Archive | 19 janvier 2013

Avis de l’EFSA : « néonicotinoides »: » prendre rapidement des mesures appropriées « 

Stephane LE FOLL avait décidé dès le mois de juin dernier le retrait de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR, néonicotinoide utilisé en traitement de semence pour le colza, et avait parallèlement engagé la procédure de demande d’interdiction d’utilisation au niveau européen.

L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) saisie par la Commission vient de rendre aujourd’hui trois avis sur trois molécules insecticides de la famille des néonicotinoides jugées prioritaires au regard de leur utilisation aujourd’hui en Europe (thiametoxam, clothianidine et imidaclopride).

Les avis font état de risques élevés pour les abeilles pour certaines utilisations en traitement de semences ou en granulés. Ces risques sont liés à l’exposition des abeilles au pollen et au nectar, à l’émission de poussières au moment du semis ou à la guttation de la plante notamment sur le maïs.

La Commission a fait connaître sa décision d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion du comité permanent de la chaine alimentaire et de la santé animale ( CP CASA) en charge de ces questions le 31 janvier prochain.

Stephane LE FOLL est satisfait de la réactivité de la Commission et demandera que des mesures appropriées soient prises rapidement et mises en œuvre dans les meilleurs délais.

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L’EFSA donne raison aux apiculteurs !

Répondant à une commande de la Commission Européenne, l’EFSA vient de publier son avis sur l’évaluation du risque pour les abeilles et autres pollinisateurs lié à l’utilisation des insecticides de la famille des néonicotinoïdes[1]. Elle  conclue à l’existence de risques élevés avérés.

La Confédération paysanne demande donc au ministre Stéphane Le Foll de suspendre immédiatement l’autorisation non seulement des pesticides à base de clothianidine, imidaclopride et thiamétoxam, pour éviter leur utilisation une année de plus, mais aussi des autres produits de la même famille chimique car ils ont le même mode d’action.

La Confédération paysanne rappelle que d’autres modes de production sont possibles et permettent de s’affranchir de l’utilisation de ces produits dangereux pour la santé et l’environnement. En Italie, ces produits sont interdits depuis plus de trois ans, ce qui n’a pas entraîné une diminution de la production de maïs.

L’EFSA reconnaît aussi que les données contenues dans les dossiers de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM*) fournis par l’industrie ne permettent pas d’évaluer tous les risques pour les abeilles et les autres pollinisateurs, ni l’effet des résidus persistant dans les sols.

Par conséquent, ces pesticides ne devraient pas bénéficier d’autorisation de vente.

Ces insecticides contaminent durablement l’environnement et sont problématiques pour de nombreuses espèces, en particulier les organismes aquatiques et les oiseaux.

La Confédération paysanne déplore que l’EFSA n’ait pas pris en considération toute la littérature scientifique disponible, en particulier celle mettant en évidence des synergies avec des pathogènes.

La Confédération paysanne rappelle que l’abeille et les autres pollinisateurs sont indispensables pour la production d’alimentation et que leur protection doit être un objectif prioritaire. Ce que l’EFSA confirme d’ailleurs dans son communiqué de presse :

«Compte tenu de l’importance des abeilles dans l’écosystème et la chaîne alimentaire et étant donné les multiples services qu’ils fournissent aux êtres humains, leur protection est essentielle.

Avec son mandat d’améliorer la sécurité alimentaire de l’UE* et à assurer un niveau élevé de protection des consommateurs, l’EFSA a un rôle important à jouer pour assurer leur survie.»

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Elections Chambres d’Agriculture:  » au mépris de la loi »

La FNSEA accuse, via un communiqué la Coordination Rurale de payer des spots publicitaires télévisuels appelant à voter pour ses candidats.

« Au mépris total du code électoral, qui s’applique aux élections aux Chambres d’agriculture, la
Coordination rurale a décidé de payer des spots publicitaires télévisuels appelant à voter pour
ses candidats.
L’article L. 52-1 du code électoral interdit strictement d’utiliser durant la campagne électorale,
à des fins de propagande électorale, tout procédé de publicité commerciale par la voie de la
presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle. L’interdiction est même
sanctionnable pénalement.
C’est donc dans le plus grand mépris de ces dispositions que Bernard Lannes, président de la
Coordination rurale, a déclaré à l’AFP avoir dépensé plus de 180.000€ pour cette campagne.
De son côté, la Confédération paysanne, si prompte à contester le temps de parole attribué à
la FNSEA dans le cadre de l’émission « Expression directe », reste étrangement silencieuse
lorsque un autre syndicat minoritaire méprise le code électoral.
Rappelons, enfin, que la FNSEA, dans un esprit d’apaisement, avait choisi de reporter trois
diffusions d’« Expression directe » après la clôture du scrutin alors même que ces émissions
et leur contenu sont strictement encadrés par le CSA et qu’elles ne peuvent servir de support
électoral. Ces numéros d’« Expression directe » de 2 min avaient été réalisés dans le but
d’apporter des informations sur le secteur agricole en général, sans aucune propagande ni
appel au vote.

La FNSEA demande au CSA et à France Télévision d’appliquer immédiatement les
règlementations en vigueur et se réserve la possibilité d’engager toutes poursuites devant les
juridictions compétentes. »

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