Archive | 11 mars 2012

Ferme laitière de 1 000 vaches: un projet déstructurant contre la ruralité

La coordination rurale s’inquiète du projet industriel de création d’une ferme industrielle de 1000 vaches. Il soulève de nombreuses inquiétudes et incohérences…Elle fait part de sa réflexion à travers un communiqué.

« La semaine passée, un reportage sur France 2 a présenté un projet de ferme de 1 000 vaches laitières dans la Somme qui suscite des interrogations. Après investigation, il s’avère que cette ferme qui possède actuellement 300 vaches, regroupe en société plusieurs agriculteurs et un promoteur en bâtiments et travaux publics (BTP).

Cette société a le mérite d’avoir redonné à des éleveurs lourdement pénalisés par la crise laitière, une rentabilité et un avenir, tout en gardant une certaine liberté. Cependant, ce même promoteur projette d’augmenter le nombre de laitières, en passant de 300 à près de 1 000 bêtes pour 2015 !

La Coordination Rurale et l’OPL défendent la liberté de développement mais s’inquiètent de ce projet industriel qui soulève de nombreuses inquiétudes et incohérences :La société s’est avancée en expliquant qu’elle pourrait produire son lait à moins de 270 €/1 000 litres grâce à un projet de méthanisation complémentaire.

  • 1 000 vaches réunies sur un même site pour produire du lait à ce prix-là, c’est éliminer 20 fermes de 50 vaches réparties sur le territoire ; c’est 20 familles qui maintiennent l’activité économique sociale de 20 villages, tout en entretenant les paysages.
  • 1 000 vaches enfermées 365 jours par an sans voir un brin d’herbe, nous sommes loin des exigences actuelles et sociétales pour le bien-être animal.
  • 1 000 vaches en un seul site est une gestion environnementale des plus particulière puisqu’il faudra transporter la nourriture quotidienne et gérer les 50 000 litres d’effluents journalier. Le bilan carbone de tous ces transports sans parler des coûts devrait faire réfléchir.
  • L’alimentation sera composée de maïs mais aussi de soja. Alors que notre pays est riche de prairies et pâturages et déficitaire en protéines végétales, il est toutefois choisi d’accentuer notre dépendance aux importations de soja.


Ce modèle est celui développé depuis des années au Danemark et c’est dans ce pays que les producteurs sont des plus en difficultés !
En laissant ce projet se monter, l’Etat offre un très beau cadeau à ce promoteur BTP qui bénéficie ainsi d’un excellent outil de défiscalisation. La non rentabilité financière de cette « ferme » laitière permettra de diminuer la fiscalisation sur les bénéfices des travaux publics.
Face à ce genre de projet la CR et l’OPL invitent élus et candidats à s’interroger sur l’avenir et sur les choix sociétaux qu’ils privilégieront dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs et plus globalement du monde rural et de l’aménagement du territoire. »

Catégorie agriculture, vie syndicale, élevageCommentaires fermés

Fête de la coquille St Jacques: 8 tonnes!

La quatrième fête de la coquille St Jacques a éteint ses lampions en apothéose. Le défi était pourtant de taille pour les bretons: remonter un camion vide. 9′est le cas: les 8 tonnes de coquilles St Jacques ont trouvées preneurs.

Ce dimanche matin, des centaines de personnes se sont rendues à la coupole de Villard de Lans pour acheter des coquilles St Jacques, les déguster grâce aux chefs de la région qui les ont cuisinées de façon originale, sublime, découvrir des produits de la région comme les vins de Savoie, des Balmes Dauphinoises, le safran, la truffe de l’Isère, le Bleu du Vercors Sassenage… et assister aux intronisations.

En effet, l’une des attractions de la fête est la présence de diverses confréries.

La confrérie des Echalas dauphinois, invitée de la fête, a pour ligne de conduite d’apporter son soutien au développement de la viti-viniculture iséroise; de défendre, développer et promouvoir par tous moyens utiles les productions vinicoles du département; de faire connaître les richesses du terroir dauphinois. elle a intronisé Annie Françoise Crouzet.

creditLa confrérie des chevaliers de la coquille St Jacques des Côtes d’Armor, 25 ans d’âge, participe activement à la fête de la coquille St Jacques, « depuis les premiers balbutiements ». Elle a pour objectifs de:

- faire connaître la Bretagne et les Côtes d’Armor

- mettre en valeur les produits de l’agriculture et de la mer, particulièrement la Coquille Saint-Jacques

- labelliser les professionnels des métiers de bouche qui adhèrent à la charte

- faire vivre les traditions et la culture de la Bretagne et des Côtes d’Armor.

Elle a intronisé quatre hommes qui ont du passer une terrible épreuve….  déguster du jus de coquille St Jacques et prêter serment de défendre et promouvoir ce sublime coquillage.

A ce propos il a été rappelé que dans la baie de St Brieuc, la coquille St Jacques est pêchée de façon plus que raisonnée, à savoir que lors de la période de reproduction sa pêche est interdite. Pratique unique au monde!

Les quatre impétrants sont: Cédric Boyer, Philippe Meyzin, Albert Beyrac, Pierre Lallier.

Ces intronisations se sont déroulées devant un public nombreux parmi lequel les membres de la confrérie du Bleu Vercors Sassenage, Chantal Carlioz maire de Villard de Lans, Marie Noëlle Battistel, députée de la circonscription…

On attend tous, avec une certaine curiosité la prochaine fête:  » nous en serons à la cinquième édition, un anniversaire que nous fêterons dignement » a déjà promis Claude Ruel, président de l’association « cuisine et passion en Vercors » organisatrice de cette manifestation.

Certains ont déjà lancé un défi: 4 ans: 8 tonnes de coquilles vendues – 5 ans: 10 tonnes!

Voici en quelques clichés la journée de dimanche.

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Catégorie foires et fêtesCommentaires fermés

La vérité si je mange

A l’heure de la crise et dans un contexte de commerce mondialisé, notre assiette est devenue un terrain de jeu pour les trafiquants. Notre alimentation est aujourd’hui une cible lucrative pour tous ceux qui ne cherchent que le profit.
De la contrefaçon de barres chocolatées en provenance du Moyen-Orient à l’huile d’olive bio achetée sur les marchés provençaux en passant par la contrebande venue de Chine, rien n’est laissé de côté.
Le documentaire, qui se focalise sur des produits de grande consommation vendus en grandes surfaces, informe les consommateurs que nous sommes sur les dangers de certains produits et sur les parades afin de s’en protéger.

France5: dimanche 11 mars 2012 à 20:35

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