Archive | 23 octobre 2011

Cueillette des champignons: règles à repecter

C’est devenu une habitude, dès que les champignons sortent, des dizaines de ramasseurs, étrangers bien souvent, partent à l’assaut de nos massifs, ratisser les forêts, afin de cueillir les lactaires sanguins. Champignons que les espagnols raffolent. Il n’est pas rare de voir des camionnettes remplies à ras bord de ces fameux champignons en Chartreuse, Belledonne, ou encore le Vercors.

Justement c’est sur ce dernier massif que la gendarmerie a découvert plus de 600 kilos de lactaires sanguins ramassés par des espagnols, roumains et entreposés dans un garage, et dans plusieurs véhicules, à Villard de Lans et à Lans en Vercors.

La cueillette des champignons est réglementée.

Voici un article de Christelle Moussu, mis en ligne sur le portail  » forêt privée française« .

Cueillette des champignons : ce qu’il faut savoir


C’est la saison des champignons. Gourmands et Amateurs se réjouissent ! C’est une coutume que d’aller aux champignons… Mais avant de partir panier sous le bras, voici quelques principes qu’il faut avoir en tête.Vrai ou faux ?

« La forêt appartient à tout le monde ! »

Vrai ou faux ?
Réponse : c’est faux !

Le promeneur en forêt ne doit pas oublier qu’en tout endroit de la forêt, il y a un propriétaire, privé ou public. Quand on se promène en forêt, on se promène donc chez quelqu’un ! Le promeneur ne doit donc pas faire comme s’il était chez lui et il doit respecter les lieux.


« J’ai le droit de ramasser autant de champignons que je veux ! »

Vrai ou faux ?
Réponse :
c’est faux !

Contrairement à l’idée reçue, les champignons n’appartiennent pas à tout le monde !
Ils appartiennent au propriétaire de la forêt, du bois ou de la garrigue où ils se trouvent. Ceci est valable que la forêt soit privée ou publique et qu’elle soit interdite d’accès par un panneau ou non.

Haut de pageMais que dit la loi ?

Le promeneur en forêt ne doit pas oublier qu’en tout endroit de la forêt, il y a un propriétaire, privé ou public. Quand on se promène en forêt, on se promène donc toujours chez quelqu’un !

En France, les trois quarts des forêts appartiennent à des particuliers, les autres forêts appartiennent à l’État ou aux collectivités territoriales et sont gérées par l’Office national des forêts.
En forêt, vous êtes donc chez quelqu’un. Le promeneur doit être respectueux de ces lieux.

Les champignons appartiennent au propriétaire de la forêt dans laquelle ils poussent. (Code civil, art. 547 : « les fruits naturels (…) appartiennent au propriétaire par droit d’accession »). En principe, il faudrait avant toute cueillette solliciter l’autorisation du propriétaire.

  • Tout ramassage non autorisé de champignons en forêt – publique ou privée- est puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 150 €.
  • Lorsque le volume extrait est supérieur à 5 litres, l’amende peut aller jusqu’à 750 € (Code forestier, art. R.331-2).
  • L’absence de clôture de même que l’absence de panneau « interdiction d’entrée » ou « cueillette de champignons interdite » ne tempère pas le caractère sacré de la propriété privée.

Le ramassage pour consommation personnelle est souvent toléré en forêt publique et en forêt privée, mais lorsque les visiteurs sont trop nombreux ou peu respectueux, le propriétaire décide parfois d’interdire les visites ou d’instaurer un permis de récolte, afin de préserver la forêt. C’est son droit et cela protège la forêt et son écosystème des abus. Renseignez-vous et respectez cette décision éco-citoyenne !

Réglementation préfectorale

La cueillette des champignons peut être quelquefois réglementée par arrêté préfectoral. Ce dernier va préciser :

  • l’étendue du territoire de cueillette concerné,
  • la liste des champignons concernés,
  • la période d’application de la restriction ou de l’interdiction (dates et horaires),
  • la quantité maximale à ramasser.

Ces arrêtés sont affichés dans chacune des communes concernées et publiés dans deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans tout le département. Les ramasseurs doivent donc vérifier en mairie du lieu de ramassage, ou à la Préfecture, l’existence éventuelle d’un tel arrêté.

L’objectif de cet arrêté est de réglementer la cueillette pour éviter les abus, en l’absence d’une réglementation plus protectrice fixée par le propriétaire qui  peut garantir ainsi la gestion durable de sa forêt.

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Toujours à la recherche de Pablo

pabloNous avons lancé un avis de recherche concernant un homme de 45 ans… Hélas une semaine plus tard, il n’a pas été retrouvé. Il s’agit d’un homme d’origine togolaise. Il aurait été aperçu dans la vallée du Grésivaudan mais les recherches restent vaines!

Voici à nouveau son signalement:

Nous sommes à la recherche de Pablo Gagnon, homme originaire du Togo de 45 ans, 1m85, 95kg, portant une barbe.

Il est parti de l’hôpital Sud d’Échirolles Vendredi 14 Octobre vers 18h30. Suite à un accident, il ne parle pas, ne s’oriente pas et nous ne sommes pas sûrs qu’il comprenne quand on lui parle.

Il a une petite déformation du crâne suite à une opération. Il est vêtu d’un tee-shirt à manches courtes (probablement de couleur sombre), d’un pantalon sombre et de tennis blanches et porte un bracelet de l’hôpital ainsi qu’un petit bracelet africain. La police est avertie.
Merci d’appeler le 17 ou le commissariat de Grenoble: 04 76 60 42 85

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Pollution aux PCB : pêcheurs, consommateurs, éleveurs…à qui le tour ?

Des agriculteurs de Grez-en-Bouère, en Mayenne, victimes d’une pollution chronique aux PCB vont devoir envoyer à l’abattoir 142 vaches, lourdement contaminées aux PCB. Après avoir déjà rendu impropre à la consommation certaines espèces de poisson du Rhône, les PCB, dont l’usage est interdit en France depuis 1987, continuent de menacer notre santé et dégradent les conditions de travail des agriculteurs.

Réaction de France Nature Environnement

Pour Jean-Claude Bévillard, pilote du réseau agriculture de FNE : « Lorsqu’il s’agit de sédiments ou d’estuaires, ce sont les activités de pêche ou d’élevage piscicoles qui sont touchées. En cas de pollution en milieu rural, ce sont les activités agricoles qui sont les premières victimes, comme aujourd’hui en Mayenne. Il est impératif de trouver une solution pour éviter d’en arriver là.»

Pour Marc Sénant, coordinateur du réseau Risques Industriels : « Les pollutions chroniques sont le parent pauvre de la politique de maîtrise des risques industriels. Il faut plus de moyens publics pour suivre les installations et vérifier les conditions de fonctionnement. Prévenir coûte cher, mais ne pas prévenir coûte toujours plus. Cet abattage en est la preuve. » A l’heure de l’anniversaire du Grenelle, il convient de rappeler que les pollutions chroniques ont été le grand absent de ce débat.

FNE, depuis longtemps, ici comme ailleurs, sur le front des PCB

FNE et l’association « Entre Taude et Bellebranche », ont déjà porté plainte auprès du procureur de la République concernant cette pollution aux PCB qui concerne la commune de Grez-en-Bouère. FNE, l’URVN et la FRAPNA se sont par ailleurs constituées parties civiles pour une pollution du Rhône par les PCB qui a donné lie depuis septembre 2005 à des restrictions de consommation de poissons pêchés

dans le Rhône de Lyon jusqu’à son embouchure (L’interdiction de consommer le poisson pêché s’étend sur tout le linéaire du fleuve Rhône depuis le barrage de Sault Brénaz, à l’amont, jusqu’à son embouchure, à l’aval).

Bruno Genty, président de FNE : « FNE témoigne de sa solidarité envers les éleveurs, victimes d’une pollution nationale, récurrente et délaissée. »

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