peuvent, grâce à ce groupement d’employeurs n’avoir qu’une fiche de salaire, travailler toute l’année sur divers postes en fonction de leurs compétences.

En un mot, un groupement d’employeurs peut permettre de créer des emplois stables, locaux pour des postes habituellement précaires. »

Il a également souligné que dans certaines zones comme le Sud Isère, le « diplôme » ne correspond pas obligatoirement à la demande des employeurs. Ceux ci ont besoin parfois de personnel ayant une certaine pratique, polyvalence.

C’est ce qu’a expliqué Florence Pathier, formatrice à la MFR de Vif. Certains jeunes diplômés ont par passion, par goût acquis des connaissances dans d’autres domaines que ceux résultants de leurs études. A nous de les découvrir et de les mettre en avant afin que les jeunes trouvent plus facilement du travail et que les employeurs embauchent des salariés correspondant à leurs attentes…. »

Il s’agit de valoriser les compétences des jeunes.

Alain Merlin, directeur de la fédération départementale des maisons familiales et rurales de l’Isère a abondé dans ce sens:  » De plus en plus, dans certaines zones, on travaillera à la demande. En montagne par exemple on aura un emploi, l’hiver, dans le tourisme et l’été dans des métiers liés à la forêt, ou autres…  Nous savons que nous avons un grand rôle à jouer. Des contacts ont été pris, avec l’AFRAT d’Autrans pour étudier comment harmoniser cette nouvelle donne. »

Un défi que les MFR sont prêtes à relever.

Sur l'espace de présentation des produits de la région rhône-Alpes, l'Isère est bien représentée.

Sur l'espace de présentation des produits de la région Rhône-Alpes, l'Isère bien représentée.

Voici l'oeuvre de Chapeau Cornu...

Voici l'oeuvre de Chapeau Cornu...

...Et celle de Mozas

...Et celle de Mozas

La MFR de Vif organise une opération compostage

La MFR de Vif organise une opération compostage



Catégorie Forêt Alpes Sud Isère, enseignement-formationCommentaires fermés

Le loup des vosges?

biassu24 brebis ont été retrouvées égorgées dans les Vosges. Le loup ferait-il son grand retour dans ce massif d’ou il avait disparu depuis 80 ans? La question reste posée.

C’est près du village de Ventron que se déroulent ces carnages. Ventron étant un village de 1000 habitants situé en plein coeur du massif  Vosgien et aux portes de l’Alsace. Pour l’instant, les autorités préfèrent admettre la thèse d’un ou de plusieurs prédateurs canins.

On sait déjà que L’office national de la Chasse et de la Faune Sauvage a exclut l’hypothèse du lynx.

Depuis le 7 avril on dénombre 24 brebis tuées par morsure à la gorge, une dizaine  blessées et plus de vingt ont disparu, terrorisées par le prédateur nocturne, ceci en plusieurs attaques. Trois éleveurs sont concernés.

Affaire à suivre!

Catégorie loupCommentaires fermés

Quelle politique forestière mettre en place?

Les propriétaires forestiers sont soumis à une demande sociétale forte, alors que le prix des bois ne rémunère ni le matériau, ni ces fonctions plus larges. Contribution à une réflexion sur la politique forestière de Gérard Arnaud, ancien conseiller général en charge de la forêt et actuellement vice-président de l’Union des Groupements de Développement Forestier en Isère.

« Multifonctionnalité ou Arlésienne ? Les attentes du public à l’égard de la forêt sont de nature diverse, sans doute croissantes, mais très souvent informulées. Pourtant à entendre les professionnels et les propriétaires, la pression serait bien réelle notamment à proximité des accès par moyens de transport motorisés.

Deux constats: confrontés à ce fait de société accentué et dans le même temps, à une demande ni exprimée, ni reconnue par les pouvoirs publics, les propriétaires gestionnaires forestiers se trouvent dépourvus. Même les plus motivés d’entre eux ne peuvent présenter aucune offre contractuelle, ni aux associations (à l’exception des chasseurs) ni aux pouvoirs publics, heureux pour la plupart de faire l’autruche.

Le lien culturel ancestral de la société rurale qui réunissait la forêt et la population locale est aujourd’hui distendu, voire inexistant. Eu égard à ce double constat, le fondement politique de la charte forestière départementale, mettant en avant la notion de patrimoine commun est apparue comme une invention technocratique.

arnaudNous continuons de penser que cette porte d’entrée était bonne parce qu’elle était sûrement la seule à ouvrir sur un paysage panoramique de l’ensemble du fait forestier. En attendant un contrat patrimonial de territoire (peut-être n’est-il pas trop tard ? ) il faut proposer, donner matière à discussion, quitte à déranger.

Qu’entend-on par fonctions non marchandes ? Le service rendu à l’eau, à l’air, la rétention des sols, l’habitat de la faune et le loisir des chasseurs, le service paysager, le bénéfice social, la cueillette, la dimension culturelle (rêve et imaginaire) … Il est nécessaire de reconnaître dans un accord, ces fonctions actuellement non marchandes, d’en chiffrer leurs valeurs sociétales y compris en termes financiers, et d’en porter les conclusions auprès des élus.

Le but recherché ne doit pas être de bâtir un nouveau machin. Nous sommes déjà  servis, mais à partir d’outils existants, d’engager une négociation visant la reconnaissance des services rendus. Vu sous cet angle, qui pourrait soutenir l’idée qu’un patrimoine privé mais commun, si vertueux par ses apports, n’aurait aucune valeur ?

Un pilotage par la dépense

La contradiction entre la ressource fondamentale de bois et le déficit économico-socio-écologique est choquante. En l’état actuel des choses, force est de reconnaître une originalité : en matière de gestion forestière, le pilotage se fait par la dépense et non par la recette, trop hypothétique.

Les aléas naturels prégnants, qui seront peut-être exacerbés dans les prochaines décennies par les changements de climat, demeureront une donnée forte et inévitable. Du point de vue des techniques en forêt, de ses situations foncières, de l’organisation du travail et de ses conditions souvent difficiles en montagne, les points de blocage importants ou les handicaps sont identifiés. Ne soyons pas redondants. Pourtant les solutions esquissées n’ont pas de prise forte sur le réel de la filière. Ceci parce que cette question est complexe: elle est en partie sociale et même culturelle.

Gardons-nous des réponses simplistes, comme des réponses alambiquées. A ce sujet, l’empilage des études sans lendemain a beaucoup contribué à rendre l’avenir illisible. Cela ne nous empêche pas d’avoir unearnaud 2 conviction forte : c’est en partant de l’aval que nous aurons les meilleures chances de cerner la question et de porter des solutions solides. Deux axes principaux doivent guider notre réflexion : – structurer l’offre de bois en général (bois énergie vu à part) au niveau de la vallée ; – donner du prix (dans un double sens) au bois en lui apportant la meilleure valeur ajoutée, en recherchant où celle-ci sera la plus rémunératrice. Il faut se préparer ensuite à tirer les conséquences de ces deux axes.

D’une part, organiser l’offre de bois exige de gérer de façon performante la qualité (PEFC au départ, tri sur aire de stockage, déterminer la valeur intrinsèque (Triomatic), veiller à l’identification et à la traçabilité…) du produit mis à la vente; d’autre part, lui donner du prix (produit noble et valeur pécuniaire) grâce à une utilisation optimum. Constatons pour illustrer notre propos ce paradoxe duquel nous sommes complices: les bois en grumes ont perdu 40% de leur valeur en 30 ans et dans la majorité des cas, 45% de leur volume sont transformés en… déchets !

Gérard ARNAUD vice-président de l’ UGDFI

L’union des Groupements pour le développement forestier en Isère est l’instance qui apporte son aide, à tous niveaux, aux propriétaires forestiers de notre département. A ce jour, l’UGDFI compte plus de 1500 Adhérents. Pour contacter l’un des huit groupements locaux…

Association des Producteurs et Utilisateurs de Bois en Valdaine

Paul PIOTIN
Le Vernay
38690 OYEU

Tel : 04-76-55-65-36

F : 04-76-55-62-28

cloture-piotin@wanadoo.fr

Association Forêts Trièves Beaumont Matheysine

Patrick CHION

Le Mas
38650 St GUILLAUME

Tel: 04-76-34-16-89

Patrick.chion@aftbm.org

Association pour le développement des Bonnevaux-Chambarans

Paul ROSTAING
Les Guillauds –38440 Savas Mepin

Tel: 04-74-58-64-93

Groupement des sylviculteurs de Belledonne Nord

Henri GRAS
Les Près Communaux 38190 LES ADRETS

Tel: 04-76-71-17-96

Groupement des sylviculteurs de Belledonne Sud

Roger GIRAUD

38190 LA COMBE DE LANCEY

Tel: 04-76-71-54-50

Groupement des Sylviculteurs du Vercors 4 Montagnes

Daniel BONNET
6, grande rue – 38120 Le FONTANIL CORNILLON

Tel: 04-76-75-68-31

daniel.bonnet38@orange.fr

Groupement des Sylviculteurs de Chartreuse

Pierre Basso

Tel: 09 63 63 82 55

pierre.basso-de-marco@orange.fr

Association VALFOR

Bertrand de GERMINY – 46 rue de la Charité – 69002 LYON

Tel: Dom : 04-78-42-01-35
Camp:04-74-80-16-11

Pour contacter le Groupement départemental:

UGDFI:

40 avenue Marcellin Berthelot

BP 2608-  38036 Grenoble cedex 2

fête foret


Catégorie UGDFI, forêtCommentaires fermés


Catégories

Archives

Agenda

avril 2011
L Ma Me J V S D
« mar   mai »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+