Archive | 12 octobre 2011

Nicolas Sarkozy: »210 millions d’exonération de charges pour les entreprises agricoles »

C’est au cours d’un déplacement dans la creuse que le président de la république a annoncé une baisse des charges pour les entreprises agricoles.

Voici le passage de son discours ou il aborde le secteur agricole:

« Alors dans ces territoires ruraux il n’y a pas que l’agriculture mais il y a l’agriculture. Pourquoi fais-je la différence entre « que l’agriculture » et « l’agriculture » ? Je veux m’en expliquer. Partout où l’agriculture disparaitrait, c’est la totalité de la ruralité qui disparaitra. La ruralité ne se réduit pas à l’agriculture mais l’agriculture est le fondement d’une ruralité qui peut vivre. Partout où la production a disparu des territoires ruraux, partout, le territoire est mort et que l’on ne vienne pas m’expliquer que le tourisme rural ou le tourisme vert viendra compenser, il n’y a pas de tourisme possible sur la disparition des activités de production. C’est une réalité incontournable. Ce n’est donc pas dans mon esprit « l’agriculture ou le tourisme », « l’artisanat ou l’agriculture » ; l’agriculture est le socle.

J’ajoute qu’il faudra, dans les cinquante ans qui viennent, tenez-vous bien, augmenter la production agricole du monde de 70% pour nourrir le monde. Au nom de quoi l’Europe, qui a la deuxième agriculture du monde, la France, qui a la première agriculture d’Europe, devraient elles renoncer à participer à cet effort sans précédent d’augmentation de la production agricole au motif que cela ne plairait pas à tel ou tel ? L’agriculture, c’est notre identité, l’agriculture c’est notre ruralité, l’agriculture c’est l’un des rares domaines économiques où l’excédent commercial apporte à la France des recettes dont nous avons par ailleurs besoin.

Mais disons-nous, là aussi, la vérité, ensemble. Qu’avons-nous fait avec l’agriculture depuis des décennies ?

On l’a droguée à la subventionnite. Oui, oui parfaitement. C’est une drogue, c’est une drogue irrespectueuse du savoir-faire des agriculteurs qui n’ont jamais demandé à être des assistés. Mais on leur a menti en leur disant qu’il fallait s’aligner sur les prix mondiaux mais ce n’est pas grave, dormez tranquilles. On compense la baisse des prix par la hausse des subventions mais que s’est- il passé ? Subventions donc formulaires, donc contrôles, et on a rendu la vie impossible aux agriculteurs. Et puis à un moment donné, on leur a dit, excusez-nous il n’y a plus d’argent pour payer la subvention. Voilà l’arrêté et, pire, certains gouvernements ont fait pire : ils ont donné aux agriculteurs des subventions qu’ils n’avaient pas le droit de leur donner. Et l’Europe les a condamnés à le rembourser. Beau résultat ! Jamais, Monsieur LE MAIRE et moi-même nous ne ferons cela parce que c’est irrespectueux du travail des agriculteurs qui méritent mieux.

Que souhaitons-nous faire ? D’abord que les agriculteurs vivent du prix de leur travail et de la qualité de leurs produits. Et pour cela, c’est toute la bataille que nous menons sur la régulation du prix des matières premières agricoles sur les marchés. Cela marche, comme j’ai pu le vérifier auprès des éleveurs ce matin. C’est la défense de la politique agricole commune, mais si nous voulons défendre la politique agricole commune, elle doit être juste, on ne peut pas défendre quelque chose qui est injuste. En 2008, nous avons transféré un milliard d’euros qui allaient aux producteurs des grandes cultures, de céréales notamment, pour le verser à qui ? Aux zones d’élevage, notamment aux zones d’élevage de montagne, notamment ici. Quand j’entends dire que nous n’avons pas fait assez pour la ruralité, je veux m’inscrire en faux contre ce mensonge démagogique ; un milliard d’euros a été reversé aux agriculteurs, aux éleveurs notamment des zones de montagne et des zones enclavées.

Nous allons faire encore davantage, je vous l’annonce : des prix, un savoir-faire, des produits de qualité, cela veut dire de la compétitivité, et nous avons décidé avec Bruno LE MAIRE et le Premier ministre, que le coût du travail sur les emplois permanents des exploitations agricoles allait être réduit. Nous allons donc diminuer les charges qui affectent le salaire horaire des salariés permanents agricoles après avoir diminué les charges qui pèsent sur le salaire horaire des employés à temps partiel ou provisoire des exploitations agricoles.

Vous voyez la logique de ce que nous essayons de faire : améliorer la compétitivité des agriculteurs pour en faire des entrepreneurs, pour qu’ils continuent à produire des produits de qualité, qu’il vendent sur l’ensemble des marchés du monde et ainsi vous aurez une agriculture durable qui vivra du fruit de son travail et non pas du fruit de subventions qu’on maintient au-dessus de leur tête avec le risque de les voir supprimés à chaque changement européen ou à chaque changement de ministre de l’agriculture.

Je veux remercier le parlementaire Bernard REYNES pour son rapport sur ce sujet. Je précise que la baisse des charges sociales sur les emplois permanents des emplois agricoles sera appliquée dès l’an prochain et fera l’objet d’amendement à la présente loi de finances défendue par Valérie PECRESSE et par François BAROIN. Ce n’est donc pas une promesse, c’est une décision.

Parce que moi je crois à la lucidité de nos compatriotes, c’est la raison pour laquelle les 210 millions d’exonération de charges sur les entreprises agricoles seront financées grâce aux produits de la taxe sur les boissons sucrées, parce qu’il est normal que, lorsque nous prévoyons une aide, on prévoit son financement. Parce que, sinon, on conduit son pays à la ruine et je n’ai pas été élu pour cela.

Le président de la république a abordé d’autres thèmes liés aux territoires ruraux comme les services publics, le développement numérique, les dessertes ferroviaires, l’aménagement du territoire… Pour lire en texte ou visionner la vidéo de son intervention concernant les territoires ruraux cliquer sur:

Discours du Président de la République à Aubusson devant les élus et les acteurs de la ruralité de la Creuse (www.elysee.fr)


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La France pour une PAC forte

Via un communiqué, le ministère de l’agriculture fait savoir que la France présentera le détail de sa position à l’occasion du Conseil des ministres de l’agriculture du 20 octobre, elle veut une PAC forte…

« Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, prend note de la proposition législative de la Commission européenne sur la Politique agricole commune (PAC) pour 2014-2020. Elle constitue la base de travail pour la négociation qui s’engage avec les Etats membres et le Parlement européen.

La France présentera le détail de sa position à l’occasion du Conseil des ministres de l’agriculture du 20 octobre, dans le fil de « l’appel de Paris » du 11 décembre 2009 en faveur d’une PAC forte lancé par 22 Etats membres à l’initiative de la France et de la position franco-allemande sur l’avenir de la PAC du 14 septembre 2010. Mais d’ores et déjà, Bruno LE MAIRE souhaite insister sur les points suivants :

  • Comme l’OCDE le reconnaît dans son rapport publié la semaine dernière, la PAC, qui est au cœur de la stratégie européenne pour la croissance « UE 2020 », s’est déjà profondément réformée. Elle répond ainsi aux nouvelles attentes des Européens qui souhaitent une alimentation sûre et de qualité et une agriculture compétitive, diverse et durable. La PAC doit également assurer aux agriculteurs des revenus décents dans un contexte de volatilité accrue des marchés. C’est pourquoi la PAC doit être dotée d’un budget à la hauteur de ses ambitions : à cet égard, la reconduction du budget de la PAC proposée par la Commission pour le cadre financier pluriannuel 2014-2020 constitue un minimum absolu, en dessous duquel aucune réforme ne sera possible.

  • La France est très attentive à préserver la légitimité de la PAC. C’est ainsi que le Président de la République a été le premier à proposer un débat sur la redistribution des aides entre les différents Etats. Mais celle-ci doit être soutenable et équitable et tenir compte de la situation de chacune des agricultures européennes.

  • Dans le même esprit d’innovation, la France soutient le principe du verdissement des aides de la PAC. Mais celui-ci doit être simple et incitatif et tenir compte du contexte budgétaire. Il doit correspondre à la réalité économique des exploitations et être accompagné de simplifications nécessaires à une PAC plus verte et plus efficace. En l’état, les propositions de la Commission ne répondent pas à ces objectifs.

  • La convergence des aides directes au sein de chaque Etat membre est également un objectif de long terme permettant à la PAC de gagner en légitimité et d’être plus verte. Mais il est essentiel qu’une large flexibilité dans les modalités comme dans le calendrier soit laissée à chaque Etat membre pour mener à bien ce processus, sauf à le mettre en péril.

  • La proposition de la Commission met un coup d’arrêt à une longue période de démantèlement progressif des outils de régulation. Pour mieux anticiper et gérer les crises de marché, la Commission fait des propositions, notamment une clause générale d’urgence et des outils nouveaux de gestion des risques pour les agriculteurs, qui méritent d’être examinées. Mais cette réforme doit aussi permettre de renforcer le pouvoir de négociation des producteurs. Elle devra aussi préserver les outils de maîtrise de la production dans certains secteurs, qui ont fait leur preuve. Enfin, la France veillera à préserver des aides ciblées pour certains secteurs ou régions fragiles.

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Semaine du Goût : Le Pic Vert vous emmène en balade de la terre à l’assiette !

Dans le cadre de la Semaine du Goût, l’association Le Pic Vert organise deux activités à
destination du grand public et 5 animations pédagogiques sur « Manger bio » à destination des
classes de CM2 du Pays Voironnais.

- Le samedi 15 octobre de 14h à 17h pour une visite de la Ferme des Pastières à
Rives (38), 148 Chemin des Pastières. Rencontre avec Arlette et Max GROSBALTHAZARD,
éleveurs à Rives qui développent depuis plusieurs années de nouvelles
techniques culturales, où le sol n’est plus considéré comme un support de culture mais
plutôt comme un milieu de vie.

- Le mercredi 19 octobre de 14h à 17h pour une balade gourmande sur les chemins
de Réaumont (38), en partenariat avec Véronique Pellé de l’association « Gourmandises
sauvages ». Balade avec reconnaissance des plantes sauvages comestibles et réalisation
d’un ou deux plats avec les plantes sauvages comestibles rencontrées et quelques
ingrédients bio et locaux.

- Dans le cadre scolaire, 5 classes de CM2 seront sensibilisés à l’agriculture biologique
ainsi qu’à la saisonnalité des fruits et légumes (interventions pédagogiques sur
réservation).

Renseignements et inscriptions : Le Pic Vert 04 76 91 34 33 ou contact@lepicvert.asso.fr

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Sassenage: un bâtiment agricole éco construit


Xavier Moget, maraicher en agriculture biologique possède son exploitation en zone péri-urbaine, à Sassenage exactement.  » Pour moi le bio fait partie intégrante de ma culture et je n’envisageais pas de construire un bâtiment classique mais un bâtiment éco construit afin de limiter au maximum son impact environnemental, à tous les niveaux, afin qu’il soit en cohérence avec le milieu, mes idées. »

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Xavier Moget est installé depuis 2007. Il a besoin d’un bâtiment conçu pour laver, conditionner et stocker les légumes. L’étage servant de logement. Faute de temps, il n’a jamais eu l’ intention de participer lui même à la construction du bâtiment.  » J’avais des idées bien précises: trouver un concepteur et des artisans locaux qui comprennent mon projet et soient capables de le mettre en oeuvre.

C’est la scop Caracol, de Grenoble, dont le coeur de l’activité  est la construction écologique et économique qui a été choisie au niveau de la conception, réalisation structure couverture et isolation.

 » Pari réussi puisque le maître d’oeuvre et les 7 artisans mobilisés sont dans cette logique. La satisfaction du maraîcher: » la coopération entre les équipes a dépassé mes attentes. Elle est allée jusqu à partager du temps de travail, du
matériel! A mon avis cette mutualisation intelligente des moyens est la clé pour maintenir les prix au niveau raisonnable tout en faisant du bon boulot ».
maison

Les matériaux retenus pour cette construction « bio »:

- le pin douglas pour la structure et le bardage

- du granulat Balthazar et du ciment pour la dalle au sol

- 600 bottes de paille en provenance de l’Isère et de la chènevotte, paille de chanvre défibrée, pour l’isolation

- de la terre crue pour les enduits intérieurs et pour un mur à accumulation protégé l’été par une terrasse.

Au niveau de l’énergie et l’eau il y aura des panneaux solaires, un poêle à bois, récupération des eaux de pluie, une centrale photovoltaïque avec panneaux solaires.

Reste à parler coût:  » c’est le même prix qu’un bâtiment classique, autour des 245 000 euros.  » l’originalité et l’idée permanente d’avoir limité l’impact environnemental en plus!

maison 2

Les produits sont commercialisés en Amap, à la charette bio et le vendredi après midi au siège de l’exploitation.

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