Archive | 12 mai 2011

Fête de la forêt de montagne: journée professionnelle

image001La 12ème Fête de la Forêt de Montagne se déroulera cette année à St-Martin-d’Uriage, du 24 au 26 juin 2011.

Cette manifestation a pour objectif de mettre en avant les spécificités liées à la gestion de la forêt de montagne et d’évoquer les contraintes que rencontrent les propriétaires privés et publics ainsi que leurs gestionnaires ou conseillers.

À cette occasion, nous avons souhaité mettre en place une journée professionnelle à laquelle nous vous invitons à venir participer le :

Vendredi 24 juin 2011

1ère session de formation : de 10h00 à 12h00

2ème session de formation : de 15h30 à 17h30

Champ du sonnant à l’entrée d’Uriage sous le château

Au programme, deux sessions de formations afin de comprendre et d’échanger autour des thématiques suivantes :

- La desserte forestière : présentation sur site des étapes indispensables à un projet de desserte ainsi que de son adaptation au milieu aquatique.

- Le débardage : présentation et démonstrations de deux techniques complémentaires : le tracteur et le cheval. Leurs utilisations et techniques, ainsi que leurs innovations.

- La 1ère transformation : présentation et démonstration de sciage mobile et de broyage de bois. Les possibilités des outils et leurs différents lieux d’utilisation.

Ces sessions de formation seront pour tous l’occasion d’appréhender différentes problématiques forestières de manière concrète et en présence de professionnels (CRPF, ONF, ONEMA, Coforêt, débardeurs…).

Pour le bon déroulement de cette journée, retourner le coupon réponse ci-dessous, avant le 10 juin prochain.

Pour les organisateurs, le Président du Groupement

COUPON-REPONSE A RETOURNER AVANT LE 10 JUIN 2011

Par courrier à COFOR38 – 1, Place Pasteur – 38000 Grenoble ou tél/fax au 04-76-17-22-65

Nom :………………………………………………………………………………………………     Prénom :………………………………………………………………………

Structure/commune :…………………………………………………………………            Téléphone :…………………………………………………………………

Participera à la journée professionnelle :

Session de formation du vendredi 24 juin 2011 MATIN (10h00)

Session de formation du vendredi 24 juin 2011 APRES-MIDI (15h30)

Sera accompagné(e) de M(me) ……………………………………………

ffm

Catégorie - filière bois, forêtCommentaires fermés

Comité sécheresse: mesures d’urgence

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, a présidé la première réunion du Comité de suivi de la sécheresse agricole de l’année 2011 et annoncé des premières mesures.

Pour découvrir ces mesures:

Cliquer sur la photo

sechere

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Marché de la forêt en 2010

Le marché de la forêt a renoué en 2010 avec le dynamisme des années antérieures, la stabilisation des prix de transactions constatée en 2009, se confirme par ailleurs en 2010.
Les surfaces échangées progressent de 9 %, le nombre de transactions et la valeur du marché augmentent respectivement de 4 % et 11 %. Le prix du bois, après une forte dépréciation en 2009, retrouve pratiquement son niveau de 2008. Tels sont les constats que révèle l’étude réalisée par la Fédération Nationale des Safer et Terres d’Europe-Scafr, conjointement avec la Société Forestière.
« Sur la base de l’analyse du marché mondial du bois (présentée par Pierre-Marie Desclos, expert international des marchés des produits forestiers), nous sommes d’autant plus confiants dans la reprise du marché forestier », a commenté Laurent Piermont, Président directeur général de la Société Forestière.
André Barbaroux, directeur général de la Fédération Nationale des Safer précise : « Les Safer, qui restructurent le parcellaire forestier en intervenant notamment sur 5 % des ventes de forêts, entendent bien poursuivre leurs efforts, en collaboration avec les syndicats de propriétaires, les professionnels de la filière forestière et les collectivités locales ».

Un net rebond des transactions, en surface, en nombre et en valeur

Après avoir connu une contraction de 21 % en 2009, les surfaces échangées en 2010 atteignent 101 600 ha, soit une progression de 9 %, concentrée en grande partie sur le deuxième semestre.
Les transactions, au nombre de 13 600, augmentent également de 4 %, à l’instar de la valeur du marché qui
progresse de 11 %, atteignant 960 millions d’euros.
Parallèlement, la stabilisation du prix moyen des forêts se confirme, l’indice biennal progressant de 0,4 % en
euros courants en 2009-2010 contre 0,9 % en 2008-2009.

Une progression plus marquée pour les grands massifs et les biens bâtis

Les transactions concernant les biens de plus de 50 ha, particulièrement touchées par la contraction du marché
en 2009, connaissent une reprise plus vive, avec une progression de 13 %, contre seulement 7 % pour les lots
de moins de 50 ha.
De même, le nombre de transactions sur des biens bâtis augmente de 15 % et les surfaces de 18 %, alors que
l’on enregistre seulement 2 % de transactions supplémentaires sur les biens non bâtis, pour une surface en
hausse de 7 %.

Les personnes morales restent les premiers acquéreurs

Les données 2010 viennent conforter la tendance déjà observée en 2009 : les personnes morales – dont les
groupements forestiers – prennent le pas sur les personnes physiques non agricoles en termes de surfaces
acquises. Elles sont par ailleurs les premiers acquéreurs de biens de plus de 100 ha depuis plusieurs années. Elles ont acquis 38 000 ha en 2010 et augmenté ainsi leur patrimoine de 17 000 ha.
Les personnes physiques non agricoles reviennent activement sur le marché des forêts : premiers acquéreurs des surfaces de moins de 100 ha, elles ont réalisé 6 700 acquisitions en 2010 et ont vendu 37 700 ha.
A contrario, l’activité des agriculteurs s’est réduite. Les surfaces de leurs acquisitions restent néanmoins
supérieures de 7 000 ha à leurs ventes. Ces dernières ont en effet baissé de 19 % en 2010.
Les surfaces mises en vente par les indivisaires, qui correspondent généralement à des biens reçus en héritage, progressent de 39 % en 2010, venant contrebalancer l’importante baisse de 2009. Il apparaît que cette
population a préféré différer ses ventes en 2010 compte tenu de la morosité du marché l’année précédente.

La reprise mondiale du marché du bois, une opportunité à saisir pour les acteurs européens du marché de la forêt

Pierre-Marie Desclos, spécialiste de l’analyse et de la prospective des marchés et des flux des produits forestiers au niveau mondial, a souligné le rôle prépondérant joué par la filière bois européenne sur le marché international, tant à l’import qu’à l’export. Si la forêt européenne ne couvre que 5 % du total du couvert forestier mondial, sa filière bois est importante, voire la première du monde dans de nombreux domaines. Ainsi, les pays européens sont de loin les premiers exportateurs de produits forestiers du monde. Il a également rappelé que les variations du marché international du bois étaient tributaires de facteurs imprévisibles, tels que les événements climatiques ou politiques.
Pour cet expert, la crise actuelle ne sera qu’un épiphénomène pour le commerce international des produits
forestiers. Si les spectaculaires taux de croissance appartiennent au passé, le matériau bois a le vent en poupe
sur tous les continents et la croissance des échanges reprendra.
La forêt européenne est le seul massif régional en expansion. Elle bénéficie d’une bonne gestion et dispose d’une substantielle capacité supplémentaire de production. Dans un environnement au sein duquel les clients, les concurrents et les fournisseurs évoluent très rapidement, la filière européenne se doit néanmoins d’être
particulièrement attentive et réactive.
Sur fond de mondialisation et d’un perpétuel renouveau des utilisations du bois, la solide filière sur laquelle
s’appuie la forêt européenne peut légitimement espérer assurer l’approvisionnement de ses marchés locaux tout en s’imposant aussi sur les marchés intercontinentaux actuellement en plein développement.

L’Union Européenne invitée à se mobiliser aux côtés des acteurs de la filière forestière

L’activité forestière a dû faire face à de nombreuses évolutions ces dernières années : elle fait désormais l’objet
de réglementations internationales notamment environnementales, la diversité des acteurs impliqués dans ce
secteur étant à la hauteur de la multiplicité des fonctionnalités offertes par la forêt.

Pour Olivier Bertrand, membre du Comité directeur de la Confédération Européenne des Propriétaires Forestiers et vice-président de la Fédération Française de la Forêt Privée, la redéfinition actuelle de la stratégie forestière en Europe donne l’opportunité de faire reconnaître la forêt comme une source de matière première stratégique dans le cadre des perspectives définies par l’Union Européenne ces dix prochaines années.

Toutefois, cela implique le lancement de programmes d’investissement des secteurs pour assurer la pérennité
d’une forêt de qualité sur l’ensemble des territoires de l’Union.

Catégorie A la une, Union européenne, forêtCommentaires fermés

En route pour le top 14

LE CREDIT AGRICOLE SUD RHONE ALPES PARTENAIRE MAJEUR SOUTIENT LE FC GRENOBLE RUGBY.

Après une saison exceptionnelle, le FC Grenoble Rugby termine 2ème du championnat PRO D2.
Il accède aux phases finales… en route pour le TOP 14 !

Le club disputera sa demi-finale au stade Lesdiguières le 15 mai à 15h10 contre BORDEAUX-BEGLES.

FCG

Catégorie sportCommentaires fermés

Les Banques Alimentaires lancent le label « Entreprise solidaire des Banques Alimentaires »

Afin de resserrer les liens avec les entreprises engagées à leurs côtés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la précarité et les remercier de cette fidélité, les Banques Alimentaires ont créé le label «Entreprise Solidaire des Banques Alimentaires».

ba

Un engagement responsable et solidaire

Depuis de nombreuses années, des entreprises soutiennent l’action des Banques alimentaires et leur ont permis de moderniser leur logistique, d’accroître et de renouveler les compétences des équipes, d’étendre leur communication avec un objectif commun, lutter contre la précarité et apporter une alimentation saine et variée aux personnes démunies.

Le label « Entreprise solidaire des Banques Alimentaires » est lancé officiellement aujourd’hui. Il sera remis par le président de la FFBA, Alain Seugé, à des entreprises solidaires telles que Auchan, Axa Atout Coeur, Cargill, Fondation Carrefour, Casino, Crédit Agricole, GrDF, Kraft Foods , Malakoff Médéric, M&C Saatchi Gad ou Sita.

Un label dédié aux entreprises,

Ce label, créé spécialement, se présente sous la forme d’un logo représentant côte à côte la Banque Alimentaire (en orange) et l’entreprise mécène (en gris). Il donne une identité visuelle et visible aux conventions de mécénat. Ce label pourra être décliné ensuite pour chaque Banque Alimentaire pour renforcer les accords locaux avec des entreprises.

« L’objectif de ce label est simple : d’une part remercier les entreprises mécènes qui nous soutiennent et d’autre part pour elles, d’afficher clairement leur engagement aux côtés des Banques Alimentaires. » souligne Alain Seugé, Président de la Fédération française des Banques Alimentaires.

« En soutenant la Fédération française des banques alimentaires, le Crédit Agricole met en pratique les valeurs mutualistes qui placent l’homme au cœur des comportements économiques et sociaux. La présence du Crédit Agricole au cœur des territoires permettra de multiplier les initiatives locales » indique Bertrand Corbeau, Directeur général de la Fédération nationale du Crédit Agricole.

Toutes ces entreprises accompagnement la mission des Banques Alimentaires avec un seul credo : Ensemble, aidons l’homme à se restaurer.

Catégorie zoomCommentaires fermés

Sécurité routière

En ce jour de lancement de la décennie mondiale d’action pour la sécurité routière (2011- 2020) par l’ONU et l’OMS, décision à laquelle la France a largement contribué, le Premier ministre, François FILLON, a présidé le quatrième Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) de la mandature.

Les mesures décidées par le CISR du 11 mai 2011 ont pour objectif de lutter contre l’augmentation de la mortalité routière constatée sur les routes françaises depuis le début de l’année et au relâchement des comportements qui en est la cause.
Sans attendre la mise en oeuvre de ces mesures, le Premier ministre a demandé au ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration de mettre en place des contrôles renforcés sur les routes, et tout particulièrement au cours des week-end prolongés du mois de juin.

1- Dissuader les excès de vitesse

Sur plus de 23 000 vies sauvées depuis 2002, 13 500 l’ont été grâce à l’amélioration des comportements des Français en matière de vitesse. Mais au moins 770 vies pourraient encore être sauvées par an si les limitations de vitesse étaient respectées par tous.

Décisions du CISR :
Pour en finir avec le comportement irresponsable de ceux qui s’autorisent à rouler à des vitesses très abusives, les excès de vitesse de plus de 50 km/h seront désormais qualifiés juridiquement, dès la première infraction, de délit.
Les avertisseurs de radars, qui sont une incitation à enfreindre les règles en matière de limitation des vitesses, seront interdits.

Les panneaux indiquant la présence de radars fixes seront supprimés et les cartes d’implantation des radars ne seront plus rendues publiques. L’information sur le positionnement des radars fixes incite en effet certains conducteurs à ne respecter la réglementation des vitesses qu’à leur proximité.
1 000 nouveaux radars seront déployés d’ici à la fin de l’année 2012, et des radars mobiles de nouvelle génération, permettant de contrôler la vitesse des usagers à partir de véhicules en circulation, ou semi-mobiles (déplaçables pour sécuriser par exemple des zones de chantiers) seront expérimentés dès cette année.
Pour aider la grande majorité des conducteurs soucieux de respecter les limitations de vitesse à le faire, toutes les technologies permettant de mieux contrôler sa vitesse seront favorisées :
information sur les limitations de vitesse par les GPS, incitation au bridage volontaire des moteurs ou à l’installation d’un limiteur volontaire de vitesse. Ces mesures seront favorisées par la mise en place d’un label « voiture sûre », qui reconnaîtra le niveau d’équipement de sécurité du véhicule ; ce label doit faire l’objet de discussions qui vont être engagées avec les industriels, les associations et les assureurs.

2- Lutter contre l’alcoolémie et les stupéfiants sur la route

La conduite sous l’emprise de l’alcool est la première cause infractionnelle de mortalité au volant : en 2009, 30% des personnes tuées sur la route le sont dans un accident en présence d’un taux d’alcool supérieur au taux légal. Conduire en état d’alcoolémie multiplie par 8 le risque d’être impliqué dans un accident mortel et par 14 s’il y a en plus consommation de cannabis.

Décisions du CISR :
La possibilité de procéder à une prise de sang permettant de vérifier le taux d’alcool ou la présence de stupéfiants à la suite d’un dépistage positif effectué par les forces de l’ordre sera étendue aux infirmiers.
L’usage d’un éthylotest anti-démarrage sera rendu obligatoire sans délai pour l’ensemble des transports en commun de personnes équipé d’un éthylotest anti-démarrage.
Toute alcoolémie en situation de conduite supérieure à 0,8 g/l sera sanctionnée par le retrait de 8 points, contre 6 actuellement.

3- Sécuriser l’usage du deux-roues motorisé

L’accidentalité des conducteurs de véhicules à deux-roues motorisés demeure préoccupante en France. Ils représentaient, en 2010, environ 24% des personnes tuées sur la route pour moins de 2% du trafic.

Décisions du CISR :
Les plaques d’immatriculation pour les deux-roues motorisés seront de plus grande taille, afin de rendre plus opérants les contrôles.
Ceux qui reprennent l’usage d’une moto après 5 années d’interruption devront désormais suivre une formation s’ils n’ont pas conduit de deux-roues motorisés au cours des cinq dernières années.
Les conducteurs de motos et de tricycles devront porter un équipement rétro-réfléchissant.


4- Renforcer la vigilance au volant et combattre tous les facteurs qui réduisent l’attention portée à la conduite

Conduire est un acte important, qui nécessite que le conducteur y consacre toute son attention.
Or, les sources de distraction (téléphone, textos, Internet mobile et autres écrans pendant la conduite…) se multiplient, tout comme les comportements à risque de conducteurs sousestimant les risques liés à la fatigue et à la somnolence. L’abaissement de l’attention portée à la conduite, quelle qu’en soit la cause est à l’origine de nombreux drames de la route.

Décisions du CISR :
Téléphoner en conduisant, le téléphone tenu en main, sera sanctionné plus sévèrement, avec une contravention de la 4ème classe (au lieu de la 2ème classe) donnant lieu à un retrait de trois points du permis de conduire (au lieu d’un retrait de deux points).
En partenariat avec les professionnels de téléphonie mobile, des solutions techniques seront développées pour permettre de limiter les conversations téléphoniques au volant.
Les sanctions pour conduite d’un véhicule avec un appareil à écran en fonctionnement dans le champ de vision du conducteur (autres qu’aide à la conduite et à la navigation type GPS) seront aggravées: retrait de trois points et amende de 1 500 euros (l’amende forfaitaire pour ce type d’infraction est aujourd’hui de 135 euros d’amende et le retrait de deux points). Les contrevenants s’exposeront aussi à la saisie de l’appareil à écran.
La circulation sur bande d’arrêt d’urgence et sur voie neutralisée, pourtant interdite, est à l’origine de trop nombreux drames, dont sont victimes tant les usagers de l‘autoroute que les professionnels intervenant sur ce réseau: le non-respect de ces règles sera plus sévèrement sanctionné (135 euros d’amende, retrait de trois points).
Les bandes de rives sonores, destinées à éviter un endormissement du conducteur, seront généralisées sur l’ensemble des autoroutes au rythme des travaux routiers.

5- Donner plus de place aux citoyens dans la politique de sécurité routière

Pour maintenir autour de l’enjeu de la sécurité routière la mobilisation citoyenne qui a permis les progrès de ces dernières années, les actions entreprises doivent être portées par les usagers de la route autant que par les pouvoirs publics. Elles ne pourront l’être qu’à la condition d’être concertées, expliquées, évaluées et éventuellement corrigées.

Décisions du CISR :
Un nouveau Conseil national de la sécurité routière, instance de débat et de réflexion sur les enjeux de la sécurité routière, sera réuni, dans une configuration nouvelle, à la composition élargie.
L’expérimentation menée dans 80 lycées pour sensibiliser leurs élèves à la sécurité routière sera progressivement étendue à partir de la rentrée 2011.
Le comité interministériel de la sécurité routière a également fait un point d’étape des actions engagées depuis le printemps 2010 sur la prévention du risque routier professionnel et a décidé la poursuite de cette action.

Catégorie A la une, transportCommentaires fermés

Sécheresse: la position de la FNSEA

De nombreuses régions françaises sont touchées par la sécheresse. Les faibles pluies et les températures élevées devraient se poursuivre et dégrader le potentiel de fourrage et les disponibilités en paille.Voici la position de la FNSEA face à cette aléa climatique.

 » 20 départements français étaient visés par des mesures de restriction d’eau au 10 mai en raison de la sécheresse que connaît la France depuis plusieurs semaines, selon le Ministère de l’Ecologie. Cette sécheresse de printemps atypique s’est installée sur toute l’Europe du Nord (Nord de la France, Angleterre, Benelux, Allemagne, Pologne et Ukraine) et pourrait durer de « quelques semaines » à « quelques mois », selon l’Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM).

Alors que le coût de l’alimentation animale a grimpé ces 12 derniers mois, la prévision de faibles bilans de récolte en raison de la sécheresse fait craindre des cours durablement élevés sur les marchés céréaliers.

Interrogé le 7 mai dernier sur les ondes de Europe 1, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a déclaré « qu’il faut cesser en France cette situation […] stupide, où en gros depuis 20 ans, on a interdit aux agriculteurs de constituer toute réserve, tout stockage d’eau hivernale, ce qui génère aujourd’hui […] des lacunes et des difficultés pour des agriculteurs qui pourraient irriguer un certain nombre de cultures ». Le président de la FNSEA déplore aussi le manque d’anticipation face à ces situations de crises.

Les céréaliers ne sont pas les seuls touchés par la sécheresse. Les éleveurs redoutent de leur côté un manque d’approvisionnement en paille pour les animaux.  Alertée par son réseau sur les pénuries de fourrage que rencontrent nombre d’éleveurs souffrant déjà de graves difficultés économiques, la FNSEA a décidé d’interpeller le gouvernement. Dans un courrier daté du 10 mai et adressé à Bruno Le Maire, son président, Xavier Beulin, demande au Ministre de l’Agriculture de mettre en œuvre « très rapidement […] l’autorisation de récolter le couvert des jachères et d’y faire pâturer les animaux ».

Cette utilisation des jachères équivaut à une dérogation des règles d’entretien minimal des terres fixées dans le cadre de la conditionnalité des aides de la Politique Agricole Commune. L’interdiction de fauchage des jachères est normalement fixée pour une période de 40 jours consécutifs, compris entre le 1er mai et le 15 juillet. Dans sa lettre, Xavier Beulin explique au Ministre de l’Agriculture qu« au-delà de la « paperasserie » inutile et incompréhensible » qu’elle génèrerait, cette procédure « risque de freiner les agriculteurs spécialisés en grandes cultures dans la mise à disposition de leurs jachères ». Or il y a urgence, souligne la profession agricole.

Les départements touchés par les restrictions d’usage d’eau les plus importantes – l’irrigation agricole étant concernée – sont ceux de la région Poitou-Charentes. Les prélèvements d’eau d’origine agricole y sont parfois réduits d’au moins 50%. Mais des départements comme la Vendée, la Dordogne, le Lot, l’Oise, le Doubs, le Rhône, l’Isère ou la Nièvre sont concernés également. Dans plusieurs régions, les précipitations du mois d’avril ont été inférieures de 80% par rapport à la normale. »

Groupe sur l’« Eau »

La FNSEA est à l’initiative d’un groupe « Eau » qui doit réfléchir à la constitution de réserves d’eau. Ce groupe sera présidé par Jean-Luc Capes, responsable de la fédération départementale des Landes, qui suit ce dossier depuis de nombreuses années.

Catégorie agriculture, vie syndicaleCommentaires fermés

Situation climatique inquiétante sur l’ensemble du territoire


Alors que les pluies se font attendre, Dominique Barrau demande aux départements d’élevage de se rapprocher des départements céréaliers pour sécuriser l’approvisionnement en paille et éviter les surenchères spéculatives.

Les effets de la sécheresse commencent à se faire sentir. Quelle est la situation réelle sur le terrain ?
Dominique Barrau : Je ne pense pas qu’on puisse parler encore de sécheresse, mais de situation climatique inquiétante sur l’ensemble du territoire dans les régions céréalières comme dans les zones d’élevage, à l’exception du Languedoc-Roussillon et du pourtour méditerranéen. A ce stade nous redoutons une grave sécheresse si la pluie n’arrive pas dans les jours qui viennent. A moins d’un renversement soudain de la situation, il faut s’attendre à une baisse significative des rendements aussi bien pour les cultures que pour les fourrages. Même l’arrivée de pluies régulières jusqu’en septembre ne corrigera pas l’intégralité des dégâts.

Que préconisez-vous pour soulager les agriculteurs et en particulier les éleveurs pour faire face à ce sinistre ?
DB : Effectivement les éleveurs sont dans une situation extrêmement délicate. Ils n’ont pas de stocks et leurs trésoreries sont exsangues. Aussi nous avons la volonté d’inciter les départements d’ores et déjà en déficit fourrager à se rapprocher des départements céréaliers pour contractualiser l’approvisionnement en paille, sur la prochaine récolte. La priorité est d’éviter la spéculation sur la paille, non pas celle des céréaliers mais celle des marchands de paille qui ne vont pas hésiter à « se faire du gras » sur le dos des éleveurs. Nous estimons que le prix de la paille devrait être payé à sa valeur agronomique au céréalier, c’est-à-dire entre 15 à 22 €/tonne, ce à quoi il faut ajouter le pressage, l’enlèvement et le transport. Ainsi les éleveurs seront sécurisés dans leur approvisionnement, sans redouter la surenchère des intermédiaires qui ne vont pas hésiter à faire entrer massivement des pailles d’Espagne à des prix excessifs.

Faut-il aller jusqu’à l’interdiction du broyage des pailles ?
DB : Nous n’en sommes pas encore là. Mais nous attendons des pouvoirs publics qu’ils se mobilisent auprès des autorités communautaires pour autoriser que les jachères puissent être fauchées. Du moins pour celles qui subsistent encore. Je compte surtout sur nos fédérations pour qu’elles soient partie prenante de cette opération de contractualisation de façon à ne pas laisser les agriculteurs seuls face à cette crise climatique qui s’annonce.


Source: blogfnsea

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Sécheresse: les éleveurs pourront utiliser les jachères


(Source AFP) Bruno Le Maire en déplacement dans la Vienne le 11 mai 2011 ©Pascal.Xicluna/Min.Agri.FrVivonne, Vienne : Les éleveurs, dont la situation est très préoccupante en raison de la sécheresse, pourront disposer de toutes les jachères, y compris celles réservées à la biodiversité, pour nourrir le bétail, a annoncé mercredi le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire.

Le ministre a fait cette déclaration lors d’une visite dans une exploitation située dans la Vienne, un département où, a-t-il souligné, il a plu ces dernières semaines « trois fois moins que la moyenne ».

Si la situation est « difficile » pour les céréaliers, elle est « très préoccupante » pour les éleveurs, a dit le ministre.

Pour les éleveurs, c’est la « double peine », a souligné M. Le Maire. Outre l’augmentation du prix de l’alimentation animale, à la suite de l’envolée des cours mondiaux des céréales, la sécheresse a beaucoup réduit la production de fourrage. « Spéculation et sécheresse, cela fait beaucoup pour la même filière », a estimé le ministre.

Les agriculteurs « pourront utiliser librement toutes les jachères et sans paperasserie », a annoncé le ministre devant des agriculteurs qui ont salué la mesure même si elle ne répond pas à tous leurs problèmes.

M. Le Maire a aussi demandé aux agriculteurs de mettre en place, pour le 1er juillet, des contrats entre céréaliers et éleveurs pour faciliter l’approvisionnement en alimentation animale.

Le ministre a aussi annoncé la tenue jeudi d’un comité sécheresse au ministère de l’Agriculture avec l’ensemble des acteurs du secteur. Le comité fera le point tous les 15 jours et ajustera en fonction de l’évolution de la situation.

Source: http://agriculture.gouv.fr

Catégorie agricultureCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

mai 2011
L Ma Me J V S D
« avr   juin »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+