Archive | 06 avril 2013

Les gîtes savent s’adapter…

L’assemblée générale du relais Isère des gîtes de France qui s’est déroulée à La Frette a connu plusieurs temps forts agrémentés par beaucoup d’émotion… C’était en effet la dernière AG que présidait Thierry Blanchet.  » Après sept ans comme président, j’ai décidé de passer la main. Le président sortant qui milite pour le non cumul des mandats ayant décidé de s’appliquer cette règle à lui même. Il vient en effet de rentrer au bureau de la Chambre d’Agriculture de l’Isère…

Voir notre article: Gîtes de France Isère: Thierry Blanchet passe la main…

C’était une première: la présence de Jérôme Monteil, directeur de la Fédération Nationale des gîtes de France.  » Et oui c’est la première fois que j’assiste à votre AG départementale mais l’Isère je connais: je suis originaire du Collet d’Allevard.

Il a indiqué à la salle comment le mouvement des gîtes de France doit s’adapter à une concurrence sans égal celle liée à internet.  » Le web a tout révolutionné en quelques années. L’activité touristique n’y a pas échappé. Les premiers concernés ont été les agences de voyage, 2500 ont fermé en France et les tour opérateurs.

Il faut savoir qu’en 2011 60% des candidats aux vacances ont cherché leur hébergement via le net et 73% d’entre eux ont réservé via ce canal. Les marques ont du s’adapter, c’est ce que nous avons fait et nous allons poursuivre nos actions afin d’exister médiatiquement à travers des campagnes de communication. Après la télé on a axé nos campagnes sur la radio afin de cibler les familles, les séniors et le monde rural. »

jerome

A propos du monde rural, Jérôme Monteil a rappelé que l’ hôtellerie rurale est en crise. Les hôteliers n’ayant pas toujours les moyens de mettre aux normes leurs établissements.. Nous devons donc être offensifs sur ce secteur.

Le site internet des gîtes de France est également en cours de « modernisation ».  » Il doit gagner en dynamisme, modernité et nous devons prendre en compte que de multiples connexions viennent de l’étranger. Il sera également plus professionnel avec davantage d’illustrations et les thémathiques ville- chambres d’hôtes et charme seront mises en avant. »

Il a incité les propriétaires d’hébergements possédant un site internet de mieux l’actualiser, au niveau des disponibilités essentiellement…

Comme on le voit les gîtes de France, à tous les échelons ont pris le train de la modernité en marche, tout en gardant leur identité basée sur la qualité, l’accueil…

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AG de l’association des producteurs et utilisateurs de bois en Valdaine

C’est à St- Nicolas -de -Macherin que s’est déroulée l’assemblée générale de l’association des producteurs et utilisateurs de bois en Valdaine, l’APUB.

St- Nicolas- de- Macherin s’étend sur 10,6 km² et compte 923 habitants. Située à moins de 5 kilomètres de Voiron, la commune borde le parc naturel régional de la Chartreuse.

La forêt est omniprésente. Elle couvre 640 hectares soit environ 60% de la commune. Par comparaison, la moyenne du couvert forestier des communes du département est de 35%.
Une forêt  qui recouvre l’ensemble du relief de la commune. Près de 30 hectares de cette forêt sont propriété communale.
Le couvert forestier est composé essentiellement de conifères, surtout le Douglas, mais aussi de feuillus (chênes, frênes, hêtres, châtaigniers).

Ceci pour dire que le maire de St- Nicolas- de- Macherin, Roland Grambin a accueilli avec un plaisir non dissimulé l’assemblée générale de l’APUB Valdaine présidée par Paul Piotin.. Comme partout en Isère la forêt de la Valdaine souffre de son morcellement et de la dimension de son parcellaire. Cela rend sa gestion très difficile. C’est sans doute un frein pour la démarche PEFC. Seuls 22 des 72 adhérents à l’APUB Valdaine sont certifiés.

Romain Provost, technicien forestier et spécialiste en santé de la forêt a précisé que l’espace forestier en Valdaine est relativement en bonne santé mais doit être suivie car elle est menacée par de nombreux parasites. Une solution pour ne pas tout perdre… Au cas où: bien cultiver sa forêt en jouant sur la diversification des essences. Romains Provost concluant son exposé :  » cette diversification limitera les dégâts mais en définitive c’est la nature qui décide. »

Paul Piotin faisant cette remarque:  » ça prouve que l’on a besoin d’un technicien sur le terrain. »

Jean Charles Thiévenaz expert forestier a présenté les axes d’intervention de ces derniers tant dans la gestion de la forêt que de l’expertise, du conseil, de la formation.  » En Isère nous gérons 5 à 6000 hectares de forêt.    » Il a rappelé que « le bois énergie est une chance. Il offre des débouchés nouveaux et peut améliorer la gestion de la forêt. »

Un débat très intéressant a eu lieu entre les propriétaires forestiers. Nul ne conteste que la population de grand gibier augmente et par ricochet les dégâts augmentent également. Jean Louis Dufresne président de la fédération départementale des chasseurs de l’Isère en est conscient.  » Des plans de chasse sont élaborés et nous les respectons à près de 100%. Le souci vient qu’au niveau de la forêt on manque d’informations.

Les déclarations de dégâts de gibier ne nous parviennent pas et pourtant ils servent de base de discussion pour élaborer ces fameux plans de chasse. « 

Le président de la FDCI prône le dialogue.  » Nous l’avons instauré avec les agriculteurs, nous pouvons le créer avec les propriétaires forestiers, les trufficulteurs…. » Il a également indiqué que les chasseurs ont décidé d’offrir du gibier,  » des cervidés » pour commencer aux restaurants du coeur. Le sanglier devrait suivre… »

A propos de sanglier  » il m’empêche de dormir… On tourne à 5 dossiers de dégâts par jour! Le plan de chasse a augmenté de 2000 cette année. Il est passé à 6857 bêtes à tuer et ça ne suffit pas. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir de sa prolifération,  La Belgique l’a déclaré nuisible… ».

Pour conclure sur ce dossier: vous constatez un dégât, faites une déclaration… Vous rendrez service à toute une filière.

Henri Gras, président de l’Union des Groupements pour le Développement Forestier en Isère a à nouveau alerté les propriétaires forestiers concernant l’obligation de la certification PEFC.,  » Sans cette certification, vous ne vendrez pas vos bois… et les entreprises de transformation se serviront en Allemagne, Autriche..  » Il est revenu sur la baisse des subventions  » qui sont dues à la crise. Cela va nous obliger à mieux cibler nos actions.  »

92400 propriétaires se partagent la forêt privée et les parcelles font 1,9 hectare de moyenne.  » Le morcellement des parcelles est une plaie. Ne l’aggravez pas! Comment? Tout simplement en faisant une donation de vos forêts, non pas à vos enfants mais à vos petits enfants… même s’ils sont mineurs.  »

Un conseil qui mérite réflexion.

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Rhône-Alpes: grande campagne pour promouvoir le métier d’agriculteur

En partenariat avec l’État et la Région Rhône-Alpes, la Chambre Régionale d’Agriculture Rhône-Alpes a lancé une campagne de sensibilisation auprès du grand public et des agriculteurs en faveur de la création/reprise d’une exploitation agricole et de sa transmission.

Le site deveniragriculteur.fr met à disposition de nombreuses informations et témoignages sur le métier d’agriculteur et sur les différents dispositifs d’accompagnement permettant de s’installer et de transmettre.

Véritable levier de croissance en zone rurale, l’agriculture en Rhône-Alpes se caractérise par sa richesse et sa diversité. Grâce au développement de quelques filières particulièrement porteuses elle offre de véritables opportunités en matière d’orientation ou de reconversion professionnelle.

En outre, le profil des agriculteurs a considérablement évolué, battant en brèche les idées reçues sur cet univers : le métier se féminise et attire de plus en plus de jeunes, qui ne sont pas fils ou filles d’agriculteurs.

Dans ce contexte, les Chambres d’Agriculture de Rhône-Alpes se mobilisent pour inciter à la création et la reprise d’exploitations agricoles et encourage les agriculteurs qui cessent leur activité en l’absence de  successeur familial à transmettre leur entreprise.

Faciliter l’installation en agriculture permet en effet à la fois d’assurer le renouvellement des générations d’agriculteurs au profit de jeunes qualifiés et de maintenir une population rurale sur l’ensemble des territoires.

Transmettre une exploitation est une manière de préserver un patrimoine agricole précieux et constitue en cela un geste responsable pour contribuer à pérenniser l’agriculture.

La transmission permet à un jeune attiré par la profession de concrétiser un projet de reprise ou de création.

Différents dispositifs d’accompagnement financiers et techniques sont aujourd’hui mis à la disposition des créateurs/repreneurs et des cédants : Points Accueil Installation et Points Accueils Transmission, journées thématiques, coaching personnalisé, formations, mise en réseau, aides financières…

Ceux-ci peuvent désormais accéder à toutes les informations concernant ces dispositifs, sur le portail régional deveniragriculteur.fr qui se décline en 4 rubriques : Découvrir le métier, Devenir agriculteur, Transmettre mon exploitation, Soutenir la création et la reprise agricole.

deveniragriculteur.fr a été conçu par la Chambre Régionale d’Agriculture Rhône-Alpes, en partenariat avec la DRAAF et la Région Rhône-Alpes.

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