Archive | 03 décembre 2012

Une forêt dans votre patrimoine !

Les artistes ont largement traité le thème de la forêt, mais de nos jours, ce poumon de notre planète, indispensable à notre vie, constitue une sérieuse source d’intérêt pour les investisseurs qui lui reconnaissent d’attrayantes qualités d’ordre financier et autres. Pour de multiples raisons le marché de la forêt privée est en constante évolution.

Par Roland Brosselard

Certes la France ne possède pas la plus grande forêt d’Europe, nous nous situons désormais au troisième rang, mais ce domaine des bois demeure significatif dans notre économie puisqu’il emploie 500 000 personnes et génère un chiffre d’affaires
de 30 milliards d’euros.

En fonction de ceux qui la possèdent, la forêt est domaniale (État), communale ou privée. Près de 4 millions de propriétaires privés détiennent les trois quarts des quelque 15 millions d’hectares que compte notre pays.

L’Isère intègre 92 000 propriétaires privés, mais 2 000 d’entre eux seulement possèdent 70 % de l’ensemble. Le morcellement
est grand puisque la superficie moyenne d’une propriété n’est que de 1,9 hectare mais à l’inverse, 2 500 forêts ont une superficie supérieure à 10 hectares.

La situation se décrit de manière presque identique en Savoie puisque les 58 000 privés détiennent 109 000 hectares soit 56 % du total, avec une superficie moyenne de 1,8 hectare et les propriétaires possédant plus de 10 hectares ne sont que 570.

Les raisons d’investir dans les bois se révèlent multiples et fort variées.

D’abord, elles peuvent émaner d’une sorte de tradition familiale tenant sans doute à notre ruralité héréditaire : nous sommes tous issus du monde paysan et il nous en reste quelques gènes.
N’omettons pas les aspects visibles, concrets, tangibles d’une telle possession ainsi que le plaisir évident que procure la nature.

L’aspect « civisme » n’est pas absent, car participer ainsi à la lutte contre la déforestation représente un outil au service du climat.Investir pour réduire les émissions de CO² constitue sur tous les plans une belle thématique et pourra à l’avenir, le principe en est acquis, représenter une valeur monétaire. gras3

La préservation de la biodiversité, ainsi que le soutien à la filière bois sont encore des éléments qui plaident en faveur de la forêt.
Même si d’aucuns estiment que le placement forestier n’occupe qu’une place confidentielle, donc marginale, dans les patrimoines, il est reconnu qu’en des temps incertains voire inquiétants comme ceux que nous traversons actuellement, la forêt constitue une matière de diversification très opportune.

Cet actif est donc particulièrement bienvenu à condition de respecter un pourcentage acceptable dans le patrimoine des investisseurs, compte tenu de sa faible liquidité !
En outre et en cas de retour d’une certaine inflation – sait-on jamais – comme tout bien immobilier, il pourrait apporter une réelle protection à ses propriétaires.
Autre élément, particulièrement significatif, qui incite à la possession de forêts : les avantages fiscaux qui lui sont attachés. Comme souvent, ils relèvent d’une certaine complexité, mais leur importance mérite que l’on s’y arrête. L’investissement direct, c’est à dire l’achat pur et simple de terrains boisés, bénéficie d’une exonération au titre de l’ISF de 75 % de la valeur d’achat du bien, ainsi que de 75 % des droits de succession ou de donation dès l’année d’acquisition.

Un plan dit « de gestion durable » est toutefois requis pour obtenir ces faveurs…

Les biens forestiers peuvent aussi être acquis via l’achat de parts de capital de sociétés forestières et dans ces cas, la somme souscrite permet une réduction d’ISF de 50 % de leur montant dans la limite d’un plafond de 45 000 euros par foyer, assortie d’une durée de détention de cinq ans au minimum.

Enfin, l’acquisition de parts à titre onéreux dans un groupement forestier procure une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 18 % de leur prix d’acquisition, plafonnée à 11 400 euros pour un couple marié et assortie d’une durée de détention de huit ans.

Elle bénéficie en outre de la même exonération d’ISF et de droits de donation ou succession que l’investissement en direct, mais les 75 % de la valeur du bien retenue pour l’ISF ne sont exonérés qu’après deux ans de détention…

Malheureusement, il est fort à craindre que la voracité fiscale du moment ne vienne éroder quelques-unes de ces dispositions, à la fois agréables et utiles aux propriétaires forestiers…

Il est bien délicat d’approcher valablement les aspects rapport et rendement de ce type d’actif, car il dépend d’abord des différentes essences et des localisations (feuillus en plaine, épicéas et sapins en montagne), de la maturité très tardive des forêts qui demande une longue patience…

Les recettes proviennent des éclaircies, effectuées le plus souvent tous les huit ans.
Elles sont absolument nécessaires pour l’éclairage que cela procure et qui permet le grossissement et l’épanouissement des troncs. À titre indicatif, elles rapportent de l’ordre de 25 euros le m3 sur pied. Les coupes rases constituent la principale rentrée
mais il faut patienter 50 ans ou plus.
Son importance dépend de la qualité des bois, de leur calibrage et de leur positionnement, ce dernier déterminant la facilité d’exploitation et donc des coûts plus ou moins élevés.
gras2Ces coupes procurent des sommes variant de 42 à 68 euros le m3 sur pied. Évidemment le rapport net variera fortement, selon que l’exploitation et l’entretien seront effectués par l’exploitant en direct ou via des sociétés dûment rémunérées.

A ces éléments peuvent parfois s’ajouter quelques rentrées annexes comme les droits de chasse par exemple.
Ainsi, dans des conditions optima, le chiffre de 4 % de rendement net semble pouvoir être avancé, mais c’est probablement un maximum assez rarement atteint…
L’âge moyen des propriétaires de forêts est à l’évidence assez élevé, les jeunes intervenants sont assez rares dans ce milieu et cela génère des difficultés car arrivent sur le marché, des biens issus de successions plus subies que préparées. Pourtant, les syndicats professionnels de nos deux départements, comme d’autres sans doute, s’activent pour faire passer d’utiles messages ou recommandations sur ce point. Il est clair que les indivisions fortuites posent rapidement problème.
Côté acheteurs, se trouvent à la fois de grosses sociétés s’intéressant à des domaines de grande envergure (de 100 à 500 hectares) et des particuliers attirés par les bonus fiscaux.
En 2011, 112 700 hectares ont changé de mains et les prix ont augmenté de 10,80 % (+20 % en deux ans), le prix moyen de vente à l’hectare s’est élevé à 3 960 euros, il se situe à un niveau très inférieur dans nos zones de montagne, les propriétaires locaux sur ce secteur évoquent le montant de 2 500 euros !
Au titre de l’investissement en forêt« papier », il convient au minimum de s’intéresser à deux grands opérateurs : la Financière de Champlain et le groupe Pictet avec Pictet Timber qui procurent souvent des rendements intéressants tout en faisant bénéficier les propriétaires de tout ou partie des avantages fiscaux évoqués ci-dessus.

En conclusion positive et optimiste pour l’avenir, laissons la parole à Henri GRAS, président degras l’Union des groupements  forestiers de l’Isère (UGDFI) forte de 1 600 adhérents, interlocuteur reconnu au niveau des instances départementales et de tous les acteurs de la filière, qui nous dit que « le matériau bois, longtemps mis à l’écart, est en train d’être redécouvert ». Voilà qui devrait avoir d’heureuses conséquences pour nos forêts et pour leurs propriétaires…

Catégorie A la une, forêtCommentaires fermés

« le projet Lyon-Turin prend de la vitesse »

A l’issue du 30ème sommet franco-italien qui se déroulait à Lyon, le Président de la République
française François HOLLANDE et le Président du Conseil des ministres italien Mario MONTI ont
confirmé l’engagement des deux pays pour la réalisation du projet ferroviaire fret et voyageurs
entre Lyon et Turin. Mario MONTI et François HOLLANDE ont confirmé que l’accord signé entre la
France et l’Italie le 30 janvier 2012 sera présenté prochainement devant leurs parlements respectifs
pour ratification. De plus, la désignation d’un promoteur public unique franco-italien sera effective
dès 2013.

Les deux pays plaideront le dossier au niveau européen pour le budget 2014 – 2020 dans le but de
confirmer un financement à 50% pour la poursuite des études et travaux préliminaires, et à 40% pour
les travaux de creusement de l’infrastructure internationale. La décision européenne sera fonction
de la part qui sera réservée aux transports dans le budget en cours de négociation.

Réaction de Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes : « Aujourd’hui marque une
nouvelle étape positive pour ce projet qui présente une haute valeur environnementale et une portée
européenne pour les liens entre Europe méditerranéenne et Europe danubienne. Le Lyon-Turin prend
de la vitesse, je m’en réjouis. »

A noter que le coût de cette réalisation est évalué à 8,5 milliards d’euros. Sa prise en charge se divisant entre l’Italie (de 2,9 milliards d’euros), la France (2,2 milliards), le reste étant en principe apporté par le budget européen (40%, soit 3,4 milliards d’euros).

La mise en service de cette ligne, dont l’installation a été décidée  en 1991, est prévue pour 2025, mais sera vraisemblablement repoussée à 2028-2029. Elle doit notamment emprunter un tunnel de 57 km de long (soit six de plus que le tunnel sous la Manche).

A noter que cet accord a été signé alors que plusieurs centaines de manifestants, français mais aussi italiens étaient tenus à l’écart…

Catégorie aménagement, transportCommentaires fermés

Masterchef d’exploitation: les lauréats honorés

La chambre d’agriculture de l’Isère et l’ensemble des partenaires de « Master Chef D’exploitation » ont récompensé les trois premiers lauréats de cette opération. Le rendez vous était fixé à Beaurepaire.

L’action « MASTER CHEF D’EXPLOITATION » est une action de formation qui vise à sensibiliser les porteurs de projet potentiels sur les logiques et le processus de création/reprise d’exploitation. Elle contribue, par ailleurs, au rapprochement entre la profession et l’enseignement agricole.
L’action offre la possibilité aux élèves et stagiaires en formation initiale et adulte :
- d’étoffer leurs connaissances
- de promouvoir et développer l’esprit d’entreprendre dans le secteur agricole et rural
- d’aider à l’émergence de projet,
- de se constituer une réseau de compétences professionnelles et techniques;

L’action s’adresse aux élèves en formation agricole type bac pro, BTS, CCTAR, 1ère et 2ème année et BPREA.
Ils ont dû, à partir d’un projet fictif ou réel , définir un projet de création ou de reprise d’exploitation/d’entreprise dans sa globalité (Technique de production, transformation, commercialisation, économique).

Les élèves et stagiaires ont pu, autant que faire ce peut, se faire accompagner par les conseillers de la Chambre d’Agriculture, l’ensemble des acteurs dédiés à l’appui à la création/reprise, les chefs d’exploitation et les enseignants.

Cette action vient compléter l’offre d’accompagnement déjà en place et dont la spécificité est d’apprendre à entreprendre.
L’objectif final étant de mettre en place une action permettant d’encourager les porteurs de projet dans leur démarche et de souligner dans un même temps les qualités réelles et indispensables d’un créateur/repreneur.

L’objectif de l’action Master Chef d’Exploitation

L’objectif est de récompenser les 3 lauréats qui ont participé à l’action Master Chef d’Exploitation et qui se sont distingués parmi les autres candidats par des projets créatifs et originaux.
Par ailleurs, la Chambre d’Agriculture de l’Isère et les partenaires de cette action cherchent également à :
- Récompenser les Porteurs de projet qui entreprennent et distinguer les nouveaux projets de création/reprise d’exploitation
- Contribuer à éduquer et former les porteurs de projet à l’acte d’entreprendre et les accompagner dans cette voie
- Encourager l’esprit d’entreprendre à tous les niveaux de décision
- Promouvoir la diversité, l’originalité, l’innovation et développer les logiques entrepreneuriales.

Tout élève et stagiaire étant inscrit en formation agricole auprès d’un des centres de formation concerné et  ayant participé au moins à un module proposé dans l’offre de formation Master Chef d’Exploitation pouvait participer à cette opération.

Un jury composé de partenaires et de sponsors a eu a délibérer et à désigner trois lauréats.

masterchef

Les lauréats

- Romain VILLANI – Moretel de Mailles – Secteur de montagne – Belledonne – Projet d’installation avec ses parents en élevage ovins viande – transformation et vente en circuit court
- Bernadette GRALEWSKY – Secteur Sud Isère – Plaine – Monchaboud – Projet de création pension équine – offre de prestation de service en double activité
- Marilyne REYNARD – Département de l’Ain – Secteur de Belley – Reconversion professionnelle – Projet de création en production de Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (PPAM) – Transformation des produits et vente en circuits court.

Plus d’infos :
Téléchargez la plaquette masterchef d’exploitation

Contact:
Frédérique Fort du Point Accueil Installation au 04 76 20 67 01
ou Virginie Thouvenin, Conseillère Valorisation de la production fermière au 06 61 03 00 15.

Catégorie agriculture, installationCommentaires fermés

Mouvement de grève Collecte des déchets ménagers à Grenoble

la métroA la suite d’un mouvement de grève déclenché par une trentaine
d’agents du service collecte des déchets ménagers de la Métro, les
poubelles grises n’ont pas été collectées ce matin à Grenoble.

Toujours dans le cadre de ce mouvement, la déchèterie Jacquard (16,
rue Jacquard à Grenoble) est tenue fermée. Les usagers sont invités à
se reporter sur les autres déchèteries de l’agglomération.

Les discussions se sont poursuivies toute la journée entre les agents
grévistes, les élus et la direction de la Métro. Pour l’heure, aucun
accord n’a été trouvé.
Il est donc à craindre que les poubelles vertes, collectées en temps
normal le mardi sur la commune de Grenoble, ne soient pas ramassées
ce mardi 4 décembre. Il est demandé  aux habitants de
la ville de Grenoble, seule ville concernée, de ne pas sortir leurs poubelles afin de ne pas encombrer les trottoirs de la ville.

Par ailleurs, la déchèterie Jacquard (16, rue Jacquard à Grenoble) reste
tenue fermée. Les usagers sont invités à se reporter sur les autres
déchèteries de l’agglomération.
La direction de la Métro a pleinement conscience des désagréments et
des difficultés engendrées par cette situation et remercie les usagers
pour leur compréhension.

Toutes les informations pratiques concernant les déchèteries de
l’agglomération grenobloise sont disponibles sur www.lametro.fr et au
0 800 500 027 (n° gratuit).

Catégorie La Métro, La MétroCommentaires fermés

Stations de moyenne montagne: faut-il encore y croire ?

Stations de moyenne montagne : faut-il encore y croire ?

Mardi 4 décembre -19h-

Amphi de l’Ecole de Journalisme de Grenoble (ICM), amphithéâtre Bernard Montergnole, 11 avenue du 8 Mai 1945 à Echirolles*

Les stations de ski de moyenne montagne iséroises sont la source d’une activité économique importante et les changements climatiques, la crise économique modifient les comportements et les habitudes des consommateurs de loisirs d’hiver.

Nouvelles attentes…. Nouvelles offres…

Comment les stations de moyenne montagne et les collectivités locales s’adaptent-elles à ces changements ?

Quels outils pour mesurer les risques de voir disparaître à terme leur activité principale : le ski ?

Quelles stratégies et quels moyens déploient-elles pour rester dans la course de la concurrence avec les autres stations ?

Pour répondre à ces questions :

□   Chantal Carlioz : maire de Villard-de-Lans

□   Gérard Duchamp : président de l’OT  de l’Alpe-du-Grand-Serre

□   Lionel Fouque : agence Pédibus à Saint- Pierre-d’Entremont

Grégory Mollion : avocat, universitaire spécialiste du Droit de la montagne.
 Débat animé par Anne-Gaëlle Metzger responsable Journal des entreprises Isère
 Le débat sera ponctué par des petites vidéos réalisées par les étudiants de l’EJDG. 

*Tram ligne A, direction Echirolles-Denis Papin, arrêt « La Rampe »

ligne11, arrêt « La Rampe ».

Catégorie montagneCommentaires fermés


edf.png

Catégories

Archives

Agenda

décembre 2012
L Ma Me J V S D
« nov   jan »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+