Archive | 22 février 2013

Les rencontres pour l’avenir du bois – Restitution des travaux

La restitution des rencontres régionales pour l’avenir du bois s’est tenue le 19 février 2013 dans le cadre du salon Eurobois en présence du Préfet de Région, J.F. Carenco.

L’ensemble des propositions qui ont été formulées lors des différents ateliers qui se sont tenus depuis novembre 2012 a été présentée aux participants, venus nombreux à cette occasion.

Cette séance de restitution est le dernier évènement des rencontres régionales impulsées par l’État et la Région et conduite avec l’appui opérationnel de FIBRA, l’interprofession régionale de la forêt et du bois, et son réseau départemental.
La synthèse régionale issue de ce travail collectif sera adressée aux administrations centrales en vue d’alimenter le plan d’action national pour l’avenir des industries du bois et la loi d’avenir pour l’agriculture, l’agroalimentaire et la forêt prévue à l’automne 2013.

Pour prendre connaissance des dossiers cliquer sur:

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Transition énergétique : Une trentaine de débats déjà programmés en Rhône-Alpes

Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, a réuni, en présence de Benoît LECLAIR,
Vice-président délégué à l’énergie et au climat, Jean-François CARENCO, Préfet de région et André
DORSO du Secrétariat général du débat national sur la transition énergétique, la seconde séance de
travail de la conférence régionale pour le débat sur la transition énergétique.

A ce jour une trentaine de débats portés par des ONG environnementales, associations de
consommateurs et chambres consulaires, élus locaux, représentants d’organisations syndicales et
d’employeurs sont déjà programmés en Rhône-Alpes (liste complète des manifestations :
transitionenergetique.rhonealpes.fr).

Ces débats s’inscrivent dans la dynamique nationale impulsée par le gouvernement qui doit
s’achever par la présentation d’un projet de loi sur la transition énergétique à l’Assemblée nationale
à l’automne prochain. Les conclusions des débats tenus en Rhône-Alpes seront portées dans la
synthèse régionale qui sera remise au gouvernement en juin.

« Le débat sur la transition énergétique en Rhône-Alpes sera l’occasion d’un grand débat
démocratique et les citoyens y seront pleinement associés » souligne Jean-Jack QUEYRANNE. « A
partir d’exemples concrets déjà mis en oeuvre dans notre Région, il s’agit de mener une réflexion sans
tabou pour élaborer un nouveau modèle énergétique, fondé tant sur la sobriété et l’efficacité
énergétique dans les bâtiments et les transports que sur le développement des énergies
renouvelables ».

« La transition énergétique est un enjeu d’importance pour notre région» ajoute Jean-Jack
QUEYRANNE. « Rhône-Alpes est la première région énergétique d’Europe, elle dispose d’un potentiel
considérable pour le développement des énergies renouvelables et la rénovation énergétique des
bâtiments. La transition énergétique doit être créatrice d’emplois : déjà près de 300 000 emplois sont
liés à ce secteur en Rhône-Alpes. »

« Ce débat régional sera l’occasion de montrer qu’il est possible d’engager la transition énergétique
et d’atteindre les objectifs du facteur 4 d’ici 2050. Pour cela, je souhaite qu’il mobilise tous les acteurs
rhônalpins – les citoyens, les entreprises et les collectivités territoriales» a précisé Benoît LECLAIR.
Pour plus d’information sur les enjeux de la transition énergétique, vous pouvez consulter les fiches
thématiques sur le site web de la Région Rhône-Alpes transitionenergetique.rhonealpes.fr

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BUDGET EUROPEEN 2014-2020 : LA REGION RHONE-ALPES SERA AU RENDEZ-VOUS

Ce mercredi 20 février 2013, le Président de la Région Rhône-Alpes, Jean-Jack QUEYRANNE et
Jean-Louis GAGNAIRE, Vice-président délégué au développement économique, à l’industrie, aux PME
et à l’innovation ont reçu à Bruxelles dans les bureaux de la Délégation Rhône-Alpes l’Ambassadeur
Philippe ETIENNE, Représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne.

Ce dernier a souligné que le compromis budgétaire obtenu lors du Conseil européen du 8 février et
chiffré à 908,4 milliards d’euros pour la période 2014-2020 constitue une baisse toute relative, qui
sera compensée par une plus grande capacité d’utilisation des fonds européens. En effet, sur la
période 2007-2013 seulement 875 milliards d’euros auront été réellement dépensés sur les 942
milliards programmés.

Le Parlement européen, dont l’avis conforme est désormais nécessaire, entame une négociation pour
demander plus de flexibilité dans l’utilisation effective des fonds européens et une clause de révision
des montants en fonction de la conjoncture au cours du prochain mandat 2014/2019. L’issue de cette
négociation entre le Parlement européen et les Etats membres est attendue avant l’été.

Cette échéance sera suivie avec attention par la Région Rhône-Alpes, qui dans le cadre du transfert de la gestion des fonds européens aux Régions françaises, se verra confier la totalité du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds européen pour l’agriculture et le développement rural (FEADER – 2ème pilier de la PAC) et une partie du Fonds social européen (FSE), celui-ci faisant encore l’objet de discussions avec l’Etat.

Malgré les incertitudes quant aux enveloppes définitives, Jean-Jack QUEYRANNE a affirmé que « la
Région Rhône-Alpes sera au rendez-vous de 2014 pour assurer la mise en oeuvre des fonds européens
en faveur de l’innovation et de l’emploi. Sur la période 2007-2013, Rhône-Alpes s’est classée au
premier rang des régions françaises pour l’utilisation des fonds européens ; la dynamique des projets
européens est en marche et devra être renforcée pour conforter la compétitivité de nos filières
industrielles, qu’il s’agisse de technologies clés comme la micro électronique, des énergies
renouvelables, de l’agroalimentaire ou de la création cinématographique et audiovisuelle. »
Dans ces domaines, Jean-Jack QUEYRANNE a rencontré des personnalités clés de la Commission
européenne.

Le Commissaire à l’énergie, Günther OETTINGER, a ainsi proposé l’organisation d’un séminaire en
matière d’innovation énergétique et devrait se rendre à l’automne dans notre région. Il a souligné
notamment que les prochains programmes européens devraient comprendre au moins 20% de crédits
consacrés à la transition énergétique. Jean-Jack QUEYRANNE a insisté sur la nécessité pour l’Europe de
renforcer son soutien aux filières des énergies renouvelables sur un marché mondialisé.

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La surface agricole de la ferme France en forte diminution

Au moment où le salon de l’agriculture ouvre ses portes, les Safer, sur la base de leur expertise en observation du foncier rural, constatent :
- une diminution du potentiel* agricole de la ferme France, donc une diminution des emplois en agriculture et dans l’agroalimentaire,
- une diminution de la biodiversité par la multiplication des réseaux qui coupent le territoire,
- une dépendance de plus en plus forte de l’Europe vis-à-vis des surfaces agricoles de pays tiers.

Sur les 5 dernières décennies, l’espace agricole français a diminué de 20 % passant de 35 à 28 millions d’hectares. Les pertes se sont opérées de façon quasi irréversible au profit de la ville, du logement, des infrastructures à hauteur de 2,5 millions d’hectares. Et de manière réversible, 4,5 millions d’hectares sont devenus forestiers.

Le nombre d’exploitations a été divisé par 4, passant de 2 millions à moins de 500 000 (490 000 en 2010) et la taille moyenne des exploitations est passée de 15 à 55 hectares (multiplié par 3,7). La part de la population active agricole a été divisée par 10, soit moins de 3 % de la population active totale.

D’après l’enquête Teruti-Lucas du Ministère de l’agriculture, en moyenne annuelle, entre 2006 et 2010, ce sont 78 000 hectares qui ont été urbanisés tous les ans. C’est-à-dire plus de 300 000 hectares en 4 ans, soit l’équivalent de la surface agricole moyenne d’un département.

Sur le rythme de 2006 à 2010, l’extension urbaine consommerait de l’ordre de 11 % de la SAU française d’ici 2050, soit plus de 15 % du potentiel* agricole de la ferme France en 4 décennies.

Plusieurs raisons :
- la dédensification des centres urbains et l’augmentation du réseau routier,
- l’augmentation du nombre des ménages, du nombre d’habitants, l’allongement de la durée de la vie, etc…
- le développement des zones commerciales, artisanales, industrielles, de logistique.

Pourquoi protéger les espaces agricoles et forestiers ?
Les surfaces agricoles et forestières avec les zones humides et certains autres milieux naturels sont indispensables pour notre nourriture, en quantité limitée en France, en Europe et sur la planète. Elles sont également non substituables.
L’Europe est en manque d’espace agricole et, en 2008, a importé l’équivalent de la production de 35 millions d’hectares.
Nous avons besoin de biomasse, biomasse alimentaire et pour des besoins de biomolécules, biomatériaux et bioénergie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre…
La préservation des espaces agricoles et forestiers ne fait plus débat. Des décisions politiques doivent être prises.

A noter qu’au niveau de l’Isère, le président nouvellement élu à la chambre d’agriculture, Jean Claude Darlet, a fait du foncier une priorité majeure.

* mesuré par la réserve en eau des sols

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Les actions futures de la Chambre d’agriculture

A 48 ans Jean Claude Darlet en est à son quatrième mandat comme élu à la chambre d’agriculture mais c’est son premier comme président, son secrétaire Général Aurélien Clavel a 28 ans, seuls trois sortants sont renouvelés comme membres du bureau, tout ceci pour dire que le changement sera de mise dans l’organisation de l’institution agricole départementale.

 » Une nouvelle ligne de conduite, un nouveau dynamisme, des idées novatrices, recherchés même si on ne renie pas le passé » a précisé Jean Claude Darlet.

darlet..

Celui ci accompagné de son premier vice-président Pascal Denolly et du secrétaire Aurélien Clavel a tiré les grandes lignes des actions futures de la Chambre d’agriculture: » vous n’êtes pas sans savoir que les financements publics sont à la baisse et que la Chambre d’agriculture n’échappe pas à cette conjoncture.

Elle a un budget de 11 millions d’euros, une centaine de salariés. Nous devrons réduire nos charges tout en gardant nos compétences. Aucun licenciement n’est programmé, nous allons nous atteler à faire plus avec moins…  » Ce défi passe par une restructuration du travail. En un mot, il va être demandé aux agents de la Chambre d’Agriculture d’être davantage sur le terrain, afin de gagner en efficacité. »

Les nouveaux élus veulent que les agriculteurs du département soient mieux écoutés, conseillés  » cela passe également par la constitution de groupes de projets que nous allons mettre en place rapidement. »

L’Isère est un département aux multiples productions,  » nous serons aux côtés de l’ensemble de leurs filières » mais le nouveau bureau qui n’accepte pas que les agriculteurs isérois, au niveau des revenus, soient dans le peloton de queue,  » dans les 15 derniers » au niveau national, va se pencher plus spécialement sur l’élevage.  » J’ai décidé, soutenu par mes collègues de prendre moi même ce dossier en mains… non pas que j’ai la solution miracle, mais n’étant pas éleveur, j’aurai une approche nouvelle, neutre de ce dossier… »

D’autres dossiers attendent les nouveaux élus: le foncier bien sûr,  » une problématique qui s’amplifie et l’on doit se poser la question de notre représentativité auprès des collectivités » l’irrigation,  » elle devient indispensable pour le maintien de certaines productions », l’installation « qui reste un maillon essentiel de notre action ».

Cependant Jean Claude Darlet mais aussi Pascal Denolly et Aurelien clavel se sont montrés clairs:  » on n’installera pas pour installer. Etre agriculteur aujourd’hui c’est gérer une entreprise, vivre de son métier. Cela signifie que pour un projet, sa rentabilité économique sera un critère incontournable. On ne devient pas agriculteur avec comme finalité celle de toucher le RSA » a martelé Jean Claude Darlet qui rajoute le social. « Aujourd’hui un agriculteur a besoin de mener une vie de famille, d’avoir des loisirs…Qualité de travail et qualité de vie doivent se croiser… »

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« Préférons la viande française! »

Placée sous l’égide de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles et de jeunes agriculteurs, une rencontre s’est déroulée entre les éleveurs et les consommateurs, ceci dans plusieurs grandes surfaces de la région Rhône-Alpes.

En Isère cette rencontre s’est déroulée à Carrefour Voiron, groupe Provencia. On peut parler de rencontre certes mais le terme le plus approprié est table ronde.

Alain Galliot, directeur du magasin, a tenu a accueillir lui même les représentants des éleveurs de l’Isère parmi lesquels Laurent Michel et Thierry Blanchet, ce dernier nouvellement élu comme membre du bureau de la Chambre d’agriculture de l’Isère.

Alain Galliot a précisé qu »il parlait au nom du groupe Provencia  » un groupe qui depuis 50 ans est aux côtés des agriculteurs, des producteurs régionaux, locaux.

Nous avons des partenariats forts avec eux et le groupe Provencia met tout en oeuvre afin d’apporter toutes les informations nécessaires aux clients sur l’origine des produits, la traçabilité… Par contre sur les produits transformés, nous n’avons aucun pouvoir sur l’étiquetage.. « 

FD N1

Le directeur de Carrefour Voiron, groupe Provencia a exprimé un regret: « nous n’avons pas d’entreprises régionales qui nous proposent des produits transformés surgelés tels que ceux qui sont incriminés aujourd’hui… Sinon ils seraient en tête de gondole!

Il s’est dit tout à fait d’accord pour faire évoluer les réglementations européennes à travers des informations plus précises sur l’origine des matières premières, au niveau de la viande en particulier. Il a également précisé que les sociétés telle que Findus, malgré leur professionnalisme, leur vigilance, ont été victimes de fraude…comme l’ensemble de la distribution et au final les consommateurs…

Laurent Michel a rajouté qu’aujourd’hui une bête peut être élevée dans un pays, abattue dans un autre, transformée dans un troisième et vendue en toute légalité dans un quatrième, en France par exemple, sans que soient marquées ces différentes étapes sur l’étiquette…

 » On tient à alerter les autorités nationales et européennes sur la nécessité de préciser l’étiquetage quant à la nature et à l’origine des viandes sur les produits élaborés comme c’est déjà le cas pour les viandes dites fraîches » a poursuivi l’éleveur.. qui a dialogué sur les prix avec Alain Galliot.

Ce dernier précisant:  » nous avons des clients qui regardent et achètent au prix le plus bas. Cela n’empêche, nous tenons à proposer des produits de qualité au juste prix.

On peut citer le partenariat que nous avons avec la société Drevon. Elle nous fourni de la viande de veau à un prix que nous ne discutons pas. Si nous négocions le prix, elle va revoir ses méthodes d’élevage afin d’en baisser les coûts et au final c’est le client qui en pâtira car la qualité de la viande passera de très bonne à quelconque! »

Propos confirmés par René Drevon lui même.

Laurent Michel et Thierry Blanchet ont martelé qu’il fallait absolument soutenir la filière viande à tous les niveaux.  » Si nous disparaissons, d’autres  » comme les américains » seront tout heureux de nous vendre leur viande… « 

Lors de cette très intéressante discussion, un tour de magasin a été effectué. Chacun a apprécié la qualité du rayon viandes fraîches, à travers sa présentation, sa provenance, toutes les viandes étant d’origine française, l’étiquetage étant complet et très explicite.FD 2

Par contre, au rayon des produits surgelés, l’étiquetage n’a satisfait personne et pourtant l’emballage est rempli d’écritures…

Des slogans: décryptez les étiquettes: achetez français ont été collés sur les boites concernées.

FD3

Des discussions très positives ont également été ouvertes avec les clients du magasin, dont la majorité s’est dite victime d’un système…

Voici le tract qui leur a été distribuétract

Catégorie A la une, consommation, élevageCommentaires fermés


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