Archive | 16 janvier 2013

CONSTRUIRE L’AGRICULTURE DE DEMAIN

L’ADEME et le réseau des Chambres d’agriculture se sont engagés depuis 2005 à coopérer pour conduire, dans leurs domaines de compétences respectifs, des actions pour le développement durable de l’agriculture et des territoires.

Cette coopération s’est concrétisée au cours de ces années par de nombreuses opérations exemplaires portant sur l’énergie et les gaz à effet de serre ainsi que sur la gestion des effluents et des déchets (programmes d’information et d’accompagnement des agriculteurs):
· diagnostics d’exploitations agricoles.
· études et expérimentations.
· documents de vulgarisation.
· accompagnement de projets d’investissements.

Forts de ces partenariats réussis, l’ADEME et le réseau des Chambres d’agriculture ont signé un nouvel accord de coopération de 4 ans sur la période 2013 – 2016.

L’un des enjeux de l’accord-cadre est de porter auprès du monde agricole des messages communs et de favoriser la mise en oeuvre d’actions innovantes dans les régions.  Il s’agit:
· d’accompagner la mise en place de démarches innovantes de conseil permettant de mieux
intégrer les enjeux environnementaux dans la conduite de leur entreprise ;
· de renforcer l’animation des réseaux et la construction de partenariats au sein des Chambres
d’agriculture et de l’ADEME;
· de renforcer les compétences mutuelles de chaque réseau en favorisant une appropriation
collective par les conseillers agricoles, les élus et agents de l’ADEME, des enjeux d’avenir pour
l’agriculture et la forêt;
· de produire et diffuser des références, via l’expérimentation et la mise en oeuvre
d’opérations pilotes et exemplaires .

Quatre domaines d’actions prioritaires ont été identifiés :

· la gestion et la protection des sols; l’objectif est de renforcer le conseil et la formation auprès
des agriculteurs pour préserver la qualité des sols, développer l’usage des bio-indicateurs et
mettre en évidence des mécanismes de lutte contre l’artificialisation des sols ;
· l’efficacité énergétique; les objectifs portent principalement sur l’accompagnement des politiques
publiques (PPE, CEE, PCET), la mobilisation de la biomasse, l’accompagnement des outils de
diagnostics ;
· la gestion des matières organiques (effluents d’élevage, déchets organiques..); les actions
porteront sur l’appui au développement de la méthanisation des effluents agricoles et le
développement du co-compostage
· le changement climatique; il s’agit plus concrètement de sensibiliser le monde agricole,
d’identifier et de promouvoir des techniques permettant de réduire les émissions de GES ou de
stocker du Carbone, ou encore de déployer des indicateurs de suivi des impacts du changement
climatique ; .
Des domaines d’actions complémentaires et émergents porteront notamment sur la pollution de l’air,
la mise en oeuvre de filières de gestion des déchets organiques et sur la problématique de
l’alimentation durable.
« Cet accord-cadre national servira de base à la mise en place de partenariats locaux entre les
délégations de l’ADEME et les Chambres départementales et régionales d’agriculture »

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Exposition « PAROLES D’AGRICULTEURS »

« Paroles d’agriculteurs » c’est l’exposition qui invite à réfléchir aux problématiques et enjeux qui touchent les exploitations agricoles périurbaines d’aujourd’hui.
Ouverte à tous, cette exposition qui s’inscrit dans le cadre du grand projet municipal « Terre Claixoise » restera visible en mairie de Claix jusqu’au 31 janvier 2013.

Le projet « Terre claixoise »

Terre Claixoise s’attache à recréer du lien entre « les agricultures » d’hier, d’aujourd’hui et de demain ainsi qu’avec les nouveaux habitants de Claix. Avec Terre Claixoise, la commune a choisi de mettre en oeuvre une politique publique pour créer un véritable projet de territoire.

C’est également un projet de développement durable qui favorisera la réalisation d’actions concrètes auprès des agriculteurs pour maintenir leur activité ou en développer de nouvelles.

Valoriser l’agriculture par la culture

La commune s’est ouverte à un autre territoire agricole, le Trièves, et a engagé l’association Rotations Culturelles pour l’aider dans ce travail de création collective mêlant agriculture et culture.

L’exposition « Paroles d’agriculteurs »

Une cabine de tracteur dans le hall d’entrée de la mairie : une mise en scène originale qui invite les visiteurs à s’asseoir dans la cabine, à la place des agriculteurs, pour les écouter parler de l’évolution urbaine de Claix et de ses exploitations agricoles.

Un reportage photos réalisé par les services municipaux et des travaux accomplis par les jeunes claixois sur cette thématique avec le service enfance-jeunesse de la mairie et la MJC seront également valorisés (maquette, clip vidéo).

Les agriculteurs qui ont donné de la voix : Bernadette et Marc POLLICAND, ferme des Acacias à Malhivert ; Marie-Claude et Auguste CHAMPURNEY, ferme de Savoyères ; Benoîte et Gaëtan PIRET, les chèvres de Griffay, Savoyères ; Eric BLANC-TRANCHANT, La Balme.paroles

Le vernissage de cette exposition est programmé pour le vendredi 18 janvier à 18h30

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Faites connaissance avec…JUANITA la momie Inca

Thierry Maisonneuve, Président de l’Association Franco-péruvienne d’Aide au Développement, située à Grenoble s’est rendu fin d’année 2012 au Pérou; dans la région d’Aréquipa. Il a découvert Juanita, un sacré personnage….Voici son témoignage.

Au cours de notre séjour, nous avons rendu visite à Juanita, découverte en 1995.

C’est  suite à l’éruption du volcan Sambacaya, haut de 6310 mètres, (dans la vallée de Colca), qui fit fondre le glacier Ampato que l’on a découvert cette momie.

juanitaIl y a plus de 500 ans, Juanita  jeune fille Inca, avait entre 13 et 14 ans  quand elle fut sacrifiée afin d’apaiser la fureur du volcan et de demander aux montagnes de bonnes récoltes.

Les Incas cheminèrent presque 600 kms, depuis Cuzco (capitale Incas où se trouve le site du Machu Pichu). Accompagnée d’une partie de sa famille et des gens du village, ils gravirent cette montagne après y avoir installé un premier camp de base à 5000 m et un second à 6000 m.

Une douzaine de personnes seulement ont accompagné Juanita sur le lieu du sacrifice après avoir gravi l’arête qui mène au sommet du glacier.

Après une cérémonie, Juanita, sans doute affaiblie par l’ascension et anesthésiée par le froid, fut sacrifiée (par un violent coup sur la tête). Elle fut enterrée à 4 mètres de profondeur en position foetale, entourée de divers objets, statuettes, os de lamas, poteries, feuilles de coca (qui servent encore aujourd’hui à lutter contre le mal des montagnes).

C’est donc à l’époque où les occidentaux s’initiaient à l’alpinisme (au Mont Aiguille) que les Incas crapahutaient déjà à plus de 6000 mètres avec pour seuls équipements des sandalettes, couvertures de laine,… accompagnés de lamas en guise de porteurs. Ce sont donc bien les indiens Quechas et Aymaras, les pionniers de l’escalade des hauts sommets…

Juanita est conservée au musée catholique d’Aréquipa, dans une vitrine de verre à moins 20 degrés, entourée de nombreux objets retrouvés auprès d’elle.

Pour la petite histoire, les Incas installés au Sud du Pérou, se sont étendus, en moins d’un siècle de 1438 à 1527, au nord jusqu’en Equateur et au sud jusqu’au milieu du Chili où les Mapuches les ont toujours repoussé. Les Mapuches, étant le seul peuple invaincu par les Incas…

assoc AFPAD


ASSOCIATION FRANCO PERUVIENNE D’AIDE AU DEVELOPPEMENT.
3 RUE Lieutenant Chabal 38100 Grenoble

Tél: 04.76.72.70.33.
thierry.maisonneuve@orange.fr

Article de Thierry  Maisonneuve du 12 Janvier 2013

Catégorie planète Terre, évasionCommentaires fermés

Les signes officiels de qualité en Rhône-Alpes

14 350 exploitations rhônalpines sont engagées dans un signe ou une démarche de qualité (hors bio). Pour plus de 10 000 d’entre elles, il s’agit d’un signe d’identification de la qualité et de l’origine, signe officiel garanti par l’État. Avec 142 signes officiels représentés, l’offre régionale est considérable et très diversifiée. Au consommateur de faire son choix !
Cette publication, Agreste Rhône-Alpes, est le résultat d’un partenariat entre la Draaf Rhône-Alpes et l’INAO

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Catégorie agriculture, agro-alimentaireCommentaires fermés

LA TRANSITION ENERGETIQUE : 2020-2050, UN AVENIR A BATIR, UNE VOIE A TRACER

Au coeur de l’actualité, la transition énergétique s’affirme comme la seule réponse possible aux défis du changement climatique, de la raréfaction des ressources naturelles facilement accessibles et à l’évolution de la demande en énergie.

Dans son avis   la section environnement du CESE (conseil économique, social et environnemental) met ainsi au service des décideurs publics une série de préconisations pour une transition énergétique échelonnée dans le temps d’aujourd’hui à 2050, véritable feuille de route pour répondre à cet enjeu majeur.
Dans cet avis, le CESE articule ses propositions autour de 4 grands axes : la transition énergétique au service de la performance économique et sociale, la redéfinition du mix énergétique, la mobilisation des acteurs et des moyens à la hauteur du défi climatique, et la mise en place d’une feuille de route favorisant et développant l’innovation. Chacun de ces axes comprend des recommandations à court terme et à horizons 2020-2050.

La transition énergétique : un avenir à construire collectivement

La transition énergétique doit permettre d’aller vers une économie sobre en énergie et en carbone, compétitive et écologique. Pour les deux rapporteurs, « le débat national sur la transition énergétique doit être l’occasion de prendre dès aujourd’hui des mesure précises notamment pour permettre à la France de tenir l’objectif des « 3 fois 20 » fixé par l’Union européenne ». Pour ce faire, « il est indispensable de s’appuyer sur des scénarios riches, pluralistes, transparents et accessibles à tous pour lesquels des études d’impact environnementales et socio-économiques doivent être conduites afin d’éclairer les choix effectués ».

Le CESE attend d’abord du débat national un résultat pédagogique de diffusion et d’appropriation des principaux enjeux de la transition dans notre pays : la nécessaire maitrise de la demande d’énergie, qu’il s’agisse d’efficacité ou de sobriété, l’évolution indispensable de notre mix énergétique en concentrant l’aide sur les énergies renouvelables présentant un fort potentiel technologique pour les entreprises françaises et celles dont le bilan en terme d’externalités négatives est satisfaisant.

L’avis insiste sur la nécessité absolue de ne pas se contenter d’un simple débat sur le mix de production électrique et la place du nucléaire dans cette production. Ce débat doit être étendu à l’ensemble du bouquet énergétique en intégrant de manière prioritaire la problématique des transports.

«Un sujet de fond comme celui du transport est une priorité à traiter dans le cadre du débat ; l’usage des moteurs électriques, hybrides ou à gaz naturel, puis renouvelables, devrait être accéléré.

Nous recommandons qu’une saisine spécifique du CESE soit consacrée à la problématique des transports au regard de la transition énergétique » ajoutent les rapporteurs.

Pour le CESE, la gouvernance de la transition demande un cadre volontariste et un partage des responsabilités clarifié, incarné dans des politiques stables, lisibles et compréhensibles par tous. Tout en veillant à garder à l’Etat son rôle indispensable de garant de la cohérence du dispositif, elle devra permettre un renforcement, notamment régional, des programmes opérationnels territoriaux, tels les plans climat-énergie. Le CESE considère que la production d’énergie à proximité des lieux de consommation et l’utilisation de la chaleur produite par les réseaux locaux doivent être encouragées.

« Nous préconisons également qu’une politique européenne commune de l’énergie, ambitieuse et solidaire, soit décidée dès que possible, en cohérence avec la politique climatique. Cette politique devra renforcer le financement de la R&D, coordonner la production d’énergie et les réseaux, sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix » insistent les rapporteurs.

Un double défi : faire partager les enjeux et trouver les financements

Le passage de la société actuelle à une société sobre en énergie et carbone suppose qu’un prix soit donné à ce dernier. Ceci poursuit un double objectif : accroître la rentabilité des énergies et processus industriels décarbonés par rapport à leurs homologues fossiles ; sensibiliser le citoyen-consommateur dans ses choix quotidiens.

La réalisation de ce double objectif suppose l’instauration d’un mécanisme de marché intègre et transparent ou d’une taxe, fixant un prix significatif à la tonne de carbone au niveau européen puis mondial et le soutien par la France d’un mécanisme d’ajustement aux frontières.Le CESE plaide pour une véritable politique européenne commune de l’énergie ambitieuse et solidaire, cohérente avec la politique climatique.
La question du prix du carbone rejoint la problématique essentielle du financement de la transition. L’avis prône un réexamen des mécanismes fiscaux français portant sur l’énergie à l’aune de leur efficacité économique, de la justice sociale et de leur conformité avec les objectifs environnementaux dont celui de lutte contre les GES.

Au titre des financements, l’avis pointe la variété des solutions envisageables : une épargne populaire dédiée, faire de la Banque Publique d’Investissement un outil de financement privilégié dans le cadre d’un véritable pôle financier public, encourager tout le secteur bancaire, dont les banques coopératives, à intégrer la transition énergétique dans sa stratégie, etc.
En parallèle, l’avis appelle à une sensibilisation et mobilisation maximales des citoyens et acteurs, tant au niveau national que régional, à travers des actions de formation, d’éducation à l’environnement, de communication associant aussi bien les réseaux associatifs que les entreprises ou les acteurs publics ; ou de participations à des projets territoriaux.
La transition énergétique a enfin besoin pour réussir du fonctionnement harmonieux d’un écosystème du savoir associant recherche fondamentale, recherche appliquée, innovation et développement, qu’il s’agisse de sciences et techniques ou de sciences humaines, essentielles à l’accompagnement des mutations sociales attendues.

Il s’agit là encore de favoriser les partenariats entre acteurs et de soutenir le passage des étapes de R&D au développement de nouvelles filières industrielles. L’avis propose ainsi de renforcer la recherche sur l’énergie en lui allouant une partie des recettes des quotas du marché ETS.
Pour les rapporteurs : « la transition entrera dans une nouvelle dynamique le jour où chacun d’entre nous sera convaincu que son intérêt économique et social va de pair avec celui de la planète dès lors qu’augmente dans sa consommation finale la part de l’énergie la moins chère du marché : celle que l’on ne consomme pas. »

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Installation: Jeunes Agriculteurs propose un mur bancaire

Depuis des années, Jeunes Agriculteurs se bat pour faciliter l’installation des porteurs de projet.

En 2009 déjà, Jeunes Agriculteurs a poussé à la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour mieux répondre aux besoins et profils des nouveaux installés. Aujourd’hui, notamment dans le cadre des Assises de l’Installation, JA soutient une personnalisation plus poussée des financements pour répondre aux nouvelles situations des futurs installés.

JA prône une installation réussie pour tous. Quatre modes de financements différents suivant les profils et projets ont été répertoriés : le cautionnement, la trésorerie, l’épargne à effet levier ou encore les prêts bonifiés.

  • Par exemple, pour la catégorie hors cadre familial qui représente environ 25% des installations aidées, un soutien particulier doit être pensé par le biais du cautionnement car ces porteurs de projet ne bénéficient pas d’un soutien financier familial et doivent reprendre en général l’intégralité d’une exploitation.
  • Autre exemple, le système actuel d’accompagnement financier incite à investir dès les 5 premières années d’installation. Or, un chef d’entreprise peut avoir un projet qui évolue à plus long terme, c’est pourquoi JA préconise la mise en place d’une épargne à effet levier pour réinvestir 10 ans après son installation.

JA souhaite que le financement soit diversifié et personnalisé par rapport aux besoins du porteur de projet. JA souhaite conserver les aides de l’Etat existantes, mais cela ne suffit plus et ne correspond pas à toutes les attentes ! Néanmoins, JA est conscient que tout ne doit pas et ne peut pas reposer sur l’Etat, d’où l’implication nécessaire d’autres acteurs.

Les acteurs des différentes filières (coopératives, organisation de producteurs…) doivent œuvrer pour répondre aux besoins des jeunes afin de maintenir la diversité des productions. Les collectivités, quant à elle, doivent s’investir dans le renouvellement des générations pour maintenir de la dynamique sur leur territoire.

Ces aides doivent être complémentaires pour couvrir l’ensemble des projets et des publics (hors cadre familiaux, plus de 40 ans, filière en déclin…). L’objectif est d’offrir une palette de financements sous forme de « de briques » pour que le porteur de projet puisse construire son « mur bancaire ». La relève agricole est un enjeu pour le développement des territoires, c’est pour cela que l’Etat, les collectivités, les acteurs des filières doivent œuvrer pour, ensemble, installer demain.

Le combat constant de JA, c’est bien de proposer des mesures concrètes et innovantes pour un projet d’installation réussi pour tous !

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