Archive | 22 décembre 2012

Jean Marc Ayrault: visite agricole dans la Drôme

Jean Marc Eyrault a passé sa journée de vendredi 21 décembre dans la Drôme, dans la région de Chateauneuf sur Isère, ou en compagnie du Ministre de l’Agriculture il a abordé l’actualité agricole tout en visitant une exploitation viticole et arboricole et une entreprise agro-alimentaire.

il s’est dit satisfait que suite à un combat « dur et acharné » le gouvernement a obtenu une victoire sur les droits à plantation en viticulture. Rappelons que la proposition de la France favorable à  la mise en place d’un régime d’autorisation des plantations de vigne afin de permettre pour tous les types de vins (AOP, IGP et vins sans indication géographique) d’encadrer le potentiel viticole et d’éviter ainsi un accroissement incontrôlé des surfaces plantées en vigne dans l’Union européenne a été retenue.

ayrault

Stéphane Le Foll a déclaré : « Je me réjouis que la détermination de la France et de l’ensemble des professionnels et des pays producteurs ait permis de trouver une issue permettant au sein de chaque Etat membre la mise en place d’un véritable outil de régulation garant de la pérennité de la production viticole et de la qualité de l’offre européenne et française de vins. »

Le coût du travail avec la diminution du plafond des exonérations des charges, plafonnée à 1,5 SMIC contre 3 auparavant sur les travailleurs saisonniers inquiète les employeurs agricoles qui utilisent par obligation une forte main d’oeuvre saisonnière. Les explication des ministres avec le crédit d’impôts n’ont pas convaincu, loin s’en faut…

D’autres sujets ont été abordés et chacun a cru voir des avancées, sur les nitrates avec l’assouplissement des règles sur certains élevages, l’irrigation, les calamités agricoles…

Et le loup!  Sujet d’actualité, les ministres confirmant leur volonté de protéger les éleveurs en autorisant plus de prélèvements alors qu’à quelques kilomètres de là, à Val-Maravel un poney venait d’être attaqué.Voir notre article:
Drôme: un poney massacré par une meute de loups?

Jean Marc Ayrault s’est dit satisfait de voir une France qui ne baisse pas les bras, qui se mobilise  » ce qui nous laisse croire à la sortie de crise, à la réussite dans le redressement de la France. »

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Pour en savoir plus, cliquer ici: :http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/deplacement-du-premier-ministre-dans-la-drome-sur-le-theme-de-l-agriculture



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Loup: la fédération des acteurs ruraux interpellent le Premier Ministre

Le Premier Ministre Jean Marc Ayrault accompagné de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture et de nombreux conseillés, s’est rendu vendredi 21 décembre dans la Drôme.

Les membres de la Fédération des Acteurs Ruraux ont été reçus par l’une des conseillères présentes afin d’aborder le sujet brulant du loup.

Aux dires des présents, la discussion a été très cordiale et constructive.

La Fédération des Acteurs Ruraux lui demandant de remettre aux ministres concernés une lettre ouverte dont en voici la teneur:

Monsieur Le Premier Ministre
Monsieur Le Ministre de l’agriculture

Introduction :

L’année 2012 est celle de la commémoration des 20 ans de présence du loup en France et plus spécialement dans les Alpes. Les protecteurs des prédateurs et l’état parlaient alors de cohabitation. Les éleveurs mettaient en avant l’impossibilité de celle-ci.

Depuis ces 20 ans les discours n’ont pas varié. Avec cependant une différence : Les éleveurs ont apportés les preuve de leurs affirmations. Dès le début, dans le Mercantour, puis progressivement dans le reste des Alpes, les éleveurs ont suivi les préconisations de l’état et ont mis en place « les mesures de protection » imposant des modifications en profondeur de nos techniques de travail. Depuis, le nombre de victimes n’a jamais cessé de croître.

En signant 148 contrats de protection pour 825 000euros en 2011 et pour le seul département de la Drôme, les éleveurs ont adhéré massivement aux prescriptions de l’État pour protéger leurs troupeaux. La continuité des prédations prouve, ici aussi, que les mesures préconisées sont inefficaces (224 victimes officiellement reconnues au 4 décembre, ce chiffre ne tenant pas compte des disparues qui ne seront pas indemnisées, des blessées, des avortements, des conséquences du stress….( Bilan départemental en pièce jointe)

L’ensemble des ruraux déclare d’une même voix l’impossible cohabitation entre le loup et le pastoralisme.

De ce fait ils affirment que, l’élimination systématique de tous les loups qui s’approchent des troupeaux est la seule mesure qui puisse faire que perdurent nos élevages pastoraux et ceci dans les minutes qui suivent une attaque et non après de semaines de dérives administratives.

Enfin elles constatent que le loup est classé « Least Concerm » c’est-à-dire « Préoccupation mineure » dans la liste mondiale de l’UICN et que son classement sur la liste rouge Française ne respecte pas la règle de cet organisme. Le loup n’étant pas en danger mondial la protection dont il bénéficie n’a aucun sens. (article sur l’UICN )

La protection intégrale a créé chez les loups un comportement conduisant vers une certaine familiarité. Certains n’ont plus d’appréhension à l’égard des hommes et se rapprochent des bergeries et des maisons. Nous avertissons l’État du fait que les loups présentent un facteur d’insécurité indiscutable inscrit dans l’histoire.

Faut-il également rappeler l’article L 113-1 du Code Rural qui stipule que :

« Par leur contribution à la production, à l’emploi, à l’entretien des sols, à la protection des paysages, à la gestion et au développement de la biodiversité, l’agriculture, le pastoralisme et la forêt de montagne sont reconnus d’intérêt général comme activités de base de la vie montagnarde et comme gestionnaires centraux de l’espace montagnard.

« En conformité avec les dispositions des traités instituant la Communauté économique européenne, le Gouvernement, reconnaissant ces rôles fondamentaux de l’agriculture, du pastoralisme et de la forêt de montagne, s’attache à :…

….« 8° Assurer la pérennité des exploitations agricoles et le maintien du pastoralisme, en particulier en protégeant les troupeaux des attaques du loup et de l’ours dans les territoires exposés à ce risque ».

L’État qui a voulu protéger les loups, se doit d’assumer les conséquences qui découlent de sa présence : Il doit de ce fait mettre en place des réformes courageuses pour permettre la survie des élevages

Nos revendications

- L’élimination des loups doit être réalisée en priorité par des agents de L’ONCFS par des lieutenants de louveterie ou par d’autres corps de l’état capables d’assumer cette tache.

Les éleveurs et les bergers doivent être autorisés à défendre leurs troupeaux dès l’instant qu’ils sont susceptibles de subir des attaques et ce sans aucunes mesures administratives préalables autre que la détention du permis de chasser. La validation annuelle de celui-ci doit être rendue non obligatoire ou être prise en charge par l’état.

- Le financement pour la mise en place des mesures de protection doit être porté à un taux de 100% et les versements doivent être plus rapides voir anticipés en ce qui concerne le paiement des salaires car de nombreux éleveurs ne peuvent pas avancer des sommes aussi élevées.

Ces mesures doivent rester facultatives. Les « cercles 1 et cercles 2 » doivent disparaître pour permettre une anticipation à ceux qui le souhaitent et traiter de manière égalitaire tous les éleveurs et bergers confrontés à la présence du loup.

- L’indemnisation des dégâts doit être réellement réalisée au bénéfice du doute et les animaux disparus doivent être systématiquement indemnisés (dès le premier) ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

- L’état doit assumer en totalité les conséquences juridiques qui peuvent découler de la mise en place des mesures de protection, et notamment celles liées aux dégâts que peuvent provoquer les chiens de protection sur la faune sauvage d’une part mais aussi en cas de morsures sur des humains.

Nous attirons particulièrement votre attention sur le fait que les chiens de races Montagnes des Pyrénées ne sont pas suffisamment efficaces (deux sont morts en faisant leur travail cette année dans notre département) et que les éleveurs commencent à mettre en place des chiens venus des pays de l’Est ou de Turquie.

Le risque d’accident grave n’en sera que plus grand. L’État doit mettre en place des mesures juridiques efficaces évitant des poursuites judiciaires à l’égard des éleveurs et bergers.

- Un travail doit être établis en vue de la révision de la convention de Berne et de la directive dite « habitats ». Une espèce dont le Taux de Croissance Annuel Moyen est de 27,5% n’a pas de raison de bénéficier d’une protection totale. Le loup doit donc être retiré de la liste des espèces strictement protégées. (1)

- Une attention particulière et des mesures dérogatoires de la part de l’administration pour ceux qui ont cessé leur activité ou vont la cesser. Ils n’ont pas, en plus de voir détruite leur activité professionnelle et souvent leur vocation, à assumer la responsabilité des engagements que la présence du loup leur empêche de tenir.

- Nous n’accepterons pas que le loup puisse être assimilé à une contrainte environnementale et que soit mis en place une Indemnité Compensatoire de Contrainte Environnementale. Celle-ci serait forcement forfaitaire et de ce fait injuste et discriminatoire.

- Enfin nous refusons catégoriquement l’idée de zonage qui signifie discrimination. Il serait absolument inique et pour nous inacceptable que certains d’entre nous doivent vivre sous la contrainte de la vie avec le loup et que d’autres puissent en être exempts.

Conclusion

Depuis 20 ans les élevages sont en difficulté lorsque leurs cheptels se trouvent dans les secteurs de présence du loup. Lors des épisodes de prédation intense que peuvent subir certains troupeaux , les éleveurs et les bergers peuvent se trouver en situation de « burn out » avec toutes les conséquences qui en découlent : perte du sommeil, dépression, agressivité.

En période de crise , l’état pourrait être tenté d’appliquer comme à d’autres dossiers une réduction budgétaire. Nous souhaitons effectuer à ce sujet une mise en garde majeure : Les élevages ne pourront pas assumer une baisse des indemnisation avant une réelle réduction du nombre de prédations.

Il convient par contre de s’interroger sur l’apport du loup à l’économie et de le comparer à celui de l’activité agricole en zone de montagne. De la même manière, il faut s’interroger sur la part d’apport du loup à l’ensemble de la biodiversité et au développement durable par rapport aux effets de l’élevage sur les territoires de montagne.

(1) la formule de calcul d’un taux de croissance annuel moyen est la suivante

(V2/V1)^(1/V3)-1 =

quand V1 est la valeur début

V2 est la valeur finale

V3 est le nombre de périodes soit pour le loup V1 = 2 en 1993

V2 = 250 en 2012 (source oncfs réseau loup)

V3 = 20 années

d’où (250/2)^(1/20)-1= 0,273050116


donc si le nombre de loup est bien de 250 en 2012 le tcam est de 27%

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Drôme: un poney massacré par une meute de loups?

ponaySituée aux confins du Haut-Diois, limitrophe des Hautes-Alpes, Val-Maravel est une commune de moyenne montagne. Elle compte 42 habitants et l’une de ses activité principale est l’élevage ovin et bovin. Il y a aussi des poneys…

Irène Jourdan éleveur ovin, elle  possédait en  jusqu’en ce milieu de semaine 5 poneys. On emploie l’imparfait puisque Grisette a été retrouvée morte, l’encolure déchiquetée, sans doute attaquée et dévorée par une meute de loups.

A noter que son élevage ovin a perdu 73 brebis cet été suite aux attaques de loup. Cela fait beaucoup pour l’éleveuse qui se pose sérieusement la question de savoir si elle poursuit son activité ou si elle  » jette l’éponge ».

Le loup ne cesse de faire parler de lui puisque cette même semaine deux attaques se sont produites à Barrême dans les Alpes de haute Provence. Une quarantaine de brebis sont mortes ou disparues…

Et pendant ce temps là on pinaille sur des plans loup…

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