Archive | 07 août 2011

Marché des forêts

Pour la seizième année consécutive, la Société Forestière, filiale de la Caisse des Dépôts, présente l’Indicateur du marché des forêts en France, en collaboration avec Terres d’Europe-Scafr, le bureau d’études pour la Fédération Nationale des Safer (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural).

Le marché des forêts se ressaisit en 2010

Après la contraction de 21 % en 2009, les surfaces échangées sur le marché des forêts sont en hausse de 9 % en 2010 et atteignent les 101 600 ha. Ce rebond s’est surtout concrétisé au deuxième semestre, la première moitié de l’année étant encore sous l’influence de la crise de l’année 2009.
Le nombre de transactions (13 600) comme la valeur du marché (960 millions d’euros) sont également supérieurs à leur niveau de 2009, respectivement de 4 % et de 11 %.
L’évolution de l’indice du prix moyen biennal des forêts 2009-2010 est de + 0,4 % en euros courants, après une évolution de l’indice 2008-2009 de + 0,9 %.
Elle s’explique par la relative stabilité des prix moyens biennaux de la terre et du bois, après sa hausse ininterrompue de 77 % enregistrée entre 1997 et 2008.

Les biens de plus de 50 ha repartent plus nettement

Les biens de plus de 50 ha, particulièrement touchés par la fermeture de 2009, connaissent une reprise plus vive que les biens de moins de 50 ha en 2010. En particulier, les surfaces s’apprécient de 13 %, contre 7 % pour les biens de moins de 50 ha.

Le marché des biens bâtis reprend activement

Si les biens non bâtis comme les biens bâtis sont tous deux en augmentation en 2010, ce sont ces derniers qui connaissent la plus forte hausse. Le nombre de leurs transactions progresse ainsi de 15 % et les surfaces de 18 %. En comparaison, on enregistre seulement 2 % de transactions supplémentaires sur les biens non bâtis, pour une surface en hausse de 7 %.
La superficie du lot moyen non bâti est de 7 ha en 2010, en hausse de 4,8 %. Le lot moyen bâti mesure quant à lui 9,4 ha, soit 2,6 % de plus qu’en 2009.

Les personnes morales restent les premiers acquéreurs

Pour la deuxième année consécutive, les personnes morales – dont les groupements forestiers – dépassent les personnes physiques non agricoles en terme de surfaces acquises, avec 38 000 ha à leur actif. Ce volume élevé d’acquisitions est associé à un net recul de leurs ventes (- 15 %).
En conséquence, le patrimoine des personnes morales augmente de plus de 17 000 ha en 2010. Elles sont par ailleurs les premiers acquéreurs de biens de plus de 100 ha.
Les personnes physiques non agricoles ont une place prépondérante sur le marché des forêts, en termes de nombre d’acquisitions (6 700) et de surfaces vendues (37 700 ha).
Elles sont les premiers acquéreurs de forêts de moins de 100 ha.
Les personnes physiques agricoles sont moins présentes sur le marché des forêts. Les surfaces acquises restent néanmoins supérieures de 7 000 ha aux surfaces vendues qui baissent en 2010 (- 19 %).
Après avoir enregistré une forte baisse en 2009, les surfaces mises en vente par les indivisaires, qui correspondent généralement à des biens reçus en héritage, progressent fortement en 2010 (+ 39 %).
Compte tenu du marché morose en 2009, de nombreux indivisaires ont préféré différer leurs ventes en 2010.

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Finale Départementale de Labour

Finale Départementale de Labour Dimanche 14 août 2011Royas organisé par les Jeunes Agriculteurs du canton de St Jean de Bournay.

Tous les ans, afin de répondre à la mission de communication vers un public non agricole, JA 38 organise des évènements destinés à tous : marché de Noël, Foire agricole de la Saint Martin, Agrivillage, Nature Capitale, l’Agriculture jeune s’invite à Lyon …et le concours départemental de labour qui est confié à un canton.

Les Jeunes Agriculteurs du canton de St Jean de Bournay

Le canton JA de St Jean de Bournay regroupe une vingtaine d’adhérents.
C’est un canton dynamique qui s’implique dans la vie et les actions du syndicat départemental.
Chaque année, ils réalisent un concours cantonal de labour et ils participent régulièrement à la finale départementale de labour.
L’année dernière, les adhérents se sont beaucoup impliqué dans l’organisation du concours départemental d’élevage qui avait lieu à St Jean de Bournay. Ils récidivent cette année avec l’organisation de la finale départementale de labour.

Finale Départementale de Labour

Chaque année quand arrive la période estivale, les cantons organisent leur concours cantonal de labour. Les vainqueurs de ces CARSAconcours se retrouvent lors de la Finale Départementale de Labour (FDL) qui aura lieu cette année le 14 Août. Chaque département de la Région Rhône Alpes organise un concours départemental.
Les premiers et seconds de chaque département se retrouvent pour le concours régional qui est organisé tous les ans par un département différent.
Ces concours sont l’occasion d’organiser une fête agricole avec des animations et des exposants qui valorisent l’agriculture sous toutes ses formes.
L’organisation d’un tel événement va permettre de fédérer les Jeunes Agriculteurs de St Jean de Bournay autour d’un projet commun.
Ils se réunissent depuis le mois de janvier pour travailler à l’organisation de la journée.
De plus, cet événement est aussi un moyen de communiquer à grande échelle au-près d’un très large public sur le métier d’agriculteur et sur la profession agricole.

La finale départementale de labour aura lieu sur des parcelles agricoles se situant sur la commune de Royas.
Le site se trouve à une heure de Grenoble et de Lyon, et à moins de 30 min de Bourgoin Jallieu.

Programme de la journée

La Finale Départementale de Labour se déroulera sur une journée, celle du dimanche 14 août 2011. Il est attendu plus de 1000 personnes sur la journée.

Les animations

Cette année, une animation phare se déroulera sur le site de la FDL : une course de caisse à savon.
Cette course sera organisé par le Comité Alpes de caisses à savon dans le cadre du Championnat des Alpes.
La course aura lieu sur plus de 900 mètres de descente. Le matin aura lieu une manche d’essai chronométrée. Après les essais, auront lieu au moins trois manches officielles chronométrées pour chaque catégorie de caisse à savon.

D’autres animations seront proposées telles que la présentation de matériel agricole par des concessionnaires ou encore un marché fermier

Le concours de labour

La finale départementale de labour aura lieu le samedi après-midi avec les concurrents de l’Isère issus des concours cantonaux. Il y aura une vingtaine de participants.

La restauration et le repas dansant

La restauration sur le site est prévue le midi sous un chapiteau avec un repas froid.
Le soir, un repas dansant sera animé par le Bacoba Club sous le même chapiteau.

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A lire: “OGM : Pas de quoi avoir peur !”

“OGM : Pas de quoi avoir peur !” C’est le titre et la conclusion d’un nouveau livre sur les OGM. L’auteur est Philippe Joudrier, biologiste, reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes des plantes génétiquement modifiées.

Ce livre marque un tournant dans le débat sur les OGM en apportant une contribution rigoureuse, honnête et très documentée.
Il permet à chacun de se forger une opinion juste et mesurée sur ce sujet majeur qui suscite tant de passions et que les médias traitent trop souvent avec partialité.
Après la lecture de cet ouvrage, on ne pourra plus entendre avec la même indulgence les discours de ceux qui pourfendent les OGM au nom d’une idéologie naturaliste, ou qui invoquent le principe de précaution pour masquer leur conservatisme ou leur ignorance.
La parole de Philippe Joudrier est importante. Biologiste de premier plan, ancien président du comité d’évaluation des OGM de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, il est particulièrement bien placé pour expliquer ce que sont les OGM et les enjeux alimentaires et sanitaires qui entourent leur développement. Sa démarche est celle d’un scientifique libre et indépendant guidé par le souci de la vérité et du progrès.

Ce livre répond avec  une grande rigueur scientifique (tous ses propos sont justifiés par de  très nombreux articles référencés) aux nombreuses questions que se posent  naturellement les consommateurs soucieux pour leur santé, les citoyens attentifs à préserver l’environnement et les politiques qui doivent  décider des autorisations de produire et de commercialiser les plantes  génétiquement modifiées (PGM):
- Pourquoi  créer de nouvelles variétés de  semences? Comment  sont évaluées les nouvelles Plantes Génétiquement Modifiées (PGM)  ?
- Sont-elles  dangereuses pour la  santé?
- Sont-elles  dangereuses pour l’environnement à cause de la dissémination des gènes  ?
- Sont-elles  responsables d’une diminution de la biodiversité  ?
- Sont-elles  susceptibles de résoudre les problèmes de la faim dans le  monde?
- Que sait-on  sur leurs effets à long terme  ?
- Pourrait-on se  passer de la transgénèse dans la sélection des  plantes?
etc.

OGM : pas de quoi avoir peur !

  • Auteur : Philippe Joudrier
  • Editeur : Le publieur
  • Catégorie OGM, bibliothèqueCommentaires fermés

    Photovoltaïque: Geneviève Fioraso interpelle la ministre de l’écologie

    Geneviève Fioraso, députée de l’Isère a adressé un courrier, en date du 29 juillet 2011, à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie et du Développement durable ainsi qu’ à Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, au sujet de la crise qui secoue la filière  photovoltaïque. Une crise qui secoue beaucoup les agriculteurs qui se sont engagés dans cette démarche.

    Voici la teneur de ce courrier

    « Madame la Ministre,

    Mon attention a été appelée par de nombreux producteurs de photovoltaïque au sujet de l’évolution de la filière.

    Après deux baisses de tarifs non anticipées qui ont fortement déstabilisé la filière du photovoltaïque, vous avez imposé un moratoire en catastrophe, afin d’organiser une pseudo-consultation. Les décisions que vous avez validées – un objectif de puissance annuelle installée bien trop faible, des procédures d’appels d’offre préjudiciables aux PMI PME, la non prise en compte du levier du Crédit impôt recherche pour impliquer les grands opérateurs français qui investissent ailleurs dans le monde et n’entraînent donc pas la filière – vont véritablement à contre-courant de ce que font aujourd’hui tous les pays industrialisés ou émergents. Les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, l’Algérie, les Emirats, la Chine, et ce n’est pas exhaustif, investissement massivement dans le solaire photovoltaïque, toutes technologies confondues, en adaptation avec le climat du pays concerné.

    Dans le solaire, la France investit donc 15 fois moins que les Allemands, les Chinois ou les Américains. Cette filière d’énergie propre avait pourtant crée 25 000 emplois en 3 ans, elle en a perdu près de 15 000 en six mois.

    Nous avons en France toutes les compétences en recherche et développement, que ce soit avec les laboratoires du CEA/Liten, l’Institut National de l’Energie Solaire, EDF/DER, Polytechnique, le pôle de Perpignan, sans compter les départements R&D de groupes comme EDF, Total, Saint-Gobain, GDF-Suez. C’est une véritable opportunité ratée : de l’avis général des industriels, responsables de PMI-PME, chercheurs, économistes, les choix opérés par la France dans ce domaine sont absolument incompréhensibles.

    La Commission de régulation de l’énergie a publié le 21 juillet dernier les tarifs d’achat photovoltaïque applicables aux demandes de raccordement déposées entre le 1er juillet et le 30 septembre 2011. Ce dispositif est incompréhensible pour les professionnels du secteur car la modification du tarif d’achat est connue alors que le trimestre est déjà engagé.

    Ce système d’auto ajustement des tarifs d’achat ne contribue pas à la mise en place d’un dispositif clair, stable et prévisible, permettant aux opérateurs privés, publics et particuliers de calculer leur retour sur investissement sur le long terme.

    Suite à ces nombreuses tergiversations, changements fiscaux à répétition, problèmes de raccordement avec ERDF, les installateurs continuent à perdent des commandes. Y compris de la part des particuliers dont le marché s’est littéralement effondré. De leur côté, les banquiers ont perdu confiance dans ce secteur et refusent de financer des projets photovoltaïque.

    « Je voudrais faire pour les énergies renouvelables ce que le général de Gaulle avait fait pour le nucléaire » disait Nicolas Sarkozy en 2008 et, à Chambéry à l’INES en 2010 : « pour 1 Euro investi dans le nucléaire, 1 Euro investi dans les énergies renouvelables».

    Nous en sommes loin aujourd’hui. Nous sommes en train de passer complètement à côté du développement de ce secteur d’avenir. Nous sommes nombreux à le regretter et j’appelle votre attention sur les mesures de soutien aux PMI PME qu’il sera nécessaire de mettre en place pour éviter une catastrophe sociale et environnementale.

    Je vous remercie par avance pour l’attention que vous ne manquerez pas de porter à cette question. Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

    Geneviève FIORASO

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