Archive | mars, 2012

31ème AG de la Fédération des Alpages de l’Isère

L’assemblée générale de la Fédération des Alpages de l’Isère s’est tenue à Villard de Lans. Les alpagistes sont venus nombreux assister à cette assemblée pour se tenir informés de l’actualité des alpages et du rapport d’activités de l’année 2011.

Le département compte aujourd’hui 9 plans pastoraux territoriaux (PPT): Beaumont, Belledonne,  Chartreuse,  Mathéysine, Oisans, Trièves, Valbonnais, Vercors 4 montagnes et les hauts plateaux du Vercors qui rassemblent plus de 350 alpagistes, partenaires publics et associatifs. Ils sont en charge d’examiner les différents projets d’aménagement et de développement des espaces pastoraux en Isère.

La FAI souhaite renouveler sa convention avec la région Rhône-Alpes jusqu’en 2013 avec des axes stratégiques liés au renforcement des PPT, à l’accompagnement économique des espaces montagnards mais également à l’emploi et la formation, pour ainsi favoriser un ancrage fort avec les acteurs locaux.

La fédération se félicite du bon fonctionnement des plans pastoraux territoriaux qui répondent aux objectifs de soutien de l’activité pastorale. Les revenus issus de l’agro-pastoralisme n’étant pas suffisants pour tous les alpagistes, la FAI souhaite développer d’autres activités socio-économiques comme la culture et le tourisme en continuant à accompagner la création d’activités pour soutenir l’économie montagnarde.

La FAI a constaté de nombreux dégâts importants dus aux sangliers et aux loups toujours plus nombreux dans les alpages. On recense en Isère, plus de 278 chiens de protection, les « Patous » pour lutter contre les pertes zootechniques et économiques. Cependant le rôle des Patous n’est pas toujours bien compris par tout le monde, il est en particulier considéré comme un frein au développement d’activités touristiques, piliers de l’économie montagnarde.
En ce qui concerne le rapport économique, la FAI a annoncé des résultats rassurants grâce notamment à la consolidation des accords trouvés en 2010 mais note cependant une nette baisse des subventions du conseil régional.

La FAI souhaite ainsi trouver le bon compromis entre le maintien du pastoralisme dans la montagne et l’émergence d’une nouvelle économie touristique pour que les alpages de l’Isère restent des lieux vivants.

Alex Duclaux


Contact :
Fédération des Alpages de l’Isère
La Grange
38190 LES ADRETS
Tel : 04 76 71 10 20
Fax : 04 76 71 10 29

federation@
alpages38.org

Catégorie agriculture, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

L’économie alpestre: l’expérience du Vercors 4 Montagnes

ph VercorsUn débat sur l’économie alpestre du Vercors 4 Montagnes a eu lieu à Villard de Lans à la suite de l’assemblée générale de la Fédération des alpages de l’Isère.

Les nombreux participants avaient à cœur de débattre de l’avenir du Vercors et en particulier de l’avenir des alpages. Avec l’arrivée du tourisme de masse dans le Vercors, les alpagistes ont peur de voir leurs belles montagnes se transformer rapidement en dépotoir comme dans la vallée.

Pour certains, le tourisme est devenu prioritaire sur l’agriculture alpestre où les agriculteurs reprochent le coût trop élevé de l’exploitation dans les alpages comparé aux terrains en plaine.

Selon eux leurs causes ne sont pas souvent défendues durant les réunions publiques et ils s’offusquent d’être considérés uniquement comme des jardiniers de la nature!

Pour d’autres, le tourisme doit financer les alpages. il faudrait éduquer les touristes au respect de la nature car certains alpagistes se plaignent du placement de plusieurs chemins de randonnées dans le Vercors qui traversent leurs alpages et qui engrangent certains problèmes de pollution ou de respect du territoire.

Ils veulent trouver le bon compromis entre le tourisme qui est indispensable pour l’économie locale et l’agriculture, qui fait partie des racines les plus profondes du Vercors. Pour ainsi sauver le pastoralisme dans les montagnes du Vercors et contribuer au bon équilibre des exploitations entre la plaine et la montagne.

Les alpagistes ont façonné les paysages du Vercors depuis des siècles et ont inventé des systèmes d’exploitations durables qui respectent la montagne, l’herbe et les animaux. A ce titre, ils souhaitent pouvoir vivre de leurs activités et être soutenus dans leurs pratiques. L’économie alpestre pour évoluer dans le bon sens, doit réussir à faire cohabiter le tourisme et l’agriculture en un seul lieu de partage et de production.

Alex Duclaux

Catégorie agriculture, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

Salon européen du bois et de l’habitat durable:

La deuxième journée  du salon européen du bois et de l’habitat durable était considérée comme une journée charnière, test. D’ores et déjà on peut la qualifier de réussie, tout comme le salon dans sa globalité.

Ce vendredi était très attendu par les exposants et surtout par les organisateurs car c’était la journée des conférences et de la visite officielle. Cette dernière s’est déroulée avec Alain Pilaud président d’Alpexpo comme guide. Il avait à ses côtés de nombreux élus et personnalités qui ont découvert le bois à travers sa noblesse, ses originalités, ses diversités, ses utilisations, ses métiers…

salonTEXTE

Ils ont tous apprécié l’état d’esprit qui chapeaute ce salon. Il règne en effet un air de sérénité, convivialité, on dira même de complicité entre les exposants, visiteurs, organisateurs… qui donne envie de s’éterniser au salon, de revenir…

Si la visite inaugurale a été un temps fort, on ne peut passer sous silence les conférences qui se sont succédées à un rythme soutenu.

On retiendra bien entendu celle qui a réuni l’ensemble des acteurs du salon: organisateurs, exposants, responsables de la filières bois, visiteurs afin de « plancher sur le visage qu’aura le salon européen du bois 2013.

L’idée venant du fait que notre région, notre département sont forestiers, avec une activité bois très dynamique et variée. Il est donc indispensable d’offrir à cette filière un salon qui réponde à ses attentes, qui réussisse le pari de réunir les professionnels et le grand public.

Au cours du débat les idées ont fusé, des propositions ont été faites… Reste à en faire la synthèse… et à se mettre au travail pour préparer le salon 2013! On en reparlera sur sillon38.

En attendant, voici un diaporama de photos prises sur le vif.

Cliquer sur les photos pour les agrandir.



Catégorie - filière bois, A la une, foires/salonsCommentaires fermés

1er Salon des entrepreneurs en alpages

La Fédération des Alpages de l’Isère en Marge de son AG annuelle a organisée pour le 1er Salon des entrepreneurs en alpages devant la salle de la coupole de Villard de Lans.

Le but de ce salon est de rassembler les principaux entrepreneurs économiques montagnard. Pour mettre en avant leur savoir faire en faveur du Pastoralisme. Le salon se veut être la réunion des talents des agriculteurs et des entreprises pour la recherche de nouvelles techniques d’innovations toujours plus accessibles.

Ainsi le Salon a regroupé une quinzaine d’exposants dans différents domaines comme le débroussaillage, les travaux forestiers, la constructions, l’énergie, les matériaux d’élevage et divers services.

Sillon38 salue cette belle initiative de la FAI et souhaite une longue vie au Salon des entrepreneurs en alpages!

Alex Duclaux

alexduclaux@sillon38.com

P1020043

P1020046

P1020048

P1020056

P1020059

P1020035

Catégorie agriculture, alpages, pastoralismeCommentaires fermés

Le Grand Lemps: marché de la solidarité

Ce samedi 31 mars est organisé au Grand Lemps un marché de la solidarité.

soli

Catégorie La MondéeCommentaires fermés

Les abeilles désorientées par une faible dose d’insecticide

Pour la première fois, une équipe de recherche française multipartenariale a mis en évidence le rôle d’un insecticide dans le déclin des abeilles, non pas par toxicité directe mais en perturbant leur orientation et leur capacité à retrouver la ruche.

Pour réaliser leur étude, les chercheurs ont collé des micropuces RFID sur plus de 650 abeilles. Ils ont ainsi pu constater l’importance du non-retour à leur ruche des butineuses préalablement nourries en laboratoire avec une solution sucrée contenant de très faibles doses d’un insecticide de la famille des « néonicotinoïdes », le thiaméthoxam, utilisé pour la protection des cultures contre certains ravageurs, notamment par enrobage des semences.

Une simulation basée sur ces résultats laisse penser que l’impact de l’insecticide sur les colonies pourrait être significatif. Ces résultats sont publiés dans la revue Science le 29 mars 2012.

Les questions sans réponse aujourd’hui sur le déclin des populations de pollinisateurs, qui touche les abeilles domestiques comme leurs homologues sauvages (bourdons, osmies, etc.), ont conduit tous les acteurs concernés à unir leurs forces. Ainsi, chercheurs (INRA, CNRS), et ingénieurs des filières agricoles et apicoles (ACTA, ITSAP-Institut de l’abeille, ADAPI) ont, dans le cadre d’un partenariat pluridisciplinaire sur l’évaluation du déclin des abeilles, étudié le rapport entre l’ingestion d’un insecticide de la famille des néonicotinoïdes et la mortalité des butineuses. Leurs travaux montrent que l’exposition à une dose faible et bien inférieure à la dose létale de cette molécule entraîne une disparition des abeilles deux à trois fois supérieure à la normale.

© Inra / C. Maitre

Micropuce RFID collée sur le thorax d’une abeille

Pour réaliser leur étude, les scientifiques ont utilisé une méthodologie innovante : des micropuces RFID ont été collées sur le thorax de plus de 650 abeilles, ce qui a permis de contrôler individuellement leur entrée ou leur sortie de la ruche grâce à une série de capteurs électroniques. La moitié des individus a été nourrie avec une solution sucrée contenant une dose très faible d’insecticide, comparable à celle que les abeilles peuvent rencontrer dans leur activité quotidienne de butinage de nectar sur une culture traitée.

L’autre moitié, le groupe témoin,  a reçu une solution sucrée sans insecticide. L’ensemble des 650 butineuses a ensuite été relâché à 1 kilomètre de leur ruche, une distance habituelle de butinage chez les abeilles domestiques. En comparant les proportions de retours à la ruche des deux groupes d’abeilles, les chercheurs ont évalué le taux de disparition imputable à l’ingestion du produit testé. L’équipe a mis en évidence un taux significatif de non-retour à la ruche des abeilles, par un phénomène de désorientation dû à l’intoxication à faible dose. Lorsqu’elle est combinée à la mortalité naturelle, cette disparition liée à l’insecticide aboutit à une mortalité journalière de 25% à 50% chez les butineuses intoxiquées, soit jusqu’à trois fois le taux normal (environ 15% des butineuses par jour).

Afin d’évaluer l’impact de l’augmentation du taux de mortalité en période de floraison, ces valeurs ont été introduites dans un modèle mathématique simulant la démographie des colonies d’abeilles. Les résultats montrent que si la majorité des butineuses étaient contaminées chaque jour, l’effectif de la colonie pourrait chuter de moitié pendant le temps de la floraison – et jusqu’à 75 % dans les scenarii les plus pessimistes. Ce déclin démographique serait critique, à une période où la population de la colonie devrait atteindre un maximum, un préalable nécessaire au stockage de réserves alimentaires et à la production de miel.

Cette désorientation a donc le potentiel de déstabiliser le développement normal de la colonie, ce qui peut en outre la rendre vulnérable aux autres facteurs de stress que sont les pathogènes (varroa, Nosema, virus) ou les variations de la disponibilité des ressources florales naturelles. Cette étude indique ainsi qu’une exposition des abeilles butineuses à un insecticide néonicotinoïde pourrait affecter à terme la survie de la colonie, même à des doses bien inférieures à celles qui conduisent à la mort des individus.

À court terme, les partenaires de l’unité mixte technologique PrADE (Protection des Abeilles Dans l’Environnement) en lien avec les instituts techniques agricoles concernés ARVALIS-Institut du végétal et CETIOM (deux instituts techniques spécialistes des grandes cultures et notamment maïs et colza), mèneront des expérimentations en grandeur réelle, dans les conditions des pratiques culturales y compris pour la phase d’administration de l’insecticide, en utilisant cette même technologie RFID de suivi individuel des abeilles.

Catégorie apicultureCommentaires fermés

Biassu fait son actu sur le salon européen du bois

Biassu, le dessinateur de sillon38 a compris l’intérêt de la tenue du salon européen du bois et surtout de sa partie habitat durable.. Il en a fait son actu!

biassu

Catégorie - filière bois, Biassu, foires/salonsCommentaires fermés

Interdiction du maïs OGM MON 810 : Recours déposé au Conseil d’État

L’Association Générale des Producteurs de Maïs (A.G.P.M), l’Union Française des Semenciers
(U.F.S) et la Fédération interprofessionnelle de la production de maïs et de sorgho
(F.N.P.S.M.S.), ont déposé ce 29 mars un recours au Conseil d’État contre l’arrêté
d’interdiction du maïs OGM (événement Mon 810) pris par le Gouvernement français le 16
mars dernier (et publié au journal officiel du 18 mars).

L’A.G.P.M, l’U.F.S et la F.N.P.S.M.S, attendent de ce recours une nouvelle invalidation et
annulation de l’arrêté ministériel, comme ce fut le cas en novembre dernier pour le 1er
arrêté.

D’abord parce que cette interdiction ne repose sur aucun élément scientifique sérieux et que
les producteurs de maïs impactés par la pyrale et la sésamie, subissent un réel préjudice
économique.

Ensuite, parce que, au-delà de l’événement OGM MON810, les producteurs agricoles
défendent un accès non distorsif aux innovations et par conséquent, à la productivité et à la
compétitivité de leurs exploitations et de leurs filières.

Enfin, pour mettre un terme à un usage abusif, voire illégal, du principe de précaution
devenu un principe idéologique d’inaction.

L’Association Générale des Producteurs de Maïs, A.G.P.M, assure la représentation des maïsiculteurs et de la
plante maïs auprès des autorités françaises et européennes. Organisée en sections spécialisées, elle représente
et défend également les intérêts spécifiques du maïs doux, du maïs semence et des irrigants.

L’Union Française des Semenciers, UFS, est le syndicat professionnel des entreprises semencières. L’UFS réunit
135 entreprises actives dans la recherche, la production et la commercialisation de semences pour l’agriculture,
les jardins et le paysage.

La Fédération Nationale de la Production des Semences de Maïs et de Sorgho, FNPSMS rassemble les
entreprises semencières et les producteurs de maïs semence autour d’un objectif commun : gérer la production
française de semences de maïs et contribuer à son développement en France et à l’international.

Catégorie OGM, céréalesCommentaires fermés

Alpes sud Isère:Visite et réunion d’échanges sur le bois local dans la construction publique

Le CDRA Alpes Sud Isère et l’Association des Communes Forestières de Rhône-Alpes organisent mardi 3 avril 2012 de 16h00 à 19h00 à Corps une réunion d’information et d’échanges sur le thème du bois local dans la construction publique à destination des élus locaux et des techniciens des collectivités territoriales.

La réunion commencera à 16h00 par la visite de l’atelier de Montagne Habitat, avec les témoignages de l’architecte, du charpentier et du scieur.
L’atelier de Montagne Habitat fait partie des 20 premiers bâtiments réalisés avec du bois certifié « Bois des Alpes ». Il constitue les locaux de production et la vitrine du savoir-faire de cette entreprise qui construit et rénove en ossature bois des chalets d’alpage et des maisons individuelles.
Il a bénéficié du soutien de la Région Rhône-Alpes via le CDRA Alpes Sud Isère (9 400€) et de l’Etat (28 920€) dans le cadre de la CIMA (Convention Interrégionale du Massif des Alpes) concernant le financement de l’ossature réalisé avec du bois local.

Elle se poursuivra de 17h00 à 19h00 par une présentation en salle du processus adapté pour qu’un maître d’ouvrage public puisse réaliser un bâtiment en bois local en toute légalité.
Cette journée a pour objectif de sensibiliser aux possibilités du bois dans la construction, à sa mise en oeuvre dans la commande publique, et de sensibiliser les élus du territoire sur les conditions actuelles de transformation du bois sur le territoire et ses capacités de répondre à la demande. En tant que maître d’ouvrage public, les élus locaux peuvent influer sur « l’offre » mais également sur « la demande », afin d’assurer la mise en oeuvre de circuits courts, véritable moyen d’accroître le dynamisme en milieu rural et application concrète du concept de développement durable.

Le parc français des bâtiments est, en effet, le plus gros consommateur d’énergie parmi tous les secteurs économiques. Il consomme 43% de l’énergie et émet 25% des gaz à effet de serre. Dans ce contexte, le matériau bois tient une place de choix : il peut se targuer d’être l’un des seuls matériaux écologiques renouvelables. 1m3 de bois utilisé dans le bâtiment représente 1 tonne de CO2 stockée, à laquelle s’ajoute 0,7 tonne de CO2 économisée en moyenne par substitution à un autre matériau.

Télécharger le programme et le bulletin d’inscription, cliquer ici: Programme bois construction Corps

Catégorie - filière bois, Forêt Alpes Sud IsèreCommentaires fermés

Energie: enjeu de notre siècle. Biassu en fait son actu…

Biassu, le dessinateur de sillon38.com a été sensible au débat organisé par le Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes ayant pour thème l’énergie.

Voilà le fruit de son imagination…

biassu

Catégorie BiassuCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

mars 2012
L Ma Me J V S D
« fév   avr »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+