Archive | 16 août 2012

Loup ou pastoralime il faudra choisir

Alors que les attaques de loup s’enchaînent, même en Ardèche, la confédération paysanne relance le débat…

Les récents débats, quant à la place du loup dans la nature, posent la question de la coexistence entre les activités agricoles et les prédateurs, le loup n’en étant qu’un symbole plus chargé d’émotions.

La Confédération Paysanne estime que la vie pastorale n’est pas compatible avec la présence du loup. Les moyens de protection contre ce grand prédateur perturbent fortement les troupeaux et les éleveurs sont contraints à de nombreux compromis, engendrant un climat de crainte et des situations intenables pour les bergers.

Devant l’inefficacité des mesures de protection, une politique de régulation du loup est indispensable. L’Etat doit prendre ses responsabilités et ne pas se contenter de déléguer le travail aux éleveurs.

La Confédération Paysanne demande donc :

- L’élimination des loups en situation de prédation sur les troupeaux, et ce, tout au long de l’année. En effet, les attaques de loups ne se concentrent plus sur la période d’estive. Cette élimination doit être assurée par un corps spécialisé sous contrôle de l’Etat. La défense active contre les loups et leur élimination ne doit pas relever du travail des éleveurs et des bergers. Toutefois, les éleveurs doivent être en droit de tirer pour défendre leur troupeau comme l’a affirmé le parlementaire européen José Bové et nous les P1060913défendrons s’ils sont attaqués pour cela.

- Que soient revues la mise en œuvre des procédures de tirs de défense en s’inspirant des simplifications (décrites par l’arrêté du 7 mai 2012) déjà mises en place dans certaines unités d’action, et que ce zonage territorial soit élargi à des secteurs où la colonisation par ce grand prédateur est récente, mais confirmée tels que l’Ardèche, la Lozère, les Vosges…

- Le déclassement du loup de la liste des espèces strictement protégées dans le cadre de la Convention de Berne. La dynamique de la population de loups montre que l’espèce n’est pas en danger. L’obligation de résultats dans l’élimination des loups en situation de prédation conduit à supprimer l’existence de quota national restreint.

Enfin, pour le Plan Loup prévu pour 2013-2017, la Confédération Paysanne attend des pouvoirs publics qu’ils s’engagent clairement aux côtés des éleveurs pour soutenir les pratiques d’élevage qui sont conformes aux attentes sociétales.

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Prix alimentaires en hausse de 6 pour cent

L’indice, qui mesure les fluctuations mensuelles des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, s’est établi en moyenne à 213 points en juillet, soit 12 points de plus qu’en juin, mais toujours nettement en-deçà du pic de 238 points atteint en février 2011.

Le rebond de l’indice s’explique largement par une forte progression des cours des céréales et du sucre. Les cours internationaux de la viande et des produits laitiers sont restés, quant à eux, plus ou moins inchangés.

L’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 260 points en juillet, soit en hausse de 17 pour cent, ou encore de 38 points, par rapport à juin, et seulement 14 points de moins que son record absolu de 274 points enregistré en avril 2008.

Les méfaits de la sécheresse

La forte détérioration des perspectives de récolte du maïs aux Etats-Unis, du fait de la sécheresse excessive, a fait grimper les prix du maïs de près de 23 pour cent en juillet.

Les cours internationaux du blé ont également subi une envolée de 19 pour cent, face à des perspectives pessimistes de production en Fédération de Russie et des prévisions de demande soutenue sur le blé destiné à l’alimentation du bétail suite à l’exiguïté de l’offre de maïs.

En revanche, les cours internationaux du riz sont demeurés essentiellement inchangés en juillet, l’Indice FAO des cours de cette denrée restant stable à 238, à peine un point de plus qu’en juin.

Pour en revenir au sucre, l’Indice FAO des cours de ce produit a, lui aussi, enregistré une forte hausse en juillet: pas moins de 12 pour cent, soit en progression de 34 points par rapport à juin. Cette hausse intervient après une baisse ininterrompue depuis mars.

La vigueur des cours du sucre s’explique par des pluies intempestives au Brésil, premier exportateur mondial de sucre, qui ont entravé la récolte de canne à sucre. Les préoccupations liées au retard de la mousson en Inde et au manque de précipitations en Australie ont également contribué à la hausse des cours.

Les cours de la viande en baisse

Par contre, l’indice FAO des cours de la viande s’est établi en moyenne à 168 points en juillet, soit une baisse de 1,7 pour cent, ou encore de 3 points, par rapport à juin. Il s’agit de la troisième baisse consécutive mensuelle. La faiblesse du marché a caractérisé les quatre principaux secteurs de la filière, en particulier la viande de porc dont les cours ont chuté de 3,6 pour cent.

Signalons enfin que l’indice FAO des cours des produits laitiers s’est établi en moyenne à 173 points en juillet, sans changement par rapport à juin, après cinq mois consécutifs de fléchissement.

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