Archive | 12 janvier 2012

EDF prépare de nouveaux travaux de confortement du barrage du Chambon

Dans le prolongement des travaux de confortement réalisés entre 1992 et 1997, EDF va renforcer la sécurité du barrage du Chambon par la réalisation d’une campagne de sciage et la pose de barres d’ancrage horizontales.

EDF baissera temporairement le niveau de la retenue du lac de 1025m à 1010m ; cette baisse de cote permettra la réalisation des travaux. Comme tous les grands barrages exploités par EDF, le barrage du Chambon fait l’objet d’une surveillance permanente. Les dispositifs d’auscultation adaptés aux spécificités de cet ouvrage permettent à EDF de suivre régulièrement, en lien avec les services de l’Etat, l’évolution de sa structure.

L’observation du phénomène « d’alcali réaction » qui entraîne un gonflement du béton, a conduit EDF à prévoir une maintenance spécifique.  Entre 1992 et 1997, huit traits de scie ont été réalisés sur la partie supérieure de l’ouvrage permettant de relâcher les contraintes internes, et une membrane d’étanchéité a été posée. Ces travaux d’envergure, menés par EDF avec le souci constant de maintenir le plus haut niveau de sûreté, ont permis de sécuriser la stabilité du barrage y compris en cas de séisme.

barrage

Afin de maintenir le bon état du barrage du Chambon dans la durée, et en accord avec les services de l’Etat, EDF se prépare à réaliser de nouveaux sciages aux mêmes emplacements et à installer environ 400 barres d’ancrage horizontales au niveau de la partie supérieure du barrage d’ici fin 2014. EDF va investir 32 millions d’euros dans ces nouveaux travaux de confortement.

Les modalités de remontée du niveau de la retenue du lac seront définies ultérieurement, après les travaux et fourniture par EDF d’études complémentaires aux pouvoirs publics. EDF a informé et répondu aux questions des élus locaux à l’occasion d’une réunion organisée en décembre dernier

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Transports ferroviaires: double peine pour les ruraux

L’Association des Maires Ruraux de France demande la mise en place d’un processus de concertation réelle avec les élus et les associations d’usagers

L’opération nationale de la SNCF du 11 décembre dernier visant à modifier 85 % des horaires au prétexte d’un lancement de travaux ne doit pas masquer la question de la desserte des territoires ruraux qui se réduit à vue d’œil.

Au-delà du satisfecit autoproclamé par la SNCF et si « le pire a été évité », le processus menant à ce changement a fait fi d’une véritable concertation autour d’un enjeu simple : une politique d’aménagement du territoire pour organiser la mobilité des Français, où qu’ils habitent. Il est à ce titre remarquable de voir comment les Assises du Ferroviaire n’ont eu comme objectifs que de traiter du modèle économique de l’organisation de l’offre et non le souci d’une meilleure organisation au service du plus grand nombre.

Beaucoup d’usagers, d’associations et d’élus ont manifesté leur inquiétude voire leur désapprobation des solutions imposées avec des conséquences souvent difficiles à vivre au quotidien pour une part importante de la population, notamment en milieu rural. Le nouveau système a obligé de nombreux Français, entreprises, établissements scolaires et collectivités à bouleverser leur organisation.

Le cadencement, outil séduisant et « vendeur », ne saurait servir d’alibi à une stratégie mue par trois principes contestables pour une société assumant une mission de service public :

  • La suppression d’arrêts et de trains utiles pour les déplacements de proximité ; solution contraire à une démarche durable renforçant l’usage des transports en commun au lieu de la voiture individuelle ;
  • La suppression de dessertes et de gares, souvent rurales, avec en perspective leur fermeture;
  • L’obsession de la rentabilité, au détriment du service aux publics, traduite par la concentration des investissements sur la création de lignes LGV et la libération de créneaux de circulation pour les trains privés et supposés plus rentables.

L’année 2012 doit être utile pour inverser la logique.

train

A ce titre, les Maires Ruraux demandent à être entendus et à ce que s’ouvre une véritable concertation nationale et locale associant l’Etat, la SNCF, RFF, les AOT (Autorités Organisatrices de Transport) et les associations d’élus et d’usagers.

Ils demandent à ce que soient enfin appliquées les dispositions de la « Charte sur l’organisation de l’offre des services publics et au public en milieu rural » qui prévoient de « faire précéder toute réorganisation ou création d’une véritable concertation, animée par le préfet, avec les élus, les opérateurs de service public et les usagers, à un échelon territorial pertinent, départemental ou infra-départemental »

Plusieurs questions majeures devront être abordées :

  • Quid de l’organisation à l’issue des travaux ? Comment le « retour à la normale » se traduira dans l’offre ?
  • Celle d’un patrimoine ferroviaire croissant de lignes et de gares inutilisées et insuffisamment entretenues.
  • L’avenir de la scission entre la SNCF et RFF dont certains évoquent une remise en cause ; organisation qui n’a rien réglé en servant de prétexte pour invoquer la rentabilité avant l’efficacité.
  • Comment dessiner une alternative aux politiques de grandes infrastructures favorisant la seule desserte des métropoles françaises, laissant de côté l’amélioration de celles des territoires enclavés ? Les usagers de ce mode de transports en milieu rural ne sauraient être les perdants systématiques de ces choix stratégiques.

La SNCF vient d’annoncer un bénéfice record et son conseil d’administration a adopté le 22 décembre un budget 2012 prévoyant un chiffre d’affaires en hausse de 5,1 % pour le groupe. Dans ce contexte, l’augmentation des tarifs concomitante à la régression de l’offre n’est pas comprise par les usagers du train dans les territoires ruraux qui payent une fois encore une stratégie d’aménagement du territoire médiocre oubliant la nécessaire mobilité.



L’AMRF a demandé officiellement à être auditionnée par Nicole NOTAT, la Médiatrice nommée par RFF et la SNCF ; Elle invite tous les élus concernés à saisir la « mission de médiation » avant le 17 février 2012 afin de faire valoir la problématique spécifique aux territoires ruraux.

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