Archive | janvier, 2013

AG des JA de l’Isère: haro sur les directives « nitrates »

C’est à St Jean de Bournay que s’est déroulée l’assemblée Générale annuelle des jeunes agriculteurs de l’Isère. Une AG très dense avec un débat passionnant sur l’avenir de certaines exploitations, d’élevage surtout, suite aux nouvelles règlementations environnementales.

Jean Pascal Vivian, maire de St Jean de Bournay a dit l’attachement qu’avaient la commune, le canton envers l’agriculture.  » une agriculture dynamique que l’on doit préserver. Cela passe par la préservation de l’outil de travail des agriculteurs: la terre. » Un maire qui pense que l’agriculture  locale a un avenir si on prend les bonnes mesures: est-il normal que l’on achète des oeufs de Bretagne? Nous sommes capables d’en produire suffisamment sur notre territoire pour satisfaire la clientèle locale… « 

David Rajon, président du canton au niveau des JA:  » le canton regroupe 23  jeunes agriculteurs adhérents au syndicat. Si la nouvelle règlementation  » nitrate » voit le jour, combien il en restera demain? Il faut savoir que notre territoire est favorable à la polyculture-élevage. Nous sommes nombreux à avoir investit récemment et nous n’avons pas les moyens de remettre çà pour être aux nouvelles normes. Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles directives environnementales, elles sont inadmissibles… » Le président cantonal a également alerté la salle sur les problèmes liés au foncier: ne vaut-il pas mieux laisser les terres agricoles aux agriculteurs plutôt que de les transformer en zones industrielles, surtout en ce moment… »

Les textes règlementaires sur le 5ème programme d’actions directives nitrates sont en cours d’élaboration mais on sait déjà qu’elles seront encore plus contraignantes pour les agriculteurs et que ceux ci devront en subir un coût financier.

Ludovic Rouvière, administrateur national:  » L’ Isère est l’un des premiers départements à avoir réagit face à ce nouveau programme qui est tout simplement inacceptable et qui va tuer notre élevage qui est déjà à l’agonie. »

Propos confirmés par Adrien Bourlez, au nom des JA rhônalpins: « on ne peut pas demander à nos agriculteurs de réinvestir dans des mises aux normes alors qu’ils l’ont déjà fait 5 ans en arrière…C’est d’autant plus rageant qu’un pays comme l’Allemagne n’est pas concerné.  »

Et le jeune agriculteur de lancer en direction des élus:  » que voulez vous: de la biodiversité pure et dure, vous l’aurez quand les agriculteurs auront disparu….mais ne perdez pas de vue que si la France n’est pas en récession, c’est grâce à son agriculture ».

Didier Villard, membre de la chambre d »agriculture s’est dit conscient que  » le train de mesures qui va arriver sera impossible à réaliser  » et il en appelle, comme l’ensemble des intervenants à se mobiliser. Une mobilisation tous azimuts  car comme l’ont dit le député Jean Pierre Barbier: « ce n’est pas à votre génération à payer ce qui n’a pas été fait pendant 50 ans » et l’ancien député, Georges Colombier:  » En France, on veut laver plus blanc que blanc… »

Le débat est loin d’être clos… et nous ne doutons pas un instant de la détermination, de la mobilisation des agriculteurs et de leurs nouveaux représentants fraîchement élus…





Catégorie A la une, agricultureCommentaires fermés

Le Groupement d’Intérêt Public officiellement constitué

L’Assemblée Générale constitutive du Groupement d’Intérêt Public (GIP) portant le Fonds Départemental d’Investissements Agricoles et Agro-alimentaires de
l’Isère s’est tenue le mardi 29 janvier dans les locaux de la Communauté d’Agglomération du Pays Voironnais (CAPV) à Centr’Alp.

Les élus de la CAPV, de la Communauté de Communes des Vallons de la Tour (CCVT) et les responsables professionnels de la Chambre d’Agriculture de l’Isère désignés ont confirmé la constitution du GIP sur la base de l’arrêté préfectoral de mars 2012 et des travaux préparatoires à sa mise en route.

Le GIP a pour objectif de garantir la pérennité du potentiel économique agricole
départemental en mettant en place un fonds départemental d’investissements
constitué des contributions volontaires des maîtres d’ouvrages publics (collectivités
territoriales) ou privés, liées aux emprises foncières agricoles, notamment dans le
cas de projets d’ aménagement reconnus d’utilité publique.

Cette contribution de un euro du m² permettra de financer les investissements
mobiliers et immobiliers dans le cadre de projets visant à développer : la
structuration de l’offre, la transformation, la commercialisation et la distribution de
produits agricoles, la création de filières innovantes avec une finalité économique,
etc. Ces projets devront être structurants et apporter une réelle valeur ajoutée aux
territoires et à l’agriculture iséroise.

Deux Collectivités Territoriales sont aujourd’hui membres du GIP, et un premier
projet de développement devrait bénéficier prochainement du Fonds. Ainsi, la
future légumerie installée sur Centr’Alp, qui fournira la Restauration Hors Domicile
en produits agricoles locaux préparés, verra son plan de financement complété par
le Fonds Départemental d’Investissements.

Cette initiative, qui intéresse de nombreux départements à l’échelle nationale, a
pour vocation de s’étendre au maximum en Isère afin de renforcer son action. Le
premier Conseil d’Administration du GIP prévu au mois de mars travaillera
notamment sur le plan de communication et de développement du Fonds.

Catégorie agricultureCommentaires fermés

Journée mondiale des zones humides : balade nature

L’association de protection de la nature le Pic Vert organise, dans le cadre de la journée mondiale des zones humides le samedi 2 février, une balade nature à St André le Gaz de 14h à 17h.

Cette balade sera l’occasion de visiter la zone humide du « Pont du Gua » le long de la Bourbre et d’en apprendre un peu plus sur ces milieux riches et particuliers.

Participation de 3€, gratuit pour les adhérents et les enfants.

Inscription obligatoire auprès du Pic Vert avant le vendredi 1er février à 17h.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter:

Le Pic Vert

24, place de la Mairie

38140 Réaumont

04 76 91 34 33

contact@lepicvert.asso.fr

Catégorie environnementCommentaires fermés

Le bioéthanol en France en 2012: succès croissant des essences SP95-E10 et Superéthanol E85

En 2012, les automobilistes confirment leur intérêt pour les essences SP95-E10 et Superéthanol E85. Les ventes de Superéthanol E85 progressent de 41% en 2012. En parallèle, la consommation de SP95-E10 a augmenté de 35% en un an pour atteindre, en 2012, une part de marché de 24% des essences, devant le SP98.

SP95-E10 : plus vendu que le SP98 en 2012 !

En 2012, le SP95-E10, essence contenant jusqu’à 10% de bioéthanol, confirme sa percée et termine l’année avec une part de marché des essences sur l’année 2012 de 24%, en progression de plus de 35% par rapport à 2011, soit davantage que la part du SP98, inférieure à 20%. La part de marché du SP95-E10 atteint 28,5% sur le mois de décembre 2012, 8 points de plus que la référence de 20,5% de décembre 2011.

Le SP95-E10 est déjà distribué dans presque 35% des stations-service fin 2012 contre 25% en décembre 2011. En 2012, le SP95-E10 a été vendu en moyenne environ 5 à 7 centimes par litre moins cher que le SP95 dans les circuits de distribution comparables.
La quasi totalité des véhicules immatriculés depuis 2000 étant compatibles avec le SP95-E10, 83% des volumes d’essence sont actuellement consommés par des véhicules compatibles, et cette part progresse de 5 % par an. Cette progression permettra aux distributeurs de continuer à développer le réseau de distribution du SP95-E10 en 2013.

« Intermarché a déployé le SP95-E10 dans un peu plus de 600 stations en 2012 et a fait une opération prix coûtant sur ce produit pendant 9 mois, du jamais vu dans la profession » Alex Truchetto, directeur de SCA Pétrole et Dérivés, filiale carburants du groupe Intermarché

Superéthanol E85 : les automobilistes sont résolument demandeurs !

Les ventes de Superéthanol E85 progressent de 41% en 2012. Début janvier 2013, le prix moyen du Superéthanol E85 à la pompe est de 0,93€/l, soit 60 centimes de moins par litre que le SP 95. A kilométrage égal, en 2012, l’avantage moyen pour l’automobiliste est de 43 centimes par litre de SP95 remplacé. Sur un an, pour une distance parcourue de 15 000 km, les automobilistes roulant au Superéthanol E85 ont économisé plus de 500 € par rapport au SP95. Cette économie à l’usage favorise l’intérêt accru des automobilistes pour les véhicules flexfuel. En 2012, les ventes de véhicules flexfuel ont progressé de 12%, à plus de 7 000 unités vendues, dans un marché des véhicules essence en chute de 18%. Les véhicules flexfuel fonctionnent à la fois au Superéthanol E85 et aux autres essences dans le même réservoir, et sont vendus au même niveau de prix que les modèles essence classiques.

Accompagner les automobilistes avec une information accessible et simple

Une enquête réalisée par SAD Marketing pour le SNPAA montre le besoin d’information exprimé par les automobilistes. Alors que 29% disent ne pas utiliser le SP95-E10 par manque d’information, la Collective du Bioéthanol a déployé, en 2012, des supports affichés sur les pompes. 93% des personnes interrogées considèrent cette communication utile, notamment l’information sur la liste des véhicules compatibles avec le carburant SP95-E10.

Catégorie énergiesCommentaires fermés

Voeux du Président de la République à la jeunesse : les MFR de l’Isère bien représentées !

Lu sur le site national des Maison familiales rurales:  lors de la venue de François Hollande à Grenoble, afin de présenter ses voeux à la jeunesse, les MFR de St Egrève et de Vif étaient très bien représentées… Pour lire le compte rendu cliquer sur: www.mfr.asso.fr

Les quinze jeunes de 16 à 27 ans, lycéens, étudiants, apprentis, salariés, volontaires en service civique…, ayant adressé leurs voeux au président de la République le 23 janvier 2013 à Grenoble, avaient été réunis à l’initiative de Martin Hirsch et de l’agence du Service civique afin de rédiger un texte délivré à François Hollande ce jour-là.

Ce texte, fruit de leur travail collectif, établi sous leur propre responsabilité, conforte les Maisons familiales rurales dans leur action…

En voici la teneur…

La jeunesse donne sa feuille de route à François Hollande

Monsieur le Président,

Nous ne sommes pas les “représentants de la jeunesse française”. Nous sommes quinze jeunes Français qui avons des idées, des projets, des envies, et des vraies propositions pour améliorer les choses.

Parmi nous, il y a des apprentis, des volontaires, des jeunes qui sont allés à “l’école de la vie”. Il y a une coiffeuse. Un journaliste. Un designer. Un lycéen. Des étudiants. Un ancien SDF. Des chômeurs. De jeunes entrepreneurs. Des ruraux. Des jeunes des beaux quartiers et des jeunes de quartiers moins beaux.

Mais aujourd’hui, vous entendrez des constats, des désirs, des vœux sur des sujets qui nous parlent à tous.

Et parce que nous ne voulons plus attendre qu’on fasse tout pour nous, nous venons à vous avec des idées et des propositions concrètes.

L’orientation et la vocation

Monsieur le Président,

Nous constatons que l’école ne répond pas assez à nos attentes en matière d’orientation. Ça ne marche pas !

Nous rêvons d’une société qui nous laisse le temps de trouver notre place. D’un système qui arrête de nous oppresser, avec trop de poids accordé aux notes. Nous rêvons de ne plus être passifs et de ne plus subir une orientation non choisie. Nous rêvons d’être co-auteurs de notre parcours.

Nous proposons donc de créer un lien régulier entre les jeunes et les structures professionnelles ou associatives.

Nous proposons la généralisation de parrainages entre jeunes et professionnels.

Nous proposons d’offrir, à tous les jeunes qui le souhaiteraient, la possibilité d’avoir une période de césure au cours de la scolarité, dans laquelle nous pourrions voyager à l’étranger, construire un projet, bref, avoir du temps pour construire notre avenir.

Le goût du travail

Monsieur le Président,

Nous constatons que les modèles de réussite qu’on nous présente sont souvent ceux de professions de prestige, de personnalités médiatiques ou fortunées. Les médecins, les politiciens, les avocats, les footballeurs, les actrices, parfois même les dealers, sont au sommet de l’échelle sociale. Malheureusement dans les mentalités actuelles, les branches professionnelles, les bacs pros, les CFA et les BEP, sont considérées comme des voies de garage. Nous entendons trop souvent « si tu ne travailles pas bien à l’école, tu finiras coiffeuse ou caissière ».

Nous rêvons d’une société qui mette l’accent sur le plaisir et l’engagement que nous aurons à exercer un métier plutôt que de choisir sa filière de formation par manque de choix. Nous aimerions qu’on comprenne que chacun d’entre nous possède le goût du travail et un réel potentiel à valoriser, plutôt qu’on nous fasse croire qu’il n’y a que les grandes écoles pour réussir dans la vie. Nous aimerions montrer aux jeunes que la cuisine peut être un art. Que couper des cheveux et s’occuper de la beauté de ses clients peut donner plus de plaisir et d’amour propre que de passer à la télé ou gagner énormément d’argent.

Nous proposons donc de convoquer les États Généraux de la jeunesse et de permettre à chaque élève du système scolaire français de s’exprimer sur la qualité de l’éducation en tant que service public. Cette consultation nationale pourrait avoir lieu par internet et serait relayée au niveau local par les enseignants. Ils pourraient inciter leurs élèves à analyser et réfléchir sur le système qui les forme, encourager les initiatives individuelles et remonter les expériences qui marchent mais qui sont trop souvent isolées.

Méthodes d’éducation alternatives et école de la vie

Monsieur le Président,

Nous constatons que l’école ne s’intéresse pas assez à ceux qui ne rentrent pas dans les cases. On a imposé à certains d’entre nous des filières professionnelles qu’ils ne souhaitaient pas. A cause de cela, certains se sont exclus du système scolaire classique. Ils ont continué à apprendre – et ont appris sur le tas.

Nous rêvons d’un système scolaire où l’école ne serait pas qu’un espace clos entouré par quatre murs, où l’on pourrait apprendre en se confrontant à la vie active. D’un système scolaire où l’apprentissage sur le tas serait reconnu par l’Etat. Nous rêvons d’une école qui s’ouvre aux différents métiers, et qui accueillerait régulièrement des intervenants du monde de l’artisanat, de l’entreprise et du monde associatif dès le plus jeune âge.

Parce que le système scolaire classique ne convient pas à tout le monde, nous proposons de développer et de soutenir l’accès aux pédagogies alternatives.

Nous proposons également de créer un lien entre les jeunes et les personnes âgées. Pourquoi ne pas inciter les adultes à devenir un parrain, un accompagnateur, un référent ?

Pourquoi ne pas remettre au goût du jour le compagnonnage ? Pourquoi ne pas organiser des examens nationaux où chacun pourrait se présenter pour valider ce qu’il a appris sur le tas ?

Les filières d’apprentissage et les stages

Monsieur le Président,

Nous constatons que les filières d’apprentissage sont considérées comme des voies de garage et ne sont pas suffisamment valorisées. Nous nous rendons bien compte que certains métiers subissent de gros préjugés.

Et puis, les apprentissages et les stages sont souvent difficiles à trouver alors qu’ils nous permettent d’avoir un pied sur le terrain, et un pied à l’école.

Nous rêvons de stages et d’apprentissages plus faciles à trouver et jouant un réel rôle de formation, sans prendre la place d’un jeune qui pourrait être embauché pour un poste similaire.

Nous souhaitons que les filières professionnelles, techniques, d’artisanat ou technologiques ne soient pas dévalorisées et que les ponts soient plus faciles pour changer de formation.

Nous proposons de faciliter les stages et les apprentissages en simplifiant les mesures administratives, et d’instaurer des quotas bien pensés pour permettre l’accueil de stagiaires et apprentis dont l’embauche puisse être favorisée par la suite au sein de l’entreprise.

La mixité sociale

Monsieur le Président,

Nous constatons un réel « manque de mélange » entre les différentes classes sociales. Nous aimerions favoriser la mixité sociale et pousser les jeunes à se rencontrer, se mélanger et partager, via des projets communs.

Pourquoi ne pas faire des établissements scolaires des lieux de rencontre entre les différents quartiers, au lieu de les subir comme lieux de confrontation ? Les bandes rivales et les animosités entre “jeunes” naissent lorsqu’on les cloisonne quelque part.

Pourquoi ne pas pousser les jeunes de différents quartiers à monter des ateliers ou des projets communs sur un thème qu’ils choisissent, s’approprient et développent ensemble ?

Nous sommes la preuve vivante qu’il est possible de faire naître de belles choses en mélangeant les genres. C’est aussi pour cela que nous refusons toute forme de discrimination.

L’exclusion de la vie politique et des décisions

Monsieur le Président,

Nous constatons que malgré l’envie, l’énergie et les idées qui nous animent, nous demeurons exclus des politiques locales qui régissent le système dans lequel nous évoluons tous. Nous ne voulons plus que vous agissiez pour nous mais aussi et surtout avec nous.

Nous rêvons d’une société française qui intègre pleinement sa jeunesse dans les débats publics, qu’on la considère comme un interlocuteur à part entière, et non plus comme une entité qu’on consulte simplement pour donner l’illusion d’un lien inter-générationel. Nous ne voulons plus de solutions élaborées et distillées par nos pairs.

Nous attendons des réponses en corrélation avec la réalité de nos quotidiens et de nos aspirations pour l’avenir.

Nous proposons donc que les mairies et les conseils régionaux intègrent concrètement un quota de jeunes à leurs effectifs par le biais de services civiques et d’emplois d’avenir. Et peut-être que les listes électorales pourraient comprendre elles aussi un quota de jeunes élus comme c’est le cas pour la parité hommes/femmes.

La transparence

Monsieur le Président,

Nous constatons que beaucoup de citoyens et en particulier les jeunes ont du mal à accéder à la bonne information au bon moment et au bon endroit. Nous nous retrouvons souvent face à un mille-feuilles administratif, que ce soit dans les domaines de l’orientation, de la santé, de l’entreprenariat, de la justice, des aides au logement … ou tout simplement de l’engagement.

Nous rêvons d’une société et de services publics plus transparents, facilement accessibles, avec un accompagnement gradué et une véritable pédagogie, surtout lorsque c’est la première fois qu’on se retrouve face à un de ces services publics !

Nous proposons de généraliser la publication de l’ensemble des données du service public sur des plateformes web, dans des formats ouverts qui permettent la réutilisation de ces données.

Par exemple, si l’ensemble des associations mutualisaient leurs besoins et leurs projets sur ce type de plateforme, on pourrait facilement créer des applications favorisant l’engagement temporaire ou permanent dans ces associations.

Au delà de l’ouverture des données publiques, nous proposons de créer des lieux destinés à guider l’engagement, à l’accompagner, à mettre en relation les porteurs de projets et toutes les bonnes volontés prêtes à aider.

La police et la répression

Monsieur le Président,

Nous constatons que la police attend que les jeunes fassent leurs bêtises pour les punir et les envoyer en prison dans la spirale de la délinquance, nous constatons l’échec des politiques de repression dans les quartiers en difficulté faites de descentes ponctuelles et de laisser aller. Nous constatons une politique qui défend les intérêts financiers avant les populations.

Nous aimerions que la lutte contre la corruption, le crime organisé et la délinquance en col blanc soit une priorité par rapport aux consommateurs de drogues, aux militants, aux graffeurs.

Nous attendons le retour d’une police de proximité ayant un rapport plus humain avec les jeunes, par exemple par le biais de tournois de football. Mais aussi utiliser les commissariats pour donner des cours d’arts martiaux ou d’autodéfense pour faire se rencontrer deux mondes qui gagneraient à le faire.

Une démocratie ouverte

Monsieur le Président,

Nous constatons que la politique ne fait vraiment pas rêver les jeunes, et pourtant nous ne demandons qu’à nous engager. Pour les autres, pour le vivre ensemble… Dans notre groupe, par exemple, aucun de nous n’est engagé dans un parti politique mais nous sommes tous engagés dans des associations ! Pourquoi ?

La démocratie va mal telle qu’elle existe aujourd’hui. Beaucoup de jeunes votent sans conviction et n’ont aucun espoir sur les possibilités des politiciens à réellement changer les choses.

Nous rêvons qu’une démocratie ouverte soit mise en oeuvre. C’est-à-dire transparente, participative et collaborative. Nous voulons que les citoyens, jeunes et moins jeunes, puissent y prendre part autrement qu’en votant une fois tous les cinq ans.

Nous proposons que vous mettiez en place à l’échelle nationale une démocratie ouverte, tout comme à l’échelle locale il existe des villes qui expérimentent la transparence et la participation. A Bobigny dans le 93 par exemple, la mairie offre régulièrement l’opportunité de participer à l’élaboration de sa politique publique et l’occasion de remonter les informations, par le biais d’assises de la ville (parlons franchement).

Nous vous proposons de faire “avec” les citoyens, avec nous et non plus seulement “pour” nous.

L’entreprenariat

Monsieur le Président,

Nous constatons que sur les 15 jeunes, nous sommes 5 à vouloir créer notre propre entreprise. Nous sommes très nombreux à avoir envie d’entreprendre

Et c’est pourquoi nous rêvons d’une société qui nous prête les moyens d’entreprendre. Nous rêvons d’un système qui nous parle de créer nos propres emplois plutôt que de nous terroriser avec les débouchés bouchés. D’une société qui nous accompagne dans l’élaboration de notre projet pour permettre à tout le monde de se lancer dans la création d’entreprise.

Et pour cela, nous proposons que l’Etat devienne une sorte de “business angel”. Un investisseur qui mise sur nos projets professionnels, et nous responsabilise en nous demandant un retour sur investissement autrement que par l’intermédiaire d’un impôt impersonnel.

Nous proposons également que l’Etat crée des espaces de coworking sur le modèle des Cité Universitaires, pour permettre aux entrepreneurs d’avoir un espace de travail à coût réduit. Des HLM pour jeunes entrepreneurs, qui seraient des temples de créativité, de partage, et de synergies professionnelles.

Nous proposons enfin de créer une base de donnée qui recenserait les micro-besoins des collectivités locales, afin que les citoyens puissent se les approprier pour lancer leur propre activité.

L’Europe

Monsieur le Président,

Nous constatons que les différents pays européens se livrent parfois une concurrence acharnée qui nuit à chacun plutôt qu’elle ne profite à tous.

Nous constatons aussi que l’Europe nous parait lointaine, inaccessible, technocratique.

Nous rêvons de nous sentir européens au moins autant que nous nous sentons français. Au-delà d’une culture européenne partagée, nous formulons le vœu d’une Europe plus solidaire, harmonisée fiscalement, qui puisse parler d’une seule voix dans le monde, qui ait une armée propre, une justice …mais surtout une démocratie ouverte.

Nous sommes une génération habituée à voyager. Erasmus nous a permis d’étudier dans tous les pays européens. Internet fait tomber les frontières et nous partageons déjà beaucoup avec nos voisins.

Nous pensons que nous sommes prêts à faire le pas. Nous sommes prêts à avoir un passeport européen, un président élu qui mène dans certains domaines une politique unique et assumée collectivement.

Nous proposons qu’en tant que président d’un pays central et fondateur de l’Europe, vous initiez un débat européenn autour de ces questions. Nous proposons de participer à cette réflexion sur une démocratie ouverte à l’échelle européenne, plus proche des citoyens, plus transparente et collaborative.

Le logement des jeunes, la précarité et les aides sociales

Monsieur le Président,

Nous rencontrons de plus en plus de difficultés pour nous loger. Les prix explosent et les démarches sont toujours plus complexes.

Le système d’aide au logement et des aides sociales en général est aberrant : nous recevons des aides calculées sur nos revenus d’il y a deux ans et souvent sur la base de la seule situation de nos parents.

Nous rêvons d’un système qui permette à tous les jeunes de se loger dignement, sans parcours du combattant ; d’un système qui reconnaisse, encourage et soutienne l’autonomie.

Nous proposons de généraliser le concept de résidences de colocations à projets solidaires qui permettent d’accéder à des loyers à prix modéré tout en créant du lien social.

Nous proposons la généralisation à l’échelle nationale d’un système de cautionnement solidaire.

Nous proposons de baser le calcul des aides sur la situation personnelle de chacun.

En refondant la multitude d’aides existantes, une allocation pour chaque jeune pourrait être mise en place comme au Danemark.

Centres du volontariat et de l’engagement

Monsieur le Président,

Nous constatons que beaucoup d’entre nous souhaitent s’engager, pour des causes humanitaires ou simplement dans notre quartier. Nous avons la chance d’avoir un tissu associatif dense mais il n’est pas évident de s’y retrouver, et il faut entreprendre des démarches complexes. C’est beaucoup d’énergie gâchée !

Nous proposons que de tels centres du volontariat et de l’engagement soient mis en place où il suffit de frapper à la porte, de se présenter, de dire « j’ai du temps à consacrer, de l’énergie à partager, qu’est-ce que je pourrais faire ? » ; et on vous répond : « très bien, quels domaines t’intéressent ? » à toi de choisir ! Et une fois qu’on a choisi, le centre de volontariat contacte l’association, lui annonce notre motivation et notre venue ; et nous voilà accueilli dans l’équipe, on rencontre des gens, on découvre des activités, on vit une expérience humaine et de terrain qui permet de se construire dans l’action.

Santé et sexualité

Monsieur le Président,

Nous constatons que la sexualité arrive de plus en plus tôt chez les jeunes et que la prévention arrive trop tard au collège. Nous n’avons pas tous la chance d’avoir des familles qui parlent librement de ces sujets, en particulier de contraception et de MST! Nous regrettons aussi la disparition de certains plannings familiaux. Et nous vous alertons sur les difficultés d’accès à la santé pour certains jeunes et la problématique des mutuelles.

Nous rêvons d’une éducation à la sexualité qui arrive dès l’entrée au collège et de manière progressive et adaptée. Nous souhaitons qu’on nous parle de respect et de tolérance. Nous ne voulons plus la pornographie comme référence !

Nous proposons de généraliser à partir du collège des interventions récurrentes sur la sexualité, directement dans les classes.

La consommation alternative

Monsieur le Président,

Nous constatons que notre société de consommation a des effets néfastes sur l’environnement, sur l’homme, sa santé, sa dignité, avec des inégalités qui se creusent, en France comme ailleurs, et entre le Nord et le Sud. Mais nous croyons sincèrement que chacun peut essayer d’y remédier même à petite échelle, chez soi en évitant de gaspiller, dans son quartier en aidant son voisin, dans sa région en achetant des produits locaux.

Ce que nous souhaitons, c’est développer les modes de consommation responsable ; qu’au lieu de consommer toujours plus ; on essaye de consommer mieux et moins ; qu’au lieu d’acheter et jeter, on puisse récupérer et donner. Parce que s’Il est vrai que le système rend nécessaire d’ « acheter pour vivre », mais c’est quand même à nous d’être vigilants si l’on ne veut pas « vivre pour acheter ». Alors pourquoi ne pas créer, plus d’espaces de proximité où chacun peut apprendre à réemployer, réparer, recycler, et échanger avec les autres, sur le modèle des recycleries et des ateliers de fabrication partagés. Des alternatives existent, il faut les faire connaître et les développer.

L’exclusion de la vie politique et des décisions

Monsieur le Président,

Nous constatons que malgré l’envie, l’énergie et les idées qui nous animent, nous demeurons exclus des politiques locales qui régissent le système dans lequel nous évoluons tous. Nous ne voulons plus que vous agissiez pour nous mais aussi et surtout avec nous.

Nous rêvons d’une société française qui intègre pleinement sa jeunesse dans les débats d’ordre publiques, qu’on la considère comme un interlocuteur à part entière, et non-plus comme une entité qu’on consulte simplement pour donner l’illusion d’un lien inter-générationel. Nous ne voulons plus de solutions élaborées et distillées par nos pairs.

Nous attendons des réponses en corrélation avec la réalit é de nos quotidiens et de nos aspirations pour l’avenir.

Nous proposons donc que les mairies et les conseils régionaux intègrent concrêtement un quota de jeunes à leurs effectifs par le biais de services civiques et d’emplois d’avenir. Et peut-être que les listes électorales pourraient comprendre elles-aussi un quota de jeunes élus comme c’est le cas pour la parité hommes/femmes.


Conclusion

Monsieur le Président,

Nous arrivons dans un monde qui va mal et que nous voulons améliorer. Cette énergie de l’engagement peut vraiment être le moteur du changement !

Vous nous avez promis que « le changement, c’est maintenant » … mais nous ne voulons pas d’un changement de détails et nous souhaitons être impliqués dans ce changement, pouvoir en être acteurs.

Beaucoup de jeunes sont révoltés. En Europe, la montée du chômage, des inégalités et de la crise écologique forment une véritable poudrière que nous sentons de plus en plus proche de l’explosion. Nous craignons que, si on ne nous donne pas les moyens de participer à ce changement de société, le mouvement ne se fasse contre les gouvernements plutôt qu’avec eux.

En 2 jours, 15 jeunes français de tous milieux et qui ne se connaissaient pas ont montré qu’on pouvait formuler des voeux et construire des propositions concrètes. Nous aurions aimé vous parler de pleins d’autres thèmes : les personnes handicapées, les personnes âgées, les relations nord/sud.

Mais s’il ne fallait retenir qu’une chose, ce serait : “faites confiance à la jeunesse”.

« 

Catégorie enseignement-formationCommentaires fermés

L’innovation au service du traitement des eaux

La Métro s’est engagée dans un programme d’investissement de la station de dépollution Aquapole, située sur la commune du Fontanil  pour améliorer le traitement de l’eau, produire et valoriser du « biogaz »à partir des boues d’épuration, réduire les odeurs, pour le plus grand bénéfice des 460 000 habitants raccordés qui vivent sur les 55 communes concernées.

84 millions de m3 d’eaux traités en 2012.

Située sur la commune du Fontanil, la station d’assainissement de la Métro, « Aquapôle »,
reçoit chaque jour quelques 230 000 m3 d’eaux usagées produites par les habitants et les
entreprises, pour les dépolluer avant leur rejet en milieu naturel.

Première nouveauté, un traitement complémentaire de la pollution, dit “ nitrification”.
Ce procédé fait appel à des bactéries qui vont débarrasser les eaux traitées rejetées dans
l’isère de l’azote qu’elles contiennent en les transformant en matières à décanter,
récupérables sous forme de boues (8243 tonnes de matière sèche retenues en 2012).
Problème : le four dans lequel sont aujourd’hui incinérées ces boues est à sa capacité
maximale, l’excédent est traité à l’extérieur sous forme de compost. Il faut donc
trouver une issue à ces boues supplémentaires.

C’est l’objet du deuxième volet de ce programme, qui prévoit la mise en place du
principe de méthanisation
. Un traitement entièrement biologique permettant de
diminuer la masse de boues séchées de 30% environ. La méthanisation a un autre
atout. Elle produit une source d’énergie stockable, renouvelable et valorisable8: le
biogaz. Cette nouvelle énergie profitera d’abord à Aquapole puisqu’elle se
substituera au fioul utilisé quotidiennement pour l’incinérateur. L’excédent pourrait
ensuite être injecté dans le réseau de gaz naturel urbain après purification, ce qui
constituerait une première en France.

Un gisement estimé à 128millions de KWh/an, soit l’équivalent des dépenses
énergétiques d’environ 1,000 logements de 70,m2.

Dernier chantier, la réduction des odeurs. C’est la nuit, le matin et en soirée
qu’elles sont les plus marquées lorsque l’on circule sur l’autoroute aux alentours
d’Aquapole. Bien que la configuration des lieux et des vents préserve les habitations
des nuisances, la Métro a jugé important de réduire sévèrement les concentrations
d’odeurs sur le site lui même et à proximité.

La solution : une couverture des bassins de décantation, aujourd’hui à ciel ouvert, qui
permettra de “piéger” les odeurs pour soumettre ensuite l’air extrait à un procédé de
désodorisation poussé.

Une technique inédite : la réalisation par coffrage glissant des méthaniseurs (25m
de diamètre, 20 m de haut) est de 10 jours au lieu de 4 mois, réduisant les délais et les
risques de fuite grâce à un bétonnage monobloc.

Ce sont au total de 100 à 150 personnes tous corps d’état qui travaillent ou vont travailler sur ce chantier.

la métro

Catégorie A la une, La Métro, La Métro, eauCommentaires fermés

Le guide 2013 des formations scolaires et en apprentissage en Rhône-Alpes est disponible

Le guide des formations est publié par l’ensemble des partenaires de l’enseignement agricole rhônalpin.

Vous trouverez dans ce guide toutes les formations proposées par l’ensemble de l’enseignement agricole de la région, par la voie scolaire et par la voie de l’apprentissage.

Vous trouverez dans ce guide toutes les formations proposées par l’ensemble de l’enseignement agricole de la région, par la voie scolaire et par la voie de l’apprentissage.

Vous pouvez télécharger ci-dessous ce document.

Cette version de février 2013 n’intègre pas les modifications des formations scolaires et de l’apprentissage pour la rentrée de septembre 2013. Une nouvelle version sera mise en ligne en mars 2013.

Vous pouvez télécharger ce guide en cliquant ici: Télécharger le guide des formations, version février 2013

Voici les adresses de établissements du département de l’Isère.

formation gi

Catégorie enseignement-formationCommentaires fermés

Climat, pollution atmosphérique : des objectifs précis et quantifiables

la Métro et 13 signataires (1), renouvellent la charte d’engagement qui fixe des objectifs intermédiaires à atteindre d’ici 2014.

Elle concerne le climat (réduire les gaz à effet de serre, augmenter la production d’énergies renouvelables) et la pollution atmosphérique.

Les engagements généraux des signataires

Les signataires du Plan Air Climat de l’agglomération grenobloise considèrent que la réduction
des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation au changement climatique et la diminution
de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique font partie intégrante des enjeux
et des objectifs poursuivis dans le cadre de leurs activités.

Les engagements qu’ils prennent portent sur leur patrimoine, dont ils maîtrisent directement
les émissions, et plus largement sur l’exercice de leurs activités.

Les signataires du Plan Air Climat s’engagent à prendre en compte le critère « émissions de
gaz à effet de serre » et «émissions de polluants atmosphériques locaux » dans l’ensemble
des décisions qu’ils sont amenés à prendre ; personnaliser leurs engagements à travers leur
propre fiche d’engagements ; s’organiser en interne de manière à obtenir des résultats ;
suivre et évaluer annuellement les résultats des actions mises en place et les rapporter à
travers la fiche annuelle de suivi .

Concrètement, chacun des signataires décide :

En terme de résultats : d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé à horizon 2014 pour ses
émissions de CO2 directes : bâtiments, déplacements, production d’énergie renouvelable
En terme de moyens : d’intégrer dans l’ensemble de ses activités les objectifs du Plan
Air Climat en adoptant des principes directeurs et en mettant en oeuvre un plan d’actions.
Les engagements de la Métro vis à vis des signataires

En contrepartie des engagements des partenaires, La Métro s’engage à :

. piloter l’observatoire du Plan Air Climat chargé de suivre les consommations énergétiques,
les émissions de gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques du territoire ;
. assurer le développement du Plan Air Climat par la recherche de nouveaux signataires et la
mise en oeuvre des actions de sensibilisation et de mobilisation des habitants ;
. organiser tous les 6 mois un forum du Plan Air Climat rassemblant l’ensemble des signataires
. mettre à disposition des signataires des outils de formation, de reporting et de
communication (modules de formation, fiches de suivi, fiches de bonnes pratiques,
expositions, plaquettes, extranet…) ;
. mettre à disposition des partenaires les coordonnées de l’ensemble des signataires et des
espaces de travail informatiques sécurisés ;
. mettre à disposition des partenaires une base documentaire thématique technique, dont la
« carte stratégique air » de l’agglomération indiquant les zones de dépassement ou de
risque de dépassement des seuils réglementaires ;
. mettre à disposition des partenaires un « kit de communication » Plan Air Climat (logo, outils
de communication grand public, etc.) ;
. réaliser des études spécifiques d’aide à la décision pour des projets de chaufferie biomasse
ou des projets relatifs aux transports ;
. assurer une assistance à l’élaboration du plan d’actions Air Climat des partenaires ;
. assurer une assistance à la rédaction de la fiche d’engagement et à la mise à jour de la fiche
de suivi par l’intermédiaire de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat ;
. faire la promotion du Plan Air Climat et de ses partenaires l’extérieur du territoire et auprès
des habitants de l’agglomération ;
. assurer le reporting des actions et des résultats de l’agglomération auprès de la Commission
Européenne pour répondre aux engagements pris dans la Convention des Maires.


(1) Seyssins, Eybens, Grenoble, Veurey, Saint martin d’Hères, Echirolles, Fontaine, Seyssinet
Pariset, Domène, Poisat, Gières, GEG, GRDF.

la métro

Catégorie A la une, La Métro, La MétroCommentaires fermés

Les agriculteurs: travailleurs en perpétuelle évolution

Le Salon International de l’Agriculture célèbre cette

année ses 50 ans : 50 années qui ont vu le monde

agricole changer profondément en France.

A cette occasion, l’Observatoire Alptis de

la protection sociale présente les principalesaplis 2

tendances d’un profil actualisé de l’agriculteur

français qui a su se réinventer en l’espace de

deux générations.


Les paysans se sont transformés en agriculteurs et l’exploitation familiale est devenue une entreprise à part entière. L’étude « Les agriculteurs, des travailleurs en perpétuelle évolution » donne un éclairage sur les actifs du monde agricole.

Les nouvelles tendances : une population active qui baisse fortement et qui vieillit (avec de moins en moins de jeunes). Mais on notera aussi une féminisation croissante et d’une façon générale une activité qui se professionnalise.

L’agriculteur se mute en entrepreneur (surtout pour les exploitants de moins de 40 ans dont les exploitations sont plus souvent constituées en sociétés). Face aux enjeux socio-économiques actuels, l’agriculteur recherche des réponses innovantes, à l’image des associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP).

Des agriculteurs moins nombreux mais mieux formés


Les chiffres sont éloquents : 41%[1] de la population active au début du siècle exercent une activité agricole, 2,7% en 2012. La population active agricole en 2011 est 7 fois moins importante qu’en 1954, alors même que la population active totale a été multipliée par 1,5 environ. Et cette baisse se confirme.

En cause, l’externalisation extra-familiale du travail agricole par la professionnalisation : les actifs non-familiaux apportent 29,1% du travail sur les exploitations, contre un peu moins d’un quart en 2000. Si aujourd’hui 73,5% des jeunes agriculteurs bénéficient du niveau requis pour accéder à la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) créée pour inciter à la formation professionnelle, cette proportion atteint 29,8% seulement pour ceux âgés de 40 ans et plus ; le niveau de formation des jeunes générations est donc bien meilleur. « La diminution des actifs agricoles n’est pas nécessairement un mal car elle entraîne aussi une professionnalisation du métier » souligne Stéphane Rapelli[2], économiste et auteur de l’étude.

Moins de jeunes mais plus de femmes


Les plus jeunes (15-24 ans), sous représentées chez les TNS, le sont encore moins dans le mode agricole. Cette classe d’âge regroupe 2,6% des effectifs contre 9,9% pour l’ensemble des actifs occupés. Même tendance pour la part des moins de 35 ans chez les TNS qui atteint moins de 14%, alors qu’elle se situe à plus de 17% pour l’ensemble des non-salariés. Ce vieillissement de la population des non-salariés agricoles est en partie lié à une «crise des vocations» chez les jeunes générations, mais aussi à une moindre disponibilité du foncier concomitante à un accroissement de la surface moyenne à l’installation. Ainsi, les jeunes candidats à l’installation sont confrontés à des coûts d’entrée se révélant dissuasifs.

Ce phénomène s’accompagne par ailleurs d’un mouvement de féminisation s’expliquant en partie par la redéfinition, plus avantageuse, du statut de conjoint co-exploitant. En 2000, la part des femmes était de 24,4%, elle atteint aujourd’hui 26,7% selon le Ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Des exploitations agricoles à très forte productivité


La France est au 1er rang européen en termes de production et pourtant le nombre d’exploitations en métropole s’est réduit de 78,8 %. Cette place, La France la doit principalement à sa superficie agricole utilisée (SAU), la plus importante d’Europe (16,2% de la SAU européenne), et à la réorganisation des exploitations agricoles sur son territoire. Les lois incitatives à la professionnalisation, la modification des statuts (dans l’emploi, les volumes de travail fourni aux exploitations et les niveaux de formations), ont permis d’optimiser les exploitations agricoles françaises : moins nombreuses, elles sont plus grandes et plus productives. Pour exemple, le rendement des cultures céréalières a été triplé en 55 ans.

Selon les données du Ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, 42,8% des exploitations dirigées par des exploitants de moins de 40 ans sont constituées sous forme sociétaire. Chez les exploitants âgés de 60 ans, c’est quatre fois moins. Des chiffres qui témoignent du caractère entrepreneurial de plus en plus prégnant de leur structuration.

Les nouveaux défis de l’agriculteur français


L’agriculteur français est dépendant des stratégies européennes et de leurs conséquences indirectes : financement des aides mis en péril par excès de productivisme, méthodes de production peu compatibles avec la protection de l’environnement, crises sanitaires, exigence croissante du consommateur ; les défis et contraintes sont nombreux. Les négociations pour une nouvelle réforme de la PAC en 2014 tentent d’intégrer ces différents éléments. Dans tous les cas, les agriculteurs devront une nouvelle fois faire preuve d’adaptation. Les agriculteurs – notamment les jeunes – sont eux-mêmes à l’origine d’initiatives innovantes : la multiplication des circuits courts de distribution et la promotion des réseaux de proximité à l’image des associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) sont des initiatives participant de ce mouvement novateur.

Catégorie A la une, agricultureCommentaires fermés

Insecticides et abeilles : Bruxelles doit prendre des mesures d’interdiction claires !

Communiqué de Générations Futures:

Rappel des faits:

Pour la première fois, l’agence Européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un avis condamnant 3 insecticides néonicotinoïdes en mettant en évidence les risques qu’ils font peser sur les abeilles. Fort de cet avis, nos organisations – UNAF, Générations Futures et d’autres avec elles – demandaient à l’UE le retrait immédiat du marché de ces néonicotinoïdes.

Déjà plus de 70 000 signatures pour dire stop !

De leur côté, et sous la pression des industriels des pesticides, les autorités européennes annonçaient qu’elles se prononceraient sur ce dossier le 31 janvier prochain.

Afin de les inciter à prendre la bonne décision, nos organisations ont lancé le 26/01 une pétition lancée sur la plateforme d’action Change.org (http://www.change.org/abeilles ) les exhortant à retirer du marché ces insecticides, pétition qui a déjà reçu près de 70 000 signatures de soutien en 3 jours en France, et également en Italie, Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne.

La position de Bruxelles ?

Or hier, dans un communiqué la Commission européenne a indiqué La position de Bruxelles ? qu’elle allait proposer des mesures « contraignantes » pour protéger les abeilles contre les dangers de certains pesticides au sein de l’Union européenne (UE) mais qu’elle ne préconiserait pas une interdiction totale de ces substances!

« Cette posture est scandaleuse. La Commission européenne doit interdire ces pesticides dont les experts ont reconnus qu’ils posaient un risque important pour les abeilles.

Il est donc urgent de maintenir une pression citoyenne forte, notamment en relayant largement cette pétition, pour que » Bruxelles prenne enfin les mesures qui s’imposent! déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures, l’une des organisations porteuses de la pétition.

Catégorie apicultureCommentaires fermés

Catégories

Archives

Agenda

janvier 2013
L Ma Me J V S D
« déc   fév »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter
PHVsPjwvdWw+