Archive | 17 septembre 2011

CONSTRUIRE EN « BOIS DES ALPES »

Pour ses valeurs écologiques et esthétiques, le bois est un matériau de plus en plus plébiscité dans nos constructions. Comment profiter de cette opportunité pour valoriser les bois de notre massif alpin ? C’est à cette question que l’association « Bois des Alpes » répond depuis 2008 grâce à sa démarche de certification Bois des Alpes.

Présidée par Jean Bernard, elle a tenu son Assemblée Générale, le vendredi 16 septembre 2011 à Veynes (05).
L’association « Bois des Alpes » créée en juillet 2008 réunit les acteurs de la filière forêt bois souhaitant valoriser les bois du massif alpin français par la création d’une offre de qualité et de services exemplaires en termes de développement durable : la certification « Bois des Alpes ».
Cette certification garantie l’origine des bois avec une véritable traçabilité, la qualité des produits avec le respect des normes en vigueur (bois éco‐certifié, respect du marquage CE, bois classés structurellement, séchés selon les normes) et la transformation du bois par des entreprises locales.

Cet outil répond aux attentes du marché, demandeur de produits naturels valorisés en circuit court.

L’association accompagne déjà une vingtaine de maîtres d’ouvrage, principalement publics, qui souhaitent construire des bâtiments avec du bois certifié « Bois des Alpes », dans le cadre du lancement expérimental de la certification.

En effet, les collectivités ont vite compris l’intérêt d’utiliser les bois locaux dans leurs bâtiments, afin de répondre aux enjeux de valorisation des ressources forestières alpines, de maintien des compétences et emplois locaux, mais aussi de réduction des gaz à effet de serre (réduction des transports).

Cette démarche est soutenue par l’Etat et les Régions Rhône Alpes et PACA dans le cadre de leur stratégie de développement pour la filière forêt‐bois sur le massif des Alpes.

bois des alpes

Pourquoi la certification Bois des Alpes

Répondre aux attentes du marché avec la vente et la promotion des bois issus directement des territoires et valorisés en circuits courts,
Garantir la qualité des bois et un service exemplaire en terme de développement durable,
Répondre aux enjeux de valorisation des ressources forestières alpines et de maintien des compétences et emplois locaux.

L’outil développé : une certification de produits et de services

Certification : « Assurance écrite délivrée par un tiers indépendant* qui atteste qu’un fabricant ou prestataire de service respecte les exigences fixées dans un référentiel qui défini les caractéristiques des produits et services. » Source AFNOR

La certification plus loin que la promotion commerciale offre une réelle garantie sur les critères suivants :
- Origine Alpes françaises
- Caractéristiques techniques et respect des normes en vigueur (bois éco-certifiés type PEFC, séchés, classés structurellement, marqué CE, …)
- Produits élaborés et commercialisés « localement »
-Produits commercialisés / élaborés par un regroupement d’acteurs fonctionnant « en grappe »

Les produits concernés

- Éléments de Structure, Bardage, Menuiserie
- Essences : résineux provenant du massif alpin français (limite définie par décret) soit Sapin, épicéa, mélèze, pins, …

Les acteurs concernés

- Propriétaire / Exploitant
- Scieur
- Sécheur
- Charpentier
- Menuisier
- Négociant

Comment obtenir la certification Bois des Alpes ?

La certification Bois des Alpes se déroule en trois phases :
1. L’acteur de la filière fait acte de candidature auprès d’un organisme de certification référencé par l’Association Bois des Alpes. Une étude de recevabilité est menée par l’organisme de certification sur la base d’une étude documentaire.
2. Si la candidature est acceptée, un audit d’évaluation initial est planifié.
3. Si les conclusions de cet audit sont positives et que la certification Bois des Alpes est donc accordée, des audits d’évaluation de suivi périodiques seront menés.

Contact

Association Bois des Alpes – Maison des Parcs et de la Montagne, 256 rue de la République 73 000 Chambéry
Tel : 04.79.96.14.67 fax : 04.79.33.38.95 email : l.boisse@boisdesalpes.net


Site internet : www.boisdesalpes.net

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Plan Pluriannuel Régional de Développement Forestier: mise à disposition du public

Afin d’améliorer la production et la valorisation économique du bois, tout en respectant les conditions d’une gestion durable des forêts, la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010 a instauré dans chaque région un plan pluriannuel de développement forestier (P.P.R.D.F.).Sans titreressoure

Ce plan identifie à l’échelle régionale les massifs forestiers qui justifient, en raison de leur insuffisante exploitation, des actions prioritaires pour la mobilisation du bois. Il analyse les raisons pour lesquelles l’exploitation est insuffisante et définit les actions à mettre en oeuvre à court terme pour y remédier. Les actions de ce plan concernent l’animation pour une mobilisation supplémentaire à court terme (à savoir sur la période 2011-2015).

Rhône-Alpes est la deuxième région forestière française de par sa superficie et la première de par le volume de bois sur pied. Toutefois, elle peine à mobiliser sa ressource et ce malgré un soutien annuel à la filière par l’Etat, les Collectivités et l’Europe estimé à 12 millions d’euros depuis 2007 (hors aides fiscales).

Les forêts publiques représentent un peu plus du quart de la forêt de Rhône-Alpes : elles appartiennent à l’État (184 forêts pour 118 000 ha dont 59 000 ha acquis au titre de la restauration des terrains de montagnes) ou aux collectivités locales (1 625 forêts pour 354 000 ha en majorité communales ou sectionnales).

Ces forêts relèvent du régime forestier et sont gérées par l’Office national des forêts (ONF) selon des plans d’aménagement. Les forêts privées constituent les trois quarts de la forêt régionale. Les forêts de plus de 25 ha font l’objet d’un plan simple de gestion (PSG) agréé par le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) : 1 249 plans sont actuellement agréés pour une superficie de 73 053 ha.

Fin 2010, les chiffres clés de la région sont :
1 650 000 ha de forêts soit 37 % de la région
10 millions de m3 : production brute annuelle de la forêt
2,4 millions de m3 : récolte annuelle (hors autoconsommation de bois de chauffage)- donnée provisoire
460 000 propriétaires privés
650 entreprises d’exploitation forestière
312
scieries
900 chaufferies au bois pour une puissance totale de 430 MW
79 producteurs de plaquettes forestières

Sources : IFN, DRAAF, ADEME

Le P.P.R.D.F. est présenté sous la forme de 3 documents téléchargeables ci-dessous :

document_synthetique_-PPRDF

document_complet_PPRDF

carte_massifs_PPRDF

Catégorie - filière bois, forêtCommentaires fermés

Recensement agricole

240 enquêteurs ont visité l’ensemble des exploitations agricoles entre octobre 2010 et avril 2011. Ils ont réalisé une photographie précise de l’agriculture rhônalpine. Les premiers résultats de ce recensement viennent d’être dévoilés.

74 000 actifs porteurs de la diversité agricole régionale

Quel secteur d’activité possède une entreprise dans la quasi-totalité des communes rhônalpines ? L’agriculture. En 2010, 74 000 actifs agricoles permanents travaillent dans 39 000 exploitations réparties sur le territoire de Rhône-Alpes, soit 3 % de la population active régionale.

Près de deux actifs sur trois sont chefs d’exploitation. Le salariat permanent et temporaire se développe et représente maintenant un quart des emplois agricoles. Le nombre de salariés permanents et le volume de travail qu’ils fournissent augmentent de plus de 6 % depuis 2000. La Drôme et le Rhône, les plus gros employeurs, voient cependant leur activité salariée diminuer.

Les emplois se concentrent dans le vignoble, l’arboriculture, le maraîchage et l’horticulture, filières qui mobilisent plus de main d’oeuvre extérieure. Rhône-Alpes est la seconde région française employeur de salariés occasionnels derrière l’Aquitaine. Le travail familial autre que celui des chefs d’exploitation recule quant à lui de plus de 40 % depuis 2000.

La pluriactivité reste bien présente en Rhône-Alpes : elle concerne un chef d’exploitation sur quatre et même davantage dans les Alpes (un sur trois en Savoie).

Rhône-Alpes, première région pour la variété des productions

39 000 exploitations valorisent une superficie agricole utilisée (SAU) de 1,4 million d’hectares, soit 5 % de la SAU nationale.
Restructuration, concentration et agrandissement des structures agricoles se poursuivent.
La surface agricole moyenne atteint 37 hectares en 2010. Mais les exploitations rhônalpines restent plus petites que la moyenne nationale (55 ha). Les cheptels moyens progressent aussi : 35 unités de gros bétail (UGB) en 2010, contre 26 en 2000.

Dans un contexte de concurrence forte et de crise, le nombre d’exploitations continue à baisser. Ce sont 18 000 exploitations qui ont disparu en dix ans, et plus de deux sur trois en quarante ans.

Tous les départements et toutes les orientations technico-économiques (OTEX) sont concernés, surtout les exploitations les moins spécialisées. Les exploitations tournées vers les grandes cultures résistent mieux, mais leur potentiel économique n’occupe que le 7ème rang des productions agricoles régionales.
La plupart des terres libérées par ces cessations d’activité sont reprises. Cependant, la SAU régionale, soumise à une pression foncière forte dans une région démographiquement dynamique, a diminué de 6 % en dix ans. Ce phénomène n’est pas dû à la déprise agricole, les surfaces en landes et friches ayant diminué d’un tiers depuis 2000.
Au total, 90 000 ha agricoles ont été perdus au profit du développement de l’urbanisation et des infrastructures de communication.
Hormis la Savoie, tous les départements sont touchés par une réduction de leur foncier agricole, mais à des degrés divers : de -3 % dans l’Ain, jusqu’à -12 % en Ardèche, dans la Loire et la Drôme.
21 300 exploitations sont classées en moyennes et grandes exploitations : leur potentiel de production est d’au moins 25 000 €. Elles représentent 55 % de l’ensemble des exploitations et jusqu’à 65 % dans le Rhône.

Contribuant à 94 % de la production agricole potentielle régionale, elles occupent 86 % de la superficie agricole.
Près de 30 % des exploitations moyennes ont disparu depuis 2000. Seules les grandes exploitations, dont le potentiel de production dépasse 100 000 €, sont en légère augmentation.
Elles représentent 18 % des structures, détiennent 41 % de la SAU, 55 % des UGB et contribuent à 62 % du potentiel de production régional (jusqu’à 76 % dans l’Ain et la Drôme). Le département de la Drôme pèse toujours près du quart du potentiel agricole de la région.
Rhône-Alpes arrive en tête des régions  françaises par la diversité de ses productions, avec neuf orientations techniques sur dix ayant un poids économique significatif (supérieur à 5 % du potentiel économique  régional).

Les éleveurs laitiers dominent toujours en terme de potentiel économique, suivis par les viticulteurs. La viticulture recule de 13 % en valeur et a perdu plus de 9 000 ha. Les élevages hors-sol, dont la part était sous-estimée dans les recensements précédents, occupent la troisième place en valeur.
L’Ain et la Drôme concentrent plus de 60 % du potentiel agricole de cette filière. Les OTEX qui progressent depuis 2000 sont les grandes cultures, les bovins viande et les ovins caprins.
Ainsi, les productions d’ovins-caprins et de fruits placent Rhône-Alpes en seconde position des régions françaises. C’est la filière fruits, particulièrement touchée par la crise, qui enregistre le plus grand recul de potentiel agricole depuis 2000 avec 25 % de moins. Les fruits à coque ont progressé de 3 200 ha en surface depuis 2000, mais les autres surfaces en fruits ont perdu 9 000 ha.

Rhône-Alpes garde une place de leader pour plusieurs productions fruitières : abricot, cerise, framboise, myrtille et fruits à coque pour la noix et la châtaigne.

Source Agreste.

Pour prendre connaissance des résultats, cliquer sur:

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C’est la rentrée aussi pour les marchés fermiers de Belledonne !

Les derniers fruits et légumes de l’été sont encore là, ceux de l’automne arrivent, les récoltes de miel de
l’année sont en pots, les animaux qui ont pâturé tout l’été nous procurent des fromages au summum de
leur saveur, la saison du cochon redémarre avec son cortège de boudin et charcuteries, les plantes
vivaces d’automne préparent leur floraison …
Autant de bonnes raisons pour venir découvrir ou retrouver les producteurs de Belledonne et tous leurs
produits de saison, ainsi que le pain, l’huile de noix, les confitures, sirops et jus de fruits, les volailles,
les oeufs, … :
●le dimanche 18 septembre de 10 à 17h, à la ferme de Loutas (St Martin d’Uriage),

- avec toujours au programme à partir de 14h00, les balades en ânes gratuites pour les enfants
●le dimanche 25 septembre de 9 à 14h, à la ferme de Pressembois (Venon).


Notez aussi dès à présent sur vos agendas les lieux et dates des marchés fermiers suivants :
- les dimanche 16 octobre et 11 décembre : Ferme de Loutas à St Martin d’Uriage,
- le dimanche 30 octobre : Ferme de Pressembois à Venon

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