Archive | juin, 2012

Stéphane Le Foll à l’AG des forestiers privés de France

Découvrez en vidéo l’intervention du ministre de l’agriculture et de la FORET à l’assemblée générale des forestiers privés de France.

Cliquer sur la photo:

le foll

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Tourisme social et solidaire en Rhône-Alpes

Si l’accès aux vacances et aux loisirs est un droit, en France, les inégalités face au départ en vacances
se creusent : depuis 5 ans, le taux de départ moyen est passé de 46% à 32% pour les familles
modestes.

La Région Rhône-Alpes s’engage pour un Tourisme social et solidaire (TSS), qui incarne les valeurs
citoyennes et permet à tous d’accéder aux loisirs. Elle y consacre chaque année plus de 2M€.
Priorité du Schéma Régional de Développement du Tourisme et des Loisirs, adopté en 2008, le
tourisme social et solidaire connaît un nouveau souffle depuis la création, le 1er février dernier, de la
Maison commune du tourisme pour tous. Initiée par le Conseil régional et hébergée par Rhône-
Alpes Tourisme, cette commission extra-régionale regroupe l’ensemble des professionnels de ce
secteur : représentants des réseaux, associations et fédérations de tourisme social, de collectivités
locales, de l’Education nationale, de comités d’entreprises, d’organisations syndicales etc.

Organisée sous forme de groupes de travail thématiques, la commission a présenté à l’Hôtel de
Région ce lundi 25 juin les conclusions de ses premiers travaux : une première cartographie du
tourisme social et solidaire en Rhône-Alpes a ainsi été établie, ainsi que des solutions à développer
pour faire face aux mutations économiques, environnementales et sociales en cours.

« Le recul des aides de l’Etat et des collectivités rend nécessaire le regroupement des forces du
tourisme social et solidaire autour d’un réel projet de revalorisation et d’innovation dans ce secteur
qui favorise l’aménagement des territoires, la création d’emplois et la diffusion de valeurs communes
comme le vivre-ensemble, l’éducation populaire ou la mixité. C’est ce que nous voulons développer
pour Rhône-Alpes, avec cette Maison Commune » a déclaré Claude COMET, Conseillère déléguée au
tourisme et à la montagne de la Région.

Jean BESSON, Président de Rhône-Alpes Tourisme, a lui rappelé que « le tourisme social est une
composante essentielle du tourisme en Rhône- alpes ; le potentiel est important. C’est une excellente
décision de la Région Rhône-Alpes pour attirer la clientèle de proximité et plus particulièrement ceux
qui n’ont pas toujours les facilités de prendre des vacances. Rhône-Alpes Tourisme sera à disposition
pour aider la Région à faire vivre cette maison commune pour tous. »

Le tourisme social et solidaire en Rhône-Alpes :
+ 800 centres, soit 12% de l’hébergement marchand
+ 8,6 millions de nuitées dont 3,8 millions en centres de vacances
+ 2,3 milliards d’euros de PIB

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Offres et demandes d’emploi dans le secteur agricole en Rhône-Alpes

Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . Structure recrute un chef de culture légumière-encadrant technique (H/F). Vs organiserez et mettrez en place : la production maraîchère bio. Vs encadrerez les salariés en parcours d’insertion en binôme avec un responsable d’équipe et participerez à l’évaluation des parcours.CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OMA8-01

Ain . Expl. céréalière, 260 hectares, cherche agent en grandes cultures (H/F). Vos missions : conduite d’engins avec matériel, conduite de moissonneuse-batteuse, arrosage, entretien du matériel. Qualités : rigueur, autonomie. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCM1-01

Isère . GE départemental cherche pr un de ses adhérents (GAEC spécialisé en élevage et transformation de pigeon/volailles) un agent d’élevage (H/F) en CDD 3 mois à tps partiel (12h/sem). Vs aurez en charge le soin des couples (alimentation, entretien général…) ainsi que l’utilisation, en période haute, du matériel (labour, semis, fenaison…). Vs effectuerez l’abattage en salle blanche sur l’exploitation.  Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OAV3-38

Loire . Exploitant recrute un agent d’élevage bovin lait (H/F). Vs assurerez la traite, les soins des animaux ainsi que les travaux saisonniers (foin, ensilage, clôture). CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL20-42

Rhône . Producteurs cherchent personne (H/F) pr assurer la vente, le suivi et l’approvisionnement du magasin. Sens des responsabilités et autonomie nécessaires. Expérience exigée. CDI tps partiel (32 heures par semaine). Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. ODI19-69

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . Homme cherche emploi de chauffeur d’engins agricoles et/ou d’agent d’élevage laitier. Expérimenté. Mobilité : Ain – Isère. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL41-01

Drôme . Femme, actuellement en Bac pro, cherche emploi d’agent d’élevage caprin et/ou fromager. Disponible début juillet. Mobilité : Drôme. Expériences : Stages. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DCA26-26

Rhône . Homme cherche emploi d’agent d’élevage. Etudie tte proposition en élevage ovin, caprin, avicole et en conduite de matériel agricole. Mobilité : Rhône – Ain. Expériences saisonnières. Titulaire BPREA. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL27-69

Rhône . Femme cherche emploi d’agent horticole/pépinière. Expériences saisonnières en jardinerie et en exploitations. Titulaire BTS et Bac STAE. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DHO32-69

Savoie . Femme cherche emploi d’agent d’élevage et/ou de fromager. Expériences saisonnières en élevage bovin lait, caprin et transformation. Titulaire BPREA. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DEL8-73

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Forêt du Vercors: se mobiliser, se regrouper…

L’assemblée générale du groupement des sylviculteurs du Vercors 4 montagnes, le fameux GS4M restera comme un temps fort de l’activité de la filière bois sur le plateau.

Le Vercors 4 montagnes est un territoire ou la forêt est omniprésente. Celle ci couvre 17 000 hectares partagés entre 17 000 propriétaires privés et d’une manière équitable les communes du plateau.

A cette altitude, la gestion forestière est qualifiée d’irrégulière ou jardinée… Daniel bonnet, président du groupement:  » on nous demande de produire plus,  je rajouterai en préservant mieux afin de ne pas bousculer la nature. »

Daniel Bonnet, comme tous, a constaté que les marchés de la construction bois sont en expansion, que le bois énergie a la côte  » mais on doit s’interroger sur la pérennité de la ressource en face de la demande qui devient importante et dont les prix stagnent ».

 » Afin d’exploiter notre bois dans les meilleures conditions il faut des dessertes, pistes, routes… et par conséquent nous devons nous regrouper afin d’optimiser l’aspect commercial, notre source de revenus. »

Le mot regroupement reviendra à nouveau:  » se regrouper c’est mieux gérer son patrimoine ».

Daniel Bonnet a une nouvelle fois alerté la salle sur la démarche PEFC  » demain seuls les bois certifiés se vendront, alors réagissons… »

D’autres points ont été abordés comme:

- les actions qui se mettent en place au travers du plan pluriannuel Régional du Développement Forestier

- les obligations, lors d’une vente du droit de préférence

- l’obligation de s’assurer contre la tempête, l’incendie car après 2017, l’Etat se dégagera totalement des dédommagements en cas de sinistre.

Les dégâts de gibier dans nos forêts sont de plus en plus importants. Une mobilisation accrue des propriétaires forestiers est à l’ordre du jour…

Une présentation de la gestion forestière personnalisée a été faite par Gérard Claudet, sylviculteur. Voir l’article mis en ligne sur sillon38.com:

Groupement des Sylviculteurs du Vercors 4 Montagnes: journée de formation

Henri Gras, président de l’union des groupements de développement forestier de l’Isère et son homologue du syndicat des propriétaires forestiers de l’Isère, Bruno De Quinsonas ont parlé d’une seule voix pour réaffirmer qu’une étude de regroupement était effective.

 » Pour plus de lisibilité, d’efficacité il est indispensable que nous parlions d’une seule voix.  » Ils ont bien entendu insisté sur le bien fondé de la démarche PEFC, la traçabilité…

Le changement climatique est une réalité. Comment sera notre forêt dans une cinquantaine d'années... La question est d'actualité.

Le changement climatique est une réalité. Comment sera notre forêt dans une cinquantaine d'années... La question est d'actualité.

Bruno De Quinsonas, présent à l’AG nationale du syndicat des propriétaires forestiers, en a fait le compte rendu à la salle, indiquant que l’avenir de la filière tournerait autour de trois défis:

- le changement climatique

- le dossier carbone

- l’assurance face aux aléas climatiques.

il a rassuré la salle en lui indiquant que le ministre de l’agriculture et de la forêt, Stéphane Le Foll avait apporté des réponses concrètes…

Lire notre article:  Stéphane Le foll: » j’attache beaucoup d’importance à la forêt »

Comme on le voit, les sujets d’actualité sont nombreux, mais les forestiers se disent prêts à relever les défis!

vercors

Nos partenaires

Maison Familiale Rurale – MFR Vif - 50, avenue de Rivalta – 38 450 Vif
Tel : 04 76 72 51 48Fax : 04 76 72 43 53 – e-mail : mfr.vif@mfr.asso.fr

Scierie Eymard Rhône Alpes

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Alpes sud Isère: réunions d’informations bois énergie

Le territoire Alpes Sud Isère, en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Isère, la
Coopérative Forestière Rhône-Alpes (COFORET) et Coop de France Rhône-Alpes-Auvergne, ont
engagé en 2011 sur les 3 cantons du Trièves le projet « création d’un réseau de producteurs
bois énergie – Territoires Alpes Sud Isère ».

Ce projet opérationnel qui s’inscrit dans le prolongement de la dynamique du « Plan
d’Approvisionnement Territorial » (PAT) initiée par Alpes Sud Isère, a pour ambition de
valoriser la ressource bois énergie locale, tout en assurant en priorité l’approvisionnement
des chaufferies du territoire.

Aujourd’hui nous engageons la deuxième phase de ce projet en invitant plus de 4600
propriétaires forestiers, des cantons de Valbonnais, Corps, La Mure et Vizille, à participer à
une des deux réunions d’information qui leur sont proposées les :
Jeudi 28 juin – Susville – Salle des Fêtes – 14h30.
Vendredi 29 juin – Saint Georges de Commiers – Salle des Fêtes – 14h30.

Objectifs : Permettre aux propriétaires forestiers de prendre connaissance du projet, de
répondre aux questions et de juger de l’intérêt du projet par rapport à leurs attentes.

Dès à présent les propriétaires forestiers contactés ont la possibilité de :

• Prendre rendez-vous avec Olivier ALLAGNAT, technicien forestier de la COFORET,
pour : localiser et réaliser un état des lieux (potentiel bois d’oeuvre/bois énergie –
accès…) de leurs parcelles ; de définir avec eux des objectifs de gestion ou
d’amélioration sylvicole et les conditions d’une mobilisation durable de leur capital
forestier ; de participer, le cas échéant, à un chantier regroupé d’exploitation pour
commercialiser leurs bois et partager les coûts d’exploitation.

• Nous faire part de leur intérêt et de leurs remarques sur le projet en retournant le
questionnaire ci-dessous à l’adresse suivante:

Chambre d’Agriculture de l’Isère, Forêt, ZAC de Grenoble Air Parc,
38590 SAINT ETIENNE DE SAINT GEOIRS.

• Se connecter sur le site de la Chambre d’Agriculture de l’Isère pour découvrir le
projet, suivre son actualité et découvrir les premiers résultats des chantiers réalisés en
2011 sur le Trièves.
Pour plus d’info : www.isere.chambres-agriculture.fr.

Coordination du projet

Chambre d’Agriculture de l’Isère
Olivier PERIN
06 74 94 74 39
mailto:olivier.perin@isere.chambagri.fr
Site : www.isere.chambres-agriculture.fr

perrin

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Maison Familiale Rurale – MFR Vif - 50, avenue de Rivalta – 38 450 Vif
Tel : 04 76 72 51 48
Fax : 04 76 72 43 53 – e-mail : mfr.vif@mfr.asso.fr

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Promouvoir l’égalité femmes – hommes en agriculture et milieu rural

La Région Rhône-Alpes renouvelle son appel à projets visant à soutenir l’émergence et la conduite d’expériences innovantes pour promouvoir l’égalité femmes – hommes en agriculture et milieu rural et mobiliser les professionnels sur les thématiques liées au travail et à l’emploi.

Ouvert du 29 mai au 4 juillet 2012, cet appel à projets s’adresse à toutes les personnes morales, les organismes ou structures agricoles, agroalimentaires ou du développement rural, promoteurs de l’égalité des chances femmes – hommes :

  • associations ou acteurs économiques (groupements de producteurs, coopératives, points de vente, exploitations agricoles, industriels ou artisans de type Petites et Moyennes Entreprises…),
  • établissements publics locaux d’enseignement, collectivités territoriales…

Vous avez un projet ? Vous souhaitez vous porter candidat ou en savoir davantage ?

En savoir plus : Retrouvez toutes les informations sur la page consacrée à l’appel à projets

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Rio + 20 : Rapport sur les Forêts tropicales

A l’occasion d’une journée consacrée aux forêts à la conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20), le Groupe national sur les forêts tropicales (GNFT) a présenté  à Rio un rapport qui vise à faire le point sur les enjeux forestiers tropicaux et définit de nouvelles orientations face aux défis émergents dans les bassins forestiers tropicaux.

Enjeux

  • Environ un tiers des forêts françaises sont des forêts tropicales, soit plus de 8 millions d’hectares. Ces forêts tropicales d’Outre-mer recèlent environ la moitié du stock de carbone forestier et plus de 95% de la biodiversité terrestre française.
  • La France importe des quantités importantes de bois tropicaux, et les forêts tropicales contribuent aux biens publics mondiaux que sont la stabilisation du climat, la conservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé publique.
  • Les forêts tropicales offrent un potentiel important pour le développement d’une économie verte et inclusive, la lutte contre la pauvreté et la préservation des modes de vie traditionnels dans les pays partenaires de la coopération au développement.
  • Bilan de la situation des forêts tropicales et grandes lignes de l’intervention française

Bien qu’en baisse, la déforestation est restée très préoccupante dans les années 2000 avec 13 millions d’hectares de forêts détruits par an. La dégradation des forêts tropicales est également une source d’inquiétude importante, notamment pour la biodiversité et le climat.

Face à cette situation, la France reste très engagée en faveur des forêts tropicales avec un niveau d’aide qui a considérablement augmenté ces dernières années, pour atteindre plus de 100 millions d’euros par an. L’Union européenne a signé des accords de partenariat volontaire avec 6 pays tropicaux pour lutter contre le commerce du bois issu de l’exploitation illégale des forêts.

  • Point sur les défis émergents et sur les actions nécessaires

Sept thèmes sont approfondis :

- la gestion durable des forêts de production ;
- les modèles de conservation et de restauration des forêts de protection ;
- l’essor des demandes énergétique, alimentaire et minière mondiale et leur impact sur la déforestation ;
- les problématiques de légalité et de durabilité dans le commerce du bois tropical ;
- les investissements et le financement des externalités environnementales ;
- la gouvernance locale, nationale, régionale et mondiale ;
- la recherche et l’amélioration des connaissances.

Les progrès en termes d’aménagement et de conservation des forêts tropicales sont notables : 30,6 millions d’hectares de forêts tropicales gérées durablement en 2010, soit 20% d’augmentation en 5 ans, et 20% des forêts tropicales du monde sont sous aires protégées. La création récente des parcs nationaux de Guyane et de la Réunion en sont des exemples remarquables. Il apparaît néanmoins nécessaire d’augmenter les bénéfices sociaux et environnementaux des concessions forestières aménagées et d’encourager d’autres modèles, tel que celui des forêts communales.

Le rapport signale également l’enjeu considérable de la restauration des écosystèmes forestiers dégradés, sachant que la Convention sur la diversité biologique a fixé un objectif de 15% de restauration d’ici à 2020.

La maîtrise de la demande, la certification des filières agroalimentaires et la réduction des gaspillages sont présentés comme les principaux axes de travail pour limiter la pression sur les forêts tropicales générée par la demande alimentaire, énergétique et minière mondiale.

Le rapport soutient la poursuite des efforts, en particulier européens, pour lutter contre l’exploitation illégale de bois et le commerce associé, caractérisés notamment par l’interdiction d’importation de bois illégal sur le marché européen à partir de mars 2013.

La création d’une agence spécialisée des Nations Unies sur l’environnement permettrait de donner un nouveau souffle à la gouvernance mondiale des forêts.

Consultez le rapport complet (en français)
ou son résumé (en français, anglais, espagnol et portugais) en ligne :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Rapport-GNFT-annee-2012.html

Le groupe national de travail sur les forêts tropicales
Le groupe national sur les forêts tropicales (GNFT) est un organe consultatif informel dont l’objectif est de discuter de la doctrine et des orientations françaises sur les forêts tropicales. Créé en avril 2002 dans le sillage de la sixième Conférence des Parties de la Convention sur la diversité biologique de La Haye, communément appelée « Sommet des forêts anciennes », ce groupe est piloté conjointement par les représentants des principaux ministères concernés. Les parties-prenantes à ce groupe sont des acteurs du secteur privé (filière bois, grande distribution, finance), des ONG écologistes et de développement, des représentants des consommateurs et d’élus, des administrations, des établissements publics et des organismes de recherche.
Ce rapport a été élaboré de manière collaborative avec 300 experts représentant 120 organisations différentes à la suite de la conférence nationale sur les forêts tropicales qui s’est tenue les 11 et 12 janvier 2012 à Paris.

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Journée d’information sur l’ambroisie

L’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia L.) est une plante invasive dont le pollen émis en fin d’été est particulièrement allergisant. Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d’air pour que les manifestations allergiques apparaissent chez les sujets sensibles.

Les plus courantes sont des rhinites survenant en août-septembre, conjonctivites, symptômes respiratoires tels que trachéite, toux, et parfois urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation. Selon la  zone infestée par cette « mauvaise herbe » envahissante, 6 à 12 % de la population exposée est allergique.

Pour faire connaître cette problématique à la population et à l’ensemble des acteurs concernés (collectivités territoriales, gestionnaires de voies de communication, maîtres d’oeuvre et maîtres d’ouvrages, exploitants agricoles, propriétaires de terrains infestés…) et pour lancer les actions à mettre en place pour limiter l’expansion de cette plante, les ministères chargés de la Santé, de l’Agriculture et du Développement durable, l’Inra et l’Observatoire de l’ambroisie proposent aux municipalités d’organiser le 23 juin 2012 une journée d’information et de lutte contre l’ambroisie.

ambroisie

La région Rhône-Alpes est la région française la plus affectée par la présence d’ambroisie et par la diffusion de son pollen.
Il a été estimé qu’en 2011, en Rhône-Alpes, entre 194 481 et 258 714 personnes ont bénéficié de soins en rapport avec l’allergie à l’ambroisie, ce qui correspond à des coûts évalués entre 14,2 et 20 millions d’euros. (Agence régionale de santé (ARS) de Rhône-Alpes : http://www.ars.rhonealpes.sante.fr/…


Aujourd’hui l’ambroisie s’étend peu à peu à l’ensemble du territoire national, où elle colonise une grande variété de terrains (espaces agricoles, bords de voies de communication, chantiers de construction, terres à l’abandon…).

Pourquoi une journée de l’ambroisie le 23 juin 2012 ?
De par son caractère envahissant, l‘ambroisie s’est développée dans toute l’Europe, avec de forts impacts sur la santé et l’agriculture. Le problème existant à une large échelle, l’association internationale de l’ambroisie (International Ragweed Society, IRS) a décidé de créer une journée
de l’ambroisie pour :
- informer sur les effets sanitaires et environnementaux liés au développement de cette espèce ;
- mobiliser et coordonner l’ensemble des personnes concernées directement ou indirectement par cette problématique ;
- procéder à des destructions de la plante.
Il est en effet possible d’éliminer l’ambroisie en juin, quand elle est suffisamment développée pour être reconnaissable et avant le démarrage de sa floraison à la fin juillet.

Pour éviter la production de pollen et limiter la reproduction et l’expansion de la plante, les plants d’ambroisie doivent être systématiquement détruits.
Les actions réalisées seront choisies librement : réunions d’information pour une bonne reconnaissance de l’ambroisie, démonstrations sur les méthodes de lutte pouvant être mises en oeuvre, campagne d’arrachage…

Comment lutter contre l’ambroisie ?
Au mois de juin, la pollinisation de l’ambroisie n’a pas débuté. Néanmoins, des gants de jardinage sont nécessaires en cas d’arrachage. Par précaution, les personnes allergiques et notamment les personnes très sensibles au pollen doivent s’abstenir de tout contact avec la plante, même non fleurie.

Suivant la taille de la surface infestée et le type de milieu concerné (surface agricole, bords de route, zone de chantier…), la destruction peut se faire par arrachage, tontes ou fauchages répétés menés sur les seules zones contaminées par l’ambroisie, ou par le déchaumage (travail du sol destiné à enfouir les chaumes) et restes de paille afin de favoriser leur décomposition de parcelles de céréales envahies, ou d’autres techniques culturales appropriées.

En dernier recours, la lutte chimique peut être utilisée de façon raisonnée, au moyen de produits homologués et en respectant les modes d’emploi. Les terrains ne doivent pas être laissés nus ou en friche, mais doivent être couverts systématiquement (couvert végétal dense à base de plantes vivaces, protection du sol avec des matériaux bloquant la végétation tels que le paillage ou des copeaux de bois…).

La durée de vie dans les sols des semences d’ambroisie étant de plusieurs années, les actions de lutte doivent être menées sur le long terme et être coordonnées.

Comment reconnaître l’ambroisie ?
Aux différents stades de son développement, l’ambroisie à feuilles d’armoise peut être confondue avec d’autres plantes (notamment avec l’armoise commune et l’armoise annuelle). Aussi, pour l’éliminer efficacement, il est nécessaire de bien la reconnaître.

En savoir plus :
- Observatoire de l’ambroisie : www.ambroisie.info

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Stéphane Le foll: » j’attache beaucoup d’importance à la forêt »

Il régnait une drôle d’ambiance aux assemblées générales de Forestiers Privés de France et de la Fédération Nationale des Syndicats de Forestiers Privés.

En effets celles ci se sont déroulées en présence du ministre de l’agriculture en place mais qui ne savait pas si quelques instants plus tard il le serait toujours. En effet il intervenait en plein remaniement ministériel.

Pas de surprise Stéphane Le Foll a été confirmé dans ses fonctions tout en sachant qu’il devient Ministre de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt et qu’il s’est vu adjoindre un Ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire : Guillaume Garot.

La prise en compte de la forêt a bien entendu ravi les forestiers même ci de nombreuses voix ont rappelé qu’il y a eu, à une certaine époque un Secrétariat d’Etat à la Forêt…

Bruno de Quinsonas, président du syndicat des forestiers de l’Isère présent lors de l’AG nationale a rapporté les propos de Stéphane le Foll lors de l’assemblée générale du groupement des sylviculteurs du Vercors 4 montagnes.

 » Le ministre nous a confirmé qu’il attachait beaucoup d’importance à l’ensemble de la filière du bois. Il a indiqué que la forêt a une vocation environnementale forte et que le changement climatique est une réalité qu’il ne faut pas ignorer. Il souhaite  que ceux qui produisent du carbone payent ceux qui le stockent.  Le ministre a également rappelé qu’il fallait favoriser la filière bois dans son ensemble mais surtout au niveau de la politique de plantation et de celui de la fiscalité. »

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AG des forestiers privés de France: le président interpelle le ministre!

Lors de l’assemblée générale des forestiers privés de France, le président de la fédération nationale Henri PLAUCHE GILLON a interpellé le ministre de l’agriculture et de la forêt sur de nombreux sujets d’actualité.

Voici cette intervention dans son intégralité.

Merci Monsieur le Ministre de votre présence à notre assemblée générale. Nous y sommes particulièrement sensibles.
Nombreux sont les rapports sur la forêt et la filière bois française qui ont été écrits depuis près de 40 ans et dont les principaux sont:
· « Propositions pour une politique globale Forêt-Bois » par Monsieur le Député Roger DUROURE en 1981,
· « La Forêt : Une chance pour la FRANCE » par Monsieur le Député Jean-Louis BIANCO en 1998
· « Mise en valeur de la forêt française et développement de la filière bois» par Monsieur Jean PUECH, ancien ministre, en 2009.

Tous soulignent l’importance de la forêt qui représente 28 % du territoire national et de la filière bois avec ses 425 000 emplois. Chacun d’entre eux exprime le grand potentiel ainsi représenté en matière économique mais aussi environnemental, et préconise des mesures pour assurer le développement de notre filière . Il reste encore beaucoup à faire pour y parvenir.
Malgré ces réflexions et ces positions, pendant cette même période, la gouvernance politique et administrative concernant la forêt a connu une régression constante. Ainsi en matière politique il y a eu un Secrétariat d’Etat à la Forêt avec Monsieur SOUCHON en 1985, puis des Ministères de l’Agriculture , tutelle de la Forêt, qui se sont succédés sans que le mot Forêt ne figure dans leurs intitulés . En matière d’organisation administrative il y a eu une Direction des Forêts et maintenant une Sous-Direction de la Forêt et du Bois qui, tout en reconnaissant la grande valeur des hommes et des femmes qui y servent, ne donne pas à la forêt l’autorité nécessaire au sein du Ministère de l’Agriculture centré essentiellement sur les questions agricoles, ni lors des arbitrages interministériels.

Les forestiers et leurs partenaires de l’industrie du bois ne comprennent pas cet affaiblissement régulier de l’identité de la forêt et du bois alors que l’on souligne de plus en plus son importance pour notre pays.
Aussi nous demandons avec force que soit donnée à la forêt et à la transformation du bois une place bien identifiée et reconnue tant en terme de gouvernance ministérielle qu’au sein de l’administration centrale. Celle-ci pourrait prendre une des formes suivantes :
- citation de la forêt dans le titre de son Ministère de tutelle,
- Direction des Forêts,
- Délégation Interministérielle (forme qui nous paraitrait la plus adaptée et la plus opérationnelle) ….
Il appartient aux responsables politiques d’en décider.
Aux questions posées par notre Fédération dans le cadre de la récente campagne présidentielle le Président de la République François HOLLANDE nous a répondu favorablement en ce sens en nous disant que « la forêt est partie intégrante du pacte productif que je veux construire pour la FRANCE. A ce titre, elle sera mise en avant pour ses fonctions économique, sociale et environnementale. Sa prise en compte sera rétablie au sein des institutions ». Nous sommes dans l’attente de mesures concrètes en ce sens.
Dans le contexte actuel nous nous inquiétons avec nos partenaires pépiniéristes et scieurs devant la baisse importante des plantations forestières en FRANCE. Ainsi, après avoir connu à l’époque du Fonds Forestier National un rythme moyen annuel de 120 millions de plants mis en terre, la plantation y est tombée à 47
millions ( dont les reboisements après tempête) en 2011, alors qu’il se plante 300 millions de plants en ALLEMAGNE et 1 milliard en POLOGNE… N’oublions pas que c’est la forêt de demain qui se construit aujourd’hui !
Après avoir rappelé que le renouvellement de la forêt française ne s’apprécie pas uniquement par les plantations mais aussi par les régénérations naturelles, nous partageons l’inquiétude devant cette situation en soulignant le très grand risque de voir la production de bois de qualité répondant aux besoins du marché chuter d’ici 40 à 50 ans, avec alors pour conséquence une grave perturbation de l’approvisionnement des industries du bois.
Il convient donc de prendre des mesures énergiques pour remédier à cette situation.

Celles-ci apparaissent clairement lorsque l’on analyse les raisons qui conduisent les forestiers à ne plus planter comme avant. Ils n’ont plus suffisamment confiance dans l’avenir. Pourquoi ?

Un climat économique porteur pour le bois est la première condition. Rappelons tout d’abord la très faible rentabilité de l’investissement forestier liée pour une très grande part au long différé entre l’investissement et la récolte, ce qui est une spécificité unique en matière de production de matière première.
Le ciseau des prix où les charges augmentent plus vite que les recettes ne peut être compensé que très faiblement par une augmentation de la production des arbres compte tenu des réalités de la nature.

L’amélioration et la réduction des coûts des actes de sylviculture est un objectif constant des forestiers. Aussi un bon prix du bois est particulièrement important et sans aucun doute une condition essentielle pour assurer la vitalité de la gestion des forêts.
Les causes du doute dans l’avenir tiennent principalement aux raisons suivantes :
- l’accroissement constant des contraintes environnementales,
- les perspectives du réchauffement climatique,
- l’importance grandissante des dégâts dus au grand gibier,
- l’insuffisance de l’offre d’assurance en matière de couverture de l’investissement face aux aléas climatiques majeurs,
- le manque de moyens financiers pour accompagner la transformation des peuplements pauvres…

Abordons successivement ces différents points.

Les contraintes environnementales sont en perpétuelle croissance et évolution. Un propriétaire forestier doit savoir où il se situe parmi plus de 80 types de zonages qui peuvent le concerner et dont le plus grand nombre portent sur l’environnement et l’urbanisme ( mais y a-t-il encore une véritable différence entre ces deux types de réglementation ?).
Or il s’en crée régulièrement de nouvelles :
- l’évaluation des incidences liées à Natura 2 000,
- la trame verte trame bleue,
- la stratégie de création d’aires protégées,
- les zones humides,….
Toutes viennent contraindre plus ou moins fortement et parfois empêcher une production économiquement performante du bois. Cela peut apparaître comme une chape verte qui pèse injustement sur la forêt et sa gestion alors que le forestier s’engage au travers de documents de gestion durable pour des périodes de 10 à 20 ans.

Attention si l’on n’y prend pas garde, ces excès peuvent décourager beaucoup de producteurs forestiers, et il en est déjà ainsi.

Le forestier a de tout temps été le garant de la bonne gestion de la forêt : c’est son métier. Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement nous nous sommes engagés dans la démarche « Produire plus tout en protégeant mieux au sein de démarche de territoire» dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec nos partenaires de la forêt publique et France Nature Environnement. L’un ne doit pas empêcher l’autre et vice versa. Il y a bien là un équilibre auquel il faut veiller.

Une production de bois performante est parfaitement possible avec une bonne prise en compte de l’environnement : c’est la gestion durable des forêts. Nous y sommes attachés et la mettons en oeuvre à travers nos documents de gestion que sont les plans simples de gestion dont l’application vient de se voir élargir, les règlements types de gestion et les codes de bonnes pratiques sylvicoles.

Par ailleurs la certification forestière PEFC, dont le troisième standard en 10 ans est maintenant en application, réunit dans une démarche volontaire un nombre grandissant de forestiers privés et nous oeuvrons pour convaincre ceux qui n’ont pas encore adhéré de le faire prochainement.

Dans cette démarche de bonne prise en compte de la protection de la nature il faut bien considérer que ce qui est faisable par des adaptations de la pratique forestière pour une meilleure gestion de la nature sans que cela conduise à de véritables surcoûts, se fera. C’est une question de meilleure connaissance de la nature et de la biodiversité. Nous y sommes ouverts et nous avons montré notre engagement ce sens. Nous savons développer une pédagogie en la matière basée sur une vulgarisation auprès du plus grand nombre de propriétaires forestiers.

Nous poursuivrons notre savoir faire en ce sens en l’améliorant.

Mais il faut savoir fixer les limites et ne pas contrarier au fond l’acte de production du bois dont l’homme a besoin et qui demeure une fonction essentielle de la forêt. Si la société demande aux forestiers des investissements liés à la protection de la nature il faut qu’elle leur donne les moyens de les mener car la forêt ne
dégage pas les ressources financières nécessaires pour le faire. Il serait également injuste de faire supporter aux seuls propriétaires forestiers des mesures de protection de la nature estimées nécessaires pour la société et donc bénéficiant à tous. Le fait qu’il ne peut pas y avoir d’obligations de résultats sans obligations de moyens doit être érigé en principe.

Les dégâts aux forêts liés à un nombre excessif de grand gibier que sont les cerfs chevreuils et aussi
sangliers ne cesse malheureusement de croître du fait, trop souvent, d’une absence de politique volontariste
pour parvenir à un réel équilibre sylvo-cynégétique par une bonne mise en oeuvre des plans de chasse. C’est un
grand débat entre forestiers et chasseurs auquel les agriculteurs semblent s’associer, où la passion des chasseurs
s’oppose au réalisme des forestiers qui ont le devoir de garantir le renouvellement de la forêt dans de bonnes
conditions. Se protéger contre ces dégâts coûte très cher puisque cela représente environ deux fois le coût de la
plantation pour le chevreuil et quatre à cinq fois pour le cerf.

J’atteste que ce fait est bien une des principales raisons du découragement des sylviculteurs qui les conduit à ne
plus planter. Il importe donc de remédier aux surpopulations de grands animaux constatées de plus en plus
souvent. La responsabilité de l’Etat en la personne du Préfet est particulièrement engagée en ce domaine et nous
serons de plus en plus conduits à le rappeler et à faire appel à son autorité.

La révision actuelle des schémas départementaux de gestion cynégétique pourrait être l’occasion de faire évoluer
les choses à condition que les forestiers soient pleinement associés à leur écriture dès les premières étapes de leur
élaboration et qu’ils soient entendus. Les récentes conclusions d’un rapport de mission sur les dégâts de grand
gibier diligenté par les conseils généraux de l’environnement et de l’agriculture méritent d’être prises en compte.
Le changement climatique a des conséquences particulièrement préoccupantes pour la forêt. Nous venons
encore de l’entendre dans la très intéressante présentation qui vient de nous être faite. Il est annoncé une hausse
de 2 à 3 °C d’ici la fin du siècle et l’on sait qu’à chaque fois que la température moyenne augmente de 1 ° C. les
essences migrent de 150 kilomètres vers le nord. Que d’évolutions, que de bouleversements, dans certains cas au
coeur de nos forêts : des essences s’adapteront et d’autres vont dépérir…..

Le sylviculteur a besoin de connaître aussi précisément que possible les capacités d’adaptation des essences
forestières à l’évolution du changement climatique car lorsqu’il plante ou régénère naturellement les années n,
n+1, n+2 … il sait parfaitement qu’il ne récoltera le fruit de son investissement que dans 50, 80 ou 100 ans, voire
plus… Les forestiers ont donc un impérieux besoin du travail des chercheurs en ce domaine pour les guider au
mieux. Lorsque l’on connaît la grande prudence des dits chercheurs à porter à connaissance le résultat de leurs
travaux on comprend que les sylviculteurs soient impatients. Dans ce domaine comme dans d’autres, il est
indispensable que les chercheurs, au rythme de leurs connaissances, éclairent les sylviculteurs sur les différentes
hypothèses de gestion parmi lesquelles ils auront à choisir et prendre des décisions, sans être sûrs toutefois de
bien faire dans un futur incertain.

Cela devient de plus en plus complexe. Il en découle l’impérieuse nécessité qu’outre les moyens à apporter par
l’Etat à la recherche fondamentale il faut également en fournir à ceux qui, comme à l’Institut pour le
Développement Forestier, ont la tâche de conduire le « transfert des connaissances » de la recherche vers les
praticiens que sont les forestiers.

Les dernières grandes tempêtes qu’ont été LOTHAR et MARTIN en 1999 et KLAUS en 2009 ont
particulièrement marqué les forestiers. Ces sinistres majeurs, à un intervalle de 10 ans, ont touché le plus
souvent gravement des surfaces importantes et par deux fois dans la région forestière de l’AQUITAINE. Très
peu des forestiers ainsi touchés étaient assurés. Par deux fois il a été mis en place par le Gouvernement un plan
tempête au profit des forestiers concernés afin de faciliter la récolte et l’écoulement des bois sinistrés et
accompagner le nettoyage et la reconstitution des peuplements détruits.

Lors de la Loi de Modernisation de l’Agriculture en 2010, malgré nos explications et nos propositions nous
n’avons pas réussi à faire prendre en compte la mise en place d’un « compte d’épargne et de prévoyance forêt »
efficace, indispensable pourtant à nos yeux pour permettre aux producteurs forestiers de se constituer une
épargne de prévoyance exclusivement dédiée au strict investissement en forêt. Elle aurait permis, tant
l’autofinancement du propriétaire forestier assuré pour ce qui le concerne en cas de sinistre en dessous de la
franchise, que de réaliser les investissement nécessaires à la bonne gestion de sa forêt. Nous croyons toujours
aux effets vertueux d’un tel compte qui constituerait alors une véritable «forêt par anticipation». Il faudra y
revenir.

Par ailleurs cette loi a prévu que tout propriétaire forestier non assuré au 1er janvier 2017 ne pourrait en aucun
cas bénéficier du concours de l’Etat en cas de sinistre. Cette disposition véritablement inique devra être
supprimée et revue pour permettre un juste concours de l’Etat lors des catastrophes exceptionnelles comme nous
l’a assuré le Président de la République François HOLLANDE en répondant à une question sur ce sujet que nous
lui avons posée lors de la campagne présidentielle : « Nous devons garder un système assurantiel public pour
faire face aux problèmes les plus graves. »

Cette même loi a prévu de façon opportune, et suite à notre demande, une défiscalisation partielle des primes
d’assurance malheureusement dégressives et seulement pendant trois ans. Cette mesure est bonne mais elle est
peu utilisée car le dispositif général d’assurance dommage n’est toujours pas satisfaisant comme nous l’avons
déjà dit et aussi du fait que la défiscalisation précédemment évoquée se trouve logée dans le « DEFI Travaux »
(Dispositif d’Encouragement Fiscal à l’Investissement en forêt) conçu pour l’investissement forestier et
régulièrement « raboté ». A vouloir faire deux choses en une on ne fait bien ni l’une ni l’autre.
Devant cette situation toujours très insatisfaisante sur un sujet majeur, la Fédération a engagé une action pour
chercher à obtenir la meilleure offre possible en matière d’assurance dommages. Nous avons procédé avec le
concours d’un courtier en assurances sélectionné dans le cadre d’un appel d’offre international. La démarche
est en cours et nous comptons avoir les résultats au début de l’automne prochain. Dans le même temps nous
entreprenons une étude comparative des mécanismes d’assurances dommages existant pour la forêt en EUROPE.

Fort de ces résultats et informations nous serons en mesure de faire le point à l’automne. Nous reprendrons
contact alors avec vos services, Monsieur le Ministre, car sans aucun doute les mesures législatives existantes
seront alors à revoir pour parvenir à un dispositif global qui nous l’espérons deviendra accessible aux forestiers
leur permettant enfin de pouvoir s’assurer contre les effets de la tempête et leur redonner ainsi le goût
d’entreprendre des investissements au sein de leurs forêts.

Puisque nous venons de parler d’investissement je souhaite vous exposer brièvement le projet de Fonds
Forestier Stratégique Carbone (FFSC)

Depuis la suppression, fortement regrettée par les forestiers, du Fonds Forestier National à la fin de l’année
1999, le budget de l’Etat a dû supporter à travers le programme 149 une bonne partie de la mise en oeuvre de la
politique forestière. Dans le contexte actuel du Budget de l’Etat, cette ligne ne cesse de se réduire (en dehors de
l’aide apportée à la reconstitution après tempêtes), ne permettant plus notamment d’accompagner en suffisance
les investissements à la transformation des peuplements pauvres le plus souvent par des plantations, mais aussi
la création de routes forestières….

Il est donc indispensable de mettre en place un nouveau dispositif à la hauteur des enjeux que nous pensons
devoir être un « Fonds Forestier Stratégique Carbone ».

Aussi les forestiers privés et publics, ont porté ce projet au sein de l’interprofession France bois Forêt ( FBF)
qui l’a adopté. Il y a suscité un important travail de maturation maintenant partagé avec l’association
interprofessionnelle France Bois Industries Entreprises ( FBIE).

Les moyens qui pourraient alimenter ce fonds seraient issus de la vente des quotas carbone à partir de début
2013. Il s’agirait ainsi d’un retour vers la forêt totalement légitime par le rôle qu’elle joue en termes de fixation
des gaz à effet de serre. En effet elle fixe annuellement 12% des émissions de ces gaz en FRANCE.

Ce fonds servirait essentiellement au renouvellement et à l’accompagnement de la forêt française, en particulier
en prenant en compte son adaptation au changement climatique. Il conviendra d’inscrire les actions permises à
l’aide du FFSC dans un véritable plan d’ensemble valorisant la totalité de la filière forêt-bois française, et
comportant pour sa partie aval un soutien à l’amélioration de sa productivité et à la création de nouveaux
débouchés pour les bois français qui seront mis sur le marché.

Là encore le Président François HOLLANDE a répondu très favorablement à cette création, puisqu’il nous a
écrit : « la forêt absorbe plus du quart du CO2 produit par la FRANCE. Elle doit donc bénéficier d’une grande
partie de ce fonds qui pourrait alimenter un fonds national d’investissement dans la filière : replantation,
investissements stratégiques, recherche et développement. Une telle évolution impose une concertation avec les
acteurs économiques de la filière et la mise en place d’un plan stratégique de longue échéance pour revigorer
l’économie forestière autour de notre production nationale. »

Vous comprendrez Monsieur le Ministre, notre attente légitime qui se traduit par une proposition structurée que
l’ensemble de la filière va unanimement vous transmettre dans les jours qui viennent. Nous comptons sur votre
appui pour la bonne fin de ce projet essentiel pour notre avenir.

Par ailleurs la fiscalité forestière est bien entendu essentielle pour permettre aux forestiers d’investir dans la
mise en valeur de leurs forêts.

Il faut rappeler que l ’ «amendement MONICHON » est une véritable « pierre angulaire » dans la politique
concernant la forêt privée. Contrairement à ce que certains pourraient penser elle n’est pas du tout un privilège
mais une bien légitime prise en compte du très long terme de la production forestière. Le Président de la
République le sait bien puisqu’il nous a écrit « Les services rendus par la forêt à la société doivent évidemment
être pris en compte dans l’évolution de notre fiscalité ».

Nous apprécions par ailleurs ses propos lorsqu’il nous écrit également que « Dans le cadre du pacte productif
que je veux mettre en place, une fiscalité sera étudiée afin d’encourager les investissements dans la filière ».
Cela correspond à ce qui est nécessaire pour la forêt et l’industrie du bois. Nous sommes concernés et impliqués
pour ce qui concerne la forêt bien sûr, mais aussi l’industrie du bois à travers notre démarche FORINVEST B.A.
qui se veut être une contribution des forestiers privées au développement des industries du bois compétitives
dont les forestiers mais aussi notre pays ont besoin. Nous sommes à votre disposition, Monsieur le Ministre, et à
celle de vos services pour oeuvrer en ce sens.

Je viens d’évoquer à votre intention, Monsieur le Ministre, les principaux points de la politique forestière qui
conditionnent aujourd’hui le comportement des forestiers privés pour les années à venir. Ils abordent des thèmes
le plus souvent difficiles mais primordiaux. De bonnes réponses à ces sujets sont indispensables pour l’avenir de
la forêt française ainsi qu’à celui de l’ensemble de la filière bois. Nous sommes déterminés à travailler en ce
sens. Nous comptons, Monsieur le Ministre, sur votre compréhension et votre appui en ces domaines.

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