Archive | 12 janvier 2013

Vers un réseau des cités de la gastronomie

©Xavier.Remongin/Min.­Agri.Fr

La ministre de la culture et de la communication, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et le ministre délégué chargé de l’agroalimentaire ont reçu vendredi 11 janvier la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA).

Le Président de celle-ci a présenté et remis aux ministres son rapport d’évaluation des projets déposés en réponse à l’appel à candidature « Cité de la Gastronomie » lancé en avril 2012.

La mission préconise « l’instauration d’un dispositif original et fédérateur, un réseau de Cités de la Gastronomie, dont le socle serait constitué par les projets de Tours, Paris-Rungis et Dijon ».

Elle souligne également que « Lyon ne doit pas être exclu du schéma proposé ». En revanche, le projet de Beaune jugé « très difficilement réalisable » par la mission a été écarté.

Les ministres ont salué le travail réalisé au cours des derniers mois et souligné la qualité des projets préparés par les villes candidates. Les Ministres ont souhaité que des éléments complémentaires soient apportés aux dossiers sélectionnés par la mission, en particulier le plan de financement (investissement et fonctionnement) des Cités candidates mais aussi le contenu de l’offre culturelle, la dimension pédagogique, éducative et scientifique de leur projet.

Les Ministres ont donné aux villes candidates jusqu’à mi avril pour rassembler les éléments nécessaires permettant d’annoncer leur décision définitive fin avril.

Les Ministres se sont dits favorables à la constitution d’un réseau de Cités de la gastronomie dès lors que le choix retenu permettra la meilleure valorisation du « repas gastronomique des Français », objet de l’inscription au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Ce réseau pourra être ultérieurement ouvert à d’autres villes candidates, représentatives de la diversité des régions de France.

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France : bilan climatique de l’année 2012

L’année 2012 s’est terminée comme elle a commencé : en douceur. Une année assez atypique qui a souvent connu des périodes climatiques très tranchées en raison de conditions soit largement anticycloniques, soit au contraire franchement dépressionnaires, d’après Frédéric Decker de MeteoNews.

Seuls quatre mois sur douze auront connu un déficit thermique faible à modéré : février, avril (-0,7 degré), juillet (- 1,0 degré) et septembre (-0,2 degré), la palme revenant évidemment à février (-3,6 degrés d’écart à la normale) et sa vague de froid qui a duré deux semaines. Les huit autres mois ont été doux à chauds, notamment mars avec un excédent de 1,7 degrés.

Rappelez-vous : la grande douceur de l’hiver 2011/12 a connu un arrêt brutal entre le 31 janvier et le 13 février, alors qu’une importante masse d’air froid envahissait la France. Bien qu’elle ne fut pas exceptionnelle, une vague de froid de cette ampleur ne s’était plus vue depuis février 1991, voire janvier 1987. Mais la douceur est rapidement revenue fin février pour atteindre son paroxysme durant cet «été marsien» qui a fait tomber les records de chaleur mi-mars puis durant toute la troisième décade, exceptionnellement chaude et ensoleillée.

Douche écossaise en avril ! Finis la chaleur et le soleil, mais aussi la sécheresse bien installée durant les trois premiers mois de l’année : pluies, vents forts et giboulées (et tornade à Toulouse en fin de mois!) défilent rapidement sur la France, débordant même largement sur la première moitié de mai. Une pause bienvenue dans ce contexte de sécheresse, mais qui complique les travaux agricoles.

Une période estivale concerne la France fin mai avec un temps chaud pour la saison, mais parfois orageux. Des violents orages inondent notamment la région nancéenne lors d’un phénomène qui donnera plus de 100 mm en quelques heures !

L’anticyclone s’efface ensuite pendant un mois et demi, laissant les passages pluvieux s’enchaîner à un rythme infernal, pour le plus grand malheur du monde agricole qui piétine dans la boue en attendant une fenêtre sèche pour les fenaisons, et pour les potagers qui voient le mildiou et l’oïdium anéantir les plants.

Après un 14 juillet sous l’eau, l’anticyclone des Açores revient enfin et assure des conditions météo estivales jusqu’en septembre. Août est même très sec (reprise de la sécheresse malgré les mois précédents sous l’eau) et très chaud. Un épisode caniculaire remarquablement tardif se produit notamment les 18 et 19 août avec des
pointes à 40 degrés relevés du sud-ouest au Bassin Parisien.
Il faudra ensuite attendre la fin septembre pour retrouver des conditions météo perturbées et pluvieuses… conditions qui s’imposeront ainsi tout le mois d’octobre avec des quantités de précipitations remarquables sur le tiers nord (records et inondations entre la Normandie et le Nord-Pas-de-Calais) et dans une moindre mesure en novembre (plus sec toutefois au sud de la Loire).
Pas d’hiver en décembre malgré un froid modéré en début de mois jusqu’au 13, beaucoup de neige tout de même en montagne et un bref épisode neigeux le 7 : c’est encore et toujours la douceur qui s’impose dans une ambiance à nouveau très pluvieuse, favorisant ainsi les inondations et, bonne nouvelle, un bon rechargement des nappes phréatiques.
D’un point de vue thermique, l’année 2012 est donc à l’équilibre (excédent insignifiant de 0,1 degré) par rapport à la normale 1981-2010 (+0,8 degré par rapport à la précédente normale 1971-2000).

L’important déficit de février a en effet été assez long à combler malgré 8 mois sur 12 au-dessus des moyennes saisonnières, mais sans excès importants. 2012 a ainsi été plus fraîche que 2011 (année la plus chaude en France, devant 2003), mais plus chaude que 2010 (année la plus fraîche entre 1997 et 2012).

bilan météà

Alternant le très sec (premier trimestre, période du 15 juillet à fin septembre) et le très arrosé (avril au 15 juillet, et dernier trimestre), cette année 2012 est conforme aux chiffres habituels en terme de précipitations (excédent moyen national insignifiant de 2%).

Des conditions qui auront franchement compliqué les travaux agricoles cette année : un hiver et un mois de mars trop secs, suivis d’une longue période trop pluvieuse d’avril à mi-juillet… suivie elle-même d’une nouvelle période trop sèche d’un peu plus de deux mois.

Et la pluie a à nouveau été trop présente entre fin septembre et le 31 décembre. Bref, des précipitations qui auront toujours connu des excès, dans un sens ou dans l’autre ! 2012 aura été une année très peu neigeuse, en plaine comme en montagne.

La vague de froid de février a en effet été accompagnée d’air très sec, et donc globalement de peu de neige. On notera simplement l’épisode neigeux remarquable de fin octobre à Grenoble où les 20 cm et plus avaient provoqués de nombreux dégâts (et la violente tempête de mistral dans le même temps en Provence).
Une année assez orageuse en revanche dès le mois d’avril jusque tard dans la saison, puisque les derniers coups de foudre ont frappé en plein coeur de décembre. Ces orages auront provoqué la formation de plusieurs tornades cette année, avec pour les plus remarquables celles de Toulouse en avril, Plan-en-Campagne et Vendée en octobre et quelques cas plus mineurs cet été, en novembre et décembre.

Très légèrement excédentaire à l’échelon national cette année, l’ensoleillement n’a pas présenté de caractéristique particulière. Trois mois ont été très ensoleillés (février, mars et août) et trois très sombres (avril, juin et octobre).

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Extrêmes climatiques dans le monde et réchauffement :

Entre chaleur excessive et grand froid, sécheresse et inondations, le climat de notre planète semble perdre le
nord. Une impression ou une réalité ? Faut-il relier ces phénomènes au « changement climatique » ? MeteoNews
va apporter quelques réponses à ces questions.

En Australie, c’est la fournaise après quatre mois de températures déjà anormalement élevées. Une période de
canicule historique se déroule dans le pays dans un contexte très sec. Du coup, des incendies monstrueux ravagent le sud du pays. Dans le même temps, le cyclone de catégorie 3 Narelle occasionne une nette dégradation sur les côtes ouest du pays. Une tempête de sable a d’ailleurs précédé l’arrivée du cyclone sur l’Australie Occidentale.

Cela fait beaucoup d’événements météorologiques, même pour un pays aussi étendu que l’Australie. Le
« réchauffement climatique » y-est t’ il pour quelque chose ? Peut-être, mais rien n’est sûr. Il est vrai que les
températures atteintes ces derniers jours (jusqu’à 54 degrés à l’ombre dans les zones désertiques, 43 degrés dans la capitale) ont battu des records, du jamais vu depuis les premiers relevés météo il y a plus d’un siècle. Cette canicule 2013, de plus, survient quatre ans seulement après un épisode caniculaire déjà remarquable durant l’été austral 2008/2009.

Un événement météo isolé ne peut pas être une preuve du réchauffement climatique, mais sa répétition anormale, en revanche, peut inscrire dans ce contexte. Mais nous manquons encore de recul pour être catégorique sur ce point, la météo moderne et la climatologie étant des sciences récentes.

Cyclones et tempêtes de sable se produisent régulièrement en Australie et font partie de la variabilité naturelle de son climat.

Et le Proche-Orient grelotte

Depuis 4 à 5 jours, une vague de froid et d’intempéries secoue le Proche-Orient. Outre des fortes pluies et des inondations, la neige a surpris aussi bien au Liban qu’en Israël, en Syrie, en Jordanie, dans les Territoires Palestiniens et même jusqu’en Arabie Saoudite.

Neige d’ailleurs très abondante notamment du côté de Jérusalem (10 à 15 cm) où de telles quantités ne s’étaient pas vues depuis 10 à 20 ans. Pas de records donc dans cette partie du monde, mais des phénomènes assez rares qui sèment rapidement la pagaille dans ces pays peu habitués à des conditions météo de ce type.

Et ailleurs ?

L’hiver tarde à venir en Europe occidentale, mais les prévisions annoncent sa venue dès dimanche. En attendant, une douceur remarquable mais non exceptionnelle nous concerne depuis un mois.

Si le froid est désormais raisonnable en Russie et en Europe de l’Est, ces contrées ont connu une vague de froid remarquable en décembre, avec des pointes à moins de -50 degrés localement en Russie (mais pas de records battus).

De l’autre côté de l’Atlantique, après d’importantes chutes de neige, un bref mais intense appel d’air chaud occasionne une hausse spectaculaire des thermomètres de l’est des Etats-Unis au Québec où les valeurs dépassent leurs normales de 10 à 20 degrés ! En attendant la rechute et le retour de la neige 24 à 48 heures plus tard !

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Ecoutez France bleu Isère et gagnez des « kits » truffe…

La fête de la truffe et marché des tentations se déroulera le dimanche 20 janvier dans le prestigieux cadre de St Antoine l’Abbaye. Afin de promouvoir la truffe, l’association St Antoine l’Abbaye qui organise cette manifestation en partenariat avec le syndicat des trufficulteurs de l’Isère vont promouvoir la truffe à travers France Bleu Isère.

Tous le jours de la semaine du lundi 14 au vendredi 18 janvier si vous écoutez France bleu Isère, entre 10h et 11 heures vous pourrez gagner un « kit » truffe. En effet lors de l »émission culinaire chez Lorette un auditeur gagnera un « kit » composé d’une truffe fraîche, d’oeufs et de la recette de la fameuse brouillade aux truffes…

Nul doute que le standard de France bleu Isère va exploser…..

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