Archive | 23 septembre 2012

Quel éclairage public pour demain?

Elus et techniciens des communes du Parc du Vercors et de Biovallée ont planché sur le thème de l’éclairage public. Débat organisé en partenariat entre les 2 institutions et RhônAlpEnergieEnvironnement.

« Quel éclairage public pour demain ? » la question a été posée aux différents intervenants qui ont abordé le sujet sous l’angle de la demande sociale, des impacts environnementaux et écologiques, ainsi que des contraintes financières et techniques. Universitaires, urbanistes, conseillers techniques ou professionnels en équipements ont présenté leurs conceptions et leurs visions pour l’évolution nécessaire des modes et utilisations de l’éclairage dans le paysage urbain et rural.

Cependant, il faut se réjouir de la prise de conscience collective (et en particulier des élus) depuis quelques années. Des expériences ont été présentées et le questionnement des participants a bien montré la volonté d’aller vers une amélioration de la situation. La Région a également montré son engagement pour accompagner les territoires dans cette réflexion.
Les diagnostics menés sur le territoire ont révélé que l’état actuel des équipements est en majorité très peu performant, voir obsolète. La plupart du temps, et surtout en milieu rural, les systèmes (éclairages et postes de commande) doivent être remis aux normes.

Agir sur la qualité des luminaires, leur puissance, leur consommation ; agir sur des fonctionnements différents par la modulation des puissances en fonction des heures de la nuit et des besoins de la vie locale ; agir par des allumages et extinctions contrôlées grâce à des horloges électroniques, procéder à des interruptions sur les périodes les moins fréquentées de la nuit (de 1h à 4h30) comme le pratiquent les communes engagées dans ce processus ; concevoir une autre forme d’éclairage associant éclairage actuel et balisage lumineux suivant la période de la nuit….

Autant de pistes à réfléchir entre habitants et élus sur ce que nous voulons faire de nos territoires. Pour accompagner les communes, les syndicats d’énergie des deux départements proposent leurs services.

Les communes peuvent aussi faire appel aux associations Espaces Info Energie (AGEDEN et ADIL26 sur nos territoires) mais aussi être accompagnées des associations comme la FRAPNA ou le CPIE pour animer une concertation avec les habitants.
Les débats ont apporté aussi la preuve que ce sujet méritait d’être traité à l’échelle des communautés de communes ou d’un secteur pour des raisons d’ordre économiques mais aussi dans le but de créer une adhésion globale de la population et atteindre de meilleures performances sur le plan environnemental.

Les besoins et les fonctions ne sont plus ceux d’il y a trente ans. Les performances des équipements et la conception des installations peuvent désormais répondre à l’optimisation de ce service qui pèse lourdement dans les budgets communaux : l’éclairage public représente en moyenne 25% des dépenses énergétiques des communes, 40% des dépenses d’électricité.

Son impact est aussi environnemental, la nuisance lumineuse influence et perturbe la vie nocturne des insectes, des oiseaux et mammifères ayant parfois des conséquences sur la survie même de ces espèces, pouvant avoir un impact sur l’agriculture par exemple.

Le trop de lumière peut-être aussi responsable de problèmes de santé, tel que des troubles de sommeil….

Enfin, c’est la perte d’un patrimoine exceptionnel qu’est la nuit, ce ciel étoilé que l’on ne peut plus apprécier, étudier sous nos latitudes (même si notre territoire reste relativement préservé aujourd’hui, la rénovation des équipements fait craindre pour l’avenir si cette préoccupation n’est pas étudiée).

Les habitudes changent, évoluent…

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Bienvenue au pays du Bleu Vercors Sassenage

Comme nous l’annoncions sur sillon38, des panneaux « Bienvenue au pays du Vercors Sassenage sont installés aux portes du Vercors ( Bienvenue au pays du Bleu Vercors Sassenage).

panneau bleu

Le Bleu du Vercors-Sassenage, labellisé AOP en 1998, acquiert peu à peu de la notoriété. La filière avait à coeur d’identifier la zone de production de son fromage.
Les panneaux placés aux entrées de St Nizier du Moucherotte, Engins et Choranche marquent la porte d’accès au territoire côté Isère. Trois autres seront posés en 2013 dans la Drôme, à Léoncel, St Agnan en Vercors et St Eulalie.
La réalisation de ce panneau a été faite en partenariat technique et financier avec la Communauté de Communes du Vercors, l’Association de Relance de la Villarde, la Coopérative Vercors-Lait, le Conseil Général de l’Isère, le Parc Naturel Régional du Vercors et le SIVER.

Le visuel inscrit le lien fort qui unit le bleu à son territoire et sa race de vache traditionnelle.

L’inauguration des panneaux placés à Engins et St Nizier du Moucherotte a permis de comprendre que le bleu du Vercors Sassenage a besoin de tous les outils de promotion pour poursuivre sa marche en avant… La coopérative Vercors Lait a progressé de façon spectaculaire au niveau du tonnage produit.  » En 2005 on fabriquait 135 tonnes de bleu, 190 cette année  » a annoncé fièrement le président de Vercors Lait, Paul Faure. A cela se rajoute bien entendu la production fermière, 43 tonnes en 2011.

La promotion, la communication y sont pour beaucoup et les panneaux mis en place entrent bien dans ce cadre là.

Catégorie Communauté de Communes du Massif du Vercors, bleu du Vercors SassenageCommentaires fermés

Non à l’ensauvagement des territoires

La Fédération Nationale Ovine communique:

Pour la première fois de mémoire d’hommes, un éleveur est contraint de redescendre ses
brebis prématurément des estives ariégeoises pour cause de prédation. Le troupeau avait
été attaqué six jours consécutifs, parfois à moins de 100 mètres de la cabane du berger.
Le responsable ? Un ours, déjà connu des éleveurs pour avoir attaqué des troupeaux.
Capturé, il avait été déplacé mais n’a pas tardé à recommencer …

La semaine dernière, le CNPN (Conseil National de la Protection de la Nature) refusait
d’autoriser le prélèvement de deux lynx dans le Jura. Spécialisés sur un troupeau ovin,
ces deux animaux ont fait chez un seul éleveur plus de 40 victimes depuis le début de
l’année.

Et pendant ce temps, les attaques de loups font toujours rage dans les Alpes, mais aussi
dans les Vosges et le Massif Central… La présence et la croissance de ces populations
de prédateurs ne sont plus maitrisées.

Partout, c’est l’animal sauvage qui est préféré à l’homme et à ses troupeaux domestiques.
Nos dirigeants politiques ont manifestement fait le choix de l’ensauvagement des
territoires au détriment de la présence humaine et l’activité économique des massifs.
Pourtant c’est bien l’homme et ses troupeaux qui permettent l’entretien des territoires
nécessaire aux activités du tourisme, et qui sont le dernier rempart contre la désertification
des zones rurales.

Au lendemain de la conférence environnementale, où le sujet n’a apparemment pas été
abordé, la FNO se demande quelle biodiversité les citoyens français veulent-ils sur leur
territoire. Si l’objectif de protection des grands carnivores est atteint, c’est l’élevage qui
aujourd’hui est en voie de disparition des massifs où ils sont présents…

Quelle viande mangerez- vous demain ? Combien coûteront vos forfaits de ski quand les
pistes seront entretenues à la débrousailleuse ? Qui remplira nos écoles de campagne ?

En Isère…

En Isère le loup poursuit ses ravages et les éleveurs crient à l’immobilisme de l’Etat.

 » Le loup n’est pas en voie de disparition, les éleveurs oui, s’insurge le président de la chambre d’agriculture  Gérard Seigle Vatte. En réponse, le préfet nouvellement nommé, Richard Samuel mais qui connaît bien le dossier affirme que le loup est protégé par la convention de Berne . Cela n’empêche pas de prendre des mesures dont les tirs de défense  » qui paraissent plus efficaces que les tirs de prélèvement. Selon lui le gouvernement travaille sur le dossier et devrait sans doute prôner la régulation du loup… »

Encore et toujours le loup!

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Mais ou est passé le bois énergie?

Si la forêt et la filière bois semblent mobiliser le gouvernement, France bois – Forêt dénonce l’oubli du bois énergie.

Lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012, ni le Président de la République François Hollande, ni le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault n’ont évoqué la nécessité d’un plan d’urgence en faveur de la filière Forêt-Bois pour assurer la transition énergétique de la France. Néanmoins, ils veulent prendre appui sur les énergies renouvelables pour surmonter la crise écologique actuelle.
Il y a donc une incohérence majeure dans les mesures portées par le gouvernement, sur laquelle Laurent Denormandie, président de France Bois Forêt, désire attirer l’attention :
« L’interprofession nationale souhaite rappeler aux Pouvoirs Publics français la place de chacune des énergies renouvelables en France et leur coût de développement… »Bois Energie 1Coût de développement des énergies bois et solaire:

Coût des aides Ademe:

Bois: 500 euros/TEP

Solaire: 11500 euros/TEP

« … Ainsi que les engagements internationaux de la France, et notamment européens, à l’horizon
2020. En effet, à cette date, 23 % de notre consommation d’énergie se fera à partir de sources
d’énergies renouvelables (principalement éolien et biomasse issue de l’agriculture et de la forêt).
Le bois doit ainsi remplir un tiers de cet objectif » :

energie 2energie 3La transition énergétique passe nécessairement par une consolidation de la filière bois énergie qui
représente, à elle seule, près de la moitié des énergies renouvelables. Si les énergies
renouvelables constituent l’axe majeur de l’Etat stratège, pourquoi l’oubli d’une telle
évidence ?
Le bois est une matière première appartenant à des propriétaires soumis à la demande du marché et
dépendants, en grande partie, de l’activité économique du secteur. Aussi sans un soutien massif
auprès de la filière de transformation et des producteurs forestiers français, le bois énergie ne remplira
pas les objectifs qui lui sont assignés.
Avec 440 000 emplois et 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires,
la filière attend des réponses pour comprendre ce silence et cet oubli.
www.franceboisforet.fr

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