Archive | 08 août 2012

Bilan 2011 de la qualité de l’air

Le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie a rendu public le rapport annuel sur le bilan de la qualité de l’air 2011.

Chaque année, la qualité de l’air dépend des quantités de polluants ou de précurseurs émis dans l’air et des conditions météorologiques qui peuvent influer sur les concentrations, soit par la limitation de la dispersion dans les couches atmosphériques, soit en favorisant la fabrication de certains polluants à partir des précurseurs.

Les émissions de polluants dans l’air ont continué à décroître légèrement en 2011,
mais les concentrations de polluants dans l’air ont peu évolué. Une baisse des
concentrations se poursuit pour le monoxyde de carbone et pour le dioxyde de soufre,
pour lesquels aucun dépassement réglementaire n’a été constaté en 2011.

Pour les particules ou l’ozone, aucune réelle tendance n’est observée depuis le début
des années 2000, des facteurs externes tels que la météorologie pouvant expliquer les
sensibles hausses ou baisses constatées d’une année sur l’autre. Ainsi, pour les
particules, les températures froides du premier trimestre 2011 associées à des
conditions anticycloniques relativement stables, ont favorisé les émissions dues au
chauffage et à la non dispersion des particules, conduisant à un nombre élevé de
dépassements des valeurs limites réglementaires en début d’année. On estime que
près de 12 millions de Français ont vécu en 2011 dans des zones n’ayant pas
respecté les valeurs limites annuelles relatives aux particules PM10.

Pour l’ozone, un seul événement de pollution photochimique d’ampleur nationale a été
relevé vers la fin du mois de juin marqué par un bref épisode de fortes chaleurs. Sur le
long terme, malgré la baisse des émissions des précurseurs de l’ozone (oxydes
d’azote, composés organiques volatiles, monoxyde de carbone), les niveaux de fond
restent supérieurs à ceux constatés au début des années 90.

seuil d'oxyde d'azote dépassé à Grenoble. Le traffic mis en cause...

seuil d'oxyde d'azote dépassé à Grenoble. Le traffic mis en cause...

La stabilité des concentrations de NO2 dans l’air, avec à l’origine une réduction globale
des oxydes d’azote mais une augmentation des émissions directes du dioxyde
d’azote, est néfaste pour la santé, en proximité des axes routiers. Plus de 10 % des
stations de mesure concernées, principalement en situation de proximité automobile,
ont dépassé les valeurs limites réglementaires de dioxyde d’azote dans l’air en 2011.

Sur les sites localisés en proximité de voies
routières (sites trafic), et plus directement affectés
par les émissions automobiles, la moyenne
annuelle des concentrations observées
(51 μg/m3) est également stable par rapport à
2010 et reste supérieure à la valeur limite
annuelle fixée à 40 μg/m3. Ainsi, de nombreux
dépassements de la valeur limite sont
enregistrés, pour la plupart dans les grandes
agglomérations : Amiens, Bastia, Besançon,
Bordeaux, Brest, Chamonix, Clermont-Ferrand,
Grenoble, Limoges, Lyon, Marseille, Montpellier,
Nancy, Nantes, Nice, Niort, Paris, Reims,
Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Strasbourg,
Toulon, Toulouse, Tours et Valence

La lutte contre la pollution de l’air est une priorité majeure pour le gouvernement. C’est
pourquoi Delphine BATHO, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de
l’Energie a souhaité qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de la Conférence
Environnementale dans la table ronde « Prévenir les risques sanitaires
environnementaux ». Les mesures structurelles nécessaires à l’amélioration de la
qualité de l’air feront également l’objet le 20 septembre prochain d’une réunion de
travail avec les collectivités volontaires engagées dans l’élaboration de Zones
d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA).

Catégorie environnement, pollutionCommentaires fermés

Fête du bleu: fête de la famille…

La fête du Bleu est avant tout une fête familiale ! Elle se déroule les 11 et 12 août à Vassieux en Vercors.

De nombreuses activités sont prévues pour le plaisir des jeunes visiteurs et leur permettront de
découvrir le Vercors et les activités de pleine nature :
- L’association La grange à jeux et l’association de parents d’élèves proposent un grand nombre de jeux de stratégie, d’adresse, de casse tête …

- Le Parc naturel régional du Vercors organise des activités ludiques et pédagogiques :
- les mots croisés de la biodiversité
- les charades des fleurs de prairies
- le jeu des fromages de Rhône-Alpes
- le jeu de l’oie du Vercors
- le labyrinthe de bottes de foin
- Les animateurs du centre Le Piroulet font découvrir de nombreux jeux sportifs :
- Tyrolienne
- parcours VTT trial
- petit mur d’escalade
- tir de précision
- jeu de piste à travers le village et la fête
- jeu d’orientation
- diverses courses de rapidité

Toutes ces activités et la découverte des nombreux animaux présents sur la fête assureront aux
enfants, et aux plus grands, deux journées riches en émotions et bien remplies !

Catégorie bleu du Vercors Sassenage, foires et fêtesCommentaires fermés

Sécurité: les hydroguides nous informent des dangers…

Nous avons tous lu, appris que se situer sur les berges ou dans le lit de certaines rivières peut-être dangereux.

Le débit de ces dernières pouvant augmenter rapidement suite à des lâchers d’eau dus au fonctionnement des ouvrages hydroélectriques (barrages, centrales, prises d’eau, etc.). Cela n’empêche, nombreux sont ceux qui prennent le risque de se promener, pêcher… dans ces zones interdites par arrêté préfectoral.

hydro 3

Pour mieux comprendre la hauteur des risques pris, il suffit de se rappeler du 4 décembre 1995. Ce jour là, un groupe d’écoliers en sortie éducative sur les berges du Drac a été  surpris par la montée des eaux emporté par le courant.

Avant ce drame, EDF communiquait déjà sur ce thème. Mais depuis, les dispositifs liés à la sécurité des tiers ont été renforcés. Parmi ceux-ci, on citera la signalétique, une communication visuelle renforcée, des animations dans les écoles… et la présence d’hydroguides.

Ceux-ci ont pour mission essentielle de cheminer le long des berges, d’aller au devant des personnes présentes au bord des rivières et de les alerter des risques qu’ elles prennent.

Le temps d’un après midi nous avons suivi Thibault et Maxime, hydroguides sur le secteur de St Georges de Commiers  en pleine réserve naturelle régionale des Isles du Drac. Zone où le lit de la rivière est formellement interdit d’accès au public.

hydro 5

Les deux hydroguides sont étudiants. On leur demande bien entendu une bonne condition physique et un excellent relationnel.  » C’est normal, nous crapahutons toute la journée, parfois sur des chemins difficiles et nous devons user de beaucoup de diplomatie pour expliquer aux gens le sens de notre intervention. »

Une intervention qui se veut préventive, pédagogique. Nous ne faisons pas de répression. Si souci il y a, nous alertons nos supérieurs. »

D’entrée on rencontre un cycliste venu se reposer dans un coin calme, sur les bords de la rivière. Il connaît la dangerosité du site.  » J’en suis conscient, je sais qu’il y a des lâchers. Je me positionne sur une hauteur afin de limiter les risques et pouvoir me retirer au cas ou… »

Seul bémol, nous sommes en début d’après midi… une sieste bienfaitrice peut se montrer dangereuse si le lit du Drac s’élève…et que notre homme dort.

hydro 2

Quelques mètres plus loin on trouve un groupe de baigneurs-pêcheurs. Chacun écoute attentivement les conseils des hydroguides, comprend et appréhende les dangers encourus. Les baigneurs sortent de l’eau… un pêcheur précise qu’il habite « dans le coin » mais ne savait pas que l’accès aux berges était interdit.

hydro 6

Nous sommes près d’un pont qui enjambe le Drac. Des jeunes inconscients du danger plongent de la hauteur de ce pont. Environ 15 mètres.

Au delà de leur réaction face à cette démarche de prévention, on craint le pire : un accident sous cette masse d’eau dont on ne voit pas le fond.

hydro 4

Les hydroguides les abordent avec beaucoup de diplomatie accompagnée d’une certaine fermeté.  » Le coin est idéal: sous le pont il y a beaucoup de profondeur. Sauter hydro 8d’ici c’est génial comme sensations! » dira l’un d’eux. La discussion est engagée et  très vite les jeunes se rendent compte des risques pris. Ils s’habillent et quittent les lieux.

Les hydroguides nous expliquent que parfois le contact est difficile.  » Certaines personnes font parfois semblant de ne pas nous voir, de ne pas nous entendre… » Ils pensent qu’EDF organise des lâchers d’eau pour les embêter. On leur explique une chose essentielle.

Il faut savoir que les lâchers d’eau se font de manière automatique et aléatoire, dans le cadre du fonctionnement des centrales hydroélectriques, afin de fournir l’électricité pour répondre aux besoins du réseau électrique.

A chaque intervention les hydroguides posent des questions aux personnes interpellées, chaque soir ils font le bilan de leur journée.  » Tous ces renseignements servent ensuite à EDF afin de mieux optimiser cette campagne de prévention. »

Jours après jours  et durant tout l’été les hydroguides  poursuivent inlassablement cette mission de prévention pour la sécurité de tous…

Une nouveauté en 2012 :

l’ensemble des supports de communication a été renouvelé, afin d’interpeller riverains et touristes, parfois déjà trop habitués à la campagne de prévention précédente, en place depuis 5 ans.
Retrouvez ici :
- le dépliant
- le livret Tom et Lucie découvrent l’énergie hydraulique »


La sécurité en trois clips

Trois clips ont été réalisés pour vous aider à être vigilant aux abords des cours d’eau.


Pour aller plus loin

Pour vous aider à être vigilant aux abords des cours d’eau, l’Unité de Production Alpes a conçu des dépliants « Prudence » par zone géographique.

Pour en savoir plus

  • Télécharger la carte des implantations hydroélectriques en France
  • Catégorie A la une, hydrauliqueCommentaires fermés


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